Le chant du monde selon Ron Rash

par LEROY JEROME
Publié le 17 mai 2019 à 11:59

ll y a un vrai bonheur à lire Ron Rash. Cet écrivain américain est poète et auteur de romans noirs. C’est la même chose : une question d’angle de tir, de capacité à saisir la réalité du monde derrière les apparences,à la restituer dans un mélange déroutant par la précision car la poésie est aussi précise qu’une intrigue de roman noir, et par la sensation car un bon roman noir, comme un poème, laisse après sa lecture, une saveur ou une couleur qui tient longtemps le lecteur.

On lui doit déjà quelques romans qui font de lui un des très grands écrivains américains de ce temps : Un pied au Paradis, Un monde à l’endroit, Serena ou encore Une terre d’ombre qui lui a valu Le Grand Prix de la Littérature Policière en 2014. Dans Un silence brutal, le dernier roman de Rash paru en France dans la nouvelle collection « La Noire » chez Gallimard, il y a justement un personnage de poète. Une femme, la quarantaine, gardienne d’un parc naturel dans les Appalaches.

L’accès à la totalité de cet article est protégé

Il vous reste à lire 80% de cet article.

Pour avoir accès à ce contenu et pour soutenir notre journal,abonnez vous à Liberté Hebdo.

Je m’abonne pour un mois A partir de 5€ Je m’abonne pour un an A partir de 70€

Déjà abonné ?

Identifiez-vous

Ces articles peuvent vous interesser :

Le Joker ? Une bonne affaire...

Vous avez peut-être vu Joker ? On ne parle que de ce film qui cartonne au box-office. Joker raconte l’histoire malheureuse et violente de celui qui deviendra le pire ennemi de Batman.

Jusque là, le Joker était un simple méchant, un méchant déguisé en clown, le visage déformé par un (...)

Brexit romance

Vous ne comprenez rien ou pas grand chose au Brexit, vous vous demandez comment une vieille démocratie en est arrivée là ? Ne faites pas confiance aux journalistes, aux essayistes, aux éditorialistes. Ce n’est pas qu’ils soient (tous) malhonnêtes, c’est qu’ils n’y comprennent (...)

Un peu d’humanité

J’ai enseigné pendant dix-neuf ans dans un collège roubaisien, de la rentrée 1990 à la rentrée 2007. C’était une ZEP, une Zone Sensible, une Zone violence, etc. C’est-à- dire que cet endroit concentrait toutes les sortes de violences sociales, économiques, ethniques que l’on puisse (...)

A la Une :

Lire aussi :