La faute aux jeunes ?

Un couvre-feu qui sera respecté mais qui demeure stigmatisant

par Philippe Allienne
Publié le 16 octobre 2020 à 11:14

Constat d’échec. C’est le verdict annoncé qui s’abat après la déclaration du chef de l’État, ce mercredi soir 14 octobre, et sur sa décision d’imposer un couvre-feu à Paris et sur huit métropoles, dont celle de Lille, de 21 h à 6 h. Pour lourde qu’elle soit, la mesure se justifie bien sûr par la gravité de la situation sanitaire. Elle ne sera pas sans conséquences sur des professions comme la restauration. Elle stigmatise, quoi que l’on dise, la jeunesse.

Au lendemain de l’intervention du président de la République, son Premier ministre Jean Castex a précisé que « toutes les fêtes privées, comme les mariages ou les soirées étudiantes qui se tiennent dans des salles des fêtes, salles polyvalentes ou tout autre établissement recevant du public seront interdites ».
Cela s’ajoute à la fermeture des restaurants au-delà de 21 h (donc concrètement à l’impossibilité d’ouvrir le soir pour la plupart d’entre eux), aux spectacles nocturnes (théâtre, concerts, opéra, cinéma, festivals...), aux conférences et débats en soirée, à la limitation des réunions conviviales à six personnes autour d’une table (même à domicil

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