Le traitement nouveau arrive en même temps que le Beaujolais !

par Lydie LYMER
Publié le 5 novembre 2021 à 12:59

Près de deux ans après le début de la pandémie, le géant américain Merck accouche d’un médicament. Baptisé molnupiravir, il pourrait s’agir du premier traitement anti-Covid accessible à la prescription de ville. Le Pr Yazdanpanah a quitté le bunker du conseil scientifique pour annoncer l’heureux évènement sur le tchat du Quotidien du Médecin. Cet anti-viral oral permettrait « une diminution de 50 % des hospitalisations et des décès ». Les résultats sont prometteurs, mais « pour l’instant, il s’agit d’un communiqué de presse et il faut regarder les résultats de plus près pour se prononcer ». C’est sur la base d’un communiqué de presse qu’Olivier Véran a commandé 50 000 doses à 600 euros, sans attendre l’aval de l’Agence européenne du médicament. 30 millions d’euros, le gage d’une belle promesse. Le molnupiravir, livré fin novembre, pourrait ravir le podium du médicament le plus lucratif.
Le conseil scientifique s’est invariablement prononcé contre toute forme de traitement existant : chloroquine, azithromycine, ivermectine, corticoïdes inhalés. La délivrance de chloroquine sur prescription du généraliste a été interdite.
L’onéreux remdesivir, développé par Gilead contre le virus Ebola, a néanmoins été défendu par le Pr Yazdanpanah comme traitement potentiellement efficace contre le Covid. Une dette envers ses créanciers ? L’infectiologue a touché 133 695 euros des firmes pharmaceutiques entre 2012 et 2017.
La dictature sanitaire a contraint les soignants pendant 18 mois à faire des choix entre ceux admissibles en réa, et ceux qu’on confinait avec du Doliprane.
Avant la crise sanitaire, ils criaient qu’ils étaient essorés. Ils sont aujourd’hui lyophilisés. Burn-out, démissions : l’absentéisme explose. 20 % des lits sont fermés faute de personnel. Le gouvernement diligente une enquête pour comprendre la crise de recrutement. Comme disait ma grand-mère, « Faut pourtant pas sortir d’Saint-Cyr ! ».