RETRAITES

Des manifestants fouillés

Maubeuge

Publié le 17 janvier 2020 à 18:15

Le manifestant fait-il peur ? À Maubeuge, pour la journée d’action nationale contre la réforme des retraites du 16 janvier, tous ceux qui, en début d’après-midi (l’heure de ralliement était fixée à 14h) empruntaient le rond-point à proximité du lycée Pierre Forest étaient fouillés par la police. Impossible d’y échapper. Ceux qui refusaient la palpation n’avaient plus qu’à rentrer. Privés de manif ! Sigle syndical sur la poitrine ou pas. « C’est la première fois que je m’abstiens de manifester » dit un militant qui a refusé le contrôle. Pourtant, à Maubeuge, les cortèges de ces dernières semaines n’ont donné lieu à aucun débordement.

À Aulnoye- Aymeries, en revanche, des interpellations avaient eu lieu en début de semaine après l’occupation de la gare par des Gilets jaunes et des cheminots. « La SNCF a appelé la police et les forces de l’ordre ont interpellé des Gilets jaunes mais ont laissé les cheminots, beaucoup plus nombreux », raconte un témoin. Quoi qu’il en soit, et même si les chiffres sont à la baisse, la détermination demeure. Les prétendues négociations et le compromis de dupe entre le gouvernement et les syndicats réformistes vendredi dernier ne peuvent tromper.

On a recensé de nombreuses autres manifestations dans les villes de la région : Douai, Valenciennes, Béthune, Boulogne- sur-Mer, Calais... À Lille, la préfecture a cette fois autorisé les manifestants à emprunter le centre-ville, contrairement à ce qu’elle avait décidé les vendredi et mardi précédents pour raison de... soldes commerciales ! En tête du cortège : les salariés de Cargill Haubourdin avaient grossi les rangs des cheminots, des enseignants, des territoriaux et des services publics. Tous plus déterminés que jamais. Ni les lacrymogènes de la police, ni les casseurs ne peuvent les détourner de leur objectif : le retrait pur et simple du projet de loi.

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