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	<title>Libert&#233; Hebdo</title>
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	<description>Libert&#233; Hebdo est un hebdomadaire fran&#231;ais couvrant l'actualit&#233; des Hauts-de-France.</description>
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		<title>Libert&#233; Hebdo</title>
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		<title>Comme un poisson sans ailes...</title>
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		<dc:date>2023-04-17T13:40:50Z</dc:date>
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		<dc:creator>PIERRE GAUYAT</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es soixante et soixante-dix, reprenant le mot de Mao, le dirigeant de la Chine rouge : &#171; Tout r&#233;volutionnaire doit &#234;tre dans les masses comme un poisson dans l'eau &#187;, les mao&#239;stes fran&#231;ais firent le choix de &#171; s'&#233;tablir &#187; en usine pour pr&#233;parer la R&#233;volution qui devait advenir apr&#232;s le galop d'essai de Mai 68. Pour la plupart, ils &#233;taient des intellectuels issus des classes bourgeoises. Le choc avec la r&#233;alit&#233; fut d'autant plus rude. L'un de ces intellectuels, Robert Linhart, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L110xH150/arton5853-11f8d.jpg?1777490528' class='spip_logo spip_logo_right' width='110' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es soixante et soixante-dix, reprenant le mot de Mao, le dirigeant de la Chine rouge : &#171; Tout r&#233;volutionnaire doit &#234;tre dans les masses comme un poisson dans l'eau &#187;, les mao&#239;stes fran&#231;ais firent le choix de &#171; s'&#233;tablir &#187; en usine pour pr&#233;parer la R&#233;volution qui devait advenir apr&#232;s le galop d'essai de Mai 68. Pour la plupart, ils &#233;taient des intellectuels issus des classes bourgeoises. Le choc avec la r&#233;alit&#233; fut d'autant plus rude.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'un de ces intellectuels, Robert Linhart, philosophe et sociologue, s'est lui-m&#234;me &#171; &#233;tabli &#187; chez Citro&#235;n, porte de Choisy, &#224; Paris, o&#249; il est rest&#233; un an, de septembre 1968 &#224; juillet 1969, avant d'&#234;tre rep&#233;r&#233; et licenci&#233;. Il a donn&#233; un t&#233;moignage de tout premier plan sur cette exp&#233;rience dans son r&#233;cit &#171; L'&#201;tabli &#187;, paru dix ans apr&#232;s, en 1978, aux &#201;ditions de minuit.
Le r&#233;alisateur Mathias Gokalp vient d'adapter le livre au cin&#233;ma, avec l'acteur Swann Arlaud dans le r&#244;le de Robert Linhart. Si le film ne respecte pas le texte &#224; la lettre, il est en revanche conforme &#224; son esprit, et c'est bien l'essentiel. Il s'attache &#224; recr&#233;er l'ambiance sur les cha&#238;nes de production des 2CV, avec les petits chefs arrogants, sexistes, racistes, mais aussi avec la solidarit&#233; entre les travailleurs, en d&#233;pit de leurs origines diverses. Robert d&#233;couvre ainsi que l'usine n'est pas le paradis de la classe ouvri&#232;re mais un endroit o&#249; elle est exploit&#233;e et m&#233;pris&#233;e. Il apprend aussi la douleur physique que provoque le travail manuel et fait preuve de maladresse pour r&#233;aliser des t&#226;ches manuelles auxquelles il n'est pas habitu&#233;. Les sc&#232;nes o&#249; Robert travaille avec les doigts couverts de pansements, qui lui valent le surnom de &#171; Momie &#187;, t&#233;moignent de la p&#233;nibilit&#233; du travail, toujours actuelle, n'en d&#233;plaise &#224; Macron.
Robert tente de semer des id&#233;es r&#233;volutionnaires autour de lui, mais il r&#233;alise bien vite que la domination patronale est partout et s'appuie y compris sur des travailleurs qu'elle tient en son pouvoir par de nombreux biais.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'utopie r&#233;volutionnaire estudiantine face &#224; la r&#233;alit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le film illustre la place pr&#233;pond&#233;rante des travailleurs immigr&#233;s sur les cha&#238;nes : Africains de l'ouest, Alg&#233;riens, Marocains, Yougoslaves, Italiens et Fran&#231;ais, &#224; peine mieux trait&#233;s que leurs coll&#232;gues immigr&#233;s. Une gr&#232;ve finit par &#233;clater quand la direction de l'entreprise tente de reprendre les maigres acquis de Mai 68 en cherchant &#224; imposer une heure de travail gratuit. Les ouvriers se mettent alors en gr&#232;ve &#171; pour la dignit&#233; &#187;.
Dans la distribution du film, on note la pr&#233;sence d'Olivier Gourmet, qui joue le r&#244;le d'un pr&#234;tre ouvrier, syndicaliste de la CGT, combatif et chaleureux, de Denis Podalyd&#232;s, qui incarne Junot en directeur d'usine retors et manipulateur, et de M&#233;lanie Thierry dans le r&#244;le de son &#233;pouse, Nicole.
&#171; L'&#201;tabli &#187; est un film original qui montre les conditions de travail dans l'industrie automobile dans toutes ses dimensions et qui n'est pas sans rappeler &#171; &#201;lise ou la vraie vie &#187; de Michel Drach, sorti en 1970, d'apr&#232;s l'&#339;uvre &#233;ponyme de Claire Etcherelli, r&#233;cemment d&#233;c&#233;d&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'&#201;tabli &#187;, de Mathias Gokalp, d'apr&#232;s l'&#339;uvre de Robert Linhart, France, 1 h 57, Le M&#233;tropole, Lille.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Robert Linhart, n&#233; en 1944 dans une famille juive, est un enfant cach&#233;. Brillant &#233;tudiant, il entreprend des &#233;tudes de philosophie apr&#232;s avoir &#233;t&#233; admis &#224; l'ENS. Il s'engage &#224; l'Union des &#233;tudiants communistes, puis cr&#233;e l'Union des jeunesses communistes marxistes-l&#233;ninistes (UJCml), mao&#239;ste, avec Benny L&#233;vy. En 1968, d&#233;laissant un poste &#224; l'universit&#233;, il se fait embaucher chez Citro&#235;n. Il est le fr&#232;re de la sociologue du travail Dani&#232;le Linhart et le p&#232;re de Virginie Linhart, qui a consacr&#233; un livre &#224; l'&#233;tablissement en usine et un autre &#224; son p&#232;re et son &#233;poque.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les films &#224; ne pas manquer</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/article/les-films-a-ne-pas-manquer</link>
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		<dc:date>2023-03-10T09:51:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MICHELE LOTH</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&gt; L'Astronaute Ing&#233;nieur chez ArianeGroup, Jim construit depuis plusieurs ann&#233;es le projet de r&#233;aliser sa propre fus&#233;e et d'accomplir le premier vol spatial en amateur. Jim est un solitaire mais il comprend que pour r&#233;aliser son projet il a besoin d'aide et il entre en contact avec des scientifiques ainsi qu'avec Alexandre, un ancien astronaute. En faisant le choix de r&#233;aliser son film dans une campagne hivernale et dans la ferme modeste d'une grand-m&#232;re qui soutient activement son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5711-71094.jpg?1777490528' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&gt; &lt;i&gt;L'Astronaute&lt;/i&gt;
Ing&#233;nieur chez ArianeGroup, Jim construit depuis plusieurs ann&#233;es le projet de r&#233;aliser sa propre fus&#233;e et d'accomplir le premier vol spatial en amateur. Jim est un solitaire mais il comprend que pour r&#233;aliser son projet il a besoin d'aide et il entre en contact avec des scientifiques ainsi qu'avec Alexandre, un ancien astronaute.
En faisant le choix de r&#233;aliser son film dans une campagne hivernale et dans la ferme modeste d'une grand-m&#232;re qui soutient activement son petit-fils, Nicolas Giraud a &#233;vit&#233; &#171; &lt;i&gt;un film &#224; l'am&#233;ricaine&lt;/i&gt; &#187; avec des sc&#232;nes spectaculaires, pr&#233;f&#233;rant la forme intime et po&#233;tique qui offre au spectateur la possibilit&#233; de partager le r&#234;ve personnel et inou&#239; de Jim , d&#233;sireux d'atteindre des cimes insoup&#231;onnables.
&lt;i&gt;L'Astronaute&lt;/i&gt; est un film singulier qui nous propulse dans un futur improbable ou probable, un film qui a le talent de nous faire tutoyer l'intime r&#233;aliste et la magie que procure l'id&#233;e d'atteindre les cieux lointains de l'univers. La mise en sc&#232;ne surprenante est mise en valeur par un beau casting parmi lequel Nicolas Giraud, Mathieu Kassovitz et H&#233;l&#232;ne Vincent. Un film original et inattendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; &lt;i&gt;Le Marchand de sable&lt;/i&gt;
Sous la forme d'un thriller social percutant, Steve Achiepo aborde la situation r&#233;voltante du mal-logement en France, une belle surprise cin&#233;matographique avec Moussa Mansaly dans le r&#244;le principal.
Djo, qui a fait de la prison, habite chez sa m&#232;re avec l'espoir d'offrir une vie meilleure &#224; sa fille. Quand d&#233;barque chez lui une tante qui a fui la C&#244;te d'Ivoire avec ses trois enfants, il cherche un local pour les loger. Djo se trouve rapidement confront&#233; &#224; une demande croissante de personnes qui cherchent un logement et il tombe dans l'engrenage infernal des b&#233;n&#233;fices que procure le choix funeste de devenir &#171; &lt;i&gt;marchand de sommeil&lt;/i&gt; &#187;. Un film noir et efficace qui met en lumi&#232;re le talent d'un r&#233;alisateur dont &lt;i&gt;Le Marchand de sable&lt;/i&gt; est le premier film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; &lt;i&gt;The Fabelmans&lt;/i&gt;
Pr&#233;sent&#233; lors d'avant-premi&#232;res ainsi que dans de nombreux m&#233;dias et d&#233;j&#224; r&#233;compens&#233; par les Golden Globes, le film de Steven Spielberg r&#233;alis&#233; en collaboration avec le sc&#233;nariste Tony Kushner est d&#233;sormais accessible &#224; un large public. Steven Spielberg souhaitait r&#233;aliser un film autobiographique depuis de nombreuses ann&#233;es, les d&#233;c&#232;s de ses parents et l'isolement lors du Covid ont acc&#233;l&#233;r&#233; le processus d'&#233;criture de &lt;i&gt;The Fabelmans&lt;/i&gt;, un film tr&#232;s personnel sur les joies et les blessures de sa jeunesse avec ses parents et sur les &#233;tapes qui l'am&#232;nent &#224; d&#233;couvrir sa passion pour le cin&#233;ma. Gabriel LaBelle interpr&#232;te le r&#244;le de Sammy, nom fictif de Steven Spielberg dans le film, Paul Dano interpr&#232;te celui du p&#232;re et une mention sp&#233;ciale est attribu&#233;e &#224; l'interpr&#233;tation de Michelle Williams dans le r&#244;le de la m&#232;re, une interpr&#233;tation qui a particuli&#232;rement &#233;mu le cin&#233;aste.
Ce biopic et cet hommage au septi&#232;me art &#233;voquent subtilement et d&#233;licatement une vie riche en d&#233;couvertes dans un monde en permanente &#233;volution, une &#233;volution &#224; laquelle Spielberg compte participer encore longtemps car son film n'est pas un testament mais une &#339;uvre sur les aspirations d'un jeune gar&#231;on qui restent celles d'un cin&#233;aste renomm&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Saint Omer : un C&#233;sar pour Alice Diop</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/article/saint-omer-un-cesar-pour-alice-diop</link>
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		<dc:date>2023-03-06T14:34:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Pas-de-Calais</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est au tribunal de Saint-Omer qu'Alice Diop a fix&#233; le cadre de son film &#233;ponyme. Un drame inspir&#233; par un terrible fait divers, l'abandon sur une plage d'un nourrisson par sa m&#232;re. La cin&#233;aste Alice Diop, 44 ans, a remport&#233; le C&#233;sar du meilleur premier film, pour Saint Omer qui relate le proc&#232;s d'une m&#232;re infanticide et inspir&#233; d'une affaire judiciaire r&#233;cente. Le troph&#233;e en main, elle a d&#233;clar&#233; : &#171; Je voulais juste dire que je suis fi&#232;re d'appartenir &#224; une nouvelle g&#233;n&#233;ration de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5700-8719d.jpg?1777490528' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est au tribunal de Saint-Omer qu'Alice Diop a fix&#233; le cadre de son film &#233;ponyme. Un drame inspir&#233; par un terrible fait divers, l'abandon sur une plage d'un nourrisson par sa m&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La cin&#233;aste Alice Diop, 44 ans, a remport&#233; le C&#233;sar du meilleur premier film, pour &lt;i&gt;Saint Omer&lt;/i&gt; qui relate le proc&#232;s d'une m&#232;re infanticide et inspir&#233; d'une affaire judiciaire r&#233;cente. Le troph&#233;e en main, elle a d&#233;clar&#233; : &#171; &lt;i&gt;Je voulais juste dire que je suis fi&#232;re d'appartenir &#224; une nouvelle g&#233;n&#233;ration de cin&#233;astes fran&#231;aises. Cette ann&#233;e, j'ai vu des films extraordinaires qui m'ont fait r&#233;fl&#233;chir aux possibilit&#233;s du cin&#233;ma et je voudrais citer ici des films qui m'ont compl&#232;tement inspir&#233;e : des films de Claire Denis, le film de Rebecca Zlotowski, le film de Mia Hansen-Love, le film d'Alice Winocour, le film de C&#233;line Devaux, de Blandine Lenoir... Merci. On ne sera ni de passage, ni un effet de mode. On est appel&#233; &#224; se renouveler ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, &#224; s'agrandir. Merci &#224; vous les filles. Merci d'&#234;tre l&#224;.&lt;/i&gt; &#187; Alice Diop est une documentariste reconnue, mais, avant &lt;i&gt;Saint Omer&lt;/i&gt;, elle n'avait pas encore r&#233;alis&#233; de fiction, ce qui lui a permis de concourir dans cette cat&#233;gorie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un film multiprim&#233; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Film de proc&#232;s c&#233;r&#233;bral et radical, qui ambitionne d'explorer &#171; &lt;i&gt;la grande question universelle&lt;/i&gt; &#187; de notre &#171; &lt;i&gt;rapport &#224; la maternit&#233;&lt;/i&gt; &#187; selon sa r&#233;alisatrice, &lt;i&gt;Saint Omer&lt;/i&gt; a re&#231;u des critiques louangeuses depuis sa pr&#233;sentation &#224; la Mostra de Venise, o&#249; il a eu &#224; la fois le grand prix du jury et le prix du premier film. Il a ensuite gagn&#233; notamment le prix Louis-Delluc, ex-aequo avec Pacifiction d'Albert Serra.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Proc&#232;s d'une femme noire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le film raconte le proc&#232;s de Laurence Coly, interpr&#233;t&#233;e par Guslagie Malanda, une immigr&#233;e s&#233;n&#233;galaise accus&#233;e d'avoir tu&#233; son b&#233;b&#233; de 15 mois en l'abandonnant sur une plage du nord de la France &#224; mar&#233;e montante. Centr&#233; sur le proc&#232;s, Saint Omer s'inspire directement d'un fait divers de 2013 et du proc&#232;s qui a suivi.
En racontant l'histoire d'une femme noire dans un tribunal o&#249; elle fait face &#224; un auditoire quasi-exclusivement blanc, le film fait aussi &#233;cho aux r&#233;flexions de sa r&#233;alisatrice sur l'identit&#233; ou les st&#233;r&#233;otypes li&#233;s au genre et &#224; l'origine.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Synopsis du film&lt;/strong&gt;
Rama, jeune romanci&#232;re, assiste au proc&#232;s de Laurence Coly &#224; la cour d'assises de Saint-Omer. Cette derni&#232;re est accus&#233;e d'avoir tu&#233; sa fille de 15 mois en l'abandonnant &#224; la mar&#233;e montante sur une plage du nord de la France. Cependant, au cours du proc&#232;s, la parole de l'accus&#233;e, l'&#233;coute des t&#233;moignages font vaciller les certitudes de Rama et interrogent notre jugement.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Notre s&#233;lection des films &#224; voir cette semaine</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/article/notre-selection-des-films-a-voir-cette-semaine-5653</link>
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		<dc:date>2023-02-20T10:47:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MICHELE LOTH</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&gt; Le retour des hirondelles Il existe des moments intenses au cin&#233;ma et le film de Li Ruijun en est un. Le r&#233;alisateur accomplit un exploit remarquable, celui de nous enchanter avec une r&#233;alisation d'une grande simplicit&#233; o&#249; chaque geste des acteurs est un moment d'&#233;motion. L'histoire n'est pourtant pas un conte de f&#233;es mais plut&#244;t une plong&#233;e dans le quotidien de Ma Youtie et Cao Guiying, un couple de paysans rejet&#233;s par leurs familles respectives et unis par un mariage arrang&#233;. La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5653-9aa48.jpg?1777490529' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&gt; &lt;i&gt;Le retour des hirondelles&lt;/i&gt;
Il existe des moments intenses au cin&#233;ma et le film de Li Ruijun en est un. Le r&#233;alisateur accomplit un exploit remarquable, celui de nous enchanter avec une r&#233;alisation d'une grande simplicit&#233; o&#249; chaque geste des acteurs est un moment d'&#233;motion.
L'histoire n'est pourtant pas un conte de f&#233;es mais plut&#244;t une plong&#233;e dans le quotidien de Ma Youtie et Cao Guiying, un couple de paysans rejet&#233;s par leurs familles respectives et unis par un mariage arrang&#233;. La tendresse et le courage face aux &#233;preuves li&#233;es &#224; la duret&#233; du travail et aux transformations du monde agricole donnent lieu &#224; des dialogues et &#224; des &#233;changes gestuels qui subliment progressivement un amour confront&#233; &#224; l'al&#233;atoire d'un avenir que le couple s'&#233;vertue &#224; am&#233;liorer malgr&#233; les signes d'alerte sur la d&#233;termination du pouvoir &#224; rentabiliser les terres au d&#233;triment du petit peuple paysan. La r&#233;alisation de Li Ruijun est bouleversante gr&#226;ce &#224; sa mise en sc&#232;ne intimiste magnifi&#233;e par l'interpr&#233;tation exceptionnelle des deux acteur et actrice Wu Renlin et Hai-Qing. Le gouvernement chinois a censur&#233; cette r&#233;alisation dont il exigeait une fin plus idyllique que celle film&#233;e par le cin&#233;aste, une sommation &#224; laquelle Li Ruijun ne s'est pas soumis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; &lt;i&gt;Pour la France&lt;/i&gt;
Le film r&#233;alis&#233; par Rachid Hami va au-del&#224; d'un hommage &#233;mouvant &#224; son fr&#232;re mort &#224; l'&#233;cole militaire de Saint-Cyr lors d'un &#171; &lt;i&gt;rituel d'int&#233;gration&lt;/i&gt; &#187; qui a d&#233;riv&#233; en &#171; &lt;i&gt;bahutage&lt;/i&gt; &#187; selon les termes &#233;dulcor&#233;s des responsables militaires.
Rachid Hami consacre une partie de son film &#224; la volont&#233; de reconnaissance d'homicide &#224; l'&#233;gard d'un fils qui avait choisi de servir un pays qu'il consid&#233;rait comme le sien et &#224; la volont&#233; parall&#232;le d'exiger de la part de l'arm&#233;e un enterrement digne de cet engagement. L'autre volet du film est la plong&#233;e dans une histoire familiale qui commence en Alg&#233;rie et qui trouve sa continuit&#233; en France apr&#232;s la d&#233;cision de la m&#232;re d'emmener ses enfants loin d'un pays troubl&#233; par l'influence du Front islamique du salut (FIS) pour leur offrir ainsi la chance de b&#233;n&#233;ficier d'une &#233;ducation &#224; la hauteur de ses esp&#233;rances. A&#239;ssa est celui qui r&#233;pond &#224; cette esp&#233;rance en int&#233;grant Saint-Cyr apr&#232;s avoir fait Sciences Po alors que son fr&#232;re a&#238;n&#233; Isma&#235;l suit un chemin plus chaotique. Le d&#233;c&#232;s d'A&#239;ssa ravive tous les souvenirs d'une relation difficile entre les fr&#232;res, une relation impact&#233;e par une enfance marqu&#233;e par les racines familiales ancr&#233;es tout &#224; la fois dans un pays de d&#233;part et un pays d'accueil, celui o&#249; est mort A&#239;ssa.
&lt;i&gt;Pour la France&lt;/i&gt; est un film qui raconte en nuances le v&#233;cu du cin&#233;aste, un v&#233;cu qui pourrait &#234;tre celui de nombreux immigr&#233;s en qu&#234;te intime de leur identit&#233; mais dont la particularit&#233; dramatique est celle d'un fils d&#233;c&#233;d&#233; au moment o&#249; il avait choisi de rejoindre l'arm&#233;e fran&#231;aise. Les derni&#232;res sc&#232;nes du film apparaissent comme essentielles dans l'aboutissement de cette qu&#234;te d'une dualit&#233; culturelle qui enrichit la citoyennet&#233; choisie par A&#239;ssa et Isma&#235;l, dont les r&#244;les sont interpr&#233;t&#233;s avec sobri&#233;t&#233; par Karim Leklou et Sha&#239;n Boumedine qui laissent transpara&#238;tre l'&#233;motion du cin&#233;aste lors d'une ultime sc&#232;ne de r&#233;conciliation et de complicit&#233; entre les deux fr&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; &lt;i&gt;Emmett Till&lt;/i&gt;
La r&#233;alisatrice Chinonye Chukwu a choisi l'actrice Danielle Deadwyler pour incarner le r&#244;le de Mamie Till-Mobley, unique femme noire &#224; travailler pour la US Air Force qui, &#224; la suite de l'assassinat de son fils, devient une militante active en faveur des droits civiques, sociaux et &#233;ducatifs pour la communaut&#233; am&#233;ricaine noire. Une mise en sc&#232;ne classique d&#233;di&#233;e avec efficacit&#233; aux combats du peuple am&#233;ricain noir pour la reconnaissance de sa citoyennet&#233;, une citoyennet&#233; encore et trop souvent mise &#224; mal par des actes marqu&#233;s par la violence raciste.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Mais encore&#8230;
Dans l'actualit&#233; r&#233;cente et future on peut signaler le maintien en salle du remarquable film &lt;i&gt;Tar&lt;/i&gt; ainsi que la sortie des films &lt;i&gt;L'astronaute&lt;/i&gt; de Nicolas Giraud et &lt;i&gt;La femme de Tcha&#239;kovski&lt;/i&gt; du r&#233;alisateur Kirill Serebrennikov. Le 22 f&#233;vrier marque la sortie du film autobiographique de Steven Spielberg, &lt;i&gt;The Fabelmans&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nos conseils parmi les sorties cin&#233; de la semaine</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/article/nos-conseils-parmi-les-sorties-cine-de-la-semaine</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MICHELE LOTH</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Comme chaque semaine, voici notre s&#233;lection des films &#224; voir sur les &#233;crans parall&#232;lement &#224; la sortie du tr&#232;s attendu Babylon. &gt; Youssef Salem a du succ&#232;s Youssef Salem est un &#233;crivain qui d&#233;couvre le succ&#232;s &#224; 45 ans avec un roman qui s'inspire de sa famille dont il pr&#233;sente toutes les caract&#233;ristiques, les meilleures et les moins faciles &#224; vivre. Le probl&#232;me auquel est alors confront&#233; l'&#233;crivain n'est pas seulement la notori&#233;t&#233; publique avec des m&#233;dias intrusifs mais &#233;galement et surtout (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5522-34956.jpg?1777490529' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme chaque semaine, voici notre s&#233;lection des films &#224; voir sur les &#233;crans parall&#232;lement &#224; la sortie du tr&#232;s attendu &lt;i&gt;Babylon&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&gt; &lt;i&gt;Youssef Salem a du succ&#232;s&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;
Youssef Salem est un &#233;crivain qui d&#233;couvre le succ&#232;s &#224; 45 ans avec un roman qui s'inspire de sa famille dont il pr&#233;sente toutes les caract&#233;ristiques, les meilleures et les moins faciles &#224; vivre. Le probl&#232;me auquel est alors confront&#233; l'&#233;crivain n'est pas seulement la notori&#233;t&#233; publique avec des m&#233;dias intrusifs mais &#233;galement et surtout la r&#233;action des siens quand ils d&#233;couvrent la nature du roman. Le film r&#233;alis&#233; par Baya Kasmi est une com&#233;die plaisante port&#233;e par une agr&#233;able &#233;quipe de com&#233;diens et com&#233;diennes parmi lesquels Ramzy Bedia, No&#233;mie Lvosky et Melha Bedia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&gt; &lt;i&gt;Le clan&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;
&#201;ric Fraticelli a adapt&#233; au cin&#233;ma, avec les m&#234;mes acteurs, la pi&#232;ce &lt;i&gt;Le Clan&lt;/i&gt; qu'il avait cr&#233;&#233;e pour le th&#233;&#226;tre et qui a connu un certain succ&#232;s. Fred, Belette, Max et Achille sont des truands plut&#244;t malhabiles qui viennent de rater leur dernier coup. Ils d&#233;cident de mener &#224; bien un immense projet, celui de kidnapper Sophie Marceau avec l'espoir d'une belle ran&#231;on &#224; la cl&#233; mais rien ne va se d&#233;rouler comme pr&#233;vu.
Humour grin&#231;ant, d&#233;tournement comique des actions de la mafia ou autres truands, personnages &#224; la fois truculents et path&#233;tiques et interpr&#232;tes plut&#244;t succulents, tels sont les ingr&#233;dients de la com&#233;die du r&#233;alisateur et humoriste &#201;ric Fraticelli dont l'objectif est de procurer un moment de pure d&#233;tente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&gt; &lt;i&gt;Nos soleils&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;
Dans les premi&#232;res sc&#232;nes du film, la r&#233;alisatrice espagnole Carla Sim&#243;n d&#233;crit le quotidien des Sol&#233;, une famille tr&#232;s unie qui vit de la r&#233;colte des p&#234;ches dans une exploitation situ&#233;e &#224; Alcarr&#224;s. Leur droit &#224; exploiter ce petit domaine avait &#233;t&#233; sign&#233; par un contrat oral et de confiance entre le patriarche de la famille et le propri&#233;taire du terrain mais le jeune fils du propri&#233;taire veut transformer une exploitation &#171; &lt;i&gt;peu rentable&lt;/i&gt; &#187; en terrain destin&#233; &#224; installer des panneaux solaires.
Nos soleils est un film sur les transformations du monde agricole dans un syst&#232;me &#233;conomique qui m&#233;prise les petits agriculteurs et qui bouleverse l'&#233;quilibre familial. Les interpr&#232;tes et la mise en sc&#232;ne suscitent r&#233;flexion et &#233;motion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&gt; &lt;i&gt;Brillantes&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;
La r&#233;alisatrice Sylvie Gautier a r&#233;uni une belle &#233;quipe d'actrices pour cerner un sujet social, celui de femmes travaillant durement dans une entreprise de nettoyage menac&#233;e par un achat qui pourrait avoir des cons&#233;quences dramatiques pour leur avenir. L'une d'entre elles, Karine, qui travaille de nuit et assume son r&#244;le de m&#232;re d'un fils de 17 ans, est partag&#233;e entre faire le choix d'assurer son emploi par des moyens personnels ou celui de rester solidaire de ses coll&#232;gues. Une r&#233;alit&#233; mise en lumi&#232;re par l'actualit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&gt; &lt;i&gt;Les Rascals&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;
Jimmy Laporal-Tr&#233;sor met en sc&#232;ne la mont&#233;e de l'extr&#234;me droite dans les ann&#233;es 1980 avec un sujet centr&#233; sur le quotidien d'une bande de jeunes de banlieues qui se nomment &#171; Les Rascals &#187;, des jeunes qui aiment la musique et s'amuser. L'agression de l'un d'entre eux quand il &#233;tait plus jeune par un jeune fasciste qu'il rep&#232;re chez un disquaire &#224; Paris est &#224; l'origine d'un sentiment d'humiliation dont les cons&#233;quences sont tragiques.
Le r&#233;alisateur et l'&#233;quipe de jeunes com&#233;diens et com&#233;diennes rythment le film de mani&#232;re percutante en abordant la mont&#233;e en puissance dans les ann&#233;es 1980 des skinheads et du Front national porteurs de haines racistes et x&#233;nophobes, un film dont la mise en sc&#232;ne peut diviser mais qui &#233;veille les esprits sur les dangers de la fracture sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Notre s&#233;lection parmi les sorties de la rentr&#233;e</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/article/notre-selection-parmi-les-sorties-de-la-rentree</link>
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		<dc:creator>MICHELE LOTH</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&gt; Tirailleurs Le recrutement souvent forc&#233; de soldats africains dans l'arm&#233;e fran&#231;aise durant la Premi&#232;re Guerre mondiale est plus m&#233;connu que celui des soldats africains durant la Seconde Guerre mondiale. C'est le r&#233;alisateur Mathieu Vadepied qui a alert&#233; Omar Sy sur ce sujet en posant la question : &#171; Et si le soldat inconnu &#233;tait un tirailleur s&#233;n&#233;galais ? &#187; C'est ainsi qu'est n&#233; le projet de r&#233;aliser le film Tirailleurs. Un paisible village s&#233;n&#233;galais est soudainement boulevers&#233; par un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5521-6ed26.jpg?1777490529' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&gt; &lt;i&gt;Tirailleurs&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;
Le recrutement souvent forc&#233; de soldats africains dans l'arm&#233;e fran&#231;aise durant la Premi&#232;re Guerre mondiale est plus m&#233;connu que celui des soldats africains durant la Seconde Guerre mondiale. C'est le r&#233;alisateur Mathieu Vadepied qui a alert&#233; Omar Sy sur ce sujet en posant la question : &#171; &lt;i&gt;Et si le soldat inconnu &#233;tait un tirailleur s&#233;n&#233;galais ?&lt;/i&gt; &#187; C'est ainsi qu'est n&#233; le projet de r&#233;aliser le film &lt;i&gt;Tirailleurs&lt;/i&gt;.
Un paisible village s&#233;n&#233;galais est soudainement boulevers&#233; par un conflit qui ne le concerne pas et par la mani&#232;re brutale qu'emploient les militaires fran&#231;ais pour arracher des jeunes hommes &#224; leurs familles et les envoyer sur les fronts d'une guerre atroce et absurde. L'un de ces jeunes hommes est Thierno que son p&#232;re Bakary va rejoindre en s'enr&#244;lant dans l'arm&#233;e avec l'espoir de le sauver de la mort.
En portant un regard intime sur la relation entre Thierno et son p&#232;re ainsi que sur les rencontres qu'ils font dans les tranch&#233;es, Mathieu Vadepied d&#233;crit des vies et donne une identit&#233; aux hommes que l'arm&#233;e fran&#231;aise manipule en leur promettant honneurs et vaines r&#233;compenses, des hommes qui vont mourir en grand nombre tr&#232;s loin de chez eux.
C'est ce combat pour la survie, interpr&#233;t&#233; avec retenue et &#233;motion par l'acteur Omar Sy, qui r&#233;veille la m&#233;moire collective &#224; l'&#233;gard des soldats africains &#171; morts pour la France &#187; ou survivants oubli&#233;s apr&#232;s les deux guerres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour compl&#233;ter les informations sur ce th&#232;me, il est possible de revoir le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On d&#233;couvre, aux c&#244;t&#233;s d'Omar Sy, le jeune Alassane Diong qui interpr&#232;te le r&#244;le de Thierno dans la r&#233;alisation sobre et implacable d'un film qui interpelle les consciences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&gt; &lt;i&gt;16 ans&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;
La rencontre entre deux jeunes lyc&#233;ens, L&#233;o et Nora, est celle de deux adolescents charmants qui sont attir&#233;s l'un vers l'autre avec une belle insouciance. Ils ne se doutent pas que des obstacles li&#233;s &#224; des conflits sociaux, culturels et racistes vont se mettre sur leur chemin et transformer leur belle histoire d'amour en cauchemar irr&#233;versible.
Philippe Lioret a r&#233;alis&#233; un film sombrement r&#233;aliste sur les clivages sociaux et les ressentiments qui entra&#238;nent les familles de L&#233;o et Nora dans un engrenage infernal. La tension est croissante tout au long du film et les messages d'amour des deux adolescents ne suffisent pas &#224; apaiser une fracture sociale plus puissante que le &#171; vivre-ensemble &#187;. Remarquables actrice et acteur, Sabrina Levoye et Te&#239;lo Aza&#239;s sont les interpr&#232;tes de deux ados qui sont les seuls rayons de soleil porteurs d'un message optimiste &#224; garder en m&#233;moire &#224; l'issue du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&gt; &lt;i&gt;L'immensit&#224;&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;
Pen&#233;lope Cruz incarne le r&#244;le de Clara, une femme qui vit &#224; Rome dans les ann&#233;es 1970 sous la coupe d'un mari indiff&#233;rent au bonheur de sa famille et sourdement violent. Elle compense son amertume en portant un amour ind&#233;fectible &#224; ses enfants avec lesquels elle partage son d&#233;sir de fantaisie et de libert&#233;, un d&#233;sir de libert&#233; qui la lie plus intens&#233;ment &#224; sa fille a&#238;n&#233;e en qu&#234;te d'identit&#233;.
La mise en sc&#232;ne d'Emanuele Crialese et l'interpr&#233;tation des jeunes acteurs ainsi que celle de Pen&#233;lope Cruz, une actrice toujours surprenante, ont convaincu le jury de la semaine de la critique &#224; Cannes.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des com&#233;dies attirent l'attention&lt;/strong&gt;
On peut ainsi d&#233;couvrir &lt;i&gt;Au revoir le bonheur&lt;/i&gt;, une tr&#232;s sympathique com&#233;die qu&#233;becoise r&#233;alis&#233;e par Ken Scott. Sont &#233;galement sur les &#233;crans &lt;i&gt;Swing Rendez-vous&lt;/i&gt;, une com&#233;die fantaisiste du r&#233;alisateur G&#233;rome Barry, et &lt;i&gt;Les Cyclades&lt;/i&gt; qui r&#233;unit Kristin Scott Thomas, Laure Calamy et Olivia C&#244;te autour du r&#233;alisateur Marc Fitoussi &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour compl&#233;ter les informations sur ce th&#232;me, il est possible de revoir le documentaire t&#233;l&#233;vis&#233; &lt;a href=&#034;https://www.france.tv/france-5/la-case-du-siecle/1959733-les-derniers-tirailleurs.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; &lt;i&gt;Les derniers tirailleurs&lt;/i&gt; &#187;&lt;/a&gt; qui &#233;tait programm&#233; sur France 5 le dimanche 8 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Notre s&#233;lection parmi les derni&#232;res sorties cin&#233;</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/article/notre-selection-parmi-les-dernieres-sorties-cine</link>
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		<dc:date>2023-01-06T15:00:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MICHELE LOTH</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Joyland Le film du cin&#233;aste pakistanais Saim Sadiq nous emm&#232;ne au coeur d'une famille traditionnelle dont le quotidien, g&#233;r&#233; par un patriarche autoritaire, est remis en cause par des &#233;v&#232;nements qui bousculent les rituels impos&#233;s par les traditions sociales. Haider vit avec sa femme Mumtaz dans une maison qu'il partage avec son p&#232;re, son fr&#232;re et la famille de son fr&#232;re. Les r&#232;gles sont d&#233;finies par les coutumes ancestrales, les femmes au foyer et les hommes au travail mais Haider est au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH117/arton5471-57d34.jpg?1777490529' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Joyland&lt;/i&gt;
Le film du cin&#233;aste pakistanais Saim Sadiq nous emm&#232;ne au coeur d'une famille traditionnelle dont le quotidien, g&#233;r&#233; par un patriarche autoritaire, est remis en cause par des &#233;v&#232;nements qui bousculent les rituels impos&#233;s par les traditions sociales.
Haider vit avec sa femme Mumtaz dans une maison qu'il partage avec son p&#232;re, son fr&#232;re et la famille de son fr&#232;re. Les r&#232;gles sont d&#233;finies par les coutumes ancestrales, les femmes au foyer et les hommes au travail mais Haider est au ch&#244;mage et c'est sa femme qui &#233;prouve un r&#233;el plaisir &#224; travailler en tant que maquilleuse. Sous la pression de son p&#232;re, Haider doit trouver un travail et c'est le cas lors d'une rencontre avec un ami qui lui propose de devenir danseur dans une petite troupe de cabaret, un m&#233;tier peu recommandable aux yeux du patriarche et une obligation pour Mumtaz d'abandonner son travail afin de respecter les coutumes.
Pour Mumtaz, la vie devient celle d'une femme dont le quotidien est marqu&#233; par l'ennui des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res mais pour Haider ce nouveau travail est une r&#233;v&#233;lation. Il d&#233;couvre la danse et il rencontre Biba, une danseuse transgenre qui le fascine.
Il ne faut pas en r&#233;v&#233;ler davantage sur ce film qui traduit avec pr&#233;caution et d&#233;licatesse les sentiments fougueux ou douloureux d'hommes et de femmes enferm&#233;s dans un carcan social qu'ils pourraient &#234;tre amen&#233;s &#224; transgresser quitte &#224; provoquer un s&#233;isme familial. La mise en sc&#232;ne, r&#233;compens&#233;e du prix du jury &#171; Un Certain Regard &#187; &#224; Cannes, est intime et bouleversante. Les acteurs et actrices sont une r&#233;v&#233;lation pour un public qui d&#233;couvre le premier film pakistanais pr&#233;sent&#233; &#224; Cannes, une tr&#232;s belle et &#233;mouvante r&#233;v&#233;lation.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;La Passag&#232;re&lt;/i&gt;
Chiara et son mari Antoine exercent &#224; leur compte la profession de marin p&#234;cheur, un m&#233;tier difficile et aux revenus affaiblis par la concurrence li&#233;e aux cons&#233;quences du Brexit. Le couple d&#233;cide d'embaucher un apprenti pour les aider et c'est ainsi que le jeune Maxence entre dans leur vie.
Le sentiment que l'on peut &#233;prouver &#224; la projection du film d'H&#233;lo&#239;se Pelloquet est mitig&#233; car on a la sensation de n'&#234;tre ni surpris ni enthousiasm&#233; par une histoire somme toute banale, celle d'une d&#233;couverte sensuelle entre une femme en qu&#234;te de plaisirs nouveaux avec un jeune homme qui s'initie aux plaisirs amoureux. Reste le talent de C&#233;cile de France qui porte le film de bout en bout avec &#224; ses c&#244;t&#233;s le jeune acteur F&#233;lix Lefebvre, ce qui n'est peut &#234;tre pas suffisant pour appr&#233;cier totalement un film dont les sc&#232;nes sont un peu r&#233;p&#233;titives.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Les Banshees d'Inisherin&lt;/i&gt;
Le cin&#233;aste Martin McDonagh a r&#233;alis&#233; un film qui d&#233;range tout autant qu'il fascine par sa r&#233;alisation et par l'interpr&#233;tation de deux acteurs somptueux, Colin Farrell et Brendan Gleeson, dans les r&#244;les de Colm et de Padraic, deux anciens amis qui se retrouvent sur une &#238;le recul&#233;e au large des c&#244;tes irlandaises.
L'ancienne amiti&#233; entre les deux hommes est interrompue par Colm mais Padraic va user de tous les moyens pour renouer avec son ami, tous les moyens y compris des moyens tr&#232;s surprenants qui donnent au film une dramaturgie tout &#224; la fois sentimentale, absurde, ironique et cruelle. Un film qui peut diviser ou susciter le plaisir d'une d&#233;couverte atypique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Les sorties de la rentr&#233;e&lt;/strong&gt;
De nombreuses sorties ce mercredi 4 janvier parmi lesquelles &lt;i&gt;Tirailleurs&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;16 ans&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Cet &#233;t&#233;-l&#224;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les Survivants&lt;/i&gt; et d'autres d&#233;couvertes pour une rentr&#233;e cin&#233;ma 2023 riche en diversit&#233;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Notre s&#233;lection des films &#224; voir cette semaine</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/article/notre-selection-des-films-a-voir-cette-semaine-5354</link>
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		<description>
&lt;p&gt;&gt;Nos frangins Pour le r&#233;alisateur Rachid Bouchareb &#171; il y a des sujets de m&#233;moire qui sont difficiles et il faut attendre que la France soit compl&#232;tement pr&#234;te &#224; en parler &#187;, il estime ainsi que le moment est venu de revenir sur le drame qui a touch&#233; deux jeunes Fran&#231;ais d'origine alg&#233;rienne dans la nuit du 5 au 6 D&#233;cembre 1986. Durant cette nuit tragique, Malik Oussekine est mort &#224; la suite d'une violente intervention de police contre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L110xH150/arton5354-d345c.jpg?1777490530' class='spip_logo spip_logo_right' width='110' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&gt;Nos frangins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour le r&#233;alisateur Rachid Bouchareb &#171; &lt;i&gt; il y a des sujets de m&#233;moire qui sont difficiles et il faut attendre que la France soit compl&#232;tement pr&#234;te &#224; en parler&lt;/i&gt; &#187;, il estime ainsi que le moment est venu de revenir sur le drame qui a touch&#233; deux jeunes Fran&#231;ais d'origine alg&#233;rienne dans la nuit du 5 au 6 D&#233;cembre 1986. Durant cette nuit tragique, Malik Oussekine est mort &#224; la suite d'une violente intervention de police contre des manifestations &#233;tudiantes s'opposant &#224; la loi Devaquet et Abdel Benyahia, qui s'interposait pour &#233;viter une bagarre devant un caf&#233; de Pantin, a &#233;t&#233; tu&#233; par un policier ivre.Rachid Bouchareb a choisi des images d'archives pour rappeler les faits dramatiques suivis des r&#233;actions politiques dont celles de Pasqua, Mitterrand et Chirac ainsi que les images d'archives impressionnantes sur une grande manifestation de soutien aux familles des jeunes qui ont perdu la vie, une manifestation contre le racisme et pour le &#171; &lt;i&gt;plus jamais &#231;a&lt;/i&gt; &#187;. Le r&#233;alisateur se penche &#233;galement sur les r&#233;actions plus intimes des familles de Malik et Abdel, des r&#233;actions diff&#233;rentes en fonction de leur origine sociale et de leurs capacit&#233;s &#224; affronter difficilement les autorit&#233;s pour conna&#238;tre la v&#233;rit&#233;, une approche &#224; laquelle n'adh&#232;re pas totalement la famille d'Abdel.&#171; &lt;i&gt; Nos Frangins &lt;/i&gt; &#187; est un tr&#232;s beau film politique et social, salutaire en cette p&#233;riode o&#249; certains s'autorisent &#224; d&#233;verser des propos de haine et o&#249; il est bon de mettre en valeur la richesse des relations sociales fond&#233;es sur l'&#233;galit&#233; et la solidarit&#233;. &#171; L&lt;i&gt;e film a &#233;t&#233; fait sans col&#232;re et avec beaucoup d'amour &lt;/i&gt; &#187;, tels sont les propos de l'actrice Lyna Khoudri, com&#233;dienne aux c&#244;t&#233;s de Reda Kateb, Rapha&#235;l Personnaz et Samir Guesmi mais ce film n'en reste pas moins un film coup de poing qui a &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233; pour repr&#233;senter l'Alg&#233;rie aux Oscars 2023.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&gt;Les Pires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sont-ils &#171; &lt;i&gt;les pires&lt;/i&gt; &#187; ou simplement &#171; &lt;i&gt;caboss&#233;s par la vie&lt;/i&gt; &#187; ces jeunes que les r&#233;alisatrices Lise Akoka et Romane Gueret ont remarqu&#233;s dans un casting sauvage pour jouer dans leur premier film. La r&#233;ponse devient &#233;vidente au fur et &#224; mesure que nous les d&#233;couvrons dans le quartier Picasso &#224; Boulogne-sur-Mer o&#249; Lily, Ryan, Maylis et Jessy ont &#233;t&#233; choisis en tant que com&#233;diens dans un film fictif mis en sc&#232;ne par Gabriel, un personnage complexe, r&#233;v&#233;lateur de talents chez des adolescents &#233;trangers au monde du cin&#233;ma.Les r&#233;alisatrices n'id&#233;alisent pas les caract&#232;res de ces enfants habitu&#233;s &#224; la violence des rapports familiaux ou sociaux et dont le langage et les gestes sont sans filtre mais derri&#232;re leur carapace transparaissent les &#233;motions et le d&#233;sir de reconnaissance qui donnent au film, &#224; la fois fiction et documentaire, un caract&#232;re ludique li&#233; &#224; l'&#233;nergie des jeunes com&#233;diens. Cette &#233;nergie et le regard humaniste des r&#233;alisatrices ont conquis le jury &#171; &lt;i&gt; Un certain regard&lt;/i&gt; &#187; &#224; Cannes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;
&gt;Falcon Lake&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Premier film &#233;galement pour Charlotte Le Bon qui adapte librement pour le cin&#233;ma le roman graphique &#171; &lt;i&gt;Une soeur&lt;/i&gt; &#187; &#233;crit par Bastien Viv&#232;s. La r&#233;alisatrice canadienne a choisi une nature somptueuse, celle du Falcon Lake au Canada o&#249; les parents de Bastien, 13 ans, ont choisi de passer des vacances, un lieu qui, selon les rumeurs, serait hant&#233; par des fant&#244;mes. C'est dans cette nature sauvage que Bastien rencontre Chlo&#233;, une adolescente &#226;g&#233;e de 16 ans.
&#171; &lt;i&gt;Falcon Lake &lt;/i&gt; &#187; est un film aux accents m&#233;lancoliques sur les &#233;mois amicaux ou amoureux qui sont au c&#339;ur de la vie des adolescents ou pr&#233;adolescents, une histoire d'amour, d'amiti&#233;s et de fant&#244;mes dans un lieu fantastique qui a inspir&#233; la r&#233;alisatrice et les jeunes artistes Joseph Engel et Sara Montpetit.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;
&gt; Deux documentaires sociopolitiques sont &#224; l'affiche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il nous reste la col&#232;re&lt;/i&gt; &#187;, un documentaire r&#233;alis&#233; par Jamila Jendan et Nicolas Beirnaert qui rend hommage aux luttes des ouvriers de Ford &#224; Blanquefort pour sauver leur usine.
&#171; &lt;i&gt;La (tr&#232;s) grande &#233;vasion &lt;/i&gt; &#187; qui d&#233;monte les m&#233;canismes de l'&#233;vasion fiscale et d&#233;nonce les grandes in&#233;galit&#233;s sociales, un documentaire r&#233;alis&#233; par Yannick Kergoat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Femme de mineur en salle</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/article/femme-de-mineur-en-salle</link>
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		<dc:date>2022-12-02T12:54:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>JACQUES KMIECIAK</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Femme de mineur, femme de seigneur ! &#187; pr&#233;tend l'adage. La r&#233;alit&#233; est certainement &#224; nuancer comme tend &#224; le d&#233;montrer le documentaire pr&#233;sent&#233; en avant-premi&#232;re, ce jeudi, au cin&#233;ma Les Etoiles &#224; Bruay-La-Buissi&#232;re. pr&#232;s s'&#234;tre pench&#233;s, dans Des Vies au fond sur les conditions d'existence et de travail d'une douzaine de &#171; Gueules noires &#187;, les fr&#232;res Gr&#233;gorcic ont cette fois sond&#233; la gent f&#233;minine. Femme de mineur est n&#233; de leurs investigations dans le Bruaysis et le Li&#233;vinois. Il a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton5333-f74bd.jpg?1777490530' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Femme de mineur, femme de seigneur ! &lt;/i&gt; &#187; pr&#233;tend l'adage. La r&#233;alit&#233; est certainement &#224; nuancer comme tend &#224; le d&#233;montrer le documentaire pr&#233;sent&#233; en avant-premi&#232;re, ce jeudi, au cin&#233;ma Les Etoiles &#224; Bruay-La-Buissi&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;pr&#232;s s'&#234;tre pench&#233;s, dans Des Vies au fond sur les conditions d'existence et de travail d'une douzaine de &#171; &lt;i&gt;Gueules noires &lt;/i&gt; &#187;, les fr&#232;res Gr&#233;gorcic ont cette fois sond&#233; la gent f&#233;minine. Femme de mineur est n&#233; de leurs investigations dans le Bruaysis et le Li&#233;vinois. Il a fallu surmonter bien des r&#233;ticences initiales dans la mesure o&#249; d'aucunes exprimaient &#171; l&lt;i&gt;e sentiment d'avoir v&#233;cu une vie banale et de n'avoir rien &#224; dire d'int&#233;ressant &lt;/i&gt; &#187;, com- mente Andr&#233; Gr&#233;gorcic pas m&#233;content d'avoir ainsi combl&#233; un vide ; &#171; &lt;i&gt; ces femmes &#233;tant les grandes oubli&#233;es de l'&#233;pop&#233;e mini&#232;re&lt;/i&gt; &#187;. Et pour- tant, &#171; &lt;i&gt;d&#232;s 14 ans, elles contribuaient &#224; augmenter les revenus familiaux en travaillant en filature, dans les mines comme trieuses et employ&#233;es ou au service de familles bourgeoises de la r&#233;gion. Mari&#233;es, elles &#233;taient assign&#233;es aux travaux domestiques. Les compagnies mini&#232;res, puis les Houill&#232;res nationalis&#233;es, encourageaient d'ailleurs cet &#233;tat de fait en ouvrant des &#8216;' centres m&#233;nagers &#8216;' o&#249; les jeunes filles &#233;taient pr&#233;par&#233;es &#224; leur r&#244;le d'&#233;pouse&lt;/i&gt; &#187;. Histoire surtout de permettre &#171; &lt;i&gt;&#224; leur mari de reconstituer plus rapidement leur force de travail au profit d'une meilleure productivit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, poursuivent Andr&#233;, Christian et Bernard Gr&#233;gorcic gu&#232;re dupes des logiques de rentabilit&#233; du patronat minier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pas toujours rose&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parmi les sujets abord&#233;s par ces t&#233;moins n&#233;es dans les ann&#233;es 1940 : l'enfance dans les corons, la vie &#171; &lt;i&gt;en vase clos &lt;/i&gt; &#187;, les vacances &#224; la Napoule, mais aussi la peur accidents du fond du trou, la crainte qu'inspirait le garde des mines ou encore le d&#233;terminisme social qui vouait ces femmes &#224; l'unique fonction d'&#233;pouse et de m&#232;re au d&#233;triment parfois de leur propre aspiration. &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait une honte pour un mineur que sa femme travaille &#224; l'ext&#233;rieur&lt;/i&gt; &#187;, dit l'une d'elle. &#171; &lt;i&gt;Ainsi, ces femmes se levaient d&#232;s 5 heures du matin pour pr&#233;parer le briquet (casse-cro&#251;te) de leur mari, s'occuper de l'&#233;ducation des enfants, de l'entretien de la maison et des lessives qui prenaient une dimension particuli&#232;re avec les &#8216;' bleus de fosse &#8216;' &lt;/i&gt; &#187;, souligne Andr&#233; Gr&#233;gorcic. D'autres &#233;voqueront les traumatismes n&#233;s de l'impitoyable r&#233;pression de la gr&#232;ve de l'automne 1948, la guerre d'Alg&#233;rie ou encore la Guerre froide et ses cons&#233;quences pour les mineurs &#233;trangers. Comme H&#233;l&#232;ne qui se retrouve seule &#224; 20 ans, apr&#232;s l'expulsion de son p&#232;re, militant communiste, en Pologne. Nous sommes en 1952. C'&#233;tait hier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Disponible en DVD&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;400 personnes &#233;taient attendues ce jeudi 1er d&#233;cembre &#224; Bruay pour l'avant-premi&#232;re. Assur&#233;ment, &#171; ce&lt;i&gt; film correspond &#224; une attente&lt;/i&gt; &#187;, se f&#233;licite Andr&#233; Gr&#233;gorcic qui se tient &#224; la disposition des associations et collectivit&#233;s qui souhaiteraient le diffuser. Le DVD est &#233;galement dis- ponible au prix de 24 euros (frais d'envoi compris).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Notre s&#233;lection des films &#224; voir cette semaine </title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/article/notre-selection-des-films-a-voir-cette-semaine-5332</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/article/notre-selection-des-films-a-voir-cette-semaine-5332</guid>
		<dc:date>2022-12-02T12:36:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Le lyc&#233;en &#192; 17 ans, Lucas perd brutalement son p&#232;re. Ce d&#233;c&#232;s provoque un &#233;norme chaos dans la vie du jeune lyc&#233;en et un chagrin indicible qu'il d&#233;cide de vivre aux c&#244;t&#233;s de son fr&#232;re Quentin, jeune artiste qui vit &#224; Paris, un fr&#232;re avec lequel la relation s'&#233;tait distanci&#233;e. Christophe Honor&#233; transpose des &#233;l&#233;ments dramatiques de sa jeunesse dans le monde actuel. Lucas est un jeune homme travers&#233; par des &#233;motions fortes qu'a v&#233;cues le cin&#233;aste, des &#233;motions auxquelles s'ajoutent les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/cinema/" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L113xH150/arton5332-68944.png?1777490530' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le lyc&#233;en&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; 17 ans, Lucas perd brutalement son p&#232;re. Ce d&#233;c&#232;s provoque un &#233;norme chaos dans la vie du jeune lyc&#233;en et un chagrin indicible qu'il d&#233;cide de vivre aux c&#244;t&#233;s de son fr&#232;re Quentin, jeune artiste qui vit &#224; Paris, un fr&#232;re avec lequel la relation s'&#233;tait distanci&#233;e.
Christophe Honor&#233; transpose des &#233;l&#233;ments dramatiques de sa jeunesse dans le monde actuel. Lucas est un jeune homme travers&#233; par des &#233;motions fortes qu'a v&#233;cues le cin&#233;aste, des &#233;motions auxquelles s'ajoutent les probl&#233;matiques d'aujourd'hui parfois difficiles &#224; vivre pour la jeunesse contemporaine. C'est dans ce contexte que Lucas va construire sa personnalit&#233;.
Christophe Honor&#233; a r&#233;alis&#233; &#171; un film hivernal qui garde un c&#244;t&#233; solaire dans le malheur, une l&#233;g&#232;ret&#233; dans le drame intense &#187;. Pour exprimer cette diversit&#233; &#233;motionnelle, le cin&#233;aste s'est entour&#233; d'un trio d'acteurs auquel il a laiss&#233; beaucoup de libert&#233;s, le jeune Paul Kircher dans le r&#244;le de Lucas, Vincent Lacoste dans celui de Quentin et Juliette Binoche dans celui de la m&#232;re. Christophe Honor&#233; s'est donn&#233; le r&#244;le du p&#232;re dans un film &#171; organique &#187; qu'il juge important dans le d&#233;roul&#233; d'une vie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Fumer fait tousser&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_3216 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3216/29e5ebdde99311369d4827fefff69265cfb056cf143c217c3ec967ecfd4a055d/jpg/te_le_chargement.jpg' width='262' height='193' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On peut compter sur le r&#233;alisateur Quentin Dupieux pour surprendre le spectateur. C'est donc avec curiosit&#233; que l'on d&#233;couvre le dernier film du cin&#233;aste &#171; Fumer fait tousser &#187;.&#8232;L'histoire a toutes les apparences d'une histoire d&#233;jant&#233;e sur cinq justiciers, les &#171; Tabac Force &#187;, qui s'acharnent contre une tortue d&#233;moniaque et qui sont contraints de vivre une retraite pour renforcer la coh&#233;sion de leur groupe, une retraite remise en cause quand L&#233;zardin, empereur du Mal, d&#233;cide d'an&#233;antir la plan&#232;te Terre.
Habill&#233;s en super h&#233;ros des ann&#233;es 80, les acteurs tri&#233;s sur le volet participent activement &#224; l'absurdit&#233; de situations d&#233;lirantes qui sont les reflets des probl&#232;mes actuels mais une tenue de super h&#233;ros est-elle la solution magique pour les r&#233;soudre ? Rien n'est moins s&#251;r. La r&#233;alisation de Quentin Dupieux va ainsi au-del&#224; d'une com&#233;die aux simples accents parodiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Torrent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Anne Le Ny a r&#233;uni Jos&#233; Garcia, Andr&#233; Dussollier et la jeune actrice Capucine Valmary dans un film qui a les apparences d'un thriller et qui est de fait une introspection des sentiments dans une famille boulevers&#233;e par la mort accidentelle de l'une de ses membres.
Apr&#232;s une dispute conjugale, Juliette quitte son domicile et fait une chute mortelle. Les soup&#231;ons contre le mari, la collusion affective entre Lison et son p&#232;re, la qu&#234;te d'une explication par le p&#232;re de Juliette cr&#233;ent un doute et un suspens dans une commune des Vosges o&#249; le torrent et ses exc&#232;s alourdissent une atmosph&#232;re familiale pesante.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Annie Col&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le film de Audrey Diwan &#171; l'&#233;v&#233;nement &#187;, c'est la r&#233;alisatrice Blandine Lenoir qui met en lumi&#232;re le combat des femmes pour le droit &#224; l'avortement. Elle choisit de mettre l'accent sur le MLAC, &#171; Mouvement pour la Libert&#233; de l'avortement et de la contraception &#187; dont les luttes en 1974 participent au vote de la loi Veil. L'union de femmes et de certains m&#233;decins est film&#233;e dans le respect des combats historiques que nous transmettent les acteurs et actrices dont Laure Calamy dans le r&#244;le d'Annie, ouvri&#232;re et m&#232;re de deux enfants. Ce sujet du droit &#224; l'avortement reste malheureusement d'actualit&#233; dans de nombreux pays qui l'interdisent ou le suppriment apr&#232;s des ann&#233;es de reconnaissance de la libert&#233; de choix des femmes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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