La jeunesse algérienne et les fantômes

par Philippe Allienne
Publié le 28 février 2019

Emmanuel Macron est grand. Emmanuel Macron est Jupiter. Comme s’il n’en avait pas assez avec le mouvement des Gilets jaunes et le grand débat national et récupérateur de la colère populaire, le voilà en selle contre les manifestations qui agitent l’Algérie.

Rien que cela. C’est en tout cas ce que l’on peut penser en lisant le très précieux quotidien Le Parisien. Citant l’auteur algérien Mohamed Sifaoui, il écrit sans vergogne : « C’est Emmanuel Macron en personne qui aurait donné, il y a quelques semaines, l’aval de la France à la nouvelle candidature, pour un cinquième mandat, d’un président Abdelaziz Bouteflika à bout de souffle. Il est incontestable que, vu de Paris, la contestation sans cesse montante de la rue d’Alger et de multiples villes du pays contre cette perspective jugée ’’humiliante’’ — être dirigés par un grabataire devenu quasi invisible —, fait très peur. »

Et voilà. La contestation de la rue d’Alger fait peur au pouvoir français. Ce dernier se moque complètement que l’Algérie soit dirigée par un vieillard que l’on n’a plus entendu depuis son accident cardiovasculaire de 2013, détenteur du record de longévité (il a été élu en 1999) et n’étant même plus l’ombre de

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