Zépades en peine

par Philippe Allienne
Publié le 21 février 2019

« Apprenez que dans mon pays, chaque fois qu’un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui a brûlé  ». Ainsi s’exprimait, le 1er décembre 1960 devant l’Unesco, l’écrivain et ethnologue malien Amadou Hampâté Bâ. Cette phrase a depuis été reprise, transformée, déformée, considérée comme un proverbe africain : « Quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». En utilisant cette métaphore, ce défenseur de la tradition orale (curieux lorsque l’on évoque une bibliothèque), rétorquait en fait à un sénateur américain pour qui les Africains étaient des ingrats, des analphabètes et des ignorants. «  Analphabètes, peut-être, ignorants certainement pas », avait dit Hamp

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