Et un ! Et deux ! Et troi-sième-dose !!!

par Lydie LYMER
Publié le 22 octobre 2021 à 11:26

Le 16 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) expliquait que pour éviter les infections au Covid-19 et sauver des vies, il fallait briser les chaînes de transmission.
Un message simple était adressé à tous les pays : « Testez, testez, testez ! »
En France, les tests ont été distillés au compte-goutte. Désormais, ils ne sont plus obligatoires en dehors du pass sanitaire, et ils sont payants, au prix de 43,89 €.
Alors que près de 45 % de la population mondiale est désormais vaccinée, seuls 2 % des habitants le sont dans les pays les plus pauvres. De nombreuses régions d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie sont à la traîne.
L’OMS demande aujourd’hui un moratoire sur une troisième dose jusqu’en fin d’année, afin de prioriser la vaccination dans les pays où la couverture vaccinale est la plus faible, voire où il n’y a même pas eu de première dose.
Mais le gouvernement français persiste à ne pas suivre ces recommandations. Une troisième dose est disponible pour les personnes fragiles ou âgées de plus de 65 ans, afin de « rebooster le système immunitaire ».
À croire qu’Emmanuel Macron, qui a signé plus de 275 ordonnances depuis son élection, dont une soixantaine dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire, a obtenu son doctorat en médecine par promotion interne.Une baisse d’efficacité du vaccin serait observée six mois après la deuxième injection. Cette idée est pour le moment surtout défendue par les laboratoires pour qui une dose de rappel représente un intérêt financier évident.
En France, la Haute Autorité de santé (HAS) communique le 15 octobre : quel que soit le vaccin utilisé pour les deux premières injections, la troisième dose doit être de préférence réalisée avec du Pfizer.
Le PDG de chez Pfizer, qui a déjà réalisé plus de 33 milliards de bénéfices, n’a pas fini de se frotter les mains. Et pas qu’avec du gel hydro-alcoolique.