Les lions payés à la prime

par Franck Jakubek
Publié le 1er mars 2019 à 12:34 | Mise à jour le 3 mars 2019

Peugeot soigne ses salariés avec une prime d’intéressement exceptionnelle. Et le message qui tourne en boucle est très clair : les actionnaires seront bien servis aussi. Comme si actionnaires et salariés étaient sur le même pied. Une égalité nouvelle, gagnée sans combat ? Une belle opération de communication en tout cas. Les salariés ne vont pas se plaindre d’avoir un coup de pouce sur leurs revenus.

La question principale, et que le patronat fuit toujours, c’est la forme du versement. Une prime reste une prime. Cela n’a jamais la même valeur qu’un salaire, avec ses cotisations, et les droits qui en découlent. Verser un intéressement qui correspond à la valeur de trois SMIC en moyenne est la preuve que les attentes sur les salaires peuvent être entendues.

Tout est affaire de doctrine, de choix et de volonté. Celle des directions d’entreprises est

L’accès à la totalité de cet article est protégé

Il vous reste à lire 80% de cet article.

Pour avoir accès à ce contenu et pour soutenir notre journal,abonnez vous à Liberté Hebdo.

Je m’abonne pour un mois A partir de 5€ Je m’abonne pour un an A partir de 70€

Déjà abonné ?

Identifiez-vous

Ces articles peuvent vous interesser :

Il va falloir s’aimer à gauche

La force de LREM et du Rassemblement national ne vient pas de la puissance de leurs idées. Mais de leur capacité à les porter coûte que coûte, sans risque pour eux.

De toute façon, c’est nous qui payons la réalisation de leurs projets. Nous sommes les proies de leur système. Pourquoi ? Parce que nous (...)

AÉROPORTS DE PARIS, UN COMBAT POUR L’UNION

Les appels au peuple se multiplient. L’ancien leader du Nouveau parti anti capitaliste (NPA) Olivier Besancenot appelle au ralliement derrière son panache blanc. Clémentine Autain, députée FI prône un « big bang ». Avant les élections européennes, Jean-Luc Mélenchon appelait à un nouveau rassemblement, (...)

UN MATIN DE JUIN

Il y a soixante-quinze ans, le 6 juin 1944, le débarquement des forces alliées anglo-américaines marquait l’ouverture d’un nouveau front à l’Ouest. La veille, Rome tombait. Depuis 1941, l’Armée rouge de l’Union soviétique supportait seule le poids des combats en Europe. Le débarquement en Sicile en (...)

A la Une :

Les Oliveaux Pourquoi tuer Kennedy ?

La tour n’est pas insalubre et les mesures de sécurité propre à ce type de construction sont respectées.

Pourquoi veulent-il abattre la tour Kennedy ? Le comité de défense (lire ci-des-sus) note que les visites de sécurité sont régulières et que les normes anti-incendie sont (...)

Lire aussi :