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	<title>Libert&#233; Hebdo</title>
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	<description>Libert&#233; Hebdo est un hebdomadaire fran&#231;ais couvrant l'actualit&#233; des Hauts-de-France.</description>
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		<title>Libert&#233; Hebdo</title>
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		<title>Il y a 80 ans, Stalingrad </title>
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		<dc:creator>PIERRE OUTTERYCK</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le 2 f&#233;vrier 1943, la sixi&#232;me arm&#233;e allemande men&#233;e par le g&#233;n&#233;ral Friedrich Paulus rend les armes &#224; Stalingrad. Alors qu'il venait tout juste d'&#234;tre fait mar&#233;chal, Paulus s'&#233;tait rendu deux jours plus t&#244;t. Retour sur la bataille la plus sanglante de la Seconde Guerre mondiale.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/" rel="directory"&gt;Seconde Guerre mondiale&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH95/arton5620-58b97.jpg?1777026797' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 2 f&#233;vrier 1943, la sixi&#232;me arm&#233;e allemande men&#233;e par le g&#233;n&#233;ral Friedrich Paulus rend les armes &#224; Stalingrad. Alors qu'il venait tout juste d'&#234;tre fait mar&#233;chal, Paulus s'&#233;tait rendu deux jours plus t&#244;t. Retour sur la bataille la plus sanglante de la Seconde Guerre mondiale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1939, veille de la Seconde Guerre mondiale, l'URSS conna&#238;t une situation contradictoire. De 1917 &#224; 1939, l'analphab&#233;tisme a disparu. En 20 ans, les Russes ont appris &#224; lire et &#224; &#233;crire. Coll&#232;ges, lyc&#233;es, universit&#233;s forment ouvriers, techniciens et ing&#233;nieurs&#8230; L'acc&#232;s aux pratiques et manifestations culturelles s'est largement d&#233;mocratis&#233; et l'industrie se d&#233;veloppe. L'URSS est devenue un phare pour l'&#233;mancipation des peuples et un point d'appui pour la transformation sociale.
Pourtant, ces conqu&#234;tes sont lourdement handicap&#233;es par les choix men&#233;s par Staline depuis 1928 : massacres de plusieurs millions de paysans, particuli&#232;rement en Ukraine, et donc mise en cause de l'agriculture, d&#233;veloppement du culte de la personnalit&#233; et de l'autoritarisme de Staline, assassinats des dirigeants sovi&#233;tiques ayant particip&#233;, avec L&#233;nine, &#224; la R&#233;volution de 1917 et nombreux emprisonnements dans des camps d'internement, disparition de la d&#233;mocratie n&#233;e des Soviets cr&#233;&#233;e en 1917.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Double symbole&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1917, les grandes puissances tiennent &#224; l'&#233;cart l'URSS. Elles esp&#232;rent un affrontement entre l'Union sovi&#233;tique et l'Allemagne nazie aboutissant &#224; l'affaiblissement des deux puissances. Le 22 juin 1941, l'arm&#233;e allemande envahit l'URSS. Elle obtient des succ&#232;s militaires importants mais ne parvient &#224; prendre ni Leningrad ni Moscou. En 1942, l'Allemagne attaque en vain les riches gisements p&#233;troliers du sud Caucase et veut prendre Stalingrad, n&#339;ud strat&#233;gique fluvial et ferroviaire au bord de la Volga, esp&#233;rant ainsi prendre &#224; revers Moscou.
En juin 1942, la Wehrmacht investit les alentours de Stalingrad, encercle la ville le 11 juillet. Le 23 ao&#251;t, l'avant-garde allemande atteint les quartiers nord de Stalingrad. Le 13 septembre, l'assaut de la ville commence. De suite, les combats sont tr&#232;s violents. L'Arm&#233;e rouge, aid&#233;e par la population, d&#233;fend &#226;prement chaque quartier, immeuble ou usine, en particulier l'usine Octobre Rouge o&#249; la fabrication de tanks a remplac&#233; celle de tracteurs. Tr&#232;s vite, Stalingrad devient un double symbole : celui de la sup&#233;riorit&#233; nazie et au contraire celui de la capacit&#233; de r&#233;sistance victorieuse du peuple sovi&#233;tique et de son arm&#233;e.
Le 19 novembre 1942, les Allemands contr&#244;lent 90 % de la ville sans cependant r&#233;ussir &#224; atteindre la Volga. La r&#233;sistance sovi&#233;tique est acharn&#233;e. Fin novembre, l'Arm&#233;e rouge contre-attaque. &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; &#201;trange d&#233;faite &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;cras&#233; les troupes pro-allemandes install&#233;es &#224; l'ext&#233;rieur de Stalingrad, l'Arm&#233;e rouge parvient &#224; encercler la Wehrmacht occupant toujours Stalingrad ; ainsi l'arm&#233;e allemande, priv&#233;e de ravitaillement, est asphyxi&#233;e alors que r&#232;gne un froid terrible. Pourtant, les combats continuent jusqu'au 2 f&#233;vrier. L'avant-veille, le 31 janvier, le g&#233;n&#233;ral von Paulus, fait mar&#233;chal quelques jours avant par Hitler, se rendait.
Le 13 f&#233;vrier, les Sovi&#233;tiques contr&#244;lent toute la ville. Cette bataille co&#251;te la vie &#224; 800 000 Sovi&#233;tiques, civils ou militaires, et &#224; 400 000 Allemands. Pr&#232;s de 100 000 soldats et officiers allemands sont faits prisonniers. C'est la premi&#232;re et la plus importante d&#233;faite de l'arm&#233;e d'Hitler.
La victoire de Stalingrad va avoir un retentissement consid&#233;rable. En France, la R&#233;sistance se renforce et pour beaucoup la Lib&#233;ration para&#238;t possible. Dans les camps de concentration, l'espoir rena&#238;t.
&#201;voquant la d&#233;faite de 1940, l'historien Marc Bloch, fusill&#233; en juin 1944 par les Allemands, parlait d'une &#171; &lt;i&gt;&#233;trange d&#233;faite&lt;/i&gt; &#187;, explicable, selon lui, par la division des Fran&#231;ais et la l&#226;chet&#233; des politiciens de la fin de la III&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique.
La victoire de Stalingrad, le 13 f&#233;vrier 1943, est, elle, le fruit de la mobilisation tr&#232;s large des peuples d'Union sovi&#233;tique qui malgr&#233; le stalinisme demeurent attach&#233;s &#224; leur terre et aussi aux conqu&#234;tes &#233;mancipatrices n&#233;es de la R&#233;volution d'Octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Pierre OUTTERYCK est agr&#233;g&#233; d'histoire, doctorant en histoire au laboratoire IRHiS (Lille)&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Hommage aux combattants de Stalingrad&lt;/strong&gt;
C'est aux cris de &#171; &lt;i&gt;Stalingrad, on n'oublie pas ! Tous ensemble, on continue le combat !&lt;/i&gt; &#187; que le PRCF a lanc&#233; samedi 4 f&#233;vrier un meeting, place Stalingrad &#224; Paris, pour la c&#233;l&#233;bration du 80e anniversaire de cette gigantesque bataille. &#171; &lt;i&gt;La lutte d'hier men&#233;e &#224; Stalingrad a chang&#233; le cours de l'Histoire donnant &#224; tous les peuples d'Europe de croire &#224; la victoire. (&#8230;) Le combat que nous menons aujourd'hui n'est pas seulement m&#233;moriel, c'est aussi un combat pour notre pr&#233;sent et notre avenir&lt;/i&gt; &#187;, a lanc&#233; l'historien Bruno Drweski au nom de l'ANC. &#171; &lt;i&gt;Toutes les familles en Union sovi&#233;tique ont &#233;t&#233; touch&#233;es par la guerre. Stalingrad a &#233;t&#233; un moment culminant du combat entre capitalisme et socialisme. En signe de respect, le pouvoir sovi&#233;tique a construit le complexe m&#233;moriel le plus grandiose au monde (le kourgane Mama&#239;ev)&lt;/i&gt; &#187;, a notamment rappel&#233; Vladimir Bessonov, membre du comit&#233; central du Parti communiste de la F&#233;d&#233;ration de Russie (KPRF).&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Jacques KMIECIAK&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Camp des Milles ou quand l'Histoire alerte le pr&#233;sent</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/article/le-camp-des-milles-ou-quand-l-histoire-alerte-le-present</link>
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		<dc:creator>JACQUES KMIECIAK</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au c&#339;ur de la Provence, le Camp des Milles est le seul grand camp fran&#231;ais d'internement et de d&#233;portation encore intact. Inaugur&#233; en 2012, ce &#171; lieu de comm&#233;moration et de transmission &#187;, selon Emmanuel Macron pr&#233;sent sur place en d&#233;cembre dernier pour son 10e anniversaire, a d&#233;j&#224; attir&#233; 800 000 visiteurs. C'est en septembre 1939, &#224; la d&#233;claration de guerre, que la IIIe R&#233;publique d&#233;cide d'incarc&#233;rer dans cette tuilerie d&#233;saffect&#233;e d'un bourg &#224; l'&#233;cart d'Aix-en-Provence des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/" rel="directory"&gt;Seconde Guerre mondiale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH68/arton5470-3993f.jpg?1777026797' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='68' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au c&#339;ur de la Provence, le Camp des Milles est le seul grand camp fran&#231;ais d'internement et de d&#233;portation encore intact. Inaugur&#233; en 2012, ce &#171; &lt;i&gt;lieu de comm&#233;moration et de transmission&lt;/i&gt; &#187;, selon Emmanuel Macron pr&#233;sent sur place en d&#233;cembre dernier pour son 10e anniversaire, a d&#233;j&#224; attir&#233; 800 000 visiteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est en septembre 1939, &#224; la d&#233;claration de guerre, que la IIIe R&#233;publique d&#233;cide d'incarc&#233;rer dans cette tuilerie d&#233;saffect&#233;e d'un bourg &#224; l'&#233;cart d'Aix-en-Provence des ressortissants d'origine allemande ou autrichienne appr&#233;hend&#233;s comme de potentiels &#171; sujets ennemis &#187;. Le hic, c'est que bon nombre d'entre eux sont des r&#233;fugi&#233;s hostiles au IIIe Reich &#224; l'instar du peintre et sculpteur Max Ernst, figure du mouvement surr&#233;aliste. 700 d'entre eux auraient &#233;t&#233; livr&#233;s au Reich en juillet 1940. &#192; cette date, le camp est situ&#233; en &#171; zone libre &#187;. On y transf&#232;re alors des anciens des Brigades internationales d'Espagne en provenance du Sud-Ouest comme Giuliano Pajetta, futur dirigeant du Parti communiste italien, mais aussi des Juifs expuls&#233;s du Palatinat, du Wurtemberg et du pays de Bade. D&#232;s l'automne, des &#233;trangers jug&#233;s &#171; ind&#233;sirables &#187; y sont en transit dans l'espoir d'une &#233;migration en Am&#233;rique. Bien peu obtiendront satisfaction. &#192; l'&#233;t&#233; 1942, ce sont des Juifs rafl&#233;s dans la r&#233;gion qui y &#233;lisent domicile dans l'attente d'un transfert vers Auschwitz. 2 000 Isra&#233;lites y seront d&#233;port&#233;s vers les camps de la mort, dont une centaine d'enfants livr&#233;s, n'en d&#233;plaise &#224; &#201;ric Zemmour, par le r&#233;gime de Vichy aux autorit&#233;s allemandes sans que ces derni&#232;res l'aient exig&#233; ! Au total en trois ans, 10 000 hommes et femmes de 38 nationalit&#233;s y seront d&#233;tenus. L'occupation de cette &#171; zone sud &#187; par les nazis met un terme, en d&#233;cembre 1942, &#224; son existence.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3258 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;82&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3258/65b986e40dd5554ddb9d90a1340ad2a2495c901f43c76cdb00ce9fda4053f3fd/jpg/page_16_2_les_prisonniers_e_taient_de_tenus_dans_une_ancienne_tuilerie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3258/65b986e40dd5554ddb9d90a1340ad2a2495c901f43c76cdb00ce9fda4053f3fd/jpg/page_16_2_les_prisonniers_e_taient_de_tenus_dans_une_ancienne_tuilerie.jpg' width='500' height='1111' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3258 '&gt;Les prisonniers e&#769;taient de&#769;tenus dans une ancienne tuilerie.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits crayon document-credits-3258 '&gt;&#169; Jacques Kmieciak
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tirer la sonnette d'alarme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au b&#233;n&#233;fice de la reprise de l'activit&#233; industrielle en 1947, ce lieu de m&#233;moire tombe peu ou prou dans l'oubli. En 1981, la perspective de la d&#233;molition de la Salle des peintures murales provoque un premier sursaut m&#233;moriel suivi quatre ans plus tard de la pose d'une st&#232;le comm&#233;morative et de l'inauguration d'un chemin des d&#233;port&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur. Celui-ci constitue, encore aujourd'hui, l'un des temps forts de la visite. Le site-m&#233;morial ouvre en 2012 sur l'insistance d'anciens d&#233;port&#233;s inquiets de la r&#233;surgence en France et en Europe de &#171; &lt;i&gt;cette id&#233;ologie extr&#233;miste&lt;/i&gt; &#187; incarn&#233;e par &#171; &lt;i&gt;le r&#233;gime de Vichy et sa politique d'extr&#234;me droite, autoritaire, nationaliste, x&#233;nophobe et antis&#233;mite&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3259 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;112&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3259/af20c2b39b354357c63245d0e88c26475babc9081051cf5e8fdfc34fd5ce1582/jpg/page_16_3_un_wagon_d_e_poque_indique_l_endroit_d_ou_les_juifs_ont_e_te_de_porte_s_vers_l_allemagne.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3259/af20c2b39b354357c63245d0e88c26475babc9081051cf5e8fdfc34fd5ce1582/jpg/page_16_3_un_wagon_d_e_poque_indique_l_endroit_d_ou_les_juifs_ont_e_te_de_porte_s_vers_l_allemagne.jpg' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3259 '&gt;Un wagon d'e&#769;poque indique l'endroit d'ou&#768; les Juifs ont e&#769;te&#769; de&#769;porte&#769;s vers l'Allemagne.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits crayon document-credits-3259 '&gt;&#169; Jacques Kmieciak
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Convergence des m&#233;moires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il se parcourt en trois &#233;tapes. Un volet historique &#233;voque la mont&#233;e des p&#233;rils sur le continent depuis la fin de la Grande Guerre tout en abordant les p&#233;riodes successives d'internement. On y apprend qu'au cours de la premi&#232;re d'entre elle, des formes de r&#233;sistance &#233;mergeront via la cr&#233;ation artistique. L'un des fours de cuisson est ainsi transform&#233; en salle de spectacle et de d&#233;tente baptis&#233;e &lt;i&gt;Die Katakombe&lt;/i&gt; en r&#233;f&#233;rence &#224; un c&#233;l&#232;bre cabaret berlinois ferm&#233; par les nazis en 1935. Des bornes audiovisuelles riches en t&#233;moignages reconstituent par ailleurs les destins individuels. &#201;motions garanties !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3260 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;73&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3260/e26a43fb519887bbca303dcfa0d62ff567dbad4060c73d9fde5179ef965138c0/jpg/page_16_4_une_vue_du_camp_des_milles_du_chemin_des_de_porte_s.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3260/e26a43fb519887bbca303dcfa0d62ff567dbad4060c73d9fde5179ef965138c0/jpg/page_16_4_une_vue_du_camp_des_milles_du_chemin_des_de_porte_s.jpg' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3260 '&gt;Une vue du Camp des Milles du Chemin des de&#769;porte&#769;s.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits crayon document-credits-3260 '&gt;&#169; Jacques Kmieciak
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un autre volet davantage m&#233;moriel offre de d&#233;ambuler au contact des espaces o&#249; &#233;taient entass&#233;s les d&#233;tenus et ainsi d'appr&#233;hender les conditions d'insalubrit&#233; (vermine, maladies, promiscuit&#233;, poussi&#232;res, salet&#233;, nourriture insuffisante&#8230;) auxquelles ils &#233;taient confront&#233;s. De passage aux Milles, l'&#233;crivain bavarois Lion Feuchtwanger r&#233;ussit &#224; s'enfuir aux &#201;tats-Unis. Dans &lt;i&gt;Le Diable en France&lt;/i&gt;, il t&#233;moignera de ses conditions de subsistance dans un b&#226;timent qu'il compare aux &#171; &lt;i&gt;catacombes&lt;/i&gt; &#187;. Une troisi&#232;me section se veut enfin &#171; &lt;i&gt;r&#233;flexive&lt;/i&gt; &#187;. Ici, &#171; &lt;i&gt;&#224; l'oppos&#233; de toute&lt;/i&gt; &#8220;concurrence des m&#233;moires&#8221;, &lt;i&gt;qui accompagne g&#233;n&#233;ralement les focalisations identitaires, le choix m&#233;thodologique a &#233;t&#233; fait d'&#233;largir la recherche &#224; d'autres histoires g&#233;nocidaires du XXe si&#232;cle (Arm&#233;niens, Tsiganes, Tutsis du Rwanda)&lt;/i&gt; &#187;, souligne l'historien Alain Chouraqui, l'un des concepteurs du site. Il s'agit de permettre aux visiteurs de &#171; &lt;i&gt;mieux comprendre les &#233;tapes de l'engrenage vers le pire ainsi que les m&#233;canismes humains r&#233;currents (pr&#233;jug&#233;s, effet de groupe, passivit&#233;, soumission aveugle &#224; l'autorit&#233;&#8230;) qui y ont conduit et peuvent y conduire&lt;/i&gt; &#187;. Et ainsi de s'interroger sur &#171; &lt;i&gt;la responsabilit&#233; de chacun dans une possible&lt;/i&gt; &#8220;mont&#233;e des p&#233;rils&#8221; &#187;. Au nom du &#171; &lt;i&gt;plus jamais &#231;a !&lt;/i&gt; &#187;. Car comme le sugg&#233;rait le po&#232;te Paul &#201;luard, &#171; &lt;i&gt;si l'&#233;cho de leurs voix faiblit, nous p&#233;rirons&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Site-m&#233;morial du Camp des Milles, 40, chemin de la Badesse &#224; Aix-en-Provence. Tel. : 04 42 39 17 11. Site : &lt;a href=&#034;http://www.campdesmilles.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;campdesmilles.org&lt;/a&gt;.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Sous les galets, l'Histoire...</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/article/sous-les-galets-l-histoire</link>
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		<dc:date>2022-08-22T10:38:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>PIERRE GAUYAT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La grande r&#233;gion nord-ouest de la France a particuli&#232;rement souffert des effets de la guerre entre 1940 et 1944. En 1940, la bataille de France a ravag&#233; le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie. Le d&#233;barquement et la bataille de Normandie, en juin 1944, ont d&#233;truit les d&#233;partements normands. Retour sur le d&#233;barquement de Dieppe du 19 ao&#251;t 1942, il y a tout juste 80 ans. Entre 1940 et 1944, les bombardements alli&#233;es vont rythmer la vie des populations de ces r&#233;gions. Le d&#233;barquement de Dieppe, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/" rel="directory"&gt;Seconde Guerre mondiale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH81/arton4958-230e1.png?1777026798' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='81' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La grande r&#233;gion nord-ouest de la France a particuli&#232;rement souffert des effets de la guerre entre 1940 et 1944. En 1940, la bataille de France a ravag&#233; le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie. Le d&#233;barquement et la bataille de Normandie, en juin 1944, ont d&#233;truit les d&#233;partements normands. Retour sur le d&#233;barquement de Dieppe du 19 ao&#251;t 1942, il y a tout juste 80 ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Entre 1940 et 1944, les bombardements alli&#233;es vont rythmer la vie des populations de ces r&#233;gions. Le d&#233;barquement de Dieppe, le 19 ao&#251;t 1942, est une date marquante de l'histoire de la Normandie. Si l'op&#233;ration &#171; &lt;i&gt; Jubilee&lt;/i&gt; &#187; est moins connue qu'&#171; &lt;i&gt;Overlord &lt;/i&gt; &#187;, le d&#233;barquement du 6 juin 1944, elle n'en demeure pas moins importante m&#234;me si elle fut globalement un &#233;chec sanglant qui co&#251;ta la vie &#224; plus d'un millier de soldats alli&#233;s, pour l'essentiel des Canadiens qui perdirent encore 2 000 hommes faits prisonniers car ils n'ont pas pu rembarquer. Les Allemands ont perdu 600 hommes au cours des combats et 50 civils dieppois trouv&#232;rent la mort.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Attaque contre le mur de l'Atlantique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1942, la guerre est mondiale depuis un an, apr&#232;s l'attaque allemande sur l'Union sovi&#233;tique le 22 juin 1941 et l'attaque japonaise sur la base navale am&#233;ricaine de Pearl Harbor, le 7 d&#233;cembre 1941. Cependant, les op&#233;rations militaires se d&#233;roulent loin de la France, dans le Pacifique, en Afrique et surtout sur le front de l'Est. Les Sovi&#233;tiques r&#233;clament une op&#233;ration militaire &#224; l'Ouest pour soulager le front russe o&#249; les nazis concentrent tous leurs efforts pour venir &#224; bout de la r&#233;sistance des Sovi&#233;tiques, menac&#233;s d'an&#233;antissement.
Pour montrer sa bonne volont&#233;, qui est r&#233;elle, Churchill ordonne une op&#233;ration contre le mur de l'Atlantique qui est en cours de construction. La ville de Dieppe est choisie car c'est un port et il y a une plage qui doit permettre le d&#233;barquement de mat&#233;riel lourd comme des chars. L'ex&#233;cution de l'op&#233;ration est confi&#233;e aux Canadiens, soutenus par les commandos britanniques, la Royal Navy et la RAF. Des rangers am&#233;ricains, des pilotes et des marins polonais et m&#234;me des Fran&#231;ais libres participent &#224; cette op&#233;ration qui rassemble 13 000 hommes, dont 6 000 vont d&#233;barquer sur les plages, 5 000 Canadiens et un millier de Britanniques, dont seulement la moiti&#233; rentrera en Grande- Bretagne.
Ce n'est pas la premi&#232;re fois que les Alli&#233;s vont t&#226;ter les d&#233;fenses allemandes. Un premier raid commando a eu lieu contre le port de Saint-Nazaire en mars 1942 qui s'est sold&#233; par de lourdes pertes chez les commandos britanniques mais aussi par la r&#233;alisation de l'objectif principal : rendre inutilisables les infrastructures portuaires nazairiennes qui pouvaient abriter et r&#233;parer les cuirass&#233;s que Hitler envoyait &#224; l'assaut des convois alli&#233;s dans l'Atlantique nord. D'autres op&#233;rations &#224; vocation plus limit&#233;es vont se d&#233;rouler le long du mur de l'Atlantique, en Norv&#232;ge ou en France, en attendant la grande op&#233;ration, celle qui percera d&#233;finitivement ce rideau de blockhaus et de champs de mines.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3107 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;4&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3107/ebac63d7d368532d28abbfb8d6cb2a16a8642d4f7c4954e5c37488695298c7bf/png/capture_d_e_cran_2022-08-22_a_10.31_19.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3107/ebac63d7d368532d28abbfb8d6cb2a16a8642d4f7c4954e5c37488695298c7bf/png/capture_d_e_cran_2022-08-22_a_10.31_19.png' width='500' height='809' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3107 '&gt;DR
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une op&#233;ration terre, air, mer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;barquement de Dieppe est une op&#233;ration combin&#233;e, terre, air, mer, qui se d&#233;roule sur un front de 20 kilom&#232;tres, de Sainte-Marguerite, &#224; l'ouest, &#224; Berneval, &#224; l'est. L'attaque principale porte sur la ville de Dieppe qui offre un espace d&#233;gag&#233; et une vaste plage propice &#224; un d&#233;barquement. Les op&#233;rations annexes visent &#224; d&#233;truire des objectifs secondaires comme des stations radar ou des batteries de d&#233;fense c&#244;ti&#232;re.
Partout, les assaillants rencontrent une vive r&#233;sistance de la part des Allemands et se trouvent bloqu&#233;s sur les diff&#233;rentes plages d'o&#249; ils ne parviennent pas &#224; sortir et sont massacr&#233;s par les mitrailleuses allemandes. Sur la plage de Dieppe proprement dite, les chars qui devaient prot&#233;ger la progression des troupes vers la ville restent pour la plupart bloqu&#233;s, d&#233;truits par les canons antichars, laissant les soldats canadiens sous le feu ennemi sans la moindre protection. Les pertes sont particuli&#232;rement lourdes sur les galets de Dieppe.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Honneur aux soldats canadiens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le bilan de cette op&#233;ration peut sembler bien maigre et tr&#232;s co&#251;teux en termes de pertes, voire d&#233;sastreux, car aucun, ou presque, des objectifs fix&#233;s n'a pu &#234;tre atteint en d&#233;pit du courage et de la t&#233;nacit&#233; des assaillants. Mais sans les enseignements tir&#233;s de cette op&#233;ration, m&#234;me tenue en &#233;chec par les nazis, le d&#233;barquement de Normandie qui se d&#233;roula deux ans plus tard, n'aurait peut-&#234;tre pas &#233;t&#233; couronn&#233; de succ&#232;s ou aurait provoqu&#233; des pertes encore plus &#233;lev&#233;es parmi les troupes alli&#233;es.
Les soldats canadiens honor&#233;s ce 19 ao&#251;t 2022 &#224; Dieppe constituent le premier &#233;chelon de l'arm&#233;e qui a lib&#233;r&#233; l'Europe de l'ouest du joug nazi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Appel &#224; t&#233;moignages</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/article/appel-a-temoignages</link>
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		<dc:date>2022-07-14T15:59:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>JACQUES KMIECIAK</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; la t&#234;te d'un bataillon FTP, Victor Tourtois (1906-1988) a permis, durant la Seconde Guerre mondiale, l'&#233;vasion de prisonniers sovi&#233;tiques du camp de Beaumont-en-Artois. Soucieux de le mettre &#224; l'honneur, Bernard Czerwinski, maire de Drocourt o&#249; repose ce r&#233;sistant, Sergue&#239; Dybov (M&#233;moire russe) et Jacques Kmieciak (Les Amis d'Edward Gierek) ont lanc&#233; un appel &#224; t&#233;moignage afin de mieux cerner l'itin&#233;raire de ce militant communiste. Ils enqu&#234;tent aussi sur la famille Rewiako qui a h&#233;berg&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/" rel="directory"&gt;Seconde Guerre mondiale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L113xH150/arton4868-0e0eb.jpg?1777026798' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la t&#234;te d'un bataillon FTP, Victor Tourtois (1906-1988) a permis, durant la Seconde Guerre mondiale, l'&#233;vasion de prisonniers sovi&#233;tiques du camp de Beaumont-en-Artois. Soucieux de le mettre &#224; l'honneur, Bernard Czerwinski, maire de Drocourt o&#249; repose ce r&#233;sistant, Sergue&#239; Dybov (M&#233;moire russe) et Jacques Kmieciak (Les Amis d'Edward Gierek) ont lanc&#233; un appel &#224; t&#233;moignage afin de mieux cerner l'itin&#233;raire de ce militant communiste. Ils enqu&#234;tent aussi sur la famille Rewiako qui a h&#233;berg&#233; des ressortissants sovi&#233;tiques &#233;vad&#233;s, et dont le fils a&#238;n&#233; Ren&#233; a &#233;t&#233; assassin&#233; par les nazis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Tel. : 06 89 55 95 24.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hommage &#224; la R&#233;sistance</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/article/hommage-a-la-resistance</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>JACQUES KMIECIAK</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'initiative de l'Anacr du Pas-de-Calais et en lien avec la Ville de Grenay, un hommage a &#233;t&#233; rendu &#224; Pierre Bolle (17 ans), Charlie Leire (18 ans) et Octave Dreze (20 ans) abattus par la Gestapo &#224; Aizecourt-Le-Bas (Somme) dans la nuit du 27 au 28 juin 1944. Ils faisaient partie d'un groupe d'une vingtaine de FTP en partance pour le maquis des Ardennes. Cinq autres r&#233;sistants ont p&#233;ri dans les camps en Allemagne et trois ont &#233;t&#233; fusill&#233;s au fort de Seclin.&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/arton4844-07756.jpg?1777026798' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'initiative de l'Anacr du Pas-de-Calais et en lien avec la Ville de Grenay, un hommage a &#233;t&#233; rendu &#224; Pierre Bolle (17 ans), Charlie Leire (18 ans) et Octave Dreze (20 ans) abattus par la Gestapo &#224; Aizecourt-Le-Bas (Somme) dans la nuit du 27 au 28 juin 1944. Ils faisaient partie d'un groupe d'une vingtaine de FTP en partance pour le maquis des Ardennes. Cinq autres r&#233;sistants ont p&#233;ri dans les camps en Allemagne et trois ont &#233;t&#233; fusill&#233;s au fort de Seclin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En hommage &#224; la R&#233;sistance int&#233;rieure et &#233;trang&#232;re</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/article/en-hommage-a-la-resistance-interieure-et-etrangere</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/article/en-hommage-a-la-resistance-interieure-et-etrangere</guid>
		<dc:date>2022-07-08T10:51:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>JACQUES KMIECIAK</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre d'un &#171; cin&#233; sandwichs &#187;, la municipalit&#233; de Grenay a pr&#233;sent&#233; Prisonniers de Beaumont. Une fiction qui s'inspire du combat men&#233; par le r&#233;sistant sovi&#233;tique Vasil Porik. Elle envisage d'en acqu&#233;rir les droits de diffusion dans l'Hexagone. R&#233;alis&#233; par Yuri Lysenko et diffus&#233; &#224; la t&#233;l&#233;vision sovi&#233;tique au d&#233;but des ann&#233;es 1970, ce film n'avait certainement encore jamais &#233;t&#233; projet&#233; en France. Christian Champir&#233;, maire (PCF), a pris la d&#233;cision d'en financer le sous-titrage en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/" rel="directory"&gt;Seconde Guerre mondiale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/arton4843-52f6c.jpg?1777026798' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre d'un &#171; cin&#233; sandwichs &#187;, la municipalit&#233; de Grenay a pr&#233;sent&#233; &lt;i&gt;Prisonniers de Beaumont&lt;/i&gt;. Une fiction qui s'inspire du combat men&#233; par le r&#233;sistant sovi&#233;tique Vasil Porik&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; lire : Vasil Porik Un gu&#233;rillero sovi&#233;tique au c&#339;ur du &#171; Pays noir &#187;, par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elle envisage d'en acqu&#233;rir les droits de diffusion dans l'Hexagone.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;alis&#233; par Yuri Lysenko et diffus&#233; &#224; la t&#233;l&#233;vision sovi&#233;tique au d&#233;but des ann&#233;es 1970, ce film n'avait certainement encore jamais &#233;t&#233; projet&#233; en France. Christian Champir&#233;, maire (PCF), a pris la d&#233;cision d'en financer le sous-titrage en fran&#231;ais. Non seulement pour rappeler le r&#244;le de la R&#233;sistance int&#233;rieure, communiste notamment, dans la lib&#233;ration de l'Artois, mais aussi pour c&#233;l&#233;brer &#171; &lt;i&gt;l'engagement des &#233;trangers contre le nazisme&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une histoire m&#233;connue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De 1942 &#224; 1944, le IIIe Reich achemine vers les mines du Nord-Pas-de-Calais environ 8 000 requis ukrainiens et prisonniers de guerre sovi&#233;tiques, r&#233;partis dans une dizaine de camps. Lieutenant de l'Arm&#233;e rouge, Vasil Porik, est d&#233;port&#233; &#224; Beaumont-en-Artois. Il s'en &#233;vade et prendre la t&#234;te d'un groupe de r&#233;sistants FTP en lutte arm&#233;e contre l'occupant. &#171; &lt;i&gt;Il est le seul combattant sovi&#233;tique en France &#224; avoir &#233;t&#233; &#233;lev&#233; au rang de &#8220;h&#233;ros&#8221; par l'URSS &lt;/i&gt; &#187;, rappelle Sergue&#239; Dybov, le pr&#233;sident de l'association M&#233;moire russe. En 1944, &#171; il &#233;tait h&#233;berg&#233; &#224; Grenay par Jeanne et Ren&#233; Camus, un couple de r&#233;sistants &#187;, informe Christian Champir&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour une diffusion large&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Avec un Porik aux allures de Che Guevara, ce film reprend les canons du h&#233;ros r&#233;volutionnaire de l'&#233;poque. Il reste cependant dans la veine du cin&#233;ma populaire et d'&#233;vasion am&#233;ricain des ann&#233;es 1950-60, avec un r&#244;le central accord&#233; au h&#233;ros&lt;/i&gt; &#187;, commente Thomas Vallois, programmateur aux Rencontres audiovisuelles &#224; Lille. Parmi les spectateurs, Alcide Carton se dit sensible &#224; la mani&#232;re &#171; &lt;i&gt;dont les Allemands sont trait&#233;s dans toute leur brutalit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Fille de d&#233;port&#233;e sovi&#233;tique, Annie Baeyens se f&#233;licite &#171; &lt;i&gt;de la fa&#231;on dont les femmes sont ici mises en avant&lt;/i&gt; &#187;. La fiction tend cependant &#224; s'affranchir de la r&#233;alit&#233; historique. &#171; &lt;i&gt;C'est &#233;tonnant la fa&#231;on dont cette histoire est racont&#233;e. La fin n'est pas tragique alors qu'on sait que Vasil Porik a &#233;t&#233; fusill&#233; par les Allemands &#224; la citadelle d'Arras. Il faudrait interroger les auteurs pour en conna&#238;tre les raisons. Mais c'est toute la magie du cin&#233;ma&lt;/i&gt; &#187;, temp&#232;re Christian Champir&#233;. La Ville souhaiterait acqu&#233;rir les droits de diffusion &#171; &lt;i&gt;pour en faire profiter d'autres&lt;/i&gt; &#187; &#224; l'heure du 80e anniversaire de l'ouverture de ces camps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; lire : &lt;i&gt;Vasil Porik Un gu&#233;rillero sovi&#233;tique au c&#339;ur du &#171; Pays noir &#187;&lt;/i&gt;, par Jacques Kmieciak avec Gr&#233;gory Picart, &#233;dit&#233; par la Ville de Grenay avec le soutien de Geai Bleu Editions. Rens. au 06 74 53 80 75.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Destins de d&#233;port&#233;s</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/article/destins-de-deportes</link>
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		<dc:date>2022-07-01T14:47:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>JACQUES KMIECIAK</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'ouvrage monumental consacr&#233; aux 9 000 d&#233;port&#233;s de France vers le camp d'extermination par le travail de Dora en Allemagne a sorti de l'oubli des centaines d'itin&#233;raires individuels. Et&#8230; suscit&#233; des vocations ! &#192; Divion et Houdain, passionn&#233;s d'histoire locale ou parent de d&#233;port&#233; tentent aujourd'hui d'approfondir des connaissances encore fragmentaires. &#192; Divion, une famille juive d&#233;cim&#233;e Le Club Histoire de la commune enqu&#234;te sur le sort r&#233;serv&#233; &#224; une famille divionnaise rafl&#233;e par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/" rel="directory"&gt;Seconde Guerre mondiale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L116xH150/arton4799-f0900.jpg?1777026798' class='spip_logo spip_logo_right' width='116' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'ouvrage monumental consacr&#233; aux 9 000 d&#233;port&#233;s de France vers le camp d'extermination par le travail de Dora en Allemagne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Livre des 9 000 d&#233;port&#233;s de France &#224; Mittelbau-Dora, sous la direction de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a sorti de l'oubli des centaines d'itin&#233;raires individuels. Et&#8230; suscit&#233; des vocations ! &#192; Divion et Houdain, passionn&#233;s d'histoire locale ou parent de d&#233;port&#233; tentent aujourd'hui d'approfondir des connaissances encore fragmentaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; Divion, une famille juive d&#233;cim&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Club Histoire de la commune enqu&#234;te sur le sort r&#233;serv&#233; &#224; une famille divionnaise rafl&#233;e par l'occupant durant la Seconde Guerre mondiale.&lt;/strong&gt;
De nationalit&#233; polonaise, Isra&#235;l Woldsztajn a &#233;migr&#233; en Meurthe-et-Moselle en 1922 pour y exercer dans les mines. En 1926, il est embauch&#233; par la compagnie de la Clarence. Il habite alors Divion. Quand d&#233;bute la Seconde Guerre mondiale, il a pour compagne Marianne Bauerfreund, de deux ans sa cadette, et un fils Robert n&#233; d'une premi&#232;re union. Comme 528 Juifs du Nord-Pas-de-Calais, Isra&#235;l, Marianne et Robert sont rafl&#233;s le 11 septembre 1942 par l'occupant. Ils sont arr&#234;t&#233;s par la Feldgendarmerie &#224; leur domicile avant d'&#234;tre transf&#233;r&#233;s &#224; Malines (Belgique), puis &#224; Auschwitz en Sil&#233;sie. D&#232;s leur arriv&#233;e au camp d'extermination, Marianne et Robert, &#226;g&#233; de 14 ans, sont gaz&#233;s. Isra&#235;l &#233;chappe &#224; ce funeste destin, pour &#234;tre soumis au travail forc&#233;. En janvier 1945, devant l'avanc&#233;e des troupes sovi&#233;tiques, il est &#233;vacu&#233; vers le camp de de Mittelbau-Dora, puis transf&#233;r&#233; au Kommando de Turmalin en Saxe et affect&#233; &#224; un chantier de construction.&lt;/p&gt;
&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;Un oubli bient&#244;t r&#233;par&#233;&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Isra&#235;l Woldsztajn est bien revenu de d&#233;portation, mais &#171; les archives ne permettent pas de savoir ce qu'il advient de lui apr&#232;s son retour en France &#187;, souligne-t-on du c&#244;t&#233; du M&#233;morial de la Shoah &#224; Paris. Le Club Histoire de Divion s'interroge sur la fa&#231;on dont cette famille vivait sa juda&#239;t&#233; loin du Lensois o&#249; &#233;taient concentr&#233;s la plupart des Juifs du Bassin minier. Il a aussi lanc&#233; un appel &#224; t&#233;moins pour d&#233;terminer si Isra&#235;l a bien regagn&#233; sa ville d'adoption &#224; la Lib&#233;ration. Ses animateurs se sont surtout rendu compte que les noms de sa compagne et de son fils ne figuraient pas sur le monument d&#233;di&#233; aux victimes de la Seconde Guerre mondiale. Un oubli que la municipalit&#233; s'est engag&#233;e &#224; r&#233;parer. La communiste &#201;meline Delplanque, &#233;lue d'opposition, a sugg&#233;r&#233; que cette reconnaissance officielle du martyre de cette famille, soit effective le 11 septembre prochain &#224; l'occasion du 80e anniversaire de la fameuse rafle. Elle revendique tout autant la mise en place d'une commission d'enqu&#234;te afin de d&#233;terminer la responsabilit&#233; de la municipalit&#233; d'alors et de la police locale dans l'arrestation de ces trois Divionnais. Affaire &#224; suivre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; Houdain, l'itin&#233;raire atypique d'Edmond Grochowicki&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Petit-neveu d'Edmond Grochowicki (1917-1994), l'Houdinois Freddy Gras tente de retracer le parcours de son parent, militaire de carri&#232;re d&#233;port&#233; &#224; Dora.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3011 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;93&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3011/b9f027bdefab69d94b364185db99ea48671df62269a0aa00323db4e441004a7b/jpg/page_15_-_2_freddy_gras_photo.jpg' width='500' height='375' alt='' /&gt; &lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3011 '&gt;Freddy Gras s'est vu offert un exemplaire de l'ouvrage sur Dora &#224; La Coupole.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits crayon document-credits-3011 '&gt;&#169; Freddy Gras
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;N&#233; dans la Ruhr en Allemagne, Edmond Grochowicki accompagne sa famille qui &#233;migre &#171; en Belgique puis en France en 1922. &#192; une date qui m'est inconnue, elle s'installe &#224; Houdain &#187;, souligne Freddy Gras. Ignorant jusqu'&#224; la parution de cet ouvrage tout ou presque du cheminement de son grand-oncle, il s'est pris au jeu de la recherche historique.&lt;/p&gt;
&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;Questions en suspend&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;&#192; 18 ans, Edmond Grochowicki s'engage dans la L&#233;gion &#233;trang&#232;re. Le fait-il pour &#233;chapper &#224; une sanction suite &#224; un d&#233;lit ? Ou par souci de s'affranchir de l'enfer de la Mine ? Ou encore anim&#233; du d&#233;sir de s'offrir une situation stable &#224; l'heure des retours en Pologne impos&#233;s &#224; ses compatriotes en ces temps de r&#233;cession &#233;conomique ? Freddy Gras avoue ne pas le savoir. En 1940, alors caporal en Alg&#233;rie, Edmond Grochowicki acquiert la nationalit&#233; fran&#231;aise. Plus tard, admis dans une &#233;cole militaire &#224; Tarbes, il est nomm&#233; sous-lieutenant. En mars 1943, il est plac&#233; en cong&#233; d'armistice. Il envisage alors tr&#232;s vite de gagner l'Espagne pour rejoindre les Forces fran&#231;aises libres en Afrique du Nord. Cependant, le 18 mai 1943, la Gestapo l'arr&#234;te &#224; Port-Vendres (Pyr&#233;n&#233;es-Orientales). Il est d&#233;port&#233; &#224; Buchenwald puis affect&#233; &#224; Dora, &#171; contraint de vivre et de travailler dans de terribles conditions dans ou autour de l'usine souterraine destin&#233;e &#224; assembler les fus&#233;es secr&#232;tes A4-V2 &#187;, selon Bernard Doncker, auteur de sa notice biographique.&lt;/p&gt;
&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;Un homme cultiv&#233;&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Au printemps 1945, lib&#233;r&#233;, il poursuit sa carri&#232;re militaire et participe aux campagnes d'Indochine et d'Alg&#233;rie. Freddy Gras se souvient avoir crois&#233; une fois Edmond Grochowicki qui vivait dans la r&#233;gion lyonnaise : &#171; Il &#233;tait tr&#232;s cultiv&#233;, connaissait plusieurs langues, peignait. Il &#233;tait capable de se d&#233;placer jusqu'en Italie pour v&#233;rifier une information sur une &#339;uvre&#8230; Il jouait aussi du violon. &#187; Ravi qu'il sorte de l'oubli, Freddy Gras est dispos&#233; &#224; fournir des d&#233;tails sur la vie de son grand-oncle aux historiens, qui, sous la houlette de Laurent Thiery, planchent d&#233;sormais sur une version num&#233;rique de l'ouvrage sur les 9 000 d&#233;port&#233;s de Dora.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Livre des 9 000 d&#233;port&#233;s de France &#224; Mittelbau-Dora&lt;/i&gt;, sous la direction de Laurent Thiery, &#233;d. Le Cherche midi, 2 456 pages, 49 euros.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un g&#233;nocide oubli&#233; comm&#233;mor&#233; &#224; Poix-du-Nord</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/article/un-genocide-oublie-commemore-a-poix-du-nord</link>
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		<dc:date>2022-06-17T10:14:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MONIQUE HEDDEBAUT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sous l'impulsion d'un petit groupe d'historiens locaux rassembl&#233;s autour d'Henri Lecuppre, Fr&#233;d&#233;ric Damien et du maire de Poix-du-Nord, Jean-Pierre Mazingue, un &#233;v&#233;nement m&#233;connu a r&#233;cemment &#233;t&#233; mis en lumi&#232;re : dix Tsiganes furent rafl&#233;s le 24 d&#233;cembre 1943 dans ce village et d&#233;port&#233;s. Des familles de vanniers, les Yung, Koecler et Polet, stationnaient l&#224; avec leurs cinq enfants. Ils furent arr&#234;t&#233;s au petit matin par les Feldgendarmes second&#233;s par les forces de la police fran&#231;aise. Seule la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/" rel="directory"&gt;Seconde Guerre mondiale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH131/arton4746-1ff57.jpg?1777026798' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='131' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sous l'impulsion d'un petit groupe d'historiens locaux rassembl&#233;s autour d'Henri Lecuppre, Fr&#233;d&#233;ric Damien et du maire de Poix-du-Nord, Jean-Pierre Mazingue, un &#233;v&#233;nement m&#233;connu a r&#233;cemment &#233;t&#233; mis en lumi&#232;re : dix Tsiganes furent rafl&#233;s le 24 d&#233;cembre 1943 dans ce village et d&#233;port&#233;s. Des familles de vanniers, les Yung, Koecler et Polet, stationnaient l&#224; avec leurs cinq enfants. Ils furent arr&#234;t&#233;s au petit matin par les Feldgendarmes second&#233;s par les forces de la police fran&#231;aise. Seule la &#171; grand-m&#232;re Polet &#187; et ses deux cadets de 14 et 12 ans, pr&#233;sents ce jour-l&#224;, ne durent leur salut qu'en fuyant en direction de Vendegies-au-Bois. Les autres furent rapidement transf&#233;r&#233;s &#224; la prison de Loos, puis au camp de Malines en Belgique pour &#234;tre finalement d&#233;port&#233;s &#224; Auschwitz-Birkenau.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La plus jeune avait 3 ans&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette op&#233;ration &#233;tait men&#233;e sur ordre de Berlin : notre r&#233;gion avait en effet &#233;t&#233; d&#233;tach&#233;e en juin 1940 du reste de la France occup&#233;e pour constituer avec la Belgique une zone sp&#233;cifique qui d&#233;pendait de Bruxelles sous les ordres directs des nazis. En d&#233;cembre 1942 avait &#233;t&#233; prise la d&#233;cision de d&#233;porter les Tsiganes du Reich, jug&#233;s asociaux et ind&#233;sirables, et en mars 1943 celle de rafler ceux du Nord, de la Belgique et des Pays-Bas. C'est ainsi que, le 15 janvier 1944, 351 Tsiganes ont quitt&#233; Malines, qui &#233;tait l'&#233;quivalent du camp de Drancy pour le reste de la France. Ce convoi est connu sous le nom de &#171; Convoi Z &#187; (Z pour &#171; Zigeuner &#187;, Tsigane en allemand).
Les arrivants ont &#233;t&#233; parqu&#233;s dans le camp des familles, condamn&#233;s &#224; une mort lente, victimes des exp&#233;rimentations, des &#233;pid&#233;mies et de la faim. Femmes et fillettes &#224; partir de 11 ans &#233;taient st&#233;rilis&#233;es. Le projet du &#171; &lt;i&gt;bourreau&lt;/i&gt; &#187; &#233;tait d'emp&#234;cher toute descendance, ce qui peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un g&#233;nocide &#224; retardement. L'&#233;limination rapide de ceux qui ne r&#233;sistaient pas dans l'univers concentrationnaire permettait de s&#233;lectionner les plus solides et de mettre &#224; disposition une main-d'&#339;uvre gratuite au service de l'industrie de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2991 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;131&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/2991/17a020ad1bfc4e4aa03750ceb7f4e0993375a4c2c6b8889a62aea84f8693ab2d/jpg/page_12_famille_poix_du_nord.jpg' width='500' height='369' alt='' /&gt; &lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-2991 '&gt;La famille Yung-Koecler avec Charles Yung (&#224; gauche, debout) et Georges Koecler (au fond, &#224; droite) vers 1927.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits crayon document-credits-2991 '&gt;&#169; Photo d'archives
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Seuls 32 personnes parties de Malines ont surv&#233;cu &#224; ce transfert, soit moins de 5 %. Mais aucun des Tsiganes de Poix-du-Nord n'est rentr&#233;. La plus jeune, Georgina Koecler, avait 3 ans. Irma Polet-Koecler, qui a provisoirement surv&#233;cu &#224; ces conditions extr&#234;mes, avait &#233;t&#233; jug&#233;e apte au travail et envoy&#233;e &#224; Ravensbr&#252;ck, o&#249; elle a p&#233;ri, victime de l'esclavage-extinction.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une m&#233;moire longtemps occult&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le groupe de travail qui a &#339;uvr&#233; pour cette comm&#233;moration &#224; Poix-du-Nord a souhait&#233; impliquer les habitants de la commune avec diff&#233;rentes manifestations. Des photos inconnues ont &#233;t&#233; d&#233;couvertes, des t&#233;moignages ont &#233;t&#233; rassembl&#233;s &#224; cette occasion avec constitution des g&#233;n&#233;alogies de ces familles bien implant&#233;es dans l'Avesnois. Une exposition pilot&#233;e par Monique Heddebaut, &#171; &lt;i&gt;Les oubli&#233;s de l'histoire&lt;/i&gt; &#187;, a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e au public et aux scolaires, compl&#233;t&#233;e par une conf&#233;rence sur le &#171; Convoi Z &#187; et le film : &lt;i&gt;M&#233;moires tsiganes, l'autre g&#233;nocide&lt;/i&gt;. Mais le moment le plus solennel et le plus charg&#233; d'&#233;motion fut sans conteste le d&#233;voilement de la st&#232;le &#224; c&#244;t&#233; du monument aux morts, avec les noms des dix victimes, grav&#233;s dans la pierre bleue, en pr&#233;sence des familles et d'un public venu nombreux. La sous-pr&#233;f&#232;te d'Avesnes-sur-Helpe, Corinne Simon, la d&#233;put&#233;e Anne-Laure Cattelot, le pr&#233;sident de la communaut&#233; de communes du Pays de Mormal, Guislain Cambier, salu&#232;rent l'initiative et rappel&#232;rent dans leur discours que les valeurs r&#233;publicaines furent bafou&#233;es par une id&#233;ologie naus&#233;abonde durant la Seconde Guerre mondiale.
L'autre point d'orgue de ces manifestations : la chorale de Poix-du-Nord et des enfants interpr&#233;t&#232;rent et chant&#232;rent le &lt;i&gt;Ch&#339;ur des esclaves&lt;/i&gt; de Nabucco et la chanson du g&#233;n&#233;rique du film de Tony Gatlif &lt;i&gt;Libert&#233;&lt;/i&gt;, compos&#233;e par Catherine Ringer du groupe Rita Mitsouko.
Rappelons que la m&#233;moire de cette d&#233;portation a &#233;t&#233; longtemps occult&#233;e, &#224; l'exception de Landrecies dans les ann&#233;es soixante, &#224; Flers-en-Escrebieux en 2012. D'autres communes pourraient s'associer &#224; ce travail de comm&#233;moration car d'autres rafles de Tsiganes eurent lieu dans le Pas-de-Calais &#224; l'automne 1943, &#224; Fr&#233;vent, Vimy et H&#233;nin-Li&#233;tard (aujourd'hui H&#233;nin-Beaumont).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un projet de valorisation &#224; l'&#233;tude</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/article/un-projet-de-valorisation-a-l-etude</link>
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		<dc:date>2022-06-03T11:21:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>JACQUES KMIECIAK</dc:creator>



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&lt;p&gt;Sur l'ancienne carreau de la fosse 7, un hommage a &#233;t&#233; rendu aux mineurs qui, lors de la &#171; Grande Gr&#232;ve patriotique de mai-juin 1941 &#187;, ont d&#233;fi&#233; le patronat et l'occupant nazi. Ce samedi 28 f&#233;vrier, au pied de la st&#232;le du puits du Dahomey &#233;rig&#233;e en souvenir de ce mouvement social d'ampleur, Pierre Ch&#233;ret, pr&#233;sident de l'Association des d&#233;port&#233;s, intern&#233;s, r&#233;sistants et patriotes (Adirp) du Pas-de-Calais, explicite ses causes. Au c&#339;ur d'un Bassin minier occup&#233;, les Houill&#232;res se sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/" rel="directory"&gt;Seconde Guerre mondiale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L108xH150/arton4681-87893.jpg?1777026798' class='spip_logo spip_logo_right' width='108' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sur l'ancienne carreau de la fosse 7, un hommage a &#233;t&#233; rendu aux mineurs qui, lors de la &#171; Grande Gr&#232;ve patriotique de mai-juin 1941 &#187;, ont d&#233;fi&#233; le patronat et l'occupant nazi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce samedi 28 f&#233;vrier, au pied de la st&#232;le du puits du Dahomey &#233;rig&#233;e en souvenir de ce mouvement social d'ampleur, Pierre Ch&#233;ret, pr&#233;sident de l'Association des d&#233;port&#233;s, intern&#233;s, r&#233;sistants et patriotes (Adirp) du Pas-de-Calais, explicite ses causes. Au c&#339;ur d'un Bassin minier occup&#233;, les Houill&#232;res se sont plac&#233;es au service de la machine de guerre teutonne. La corporation mini&#232;re est soumise &#224; d'ex&#233;crables conditions d'existence. Allongement de la dur&#233;e du travail, augmentation des cadences, blocage des salaires, multiplication des brimades&#8230; L'exasp&#233;ration est &#224; son comble quand d&#233;bute la gr&#232;ve le 27 mai 1941 &#224; la fosse 7 de Montigny-en-Gohelle &#224; l'instigation du communiste Michel Br&#251;l&#233;. Les mineurs revendiquent &#171; &lt;i&gt;du pain et du savon&lt;/i&gt; &#187; ! La gr&#232;ve s'&#233;tend jusqu'au 10 juin &#224; l'ensemble du &#171; Pays noir &#187; sur des mots d'ordre hautement patriotiques (&#171; &lt;i&gt;Pas de charbon pour les Boches !&lt;/i&gt; &#187;). Au plus fort du mouvement, 100 000 mineurs auront cess&#233; le travail d'Auchel &#224; Cond&#233;-sur-l'Escaut. Les compagnies c&#232;dent en partie sur les salaires et le ravitaillement. La r&#233;pression s'av&#232;re implacable. &#171; 244 mineurs seront d&#233;port&#233;s en Allemagne. 130 y laisseront leur vie &#187;, pr&#233;cise Pierre Ch&#233;ret.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un haut lieu de la m&#233;moire r&#233;gionale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier &#233;voque alors le projet de valorisation du puits du Dahomey, men&#233; de concert avec la municipalit&#233;. &#171; &lt;i&gt;Il est en cours de r&#233;flexion. Un panneau y retracera l'historique de cette gr&#232;ve. On travaillera aussi sur la signal&#233;tique&lt;/i&gt; &#187;, assure Marcello Della Franca. Et le maire de Montigny-en-Gohelle d'esp&#233;rer la r&#233;habilitation du site pour 2023. Il s'agira d'en faire &#171; &lt;i&gt;un des points centraux de la m&#233;moire de la r&#233;sistance des mineurs et des populations du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, un lieu utile &#224; la transmission des valeurs de la R&#233;sistance&lt;/i&gt; &#187;, compl&#232;te Pierre Ch&#233;ret.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sister toujours&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s que Raymond Frackowiak (CGT mineurs) eut &#224; d&#233;plorer le fait que cette gr&#232;ve ne figure toujours pas dans les programmes scolaires en d&#233;pit des promesses du gouvernement, Gianni Ranieri revint sur le parcours de Michel Br&#251;l&#233;. Contraint &#224; la clandestinit&#233;, celui-ci rejoint l'Organisation sp&#233;cial de combat (OSC) et multiplie les actes de sabotage. Arr&#234;t&#233;, il est ex&#233;cut&#233; le 14 avril 1942, &#224; l'&#226;ge de 28 ans. &#192; l'heure &#171; &lt;i&gt;o&#249; tout ce que nos a&#239;eux ont obtenu, est remis en cause et o&#249; l'extr&#234;me droite n'a jamais &#233;t&#233; aussi forte&lt;/i&gt; &#187;, Gianni Ranieri, &#224; la suite de Lucie Aubrac, rappelle que &#171; &lt;i&gt;le verbe r&#233;sister doit toujours se conjuguer au pr&#233;sent&lt;/i&gt; &#187;. Et ce militant communiste de 22 ans d'inviter la jeunesse &#171; &lt;i&gt;&#224; s'engager pour d&#233;fendre ses droits, pour l'&#233;galit&#233; de toutes et de tous. C'est &#224; nous, les jeunes, d'&#233;crire le futur afin que celui-ci rime avec espoir&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le programme du CNR, fondateur de notre pacte social</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/article/le-programme-du-cnr-fondateur-de-notre-pacte-social</link>
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		<dc:date>2022-06-03T11:21:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MARC DUBOIS</dc:creator>



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&lt;p&gt;Lille ce 27 mai, la Noble Tour, M&#233;morial d&#233;partemental de la R&#233;sistance et de la D&#233;portation, l'&#201;tat et l'arm&#233;e sont au premier rang de la c&#233;r&#233;monie organis&#233;e pour la Journ&#233;e nationale de la R&#233;sistance, repr&#233;sent&#233;s par le pr&#233;fet d&#233;l&#233;gu&#233; pour la d&#233;fense et la s&#233;curit&#233;, Louis-Xavier Thirode, et le g&#233;n&#233;ral adjoint &#224; l'officier g&#233;n&#233;ral de zone de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; Nord, &#201;ric Jeannequin. Des officiers, une garde d'honneur, des &#233;lus ceints de leur &#233;charpe et une fanfare militaire, l'hommage (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/histoire/seconde-guerre-mondiale/" rel="directory"&gt;Seconde Guerre mondiale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton4682-872e0.jpg?1777026799' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lille ce 27 mai, la Noble Tour, M&#233;morial d&#233;partemental de la R&#233;sistance et de la D&#233;portation, l'&#201;tat et l'arm&#233;e sont au premier rang de la c&#233;r&#233;monie organis&#233;e pour la Journ&#233;e nationale de la R&#233;sistance, repr&#233;sent&#233;s par le pr&#233;fet d&#233;l&#233;gu&#233; pour la d&#233;fense et la s&#233;curit&#233;, Louis-Xavier Thirode, et le g&#233;n&#233;ral adjoint &#224; l'officier g&#233;n&#233;ral de zone de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; Nord, &#201;ric Jeannequin. Des officiers, une garde d'honneur, des &#233;lus ceints de leur &#233;charpe et une fanfare militaire, l'hommage officiel &#224; la R&#233;sistance contraste avec celui, populaire, rendu quelques jours plus t&#244;t au m&#233;morial des victimes du nazisme de l'Usine de Fives avec l'Institut d'histoire sociale de la m&#233;tallurgie CGT, l'Anacr (Association nationale des anciens combattants de la R&#233;sistance) de Lille et les c&#233;l&#233;brations fraternelles organis&#233;es il y a quelques ann&#233;es encore ici par les associations de la R&#233;sistance. Ce n'est qu'en 2013 en effet, &#224; la demande de ces derni&#232;res d'entretenir le caract&#232;re historique de la cr&#233;ation du Conseil national de la R&#233;sistance (CNR) le 27 mai 1943, que le Parlement instituera cette &#171; Journ&#233;e nationale de la R&#233;sistance &#187;, ainsi que le rappelle Colette Becquet au nom de l'Anacr. Cette derni&#232;re &#233;voque les &#233;v&#233;nements qui marqu&#232;rent l'ann&#233;e 1942. Les troupes du g&#233;n&#233;ral Rommel mises en &#233;chec par les 3 700 hommes du g&#233;n&#233;ral Koenig, la r&#233;pression de la R&#233;sistance par la police p&#233;tainiste, la rafle des Juifs des 16 et 17 juillet, le d&#233;barquement alli&#233; en Afrique du Nord. Mais aussi des actes de r&#233;sistance comme ce sauvetage par des cheminots de Juifs victimes d'une rafle dans l'agglom&#233;ration lilloise. Et l'acc&#233;l&#233;ration du processus d'unification des forces de la R&#233;sistance qui aboutira au CNR.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Transmettre les valeurs de la R&#233;sistance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans son message lu par le pr&#233;fet Thirode, S&#233;bastien Lecornu, ministre des Arm&#233;es, rappelle que ce jour-l&#224;, &#171; &lt;i&gt;sous l'&#233;gide de Jean Moulin, missionn&#233; par le g&#233;n&#233;ral de Gaulle, dix-huit hommes et une femme s'unissaient pour d&#233;ployer partout en France cet esprit de r&#233;sistance qui animait ceux de Londres depuis le d&#233;but de la guerre&lt;/i&gt; &#187;, transcendant &#171; &lt;i&gt;les diff&#233;rences de chacun derri&#232;re une m&#234;me cause, celle de la R&#233;sistance unie contre l'envahisseur&lt;/i&gt; &#187;. Avec en particulier le combat de la jeunesse, illustr&#233; par le courage des lyc&#233;ens et &#233;tudiants entonnant &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt; au pied de l'Arc de Triomphe le 11 novembre 1940 ou encore les &#171; &lt;i&gt;jeunes fran&#231;ais qui, refusant le Service du travail obligatoire, prirent les armes dans le maquis de France&lt;/i&gt; &#187;
Aujourd'hui, &#171; &lt;i&gt;la R&#233;sistance constitue une source d'inspiration et d'engagement pour les jeunes g&#233;n&#233;rations, qui incite &#224; la g&#233;n&#233;rosit&#233;, &#224; l'enthousiasme dans l'action et &#224; faire face aux d&#233;fis de notre temps&lt;/i&gt; &#187;, poursuit le ministre. Mais qu'inspire aujourd'hui le &#171; Programme du Conseil national de la R&#233;sistance &#187;, adopt&#233; &#224; l'unanimit&#233; et publi&#233; le 15 mars 1944 ? Le ministre n'en parle pas. Il reste pourtant bien &#171; &lt;i&gt;fondateur de notre pacte social&lt;/i&gt; &#187; selon l'Anacr qui souligne que cette journ&#233;e &#171; &lt;i&gt;permet, dans les &#233;tablissements scolaires, de transmettre les valeurs patriotiques, d&#233;mocratiques et humanistes de la R&#233;sistance&#8230;&lt;/i&gt; &#187;, de celles et ceux qui &#171; &lt;i&gt;ont combattu le fascisme, le racisme, la barbarie, le terrorisme contre les populations civiles, les crimes de guerre et contre l'humanit&#233;, les &#233;purations ethniques, les guerres d'agression expansionniste&lt;/i&gt; &#187; tellement d'actualit&#233; aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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