Pour saluer Simenon

par JEROME LEROY
Publié le 15 mars 2019

Ce qui définit un grand écrivain est le fait que son œuvre se prête à un discours inépuisable, à des analyses qui se renouvellent de générations en générations. Ainsi en va-t-il encore et toujours pour Simenon qui est mort il y a juste trente ans. Ainsi en va-t-il pour le mystère Simenon, le phénomène Simenon, le monstre Simenon, protéiforme et insaisissable à force de surexposition dans l’extrême célébrité.

C’est Guy Debord qui remarquait d’ailleurs que dans un monde spectaculaire, il y a deux façons de se cacher, soit dans la clandestinité soit dans la présence permanente, la starification. Et Simenon fut un des pionniers de cette dernière, sachant se faire un formidable promoteur de lui-même et de sa légende. Un épisode parmi d’autres ? Le lancement de la série des Maigret en 1931 à la Boule Blanche, un cabaret de Montmartre où se côtoyè

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