Poésie

Ponthus : des feuillets bien usinés sur la ligne

par Franck Jakubek
Publié le 4 mai 2019 à 17:33

Une dentelle de mots face aux viscères et au sang : À la ligne, premier roman d’un nouvel auteur, nous prend aux tripes comme un roman vrai écrit pour l’amour des hommes et des mots au détour des froids laboratoires des usines bretonnes dédiées à la viande et au poisson de masse.

« Au début, il fallait consigner les journées qui me semblaient complètement, tellement absurdes. Et en garder une trace, en me disant que j’allais pas rester longtemps à l’usine. En garder une trace, et me dire que quand tout cela ce serait fini, j’aurais au moins un petit souvenir  », sourit l’auteur. Alors chaque soir, avant de sombrer dans un sommeil à peine réparateur, il s’astreint à l’écriture. Et consigne, jour après jour, mission après mission, les mots et les gestes, les moments durs, la course folle contre le temps. Écrire tout de suite car au réveil, la nuit aurait gommé les traces de la veille. Au fil «  des mois et des années, les textes, les pages se sont un peu accumulés  ».

Le résultat est splendide et À la ligne a gagné cette semaine une nouvelle récompense [1]. Le jury du Salon du livre de critique sociale d’Arras

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Notes :

[1Grand Prix RTL/Lire 2019 et Prix Régine Deforges 2019

Mots clés :

roman Joseph Ponthus

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