<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://libertehebdo.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Libert&#233; Hebdo</title>
	<link>https://libertehebdo.fr/</link>
	<description>Libert&#233; Hebdo est un hebdomadaire fran&#231;ais couvrant l'actualit&#233; des Hauts-de-France.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://libertehebdo.fr/spip.php?id_rubrique=103&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Libert&#233; Hebdo</title>
		<url>https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0-deac1.png?1776997482</url>
		<link>https://libertehebdo.fr/</link>
		<height>144</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Il n'y a pas de crise migratoire, mais il y a une crise de notre humanit&#233;</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/il-n-y-a-pas-de-crise-migratoire-mais-il-y-a-une-crise-de-notre-humanite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/il-n-y-a-pas-de-crise-migratoire-mais-il-y-a-une-crise-de-notre-humanite</guid>
		<dc:date>2023-06-23T08:12:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Allienne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le drame qui a co&#251;t&#233; la vie &#224; 650 exil&#233;s, le 14 juin au large des c&#244;tes grecques, est d&#233;crit comme l'un des plus important de la derni&#232;re d&#233;cennie dans toute la M&#233;diterran&#233;e. Le petit bateau de p&#234;che transportait 750 personnes, dont sans doute une centaine d'enfants, qui avaient embarqu&#233; cinq jours plus t&#244;t sur la c&#244;te nord-est de la Libye. Ils &#233;taient syriens, &#233;gyptiens, pakistanais, palestiniens. Ils ont &#233;t&#233; transport&#233;s dans des conditions &#233;pouvantables. &#192; chaque naufrage, &#224; chaque drame, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/" rel="directory"&gt;L'&#233;dito&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le drame qui a co&#251;t&#233; la vie &#224; 650 exil&#233;s, le 14 juin au large des c&#244;tes grecques, est d&#233;crit comme l'un des plus important de la derni&#232;re d&#233;cennie dans toute la M&#233;diterran&#233;e. Le petit bateau de p&#234;che transportait 750 personnes, dont sans doute une centaine d'enfants, qui avaient embarqu&#233; cinq jours plus t&#244;t sur la c&#244;te nord-est de la Libye. Ils &#233;taient syriens, &#233;gyptiens, pakistanais, palestiniens. Ils ont &#233;t&#233; transport&#233;s dans des conditions &#233;pouvantables.
&#192; chaque naufrage, &#224; chaque drame, on entend un concert d'indignations. Nous conservons en t&#234;te l'image du cadavre de cet enfant kurde, en septembre 2015, Aylan Kurdi, retrouv&#233; sur une plage turque. Nous ne pouvons oublier les innombrables t&#233;moignages venant d'Italie, de ces sauveteurs qui laissent glisser les naufrag&#233;s englu&#233;s dans le p&#233;trole, sur l'&#238;le de Lampedusa.
Il y a bien longtemps que la M&#233;diterran&#233;e a perdu son caract&#232;re solaire pour prendre une dimension extr&#234;mement funeste. 27 000 personnes y sont mortes de mani&#232;re horrible depuis 2014. Dans tous les cas, il ne s'agit pas de statistiques. Nous avons affaire &#224; des hommes, des femmes, des enfants qui fuient la guerre, la mis&#232;re et, de plus en plus, les cons&#233;quences du changement climatique. Si l'on veut parler chiffres, il faut comprendre qu'ils ne feront qu'augmenter &#224; l'avenir.
Ce &#224; quoi nous assistons n'est en rien une crise migratoire. C'est une crise d'humanit&#233;. De notre humanit&#233;. Ce processus migratoire contemporain n'est pas un chapitre de plus dans l'histoire des migrations que l'Europe conna&#238;t depuis toujours. C'est un ph&#233;nom&#232;ne in&#233;dit en cela qu'il concerne une masse de personnes migrantes qui ne se sont pas inscrits dans une trajectoire sereinement calcul&#233;e. Mais ces exil&#233;s par obligation sont d'abord des individus qu'il importe d'identifier (on le fait depuis quelques ann&#233;es seulement) pour leur donner un nom, un visage, une histoire.
On n'accueille pas une masse de gens, on accueille des personnes, des individus, des &#234;tres humains. C'est ce que les pays riches ne peuvent comprendre, c'est ce que l'Europe ne peut comprendre. Les personnes exil&#233;es sont accueillies dans les 46 pays les plus pauvres ! Qu'en est-il chez nous ? Les refoulements d'embarcations transportant des r&#233;fugi&#233;s (comme cela se passe en Gr&#232;ce), les politiques r&#233;pressives telles que l'Europe les d&#233;veloppe vont &#224; contre sens de la r&#233;alit&#233;. &#8220;Personne ne peut croire qu'on arr&#234;tera l'immigration, a fortiori avec le d&#233;r&#232;glement climatique&#8221;, cette affirmation de Ian Brossat, adjoint communiste &#224; la mairie de Paris, tombe sous le sens. Mais cela veut dire qu'il nous faut accueillir dignement ces personnes, leur offrir des places d'h&#233;bergement en nombre et en qualit&#233; suffisants, favoriser ensuite leur parcours dans leur pays d'accueil. Cela ne suffit pas. Il faut aussi &#339;uvrer pour que ne soit plus emp&#234;ch&#233; le d&#233;veloppement des pays d'o&#249; fuient les r&#233;fugi&#233;s &#224; force d'accords commerciaux qui ne favorisent que les pays riches.
En aucun cas, la peur d'une mont&#233;e du populisme et des extr&#234;mes droites ne peut freiner notre humanit&#233;. Les faits, en Europe, montrent que l'argument est faux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les beaux jours du sexisme en entreprise</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/les-beaux-jours-du-sexisme-en-entreprise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/les-beaux-jours-du-sexisme-en-entreprise</guid>
		<dc:date>2023-06-16T08:43:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Allienne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Code du travail, dans son article L1142-2, est clair : &#171; Nul ne doit subir d'agissement sexiste, d&#233;fini comme tout agissement li&#233; au sexe d'une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte &#224; sa dignit&#233; ou de cr&#233;er un environnement intimidant, hostile, d&#233;gradant, humiliant ou offensant. &#187; Cela ne se v&#233;rifie pourtant pas dans les faits. C'est ce que r&#233;v&#232;le le barom&#232;tre StOpE 2023 cr&#233;&#233; il y a tout juste deux ans. Cette &#233;tude nous apprend que le sexisme au travail ne faiblit (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/" rel="directory"&gt;L'&#233;dito&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Code du travail, dans son article L1142-2, est clair : &#171; Nul ne doit subir d'agissement sexiste, d&#233;fini comme tout agissement li&#233; au sexe d'une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte &#224; sa dignit&#233; ou de cr&#233;er un environnement intimidant, hostile, d&#233;gradant, humiliant ou offensant. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne se v&#233;rifie pourtant pas dans les faits. C'est ce que r&#233;v&#232;le le barom&#232;tre StOpE 2023 cr&#233;&#233; il y a tout juste deux ans. Cette &#233;tude nous apprend que le sexisme au travail ne faiblit pas. Secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du Conseil sup&#233;rieur de l'&#233;galit&#233; professionnelle, Brigitte Gr&#233;sy parle de &#171; sexisme ordinaire &#187;, celui qui ne se voit pas, ou tr&#232;s peu, mais que subissent de nombreuses salari&#233;es. Malgr&#233; la l&#233;gislation et la nouvelle d&#233;finition du harc&#232;lement sexuel, les femmes qui sont confront&#233;es &#224; des attitudes ou &#224; des d&#233;cisions sexistes dans leur entreprise ont beaucoup de mal &#224; le d&#233;noncer par crainte des cons&#233;quences. Porter plainte est d'autant plus difficile. R&#233;sultat, la loi a du mal &#224; s'appliquer et la jurisprudence est quasi inexistante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la derni&#232;re analyse de ce barom&#232;tre, plus de 80 % des femmes interrog&#233;es (dans un panel de 200 entreprises) ont ressenti un ph&#233;nom&#232;ne de sexisme. 90 % d'entre elles estiment que cela a un impact sur leur confiance en elles et en leurs comp&#233;tences. Ces comportements peuvent se manifester avec les vieilles blagues sur les blondes, les compliments appuy&#233;s sur les tenues vestimentaires, les plaisanteries li&#233;es au management en signifiant aux femmes qu'elles n'ont pas les &#233;paules pour diriger, la maternit&#233; qui serait un frein pour le travail et l'avancement professionnel, les incivilit&#233;s en r&#233;union, les injonctions, etc. Sans compter les in&#233;galit&#233;s salariales dont sont victimes de nombreuses femmes. Du &#171; sexisme ordinaire &#187; et du harc&#232;lement moral, cela peut aller jusqu'au harc&#232;lement sexuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pis encore, si le sexisme en entreprise est de plus en plus reconnu par les hommes, cela n'emp&#234;che la petite musique selon laquelle &#171; c'est de l'humour, on ne peut plus rien dire &#187;. &#192; l'inverse, et toujours selon Brigitte Gr&#233;sy, le sexisme &#224; l'encontre des hommes, s'il est bien r&#233;el, ne peut &#234;tre comparable &#224; celui qui atteint les femmes et pour qui les cons&#233;quences sur le bien-&#234;tre sont bien plus d&#233;sastreuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble en tout &#233;tat de cause bien difficile de lutter efficacement contre cette id&#233;ologie de domination. L'employeur a pour obligation de veiller &#224; emp&#234;cher et &#224; sanctionner les comportements sexistes. Il pourra, peut-&#234;tre, &#234;tre &#233;paul&#233; par le Haut Conseil &#224; l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes. Celui-ci propose en effet de rendre obligatoires les formations contre le sexisme par les employeurs. Ce ne serait pas un luxe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le d&#233;ni d&#233;mocratique du gouvernement appelle &#224; des contre-feux et &#224; un maintien de la mobilisation</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/le-deni-democratique-du-gouvernement-appelle-a-des-contre-feux-et-a-un-maintien</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/le-deni-democratique-du-gouvernement-appelle-a-des-contre-feux-et-a-un-maintien</guid>
		<dc:date>2023-06-09T10:19:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Allienne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec la d&#233;cision de Ya&#235;l Braun-Pivet, la pr&#233;sidente de l'Assembl&#233;e nationale, d'emp&#234;cher l'examen de la mesure d'abrogation du report de l'&#226;ge de la retraite &#224; 64 ans, un nouveau pas a &#233;t&#233; franchi. Alors que la majorit&#233; des Fran&#231;aises et des Fran&#231;ais, oppos&#233;s &#224; la r&#233;forme des retraites gardaient espoir dans la s&#233;ance de ce jeudi 8 juin et l'&#233;tude de la proposition de loi du groupe Liot, c'est un nouveau coup de force qu'on leur inflige, &#224; eux et &#224; leurs repr&#233;sentants &#233;lus. Permettre ce vote, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/" rel="directory"&gt;L'&#233;dito&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec la d&#233;cision de Ya&#235;l Braun-Pivet, la pr&#233;sidente de l'Assembl&#233;e nationale, d'emp&#234;cher l'examen de la mesure d'abrogation du report de l'&#226;ge de la retraite &#224; 64 ans, un nouveau pas a &#233;t&#233; franchi. Alors que la majorit&#233; des Fran&#231;aises et des Fran&#231;ais, oppos&#233;s &#224; la r&#233;forme des retraites gardaient espoir dans la s&#233;ance de ce jeudi 8 juin et l'&#233;tude de la proposition de loi du groupe Liot, c'est un nouveau coup de force qu'on leur inflige, &#224; eux et &#224; leurs repr&#233;sentants &#233;lus. Permettre ce vote, m&#234;me s'il aurait &#233;t&#233; symbolique, aurait au moins permis d'att&#233;nuer le traumatisme caus&#233; par l'utilisation de l'article 49.3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident du groupe Liot &#224; l'Assembl&#233;e nationale, Bertrand Pancher, estime que Ya&#235;l Braun-Pivet &#8220;a c&#233;d&#233; &#224; toutes les pressions. Apr&#232;s la crise sociale que nous sommes en train de vivre sur les retraites, apr&#232;s la crise politique, nous vivons une crise institutionnelle&#8221;. Cette crise existe, de fait, depuis la bataille sur les retraites et la mani&#232;re dont les d&#233;put&#233;s ont &#233;t&#233; priv&#233;s de d&#233;bat et de vote. Mais pour le coup, et c'est ce que reproche Bertrand Pancher comme les d&#233;put&#233;s de la Nupes, on aurait pu croire que la pr&#233;sidente de l'Assembl&#233;e nationale aurait respect&#233; et d&#233;fendu son institution. C'est bien elle qui, apr&#232;s tout, avait r&#233;dig&#233; un plaidoyer pour un parlement renforc&#233;. Comment peut-elle alors brandir l'article 40 pour d&#233;clarer irrecevable la proposition d'abrogation ? Par loyaut&#233; au pr&#233;sident Macron, diront les uns. En c&#233;dant &#224; l'&#201;lys&#233;e, r&#233;pondront les autres. Quoi qu'il en soit, ce nouveau coup de force &#233;crase le principe de la s&#233;paration des pouvoirs entre ex&#233;cutif et l&#233;gislatif. Il s'en prend violemment aux fondements de notre d&#233;mocratie. Nous voil&#224; bien loin de la volont&#233; d'apaisement pr&#233;tendument voulue par le gouvernement et pour laquelle la. Premi&#232;re ministre devait mettre &#224; profit les 100 jours fix&#233;s par Emmanuel Macron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste maintenant &#224; savoir comment les syndicats vont r&#233;agir &#224; la mise en &#339;uvre de la r&#233;forme des retraites. Depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, nous avons assist&#233; &#224; une mobilisation exceptionnelle derri&#232;re une intersyndicale qui n'a pr&#233;sent&#233; aucune faille. Il est n&#233;cessaire que cette union perdure, quelle qu'en soit la forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maintien de la mobilisation demeure de toute fa&#231;on indispensable contre les nouvelles lois et mesures que prend la gouvernement : loi travail et conditionnalit&#233; du RSA, assurance-ch&#244;mage, partage des valeurs, immigration, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il importe enfin de voir quel contre-feu il convient d'opposer &#224; l'antiparlementarisme auquel les man&#339;uvres gouvernementales conduisent. Parmi les pistes que peut ouvrir la crise : militer pour la pratique de r&#233;f&#233;rendums populaires, appeler les citoyens &#224; s'exprimer au travers de p&#233;titions nationales, rendre la parole au peuple et, bien-s&#251;r, appeler au respect de la d&#233;mocratie repr&#233;sentative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#8220;C'est un dur m&#233;tier que l'exil, bien dur&#8221;</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/c-est-un-dur-metier-que-l-exil-bien-dur</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/c-est-un-dur-metier-que-l-exil-bien-dur</guid>
		<dc:date>2023-06-02T08:45:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Allienne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tandis que le gouvernement et sa majorit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale man&#339;uvrent honteusement pour emp&#234;cher que la proposition de loi d&#233;pos&#233;e par le groupe Liot (abrogation de la r&#233;forme des retraites) aboutisse, voil&#224; que revient le d&#233;bat autour de l'immigration. Apr&#232;s le texte que d&#233;fend le ministre de l'Int&#233;rieur G&#233;rald Darmanin, on assiste &#224; un duel entre Renaissance et Les R&#233;publicains. Pour LR (qui sur ce point au moins se distingue de moins en moins du Rassemblement national), il n'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/" rel="directory"&gt;L'&#233;dito&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tandis que le gouvernement et sa majorit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale man&#339;uvrent honteusement pour emp&#234;cher que la proposition de loi d&#233;pos&#233;e par le groupe Liot (abrogation de la r&#233;forme des retraites) aboutisse, voil&#224; que revient le d&#233;bat autour de l'immigration. Apr&#232;s le texte que d&#233;fend le ministre de l'Int&#233;rieur G&#233;rald Darmanin, on assiste &#224; un duel entre Renaissance et Les R&#233;publicains. Pour LR (qui sur ce point au moins se distingue de moins en moins du Rassemblement national), il n'est pas question de r&#233;gulariser les personnes dans les m&#233;tiers en tension. M&#234;me si l'on fait mine de d&#233;couvrir qu'ils sont indispensables. Il parle assimilation, interdiction du regroupement familial, r&#233;duction de l'Aide m&#233;dicale pour les &#233;trangers, durcissement de l'obligation de quitter le territoire pour les d&#233;bout&#233;s du droit d'asile, r&#233;tablissement d&#233;finitif de la double peine, modification de la Constitution et d&#233;rogation au droit europ&#233;en. Les LR veulent revoir les conditions du droit d'asile. En face, le ministre du Travail Olivier Dussopt passe pour un exemple d'humanisme en affirmant, la main sur le c&#339;ur, qu'il ne sait pas ce qu'il faut entendre par &#171; assimilation &#187;, qu'il faut comprendre qu'il est parfois difficile (au hasard, dans un pays en guerre ...) de d&#233;poser un dossier de demande d'asile pour la France quand les ambassades sont ferm&#233;es.
Au bout du compte, ce d&#233;bat ressemble de plus en plus &#224; de l'enfumage et &#224; de la diversion. On sait tr&#232;s bien que les m&#233;canismes d'int&#233;gration sont gripp&#233;s et que les d&#233;s du d&#233;bat sont fauss&#233;s. Un r&#233;cent sondage r&#233;alis&#233; par Elabe montre qu'un Fran&#231;ais sur deux estime qu'il y a trop d'immigr&#233;s en France mais seulement 10 % estiment correctement leur nombre. Et la droite plonge joyeusement dans les fausses estimations tandis que les macronistes se disent &#171; ouverts au d&#233;bat &#187;.
Pourquoi au juste faut-il une &#233;ni&#232;me loi ? Nous en comptons une trentaine ces quarante derni&#232;res ann&#233;es. Chaque gouvernement veut contr&#244;ler mieux les flux migratoires et pr&#233;tend mieux int&#233;grer les &#171; &#233;trangers &#187; Voil&#224; que le travail deviendrait la panac&#233;e.
Il y a eu l'an dernier 140 000 demandes d'asile sur le territoire fran&#231;ais. Ce n'est rien par rapport &#224; la population de notre pays. Pourquoi continuer &#224; laisser les personnes qui s'exilent dans l'incertitude pendant des mois, voire des ann&#233;es ? Pourquoi ne pas simplement donner les moyens &#224; l'Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et des apatrides (Ofpra) et &#224; la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) de mieux travailler ?
Dans l'id&#233;al, il faudrait tendre vers la r&#233;gularisation globale des personnes qui choisissent de s'exiler chez nous. Il faudrait aussi apprendre &#224; les conna&#238;tre, &#224; conna&#238;tre leur r&#233;alit&#233;, &#224; appr&#233;cier les apports positifs de l'immigration. &#171; C'est un dur m&#233;tier que l'exil, bien dur &#187;. En &#233;crivant ces lignes, le po&#232;te turc Nazim Hikmet rappelait cette r&#233;alit&#233; : l'exil est une condition qui s'exp&#233;rimente sur l'individu dans tous ses aspects du quotidien. On ne s'arrache jamais &#224; ses racines par plaisir. Les tenants d'un faux d&#233;bat gagneraient &#224; le savoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand le vocabulaire pr&#233;sidentiel ouvre la voie &#224; l'extr&#234;me droite</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/quand-le-vocabulaire-presidentiel-ouvre-la-voie-a-l-extreme-droite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/quand-le-vocabulaire-presidentiel-ouvre-la-voie-a-l-extreme-droite</guid>
		<dc:date>2023-05-26T08:27:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Allienne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;On se souvient de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Int&#233;rieur de Jacques Chirac, puis pr&#233;sident de la R&#233;publique, qui voulait une loi r&#233;pressive pour chaque fait divers m&#233;diatis&#233;. Cette posture a montr&#233; son inefficacit&#233;. Avec Emmanuel Macron, un nouveau pas est franchi. Sa d&#233;nonciation de la violence le m&#232;ne, nous m&#232;ne, dans les bras de l'extr&#234;me droite. Apr&#232;s l'agression, inexcusable, contre le chocolatier ami&#233;nois Jean-Baptiste Trogneux, le pr&#233;sident y est all&#233; de sa diatribe. On le comprend. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/" rel="directory"&gt;L'&#233;dito&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On se souvient de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Int&#233;rieur de Jacques Chirac, puis pr&#233;sident de la R&#233;publique, qui voulait une loi r&#233;pressive pour chaque fait divers m&#233;diatis&#233;. Cette posture a montr&#233; son inefficacit&#233;.
Avec Emmanuel Macron, un nouveau pas est franchi. Sa d&#233;nonciation de la violence le m&#232;ne, nous m&#232;ne, dans les bras de l'extr&#234;me droite. Apr&#232;s l'agression, inexcusable, contre le chocolatier ami&#233;nois Jean-Baptiste Trogneux, le pr&#233;sident y est all&#233; de sa diatribe. On le comprend. Mais il mord largement sur la ligne jaune lorsque, en conseil des ministres, il l&#226;che le mot &#8220;d&#233;civilisation&#8221; &#224; propos de la mort d'une infirmi&#232;re au CHU de Reims, Car&#232;ne Mazino, et la mort de trois policiers &#224; Roubaix. &#201;voquant l'agresseur de l'infirmi&#232;re et le conducteur qui conduisait en &#233;tat d'ivresse et sous l'emprise de stup&#233;fiants, il per&#231;oit une &#8220;forme de d&#233;civilisation&#8221; et un processus contre lequel &#8220;il faut lutter en profondeur&#8221;.
Pourquoi avoir recours &#224; un vocabulaire fr&#233;quemment utilis&#233; par la droite et l'extr&#234;me droite ? Le pr&#233;sident LR de l'Association des maires de France, David Lisnard parle de &#8220;d&#233;civilisation&#8221; depuis un an. Le s&#233;nateur LR Bruno Retailleau &#233;voque une France qui &#8220;est en train de s'ensauvager avec un ph&#233;nom&#232;ne de d&#233;civilisation&#8221;. La journaliste Gabrielle Cluzel, du site d'extr&#234;me droite &#171; Boulevard Voltaire &#187; y va aussi de ces mots choisis.
Peu importe en r&#233;alit&#233; de savoir si la &#8220;d&#233;civilisation&#8221; fa&#231;on Macron emprunte au th&#233;oricien du &#8220;grand remplacement&#8221; Renaud Camus ou au sociologue allemand Norbert Elias. Le premier s'attaque &#224; la &#8220;d&#233;mocratisation&#8221; de la culture qui, pour le coup, ne serait plus &#8220;h&#233;r&#233;ditaire&#8221;. En clair, &#8220;l'&#233;tranger&#8221; est un danger pour notre identit&#233;. &#201;ric Zemmour et son obsession de civilisation chr&#233;tienne ne dit pas autre chose.
Il en va autrement pour Norbert Elias qui, dans La Civilisation des m&#339;urs paru en 1939, s'inqui&#233;tait du retour de la violence dans la soci&#233;t&#233; allemande des ann&#233;es 30. Il oppose l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; et la pacification des m&#339;urs &#8211; la civilisation &#8211; &#224; l'abandon de la ma&#238;trise de soi et de l'autodiscipline &#8211; la d&#233;civilisation.
Pr&#233;cis&#233;ment, ces actes que l'on ne peut que condamner, ne peuvent trouver une quelconque solution dans une rh&#233;torique pr&#233;sidentielle qui fait la cour &#224; l'extr&#234;me droite. Car si l'on veut croire qu'Emmanuel Macron pensait, dans sa sortie, aux travaux d'Elias, c'est bien aux id&#233;es naus&#233;abondes qui se d&#233;veloppent auxquelles il nous renvoie. L'agression du local du parti communiste, &#224; Boulogne-sur-mer, dans la nuit du 23 au 24 mai, prouve encore que l'extr&#234;me droite est de plus en plus d&#233;complex&#233;e. Nous pr&#233;f&#233;rerions entendre parler d'un renforcement des services publics (&#233;cole, h&#244;pital...), d'un accompagnement des collectivit&#233;s territoriales et des &#233;lus locaux, d'une d&#233;fense r&#233;elle de notre d&#233;mocratie. Ce n'est &#233;videmment pas la voie choisie par l'&#201;lys&#233;e et Matignon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La violence n'a pas sa place en d&#233;mocratie. Et pourtant...</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/la-violence-n-a-pas-sa-place-en-democratie-et-pourtant</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/la-violence-n-a-pas-sa-place-en-democratie-et-pourtant</guid>
		<dc:date>2023-05-19T09:12:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Allienne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;agissant apr&#232;s l'agression de Jean-Baptiste Trogneux, le petit-neveu de Brigitte Macron, le pr&#233;sident de la R&#233;publique a fermement d&#233;clar&#233; : &#171; La violence n'a pas place en d&#233;mocratie, quelle qu'elle soit et en particulier dans la n&#244;tre. &#187; Comme il a raison ! On se demande alors pourquoi lui et son &#233;quipe n'appliquent pas ce principe. Car en mati&#232;re de violence, ils sont ma&#238;tres. Les exemples abondent tant que nous ne pouvons en dresser une liste exhaustive dans ces colonnes. Relevons (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/" rel="directory"&gt;L'&#233;dito&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;agissant apr&#232;s l'agression de Jean-Baptiste Trogneux, le petit-neveu de Brigitte Macron, le pr&#233;sident de la R&#233;publique a fermement d&#233;clar&#233; : &#171; La violence n'a pas place en d&#233;mocratie, quelle qu'elle soit et en particulier dans la n&#244;tre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il a raison ! On se demande alors pourquoi lui et son &#233;quipe n'appliquent pas ce principe. Car en mati&#232;re de violence, ils sont ma&#238;tres. Les exemples abondent tant que nous ne pouvons en dresser une liste exhaustive dans ces colonnes. Relevons juste quelques cas sur ces derniers jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repr&#233;sentants syndicaux qui ont &#233;t&#233; re&#231;us par la Premi&#232;re ministre &#201;lisabeth Borne l'ont tous ressenti. Derri&#232;re la cheffe du gouvernement planait l'ombre jupit&#233;rienne du pr&#233;sident. Une ombre ? Non, une pression emp&#234;chant toute discussion, toute n&#233;gociation, toute v&#233;ritable &#233;coute. Que ce soit sur le travail, que ce soit sur la proposition de loi que va d&#233;poser le groupe Libert&#233;s, Ind&#233;pendants, Outre-mer et Territoires (LIOT) et contre laquelle le gouvernement n'a de cesse de mener des mesures dilatoires. Sans surprise, la violence contre la d&#233;mocratie sociale se poursuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allons sur le terrain des luttes sociales. Mardi matin, 16 mai, les militants venus soutenir les gr&#233;vistes de Vertbaudet, &#224; Marquette-lez-Lille, et les journalistes ont tous &#233;t&#233; &#233;bahis d'&#234;tre tenus &#224; l'&#233;cart pendant que la police &#233;vacuait le piquet de gr&#232;ve. La veille, deux syndicalistes CGT avaient &#233;t&#233; interpell&#233;s et plac&#233;s en garde &#224; vue. L'un d'eux a d'abord &#233;t&#233; violemment plaqu&#233; au sol. Durant l'op&#233;ration polici&#232;re, une syndicaliste a &#233;t&#233; immobilis&#233;e par une cl&#233; d'&#233;tranglemement et tra&#238;n&#233;e la t&#234;te en arri&#232;re. Elle a &#233;t&#233; hospitalis&#233;e. Le lendemain, un d&#233;l&#233;gu&#233; de Vertbaudet a &#233;t&#233; embarqu&#233; devant chez lui par des individus indiscrimin&#233;s, avant d'&#234;tre projet&#233; sur sa voiture devant son enfant. La violence polici&#232;re est au service du refus de dialogue social du patronat. L'&#201;tat est au service de ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 12 mai. Le pr&#233;sident se rend &#224; Dunkerque pour illustrer sa politique de r&#233;industrialisation de la France. La ville est bloqu&#233;e pour prot&#233;ger les oreilles pr&#233;sidentielles du son des casseroles. &#192; quelques kilom&#232;tres, &#224; Leffrinckoucke, et &#224; Trith-Saint-L&#233;ger (dans l'agglo de Valenciennes), les salari&#233;s de Valdunes viennent d'apprendre le retrait de l'industriel chinois MA Steel. Que vont-ils devenir ? La violence &#233;conomique contrarie les promesses de r&#233;industrialisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allons plus loin. &#192; Mayotte o&#249; le ministre de l'Int&#233;rieur G&#233;rald Darmanin a promis des mesures spectaculaires contre les personnes sans papiers. Le 24 avril, il avait &#233;t&#233; agac&#233; apr&#232;s la suspension de la d&#233;molition d'un bidonville. Qu'il se rassure, elle est annul&#233;e. L'op&#233;ration dite Wuambushu peut reprendre d&#232;s ce 22 mai. Sur place, 170 membres de la communaut&#233; m&#233;dicale alertent sur les risques sanitaires de ces &#233;vacuations sur l'ensemble de la population. D'autres, en revanche soutiennent G&#233;rald Darmanin, oublient le serment d'Hippocrate et bloquent l'acc&#232;s aux dispensaires pour les personnes &#233;vacu&#233;es. Violence d'&#201;tat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'obstacle &#224; la d&#233;mocratie et au bon fonctionnement de nos institutions s'appelle Emmanuel Macron</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/l-obstacle-a-la-democratie-et-au-bon-fonctionnement-de-nos-institutions-s</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/l-obstacle-a-la-democratie-et-au-bon-fonctionnement-de-nos-institutions-s</guid>
		<dc:date>2023-05-12T08:23:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Allienne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'opposition de gauche et l'intersyndicale montrent clairement que la bataille contre la r&#233;forme des retraites n'est pas termin&#233;e. La crise d&#233;mocratique qui s'est r&#233;v&#233;l&#233;e derri&#232;re ce combat s'av&#232;re particuli&#232;rement grave. Il est temps de r&#233;former les institutions, voire m&#234;me de passer &#224; une VIe R&#233;publique qui redonne la parole au peuple et qui en finisse avec le syst&#232;me pr&#233;sidentiel actuel. Les Fran&#231;ais ont bien vu, &#224; cause de l'ent&#234;tement d'Emmanuel Macron, les angles morts de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/" rel="directory"&gt;L'&#233;dito&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'opposition de gauche et l'intersyndicale montrent clairement que la bataille contre la r&#233;forme des retraites n'est pas termin&#233;e. La crise d&#233;mocratique qui s'est r&#233;v&#233;l&#233;e derri&#232;re ce combat s'av&#232;re particuli&#232;rement grave. Il est temps de r&#233;former les institutions, voire m&#234;me de passer &#224; une VIe R&#233;publique qui redonne la parole au peuple et qui en finisse avec le syst&#232;me pr&#233;sidentiel actuel. Les Fran&#231;ais ont bien vu, &#224; cause de l'ent&#234;tement d'Emmanuel Macron, les angles morts de la Constitution. Ils ont d&#233;couvert &#224; quel point elle pouvait &#234;tre d&#233;tourn&#233;e au service d'un gouvernement autoritaire et ainsi emp&#234;cher le Parlement de s'exprimer. Le rendez-vous du 8 juin, &#224; l'Assembl&#233;e nationale, sera d&#233;terminant pour les d&#233;put&#233;s qui sont oppos&#233;s &#224; la r&#233;forme. On sait que leur nombre va bien au-del&#224; des &#233;lus de la Nupes. Le d&#233;put&#233; communiste du Nord Fabien Roussel a raison de faire appel &#224; ces &#233;lus qui avaient demand&#233; la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum d'initiative partag&#233;e et de leur proposer de se battre de mani&#232;re unitaire avec l'intersyndicale. Il a raison &#233;galement de souhaiter la cr&#233;ation d'un &#171; Front populaire &#187; qui r&#233;unisse toutes les forces progressistes contre la droite et l'extr&#234;me droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sondage que vient de r&#233;aliser l'institut YouGov pour le compte du quotidien HuffPost souligne que 64 % des Fran&#231;ais se disent favorables &#224; une r&#233;forme des institutions. M&#234;me de nombreux sympathisants du parti Renaissance d'Emmanuel Macron (45 %) souhaitent la m&#234;me chose. &#192; cela s'ajoute la crainte des &#171; casserolades &#187; qui pousse jusqu'au ridicule lorsque l'on voit le ministre de l'Int&#233;rieur faire croire qu'il annule une visite dans une petite commune du Nord pour, finalement, y aller en catimini (voir p. 20).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble d&#233;sormais que le fer soit suffisamment chaud pour changer de R&#233;publique et mettre un terme au m&#233;pris et &#224; l'humiliation inflig&#233;s au Parlement et &#224; la d&#233;mocratie sociale. C'est que l'enfoncement du pr&#233;sident Macron dans l'autoritarisme et la mise &#224; mal de la d&#233;mocratie ne date pas d'hier. Il s'est mis au travail d&#232;s le d&#233;but de son premier mandat lorsqu'il a pris les syndicats de cours en imposant ses premi&#232;res r&#233;formes. C'est aussi &#224; cette &#233;poque qu'il a annonc&#233; sa volont&#233; de r&#233;former les institutions et notamment le Parlement en pr&#233;tendant vouloir rendre le travail des parlementaires &#171; plus efficace et plus fluide &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son programme &#233;tait clair : suppression d'un tiers des d&#233;put&#233;s, r&#233;duction du temps l&#233;gislatif, utilisation de la proc&#233;dure acc&#233;l&#233;r&#233;e pour examiner les lois, interdiction de pr&#233;senter &#224; l'Assembl&#233;e des amendements rejet&#233;s en commission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans aucun doute, le principal obstacle au bon fonctionnement de la d&#233;mocratie et de nos institutions se nomme Emmanuel Macron.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Apr&#232;s le refus d'un r&#233;f&#233;rendum, la balle est dans le camp des parlementaires</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/apres-le-refus-d-un-referendum-la-balle-est-dans-le-camp-des-parlementaires</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/apres-le-refus-d-un-referendum-la-balle-est-dans-le-camp-des-parlementaires</guid>
		<dc:date>2023-05-05T09:42:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Allienne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#201;videmment, la d&#233;cision du Conseil constitutionnel de ne pas valider la demande de r&#233;f&#233;rendum d'initiative partag&#233;e n'est pas une surprise. Ces derniers jours, plus grand monde n'y croyait. Pour autant, les organisations syndicales r&#233;affirment leur volont&#233; de ne pas rel&#226;cher la pression et de poursuivre leur action dans l'unit&#233;. La prochaine mobilisation, le 6 juin, servira encore &#224; montrer leur d&#233;termination, ainsi que celle des repr&#233;sentants politiques oppos&#233;s &#224; la r&#233;forme, et leur d&#233;sir (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/" rel="directory"&gt;L'&#233;dito&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;videmment, la d&#233;cision du Conseil constitutionnel de ne pas valider la demande de r&#233;f&#233;rendum d'initiative partag&#233;e n'est pas une surprise. Ces derniers jours, plus grand monde n'y croyait. Pour autant, les organisations syndicales r&#233;affirment leur volont&#233; de ne pas rel&#226;cher la pression et de poursuivre leur action dans l'unit&#233;. La prochaine mobilisation, le 6 juin, servira encore &#224; montrer leur d&#233;termination, ainsi que celle des repr&#233;sentants politiques oppos&#233;s &#224; la r&#233;forme, et leur d&#233;sir de voir aboutir la proposition de loi, pr&#233;sent&#233;e deux jours plus tard, par le groupe Liot.
Il leur faudra aller plus loin et l&#224; aussi, rien ne semble entamer leur exigence de retrait de cette r&#233;forme. De leur c&#244;t&#233;, les parlementaires qui seront interpell&#233;s annoncent d&#233;j&#224;, au moins dans les rangs de la Nupes, qu'ils seront tr&#232;s attentifs &#224; leurs demandes.
C'est &#233;minemment important. Car derri&#232;re la mani&#232;re dont le pr&#233;sident Macron impose son texte, il faut comprendre pourquoi il parvient ainsi &#224; se placer frontalement face &#224; l'unanimit&#233; des syndicats, face &#224; une immense majorit&#233; de Fran&#231;ais qui refusent que l'on touche au d&#233;part en retraite au-del&#224; de 62 ans, et qui insistent sur la p&#233;nibilit&#233; au travail, la difficult&#233; d'emploi pour les seniors, etc.
Dans ces conditions, comment Emmanuel Macron et le gouvernement vont-ils &#234;tre en mesure de persister dans leur conduite &#224; sens unique, sans entendre la rue ?
Le caract&#232;re anti-d&#233;mocratique de la Ve R&#233;publique et son inadaptation &#224; la soci&#233;t&#233; actuelle ne font plus de doute. Le m&#233;pris et la violence ne peuvent continuer &#224; servir ainsi le pouvoir. Les autres r&#233;formes annonc&#233;es, comme le RSA nouvelle formule, la loi travail, la poursuite de la casse des services publics, la loi asile et immigration, seront impos&#233;es de la m&#234;me fa&#231;on. Tout cela sur fond d'ub&#233;risation de la soci&#233;t&#233;, de pr&#233;carisation, d'attaque contre les garanties sociales.
Les parlementaires ont vu comment l'on peut se passer d'eux. Ils sont un maillon essentiel pour faire bouger les choses. Ce sera tout l'enjeu du 8 juin, dans l'h&#233;micycle de l'Assembl&#233;e nationale.
Contrairement &#224; cette petite musique que diffusent les m&#233;dias dominants, le Rassemblement national ne saurait &#234;tre une alternative au pr&#233;sident des riches. Le parti de Marine Le Pen, en d&#233;pit de ce qu'il essaie de faire croire, n'est jamais du c&#244;t&#233; des travailleurs. Dans le processus de la lutte des classes, il se range toujours du c&#244;t&#233; du capitalisme. Il n'est pas un parti d'opposition mais un parti de rechange au lib&#233;ralisme macronien. Si les capitalistes pr&#233;f&#232;rent Macron au pouvoir, ils n'h&#233;siteront pas &#224; choisir l'option RN s'ils se sentent en ins&#233;curit&#233;, si la p&#233;riode est trop instable.
Pourtant, l'espoir est grand de trouver une porte de sortie &#224; la situation actuelle. Le mouvement social engag&#233; au d&#233;but de cette ann&#233;e, et alors que le pouvoir croyait les Gilets jaunes disparus, montre que la lutte des classes ne fait pas partie du pass&#233;. Elle s'est renforc&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Derni&#232;re digue &#224; Mayotte</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/derniere-digue-a-mayotte</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/derniere-digue-a-mayotte</guid>
		<dc:date>2023-05-01T12:46:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Allienne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Nous revenons dans ce num&#233;ro de Libert&#233; Hebdo sur la crise d&#233;mocratique dans laquelle notre pays est entr&#233;, avec ses d&#233;rives s&#233;curitaire et violentes. Une fois n'est pas coutume, citons un bourgeois lib&#233;ral du XIXe si&#232;cle. Fran&#231;ois Guizot disait qu'on ne gouverne pas avec des pr&#233;fets et des policiers. Apparemment, le lib&#233;ral du XXIe si&#232;cle Emmanuel Macron et son ministre de l'Int&#233;rieur, G&#233;rard Darmanin, n'ont pas compris la le&#231;on. La s&#233;quence du passage en force de la r&#233;forme des retraites (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/" rel="directory"&gt;L'&#233;dito&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous revenons dans ce num&#233;ro de Libert&#233; Hebdo sur la crise d&#233;mocratique dans laquelle notre pays est entr&#233;, avec ses d&#233;rives s&#233;curitaire et violentes. Une fois n'est pas coutume, citons un bourgeois lib&#233;ral du XIXe si&#232;cle. Fran&#231;ois Guizot disait qu'on ne gouverne pas avec des pr&#233;fets et des policiers. Apparemment, le lib&#233;ral du XXIe si&#232;cle Emmanuel Macron et son ministre de l'Int&#233;rieur, G&#233;rard Darmanin, n'ont pas compris la le&#231;on. La s&#233;quence du passage en force de la r&#233;forme des retraites l'a clairement d&#233;montr&#233; et la m&#233;thode employ&#233;e continue sur sa lanc&#233;e. Les prochaines r&#233;formes annonc&#233;es ce 26 avril par la Premi&#232;re ministre le confirment encore.
Mais la crise d&#233;mocratique et la violence d'&#201;tat ne s'arr&#234;tent pas &#224; l'Hexagone. Elles trouvent un terrain d'application sans pareil &#224; Mayotte. G&#233;rald Darmanin, lui encore, a lanc&#233; lundi dernier une op&#233;ration de destruction des bidonvilles qui accompagne l'expulsion vers les Comores des personnes en situation irr&#233;guli&#232;re. Et il a subit deux revers qu'il n'a pas vu venir. La justice, saisie par un collectif d'avocats agissant pour les habitants, a ordonn&#233; au pr&#233;fet Thierry Suquet de cesser l'op&#233;ration d'&#233;vacuation et de d&#233;molition d'un bidonville. Cette op&#233;ration s'av&#233;rait dangereuse pour une partie des occupants non concern&#233;e par la d&#233;molition. Elle &#233;tait irr&#233;guli&#232;re selon le tribunal de Mamoudzou, la capitale mahoraise.
Dans le m&#234;me temps, le pouvoir comorien mettait son avertissement &#224; ex&#233;cution en refusant d'accueillir un navire transportant 38 personnes expuls&#233;es de Mayotte. Cette fois, le ministre de l'Int&#233;rieur et le gouvernement dans son ensemble sont pris la main dans le pot de confiture. Les autorit&#233;s comoriennes les accusent d'aller &#224; &#171; l'encontre du respect des droits humains &#187;. Les relations diplomatiques entre les deux pays risquent d'en p&#226;tir.
Pourtant, &#224; Mamoudzou, le pr&#233;fet Suquet fait appel de la d&#233;cision du tribunal et proc&#232;de &#224; d'autres destructions, toujours au m&#233;pris de la dignit&#233; et des droits humains. Cela rassure le ministre Darmanin tr&#232;s contrari&#233; devant cette r&#233;sistance.
Ainsi, dans ce d&#233;partement d'outre mer, si loin de Paris, on peut faire au grand jour ce que l'on r&#234;ve de faire en France m&#233;tropolitaine. Peu importe les protestations d'une immense majorit&#233; des Fran&#231;ais. Parce que c'est &#224; Mayotte, c'est possible. Il faut dire que les droits humains y sont bafou&#233;s depuis des ann&#233;es.
Si l'on doute que la derni&#232;re digue des droits est rompue par ces actions, il n'y a qu'&#224; &#233;couter ce que dit, &#224; propos des d&#233;linquants &#233;trangers (pr&#233;texte &#224; la politique d'expulsion), ce vice-pr&#233;sident du d&#233;partement, Salim Md&#233;r&#233;. &#171; Il faut peut-&#234;tre en tuer. &#187; Quand on dit que la crise d&#233;mocratique m&#232;ne directement &#224; l'application d'une politique d'extr&#234;me droite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Darmanin &#224; l'extr&#234;me</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/darmanin-a-l-extreme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/article/darmanin-a-l-extreme</guid>
		<dc:date>2023-04-21T15:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Allienne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quand le ministre de l'Int&#233;rieur pousse l'ignominie jusqu'&#224; plus soif, la d&#233;mocratie a de bonnes raisons de trembler. Il est d&#233;sormais bien acquis que cette derni&#232;re est en crise. Cela a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; &#224; l'occasion de la r&#233;forme des retraites, c'&#233;tait en incubation depuis le mouvement des Gilets jaunes. Cette fois, c'est &#224; l'occasion des affrontements qui ont eu lieu &#224; Sainte-Soline entre manifestants et forces de l'ordre que G&#233;rald Darmanin se fait entendre. R&#233;agissant le 6 avril dernier &#224; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/idees/l-edito/" rel="directory"&gt;L'&#233;dito&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand le ministre de l'Int&#233;rieur pousse l'ignominie jusqu'&#224; plus soif, la d&#233;mocratie a de bonnes raisons de trembler. Il est d&#233;sormais bien acquis que cette derni&#232;re est en crise. Cela a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; &#224; l'occasion de la r&#233;forme des retraites, c'&#233;tait en incubation depuis le mouvement des Gilets jaunes.
Cette fois, c'est &#224; l'occasion des affrontements qui ont eu lieu &#224; Sainte-Soline entre manifestants et forces de l'ordre que G&#233;rald Darmanin se fait entendre. R&#233;agissant le 6 avril dernier &#224; la diffusion par la Ligue des droits de l'homme d'une conversation mettant en cause la police, le ministre n'a pas fait dans le d&#233;tail. Il a menac&#233; de faire supprimer les financements publics vers&#233;s &#224; l'association : &#171; Je ne connais pas la subvention donn&#233;e par l'&#201;tat, mais &#231;a m&#233;rite d'&#234;tre regard&#233; dans le cadre des actions qui ont pu &#234;tre men&#233;es. &#187;
Suivent les d&#233;clarations de la Premi&#232;re ministre &#201;lisabeth Borne qui dit ne pas comprendre certaines des positions de la LDH lorsque qu'elle attaque un arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral ou lorsqu'elle pointe les &#171; ambigu&#239;t&#233;s &#187; de la Ligue &#171; face &#224; l'islamisme radical &#187;.
Certes, la cheffe du gouvernement pas plus que le ministre de l'&#201;ducation nationale (les financements publics de la LDH d&#233;pendent de ces deux ministres) ne suivent G&#233;rald Darmanin sur la possibilit&#233; de supprimer la participation publique. Mais le mal est fait. Cela fait plaisir &#224; la droite (le d&#233;put&#233; LR Pierre-Henri Dumont) et le soutien de Manuel Valls au ministre est acquis.
Comme les autres responsables et militants de la LDH, la pr&#233;sidente de la section lilloise a raison de s'inqui&#233;ter de ce qui est reproch&#233; &#224; l'association qui, insiste-t-elle, est toujours demeur&#233;e sur sa ligne : la d&#233;fense de l'&#201;tat de droit, de la d&#233;mocratie et de la libert&#233;. Se questionner sur la dissolution du CCIF (le Collectif contre l'islamophobie en France) ne revient pas &#224; partager ses id&#233;es et &#224; d&#233;fendre l'islamisme.
Fond&#233;e le 4 juin 1898 par le r&#233;publicain Ludovic Trarieux afin de d&#233;fendre le capitaine Dreyfus, la Ligue a d'abord d&#233;fendu les droits individuels avant de s'int&#233;resser aux droits sociaux. Elle s'est toujours attach&#233;e &#224; d&#233;fendre les victimes de l'arbitraire. Mais elle s'est souvent heurt&#233;e &#224; ceux qui ne supportent pas les contre-pouvoirs. C'est de toute &#233;vidence ce qui motive le ministre de l'Int&#233;rieur qui aime montrer ses muscles. Il n'en est pas &#224; sa premi&#232;re action en la mati&#232;re. Lorsqu'il &#233;tait maire de Tourcoing, il s'est d&#233;j&#224; attaqu&#233; &#224; la LDH.
On doit aussi garder en t&#234;te ce que fait la municipalit&#233; RN d'H&#233;nin-Beaumont qui a poursuivi &#224; 53 reprises l'ex-conseiller d'opposition et vice- pr&#233;sident d&#233;partemental de la LDH. G&#233;rald Darmanin franchit un pas suppl&#233;mentaire en se rapprochant de l'extr&#234;me droite. La Ligue a &#233;t&#233; interdite durant l'Occupation, sous P&#233;tain. Elle a &#233;t&#233; menac&#233;e par le pouvoir durant la guerre d'Alg&#233;rie. Tristes souvenirs, triste sire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
