Alors Manu ça ruisselle ?

Publié le 4 octobre 2019 à 17:10 | Mise à jour le 7 octobre 2019

Le premier acte important d’Emmanuel Macron, comme président de la République, fut de supprimer l’impôt sur la fortune (ISF ) en le transformant en partie en impôt sur la fortune immobilière (IFI). Ce geste était un renvoi d’ascenseur pour ceux qui avaient soutenu et financé sa campagne. Il provoqua cependant une réelle défiance. Le président et les siens montèrent alors au créneau pour nous expliquer, premièrement, que cet impôt ne rapportait rien ou presque (chez Macron « rien » vaut 5 milliards d’euros annuels), deuxièmement, qu’il allait générer un flot de bienfaits économiques et financiers, au nom de la « théorie du ruissellement » (théorie fameuse soutenue par Ronald Reagan et Margaret Thatcher). Le concept défendu par les « libéraux » est lumineux : plus les riches sont riches, plus les affaires vont bien, plus les investissements sont importants, plus il y a du travail et plus le peuple voit son niveau de vie grimper.

Deux ans après, où en est-on du « ruissellement » ? Selon un rapport publié cette semaine par France Stratégie, les cuves sont pleines du côté des plus riches. La transformation de l’ISF en IFI a permis de soustraire à l’impôt 230 000 contribuables fortunés, et ceux qui y concourent encore, voient leur contribution fiscale divisée par trois et demi !

Quant aux plus riches des plus riches - ils sont 5 034 - les mesures de Macron leur auront permis d’« économiser » chacun environ 253 800 euros par an. Résultat, la fuite des nantis vers les paradis fiscaux faiblit, la Fran

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