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	<title>Libert&#233; Hebdo</title>
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	<description>Libert&#233; Hebdo est un hebdomadaire fran&#231;ais couvrant l'actualit&#233; des Hauts-de-France.</description>
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		<title>Libert&#233; Hebdo</title>
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		<title>Premier Paris-Roubaix : 19 avril 1896, 5h30 Paris s'&#233;veille, des ombres s'&#233;lancent dans la nuit</title>
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		<dc:date>2023-04-07T13:34:32Z</dc:date>
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		<dc:creator>Serge LAGET</dc:creator>


		<dc:subject>Hauts-de-France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comment faire, quand on a un v&#233;lodrome tout neuf &#224; faire tourner, et quand le voisin d'Amiens vous fait de l'ombre ? C'est la question qui se pose &#224; deux entrepreneurs roubaisiens MM. Vienne et Perez d&#233;but 1896. Ils ont besoin de donner un deuxi&#232;me souffle &#224; leur anneau de 333 m, et ils pensent donc &#224; faire arriver une grande course sur leur piste, dont ils rel&#232;vent aussi les virages. Il y a bien Paris-Ostende, Paris-Bruxelles, ou Paris-Dinant, qui passent dans le coin sans s'arr&#234;ter. Comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L132xH150/arton5812-c6a2e.png?1776998006' class='spip_logo spip_logo_right' width='132' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment faire, quand on a un v&#233;lodrome tout neuf &#224; faire tourner, et quand le voisin d'Amiens vous fait de l'ombre ? C'est la question qui se pose &#224; deux entrepreneurs roubaisiens MM. Vienne et Perez d&#233;but 1896. Ils ont besoin de donner un deuxi&#232;me souffle &#224; leur anneau de 333 m, et ils pensent donc &#224; faire arriver une grande course sur leur piste, dont ils rel&#232;vent aussi les virages. Il y a bien Paris-Ostende, Paris-Bruxelles, ou Paris-Dinant, qui passent dans le coin sans s'arr&#234;ter. Comme le journal &#171; Le V&#233;lo &#187; de Paris, (il est de couleur verte), a &#233;galement besoin d'&#233;largir sa client&#232;le dans le Nord, la synergie avec Paul Rousseau, le patron du canard parisien, s'impose. On cr&#233;e donc ensemble Paris-Roubaix, il y aura 280 km, des routes difficiles, mais des entra&#238;neurs, et 1000 francs au premier (l'abonnement annuel au V&#233;lo est de 30 francs), ce sera pour P&#226;ques, avec l'arriv&#233;e le dimanche. Il y a 102 inscrits (brassards verts), et une pinc&#233;e d'amateurs lillois (brassards mauves).
Le dimanche de P&#226;ques tous les ouvriers de la r&#233;gion seront disponibles, et comme Bordeaux-Paris, qui existe depuis 1891, a lieu trois semaines plus tard, la course pourra servir de pr&#233;paration.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des v&#233;los &#224; pignon fixe&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce 19 avril, il fait tr&#232;s beau et &#171; LE V&#233;lo &#187; tire &#224; 52 000 exemplaires. Apr&#232;s les vol&#233;es de cloches d'une messe matinale, quelques centaines de curieux affluent porte Maillot &#224; Paris, pr&#232;s du restaurant Gillet, o&#249; le d&#233;part sera donn&#233; &#224; 5h30 &#224; 43 champions venus de tous les horizons, comme l'Allemand Joseph Fischer, l'Anglais Arthur Linton, le Danois Charles Meyer, ou Maurice Garin, l'Italien de Roubaix, qui connait le parcours comme sa poche.
A leurs c&#244;t&#233;s, quelques figures &#233;patent, Eo de Marseille, qui joue du piano, Bagr&#233;, un coureur &#224; pied qui utilise une machine &#224; leviers, le noir Vendredi, et quelques frileux cach&#233;s derri&#232;re des pseudos, comme Eole ou Mars. Lefebvre, maladroit, lui, casse sa fourche avant le d&#233;part !!!
Guignard part en t&#234;te, mais Linton le d&#233;passe vite, sur sa machine avec chaine Simpson, il restera en t&#234;te, jusqu'&#224; Amiens (Km 149), o&#249; son tandem d'entrainement le fera tomber. Des astucieux ont le parcours coll&#233; sur le guidon, ou la manche. Les plus malins, comme l'Allemand Fischer, ont pris la peine avec son mentor Van Marck, de reconna&#238;tre le parcours en deux jours...Et il jongle donc avec une route improbable et sept contr&#244;les fixes ou volants dans des caf&#233;s. Diable, &#224; 31 ans, le Teuton poss&#232;de d&#233;j&#224; un palmar&#232;s allant de Moscou-St Petersbourg, &#224; Vienne-Berlin, ou Milan-Munich. Couvert de poussi&#232;re, il arrive &#224; Roubaix &#224; 2h47, apr&#232;s 9h17 de selle, &#224; une moyenne sup&#233;rieure &#224; 30 km/h. Charles Meyer de Dieppe profite d'une chute s&#233;v&#232;re de Garin &#224; 4km de l'arriv&#233;e pour prendre la 2&#232; place. Le futur vainqueur du premier Tour arrive 3&#232;, et le malchanceux Linton, 4&#232;. Tous sauf Garin sont sur Dunlop. Serr&#233;s comme des coins, les 10 000 spectateurs oublient leur combat de coqs, tellement ils sont captiv&#233;s par les arriv&#233;es annonc&#233;es &#224; grand renfort de clairons : Stein, 5&#232;, Ari&#232;s 8&#232;, Liseron de Lille, est 13&#232;, premier des amateurs locaux, Vendredi est 17&#232; et Millocheau, future lanterne rouge du Tour 1903 (21&#232;), est 19&#232;. Bagr&#233;, qui regrette de ne pas avoir fait un tour du home-trainer install&#233; au Chalet du Cycle &#224; Paris, prendra sa revanche, dans le premier marathon p&#233;destre fran&#231;ais, Paris-Conflans, qu'il terminera 2&#232;, en juillet. Il y a 29 class&#233;s. Les quatre premiers sont &#233;trangers. La premi&#232;re pierre est pos&#233;e, et c'est un solide pav&#233;. Dans la foul&#233;e, le lendemain, le V&#233;lodrome Roubaisien sera cette fois rempli par Jacquelin ; peu apr&#232;s, Arthur Linton, partagera Bordeaux-Paris avec Gaston Rivierre. En Allemagne, chez Opel ou Brennabor, les ouvriers passeront vite de 55 000 &#224; 90 000 en 98 apr&#232;s la retentissante victoire de Fischer (1865-1953), qui gagnera encore Bordeaux-Paris en 1900, avant de s'&#233;teindre &#224; 88 ans... Non, Bordeaux-Paris ne tuait pas. En 1903, dans le premier Tour, sa d&#233;ception sera vive car malgr&#233; ses 38 ans, il &#233;tait pr&#233;sent&#233; comme un outsider, il terminera seulement 15&#232;, victime d'un chauvinisme (ndlr : provoqu&#233; par la perte de l'Alsace-Lorraine en 1870), qu'il ne connut pas ici.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Il est venu, il a vaincu ! &#187;</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/il-est-venu-il-a-vaincu</link>
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		<dc:date>2022-07-26T13:35:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>JACQUES KMIECIAK</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans un ouvrage richement illustr&#233;, le journaliste Christian Defrance s'est pench&#233; sur la fabuleuse histoire du cycliste C&#233;sar Marcellak. Retour sur la carri&#232;re de ce Bullygeois qui a, &#224; deux reprises, particip&#233; &#224; la Grande Boucle. Apr&#232;s Jean Alavoine et Charles Crupelandt, C&#233;sar Marcellak a &#233;t&#233; le troisi&#232;me cycliste du Nord-Pas-de-Calais &#224; conqu&#233;rir le titre de champion de France sur route ! C'&#233;tait en 1948. Il avait 35 ans ! Un Ch'ti d'adoption Christian (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/" rel="directory"&gt;Cyclisme&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L110xH150/arton4885-23b8d.jpg?1777490530' class='spip_logo spip_logo_right' width='110' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans un ouvrage richement illustr&#233;, le journaliste Christian Defrance s'est pench&#233; sur la fabuleuse histoire du cycliste C&#233;sar Marcellak. Retour sur la carri&#232;re de ce Bullygeois qui a, &#224; deux reprises, particip&#233; &#224; la Grande Boucle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s Jean Alavoine et Charles Crupelandt, C&#233;sar Marcellak a &#233;t&#233; le troisi&#232;me cycliste du Nord-Pas-de-Calais &#224; conqu&#233;rir le titre de champion de France sur route ! C'&#233;tait en 1948. Il avait 35 ans !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un Ch'ti d'adoption&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Christian Defrance a consacr&#233; une biographie &#224; celui qu'il consid&#232;re comme le&lt;i&gt; &#171; plus populaire des champions cyclistes nordistes de l'apr&#232;s-guerre &#187;.&lt;/i&gt; Plus, selon lui, que Louis D&#233;prez ou &#201;douard Kablinski, ses contemporains.
Czeslaw Marcelak (devenu C&#233;sar Marcellak !) est en r&#233;alit&#233; un Ch'ti... d'adoption. En effet, il est n&#233; en Westphalie en janvier 1913. Plus tard, il &#233;migre, avec ses parents, vers le Bassin minier du Pas-de-Calais. La famille s'installe au c&#339;ur de la cit&#233; des Alouettes &#224; Bully-les-Mines. &#194;g&#233; d'&#224; peine vingt ans, mineur de charbon (il le restera jusqu'&#224; la guerre), C&#233;sar entame une prometteuse carri&#232;re de coureur cycliste amateur. Il remporte son premier succ&#232;s d'envergure en 1937 (Paris &#8211; Lens). En juillet 1939, il participe au Tour de Pologne, au sein d'une &#233;quipe issue de l'&#233;migration. C&#233;sar y gagne deux &#233;tapes d'une comp&#233;tition remport&#233;e par un ancien Lensois Boleslaw Napierala ! Une performance remarqu&#233;e. Elle lui ouvre les portes de la s&#233;lection de l'&#233;quipe nationale de Pologne en vue des championnats du monde. Ceux-ci doivent se d&#233;rouler &#224; Milan en septembre. L'&#233;preuve sur route sera annul&#233;e in extremis du fait du d&#233;clenchement de la Seconde Guerre mondiale. Sans la guerre, il &lt;i&gt; &#171; serait assur&#233;ment devenu un crack international &#187;&lt;/i&gt;, sugg&#232;re Christian Defrance.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'homme aux 350 victoires !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A la Lib&#233;ration, C&#233;sar reprend du service et d&#233;croche m&#234;me un contrat &#171; pro &#187; tout en inaugurant un magasin de cycles &#224; Bully-les-Mines. Toujours de nationalit&#233; polonaise, il envisage volontiers de se faire naturaliser afin de participer au Tour de France. Il devient officiellement fran&#231;ais le 29 juin 1947 quelques jours apr&#232;s le d&#233;part de la Grande Boucle dont il est ainsi... priv&#233; ! Plus tard, il y participe tout de m&#234;me &#224; deux reprises (2e en 1949 de l'&#233;tape de Boulogne-sur-Mer). A l'&#226;ge de 45 ans, en 1958, C&#233;sar Marcellak remise la bicyclette &lt;i&gt;&#171; au terme d'une carri&#232;re aur&#233;ol&#233;e de 350 victoires &#187;&lt;/i&gt;
dont Paris - Arras (1946), Paris - Valenciennes (1946 et 1951), le Grand-Prix d'Isbergues (1952) et bien s&#251;r le championnat de France, douze ans avant Jean Stablinski ! Il s'est &#233;teint le 17 f&#233;vrier 2005. Une rue porte d&#233;sormais son nom &#224; Bully-les-Mines.
&lt;sup&gt;*C&#233;sar Marcellak. Il est venu, il a vaincu ! par Christian Defrance et R&#233;gine Marcellak. Les &#201;ditions Nord Avril. 165 p. 18&#8364;. A commander sur : &lt;a href=&#034;https://www.nordavril.com/catalogue/cesar-marcellak&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nordavril.com/catalogue/cesar-marcellak&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3052 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;103&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3052/2185cfe2f07e812f21cb0a518f6ffec5d031a24c99e0e0066bdb16242bc2993a/jpg/ce_sar_marcellak_avec_bernard_hinault_et_marc_madiot_photo_texte_2_copie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3052/2185cfe2f07e812f21cb0a518f6ffec5d031a24c99e0e0066bdb16242bc2993a/jpg/ce_sar_marcellak_avec_bernard_hinault_et_marc_madiot_photo_texte_2_copie.jpg' width='500' height='739' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3052 '&gt;Avec Bernard Hinault et Marc Madiot lors de l'inauguration d'une plaque Maurice-Garin a&#768; Lie&#769;vin
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits crayon document-credits-3052 '&gt;&#169; DR
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Marcellak et la Pologne&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de ses brillants r&#233;sultats au Tour de Pologne &#171; 1939 &#187;, C&#233;sar Marcellak d&#233;croche sa s&#233;lection en &#233;quipe nationale polonaise en vue de participer aux championnats du monde.Les &#233;preuves doivent se d&#233;rouler en Italie, du c&#244;t&#233; de Milan, du 26 ao&#251;t au 3 septembre. En raison du d&#233;clenchement de la Seconde Guerre mondiale, la course sur route sera annul&#233;e. C&#233;sar ne pourra donc y d&#233;fendre les couleurs de la m&#232;re-patrie. Une seconde chance aurait pu s'offrir &#224; lui en 1947. Il est de nouveau retenu en &#233;quipe nationale de Pologne en vue du championnat du monde qui doit se disputer &#224; Reims le 3 ao&#251;t. Sa naturalisation fran&#231;aise obtenue un mois auparavant, l'emp&#234;che cependant d'honorer de nouveau cette s&#233;lection. D&#233;cid&#233;ment... N&#233; Allemand, devenu Polonais avant d'&#234;tre naturalis&#233; Fran&#231;ais, C&#233;sar Marcellak n'entretenait pas d'&#233;troites relations avec la Pologne. &lt;i&gt;&#171; Il avait tourn&#233; la page &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise R&#233;gine Marcellak, sa fille. Sans pour autant renier ses origines !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage n'aurait jamais vu le jour sans le concours de R&#233;gine Marcellak. En ouvrant &#224; Christian Defrance les archives familiales, elle lui a fourni la mati&#232;re &#224; l'&#233;criture de cet ouvrage imagin&#233; au nom du &lt;i&gt; &#171; devoir de m&#233;moire &#187;.&lt;/i&gt; Elle a notamment mis &#224; sa disposition les dizaines d'articles de presse amass&#233;s tout au long de sa carri&#232;re par l'&#233;pouse de C&#233;sar. N&#233;e en 1940, R&#233;gine a aussi couch&#233; sur papier les souvenirs d'enfant qu'elle a conserv&#233;s de son p&#232;re coureur. Un paternel qui &#171; a continu&#233; de faire du v&#233;lo jusqu'&#224; la fin de sa vie ou presque &#187;, soulignait-elle volontiers tout en pr&#233;cisant que C&#233;sar a aussi longtemps r&#233;pondu aux sollicitations dont il restait l'objet. Sur une photo, on le voit notamment en compagnie de Bernard Hinault et Marc Madiot, deux anciennes stars cyclistes des ann&#233;es 1980, lors de l'inauguration d'une rue Maurice Garin &#224; Li&#233;vin. Cette pr&#233;sence confortait sa popularit&#233; dans le milieu autant que le magasin de cycles qu'il a tenu &#224; Bully-les-Mines ! Si le &lt;i&gt; &#171; plus grand souvenir sportif de mon p&#232;re reste sa victoire au championnat de France auquel il s'&#233;tait beaucoup pr&#233;par&#233; &#187;&lt;/i&gt;, le fait de n'avoir jamais particip&#233; &#224; un championnat du monde est demeur&#233;&lt;i&gt; &#171; le plus grand regret de sa carri&#232;re &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Si le Tour m'&#233;tait cont&#233;</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/si-le-tour-m-etait-conte</link>
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		<dc:date>2021-12-28T11:01:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>JACQUES KMIECIAK</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Mordu de cyclisme, Francis Taquet a fait le r&#233;cit des &#233;tapes de la Grande Boucle dans les Hauts-de-France de 1906 &#224; la veille de la Seconde Guerre mondiale. Jeune retrait&#233; de l'&#201;ducation nationale, Francis Taquet a mis &#224; profit son temps libre pour se plonger dans de vieux num&#233;ros de la presse sportive, de Miroir des Sports &#224; L'Auto. De ces p&#233;r&#233;grinations archivistiques est n&#233; cet ouvrage. Le journaliste Gilbert Hocq s'&#233;tait d&#233;j&#224; pench&#233; sur le sujet, &#171; mais il s'&#233;tait concentr&#233; sur le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L130xH150/arton4070-c8b5f.jpg?1777490530' class='spip_logo spip_logo_right' width='130' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mordu de cyclisme, Francis Taquet a fait le r&#233;cit des &#233;tapes de la Grande Boucle dans les Hauts-de-France de 1906 &#224; la veille de la Seconde Guerre mondiale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jeune retrait&#233; de l'&#201;ducation nationale, Francis Taquet a mis &#224; profit son temps libre pour se plonger dans de vieux num&#233;ros de la presse sportive, de &lt;i&gt;Miroir des Sports&lt;/i&gt; &#224; &lt;i&gt;L'Auto&lt;/i&gt;. De ces p&#233;r&#233;grinations archivistiques est n&#233; cet ouvrage. Le journaliste Gilbert Hocq s'&#233;tait d&#233;j&#224; pench&#233; sur le sujet, &#171; &lt;i&gt;mais il s'&#233;tait concentr&#233; sur le d&#233;roulement des &#233;tapes, moi je souhaitais accorder davantage d'attentions aux &#224;-c&#244;t&#233;s, aux anecdotes, aux situations cocasses&lt;/i&gt; &#187;, souligne Francis Taquet.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une passion pr&#233;coce&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Originaire de l'Avesnois, il s'est pris de passion pour cette discipline d&#232;s son plus jeune &#226;ge en suivant la classique Paris-Bruxelles qui passait pr&#232;s de chez lui. &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait magique de voir les coureurs en couleurs une fois par an alors que d'ordinaire je devais me contenter de la t&#233;l&#233; en noir et blanc&lt;/i&gt; &#187;, se souvient-il. Son r&#233;cit d&#233;bute en 1906 lorsque la Grande Boucle, n&#233;e trois ans plus t&#244;t, met enfin le cap au Nord. Il s'ach&#232;ve en 1938. Pour quelle raison ? &#171; &lt;i&gt;C'est la derni&#232;re fois avant la guerre qu'elle se d&#233;roulait chez nous. Henri Desgrange, son organisateur &#224; la t&#234;te du journal&lt;/i&gt; L'Auto, &lt;i&gt;avait d&#233;cid&#233; de faire passer cette &#233;preuve dans le Nord tous les deux ans en alternance avec l'Ouest. En 1939, il n'y a donc pas eu d'&#233;tapes dans notre r&#233;gion. Le Tour n'y reviendra qu'en 1947&lt;/i&gt; &#187;, poursuit l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2754 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/2754/bd410e6be881c878cca9f39d0d881acc7230f00e762c295145ccf9a170d1d37a/jpg/page_20_ouvrage_francis_taquet.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/2754/bd410e6be881c878cca9f39d0d881acc7230f00e762c295145ccf9a170d1d37a/jpg/page_20_ouvrage_francis_taquet.jpg' width='500' height='364' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une autre &#233;poque&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage richement illustr&#233; regorge donc d'anecdotes. &#171; &lt;i&gt;En 1906, l'&#233;tape Paris-Lille devait se terminer &#224; la citadelle. Or, un arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral interdisait ce type de manifestation au bois de la De&#251;le, promenade favorite des Lillois. Aussi la course a-t-elle &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233;e &#224; la derni&#232;re minute vers Lambersart au grand dam des coureurs qui avaient pris soin de rep&#233;rer les lieux&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise-t-il. Si certains cyclistes quasi professionnels b&#233;n&#233;ficient du soutien mat&#233;riel et logistique d'un constructeur, d'autres sont contraints de se d&#233;brouiller seuls. &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait le cas de Jules Deloffre originaire du Cateau. &#192; chaque arriv&#233;e, il faisait des tours d'&#233;quilibriste pour gagner un peu d'argent. Au d&#233;but, chacun roulait pour soi. Les formations r&#233;gionales et nationales n'appara&#238;tront que dans les ann&#233;es 1930&lt;/i&gt; &#187;, explique Francis Taquet qui rappelle que &#171; &lt;i&gt;les &#233;tapes pouvaient d&#233;passer les 400 kilom&#232;tres, les d&#233;parts &#233;taient d'ailleurs souvent donn&#233;s de nuit&lt;/i&gt; &#187;. Un champion comme Laurent Desbiens &#171; &lt;i&gt;s'est dit impressionn&#233; par les distances parcourues &#224; l'&#233;poque&lt;/i&gt; &#187;. Quant &#224; l'internationalisation du peloton, elle &#233;tait encore loin d'&#234;tre &#224; l'ordre du jour. Des Australiens ou des Yougoslaves s'y sont bien risqu&#233;s, &#171; &lt;i&gt;mais sans succ&#232;s, &#233;tant insuffisamment pr&#233;par&#233;s&lt;/i&gt; &#187;. Francis Taquet travaille sur un second tome (1947-1977) riche en t&#233;moignages (Jan Janssens, Cyril Guimard, Raymond Poulidor, etc.) et pr&#233;fac&#233; par Bernard Th&#233;venet, vainqueur en 1977. Il compte le publier avant le d&#233;part du Tour 2022.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'auteur d&#233;dicacera son ouvrage le samedi 22 janvier &#224; partir de 15 heures au Furet du Nord &#224; Arras.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Tour de France de retour dans la r&#233;gion</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/le-tour-de-france-de-retour-dans-la-region</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/le-tour-de-france-de-retour-dans-la-region</guid>
		<dc:date>2021-10-15T11:55:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;C'est officiel, le Tour fera son grand retour dans les Hauts-de-France en 2022 apr&#232;s quatre ans d'absence. Christian Prudhomme, son directeur, a d&#233;voil&#233; son trac&#233; jeudi dernier, qui comprendra une &#233;tape entre Dunkerque et Calais, en passant par les caps Blanc- Nez et Gris-Nez et par les monts des Flandres, le 5 juillet. Le lendemain, place aux secteurs pav&#233;s (dont cinq in&#233;dits) avec un d&#233;part du centre-ville de Lille et une arriv&#233;e &#224; Wallers-Arenberg. Enfin, la 6e &#233;tape devrait d&#233;marrer le 7 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH103/arton3830-42daf.jpg?1777490530' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est officiel, le Tour fera son grand retour dans les Hauts-de-France en 2022 apr&#232;s quatre ans d'absence. Christian Prudhomme, son directeur, a d&#233;voil&#233; son trac&#233; jeudi dernier, qui comprendra une &#233;tape entre Dunkerque et Calais, en passant par les caps Blanc- Nez et Gris-Nez et par les monts des Flandres, le 5 juillet. Le lendemain, place aux secteurs pav&#233;s (dont cinq in&#233;dits) avec un d&#233;part du centre-ville de Lille et une arriv&#233;e &#224; Wallers-Arenberg. Enfin, la 6&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;tape devrait d&#233;marrer le 7 juillet depuis Fourmies ou Le Val Joly en direction de l'Est.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Enfer du Nord a tenu ses promesses</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/l-enfer-du-nord-a-tenu-ses-promesses</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/l-enfer-du-nord-a-tenu-ses-promesses</guid>
		<dc:date>2021-10-08T10:59:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>PIERRE GAUYAT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le retour du Paris-Roubaix le dimanche 3 octobre dernier a tenu toutes ses promesses d'&#171; enfer du Nord &#187; : de la pluie, de la boue, des pav&#233;s et du suspense. &#192; Mons-en-P&#233;v&#232;le, la victoire semblait promise &#224; l'Italien Gianni Moscon. H&#233;las, une crevaison et une chute plus tard, il est rattrap&#233; et battu dans le secteur de l'Arbre par ses poursuivants, le Belge Florian Vermeersch, le N&#233;erlandais Mathieu van der Poel, le petit-fils de Raymond Poulidor, et son compatriote Sonny Colbrelli qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3788-3eadc.jpg?1777490531' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le retour du Paris-Roubaix le dimanche 3 octobre dernier a tenu toutes ses promesses d'&#171; &lt;i&gt;enfer du Nord&lt;/i&gt; &#187; : de la pluie, de la boue, des pav&#233;s et du suspense.
&#192; Mons-en-P&#233;v&#232;le, la victoire semblait promise &#224; l'Italien Gianni Moscon. H&#233;las, une crevaison et une chute plus tard, il est rattrap&#233; et battu dans le secteur de l'Arbre par ses poursuivants, le Belge Florian Vermeersch, le N&#233;erlandais Mathieu van der Poel, le petit-fils de Raymond Poulidor, et son compatriote Sonny Colbrelli qui s'impose dans le sprint final sur la piste du v&#233;lodrome de Roubaix.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Paris-Roubaix au f&#233;minin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La veille, une grande premi&#232;re a eu lieu, le premier Paris-Roubaix f&#233;minin, dans des conditions &#224; peine moins &#233;prouvantes que celles de l'&#233;dition masculine. 129 coureuses se sont lanc&#233;es &#224; l'assaut des pav&#233;s du Nord et c'est la Britannique Lizzie Deignan qui a franchi la ligne d'arriv&#233;e en t&#234;te, &#224; Roubaix. Si les femmes ont enfin obtenu le droit de courir cette classique, il n'en demeure pas moins que l'&#233;galit&#233; reste un combat : les primes des filles sont 20 fois moins importantes que celles des gar&#231;ons.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Voyage au bout de &#171; l'Enfer du Nord &#187;</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/voyage-au-bout-de-l-enfer-du-nord</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/voyage-au-bout-de-l-enfer-du-nord</guid>
		<dc:date>2021-10-01T10:32:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>PIERRE GAUYAT</dc:creator>


		<dc:subject>Paris-Roubaix</dc:subject>
		<dc:subject>pav&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>l'Enfer du Nord</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Paris-Roubaix fait son grand retour ce dimanche 3 octobre apr&#232;s avoir &#233;t&#233; report&#233; du printemps &#224; l'automne 2020, puis annul&#233; en raison de la situation sanitaire. Retour sur l'histoire pav&#233;e d'obstacles de cette course mythique. Le Paris-Roubaix fait son grand retour ce dimanche 3 octobre apr&#232;s avoir &#233;t&#233; report&#233; du printemps &#224; l'automne 2020, puis annul&#233; en raison de la situation sanitaire. Parions que &#171; la Reine des classiques &#187; va encore attirer les foules cette ann&#233;e et qu'elle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/mot/paves" rel="tag"&gt;pav&#233;s&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L99xH150/arton3759-970c1.jpg?1777490531' class='spip_logo spip_logo_right' width='99' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Paris-Roubaix fait son grand retour ce dimanche 3 octobre apr&#232;s avoir &#233;t&#233; report&#233; du printemps &#224; l'automne 2020, puis annul&#233; en raison de la situation sanitaire. Retour sur l'histoire pav&#233;e d'obstacles de cette course mythique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Paris-Roubaix fait son grand retour ce dimanche 3 octobre apr&#232;s avoir &#233;t&#233; report&#233; du printemps &#224; l'automne 2020, puis annul&#233; en raison de la situation sanitaire. Parions que &#171; la Reine des classiques &#187; va encore attirer les foules cette ann&#233;e et qu'elle survivra &#224; ces al&#233;as de calendrier comme elle a surv&#233;cu &#224; deux guerres et &#224; de nombreuses difficult&#233;s tout au long de ses 117 &#233;ditions, depuis son premier d&#233;part le dimanche de P&#226;ques 1896, de la porte Maillot, &#224; Paris.
Lors de cette premi&#232;re &#233;dition, une cinquantaine de coureurs mettent le cap sur le v&#233;lodrome de Roubaix, &#224; plus de 280 kilom&#232;tres, par Beauvais, Amiens, Arras, Seclin, Hem, sur des route encore largement pav&#233;es ou non rev&#234;tues. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; interrompue par la guerre qui a ravag&#233; la r&#233;gion, la course revient en 1919 en &#233;vitant le bassin minier tant les destructions qu'il a subies interdisent toute activit&#233; cycliste. C'est ce paysage chaotique qui inspirera au journaliste Victor Breyer la c&#233;l&#232;bre formule, &#171; &lt;i&gt;l'Enfer du Nord&lt;/i&gt; &#187;, qui qualifiera bien vite l'ensemble de la course tant l'&#233;preuve est &#233;prouvante pour les hommes et le mat&#233;riel, surtout par temps de pluie qui transforme les secteurs pav&#233;s, souvent en plein champ, en pi&#232;ge boueux et glissant.
L'entre-deux-guerres est largement domin&#233; par les coureurs belges qui s'imposent dans 15 des 21 &#233;ditions de 1919 &#224; 1939, alors que les Fran&#231;ais r&#233;gnaient en ma&#238;tres avant la Grande Guerre. L'Occupation va mettre un terme &#224; la course qui pourra cependant reprendre d&#232;s 1943. Le d&#233;part a lieu &#224; Saint-Denis, au nord de Paris, fief du chef collabo Jacques Doriot, et y restera jusqu'en 1965 avant qu'il migre, en 1966, en Picardie, &#224; Chantilly, &#224; 50 kilom&#232;tres de Paris, puis en 1977, &#224; Compi&#232;gne, &#224; 85 kilom&#232;tres de la capitale, d'o&#249; le d&#233;part est toujours donn&#233; de nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les secteurs pav&#233;s, une sp&#233;cificit&#233; du Paris-Roubaix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le parcours s'est d&#233;plac&#233; vers le nord, la course n'a pas chang&#233; de nom ni perdu de kilom&#232;tres et continue de faire 250 kilom&#232;tres. De m&#234;me, les secteurs pav&#233;s se faisant plus rares au fil des ans du fait de la macadamisation des grands axes, il a fallu que les organisateurs trouvent d'autres routes. Le Paris-Roubaix, qui ralliait &#224; l'origine des villes importantes, a d&#251; emprunter un parcours plus sinueux et situ&#233; plus &#224; l'est. Les secteurs pav&#233;s n'ont pas disparu pour autant, sur les 150 derniers kilom&#232;tres de l'&#233;preuve, ils sont pr&#233;sents sur un tiers du parcours avec le secteur de Troisvilles &#224; Inchy dans le Cambr&#233;sis ou avec la c&#233;l&#232;bre trou&#233;e d'Arenberg, longue de 2 400 m&#232;tres o&#249; les pav&#233;s sont particuli&#232;rement tra&#238;tres. Autres secteurs redout&#233;s, les trois kilom&#232;tres de Mons-en-P&#233;v&#232;le ou le Carrefour de l'Arbre, &#224; Gruson, v&#233;ritable juge de paix de la course, &#224; 15 kilom&#232;tres du v&#233;lodrome de Roubaix.
Le palmar&#232;s de &#171; &lt;i&gt;la plus belle des classiques&lt;/i&gt; &#187; compte de nombreux coureurs prestigieux comme le Franco-Italien Maurice Garin, vainqueur de la seconde et de la troisi&#232;me &#233;dition, qui passa la plus grande partie de sa vie &#224; Lens ; le Fran&#231;ais Octave Lapize, triple vainqueur de 1909 &#224; 1911 ; l'Italien Francesco Moser ou le Belge Eddy Merckx dans les ann&#233;es 1970 ou encore le Fran&#231;ais Gilbert Duclos-Lassalle, deux fois vainqueur en 1992 et 1993. Si les Belges continuent de dominer l'&#233;preuve, des coureurs de toutes nationalit&#233;s parviennent &#224; franchir en t&#234;te la ligne d'arriv&#233;e au v&#233;lodrome de Roubaix comme le Suisse Fabian Cancellara, triple vainqueur en 2006, 2010 et 2013, l'Australien Mathew Hayman en 2016, ou le Slovaque Peter Sagan en 2018. Le dernier Fran&#231;ais &#224; avoir emport&#233; la course est Fr&#233;d&#233;ric Guesdon&#8230; en 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sub&gt;Bibliographie : Pascal Sergent, &lt;i&gt;Chronique d'une l&#233;gende : Paris-Roubaix&lt;/i&gt;, 2 tomes, &#233;dition du V&#233;loclub de Roubaix, 1989 et 1991.&lt;/sub&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Souvenirs de Paris-Roubaix</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/souvenirs-de-paris-roubaix</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/souvenirs-de-paris-roubaix</guid>
		<dc:date>2021-04-27T09:45:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MARC DUBOIS</dc:creator>


		<dc:subject>cyclisme</dc:subject>
		<dc:subject>Paris-Roubaix</dc:subject>
		<dc:subject>enfer du Nord</dc:subject>
		<dc:subject>report&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Bernard Hinault</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;11 avril 2021, pas de Paris-Roubaix encore cette ann&#233;e, pas de reine des classiques ni de f&#234;te en enfer du Nord au bord des pav&#233;s. Triste dimanche. Ce qui est possible - Gand-Wevelgem, Tour des Flandres - &#224; quelques dizaines de kilom&#232;tres d'ici en Belgique ne l'est pas en France. Illustration sportive d'une gestion calamiteuse de la crise sanitaire en Macroncratie. Resurgit le souvenir d'une arriv&#233;e au v&#233;lodrome quarante ans plus t&#244;t. 10 avril 1981, Stade v&#233;lodrome de Roubaix, nous sommes du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/mot/enfer-du-nord" rel="tag"&gt;enfer du Nord&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/mot/reporte" rel="tag"&gt;report&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/mot/bernard-hinault" rel="tag"&gt;Bernard Hinault&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH108/arton3122-7b1a2.png?1777490531' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='108' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;11 avril 2021, pas de Paris-Roubaix encore cette ann&#233;e, pas de reine des classiques ni de f&#234;te en enfer du Nord au bord des pav&#233;s. Triste dimanche. Ce qui est possible - Gand-Wevelgem, Tour des Flandres - &#224; quelques dizaines de kilom&#232;tres d'ici en Belgique ne l'est pas en France. Illustration sportive d'une gestion calamiteuse de la crise sanitaire en Macroncratie.
Resurgit le souvenir d'une arriv&#233;e au v&#233;lodrome quarante ans plus t&#244;t.
10 avril 1981, Stade v&#233;lodrome de Roubaix, nous sommes du c&#244;t&#233; de la piste oppos&#233; &#224; la ligne d'arriv&#233;e. Le stade fr&#233;mit, s'exclame : Hinault vient de reprendre le groupe d'&#233;chapp&#233;s apr&#232;s sa chute provoqu&#233;e par un chien &#224; la sortie du pav&#233; de Gruson. Les derniers kilom&#232;tres sont comment&#233;s par le speaker. La tension monte dans le stade et devient clameur &#224; l'entr&#233;e du groupe sur la piste et va crescendo, accompagnant les coureurs qui avalent les derni&#232;res centaines de m&#232;tres, puis explose : &#171; &lt;i&gt;Hinault, Hinault, Hinault !&lt;/i&gt; &#187;... lequel, sur sa lanc&#233;e &#8211; clic-clac photo &#8211; termine sa course devant nous. Et d&#233;dicacera cette photo, devant une chope (mais pas que...), &#224; l'occasion d'un Guidon d'or &#224; Hellemmes... 31 ans plus tard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La course Paris-Roubaix probablement report&#233;e</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/la-course-paris-roubaix-probablement-reportee</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/la-course-paris-roubaix-probablement-reportee</guid>
		<dc:date>2021-03-26T11:34:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Justine Fr&#233;my</dc:creator>


		<dc:subject>report</dc:subject>
		<dc:subject>Aymeric Robin</dc:subject>
		<dc:subject>CAPH</dc:subject>
		<dc:subject>Porte du Hainaut</dc:subject>
		<dc:subject>Paris-Roubaix</dc:subject>
		<dc:subject>#ParisRoubaixCanape</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sa tenue reste tr&#232;s incertaine en raison du contexte sanitaire, son report est maintenant quasi officiel, le pr&#233;fet Michel Lalande s'&#233;tant dit tr&#232;s &#034;pessimiste&#034; quant &#224; la tenue de l'&#233;v&#233;nement. La course, qui devait partir de Compi&#232;gne le 11 avril, va sans doute &#234;tre report&#233;e &#224; une date ult&#233;rieure, tr&#232;s probablement en fin de saison, au mois d'octobre prochain. Une d&#233;cision que ne comprend pas Aymeric Robin, pr&#233;sident de la communaut&#233; d'agglom&#233;ration de la Porte du Hainaut, qui milite pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH94/arton2992-e6823.jpg?1777490531' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sa tenue reste tr&#232;s incertaine en raison du contexte sanitaire, son report est maintenant quasi officiel, le pr&#233;fet Michel Lalande s'&#233;tant dit tr&#232;s &#034;pessimiste&#034; quant &#224; la tenue de l'&#233;v&#233;nement. La course, qui devait partir de Compi&#232;gne le 11 avril, va sans doute &#234;tre report&#233;e &#224; une date ult&#233;rieure, tr&#232;s probablement en fin de saison, au mois d'octobre prochain. Une d&#233;cision que ne comprend pas Aymeric Robin, pr&#233;sident de la communaut&#233; d'agglom&#233;ration de la Porte du Hainaut, qui milite pour le maintien de la course, mais sans public. &#171; &lt;i&gt;Je constate ces derni&#232;res semaines que plusieurs courses de m&#234;me ampleur se sont tenues&lt;/i&gt; &#187; dont Paris-Nice ou le Tour des Flandres, pr&#233;vu le 4 avril &#224; seulement quelques kilom&#232;tres de l&#224;, fait-il remarquer. Il a donc demand&#233; &#224; ce que soient pris en compte les avis des villes, intercommunalit&#233;s, sportifs et m&#234;me des populations concern&#233;s avant qu'une d&#233;cision ne soit prise.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;twitter-tweet&#034;&gt;&lt;p lang=&#034;fr&#034; dir=&#034;ltr&#034;&gt;Parce qu'on a tous envie de se r&#233;galer sur la plus belle classique du monde.&lt;br&gt;Supporters svp soutenez-nous &#128591; &lt;a href=&#034;https://twitter.com/hashtag/ParisRoubaixCanape?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw&#034;&gt;#ParisRoubaixCanape&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;https://twitter.com/Paris_Roubaix?ref_src=twsrc%5Etfw&#034;&gt;@Paris_Roubaix&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Audrey CORDON-RAGOT (@CordonRagot) &lt;a href=&#034;https://twitter.com/CordonRagot/status/1375130303228956680?ref_src=twsrc%5Etfw&#034;&gt;March 25, 2021&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;script async src=&#034;https://platform.twitter.com/widgets.js&#034; charset=&#034;utf-8&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Aymeric Robin a aussi lanc&#233; le mouvement #ParisRoubaixCanape sur les r&#233;seaux sociaux &#171; &lt;i&gt;pour inciter les habitants et spectateurs &#224; suivre la course depuis chez eux&lt;/i&gt; &#187;. Malgr&#233; le fort retentissement sur les r&#233;seaux sociaux qui pl&#233;biscitent le maintien de la course, il n'a, pour l'instant, pas &#233;t&#233; entendu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Eddy Merckx a 75 ans !</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/eddy-merckx-a-75-ans</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/eddy-merckx-a-75-ans</guid>
		<dc:date>2020-07-10T13:44:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ERIC CARON</dc:creator>


		<dc:subject>cyclisme</dc:subject>
		<dc:subject>Belgique</dc:subject>
		<dc:subject>Tour de France</dc:subject>
		<dc:subject>Eddy Merckx</dc:subject>
		<dc:subject>Giro</dc:subject>
		<dc:subject>Cannibale</dc:subject>
		<dc:subject>Johny Vansevenant</dc:subject>
		<dc:subject>Remco Evenepoel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Celui qui poss&#232;de le plus beau palmar&#232;s de l'Histoire du cyclisme vient de f&#234;ter ses 75 ans. Chez nos voisins belges, le Cannibale &#8211; surnom qui lui avait &#233;t&#233; attribu&#233; en raison de son app&#233;tit de victoires jamais rassasi&#233; &#8211; jouit toujours d'une c&#244;te de popularit&#233; sans faille. Pour comprendre ce ph&#233;nom&#232;ne, nous avons rencontr&#233; Johny Vansevenant, journaliste &#224; la VRT (Radio TV publique d'expression flamande), auteur de plusieurs ouvrages consacr&#233;s au champion*. Pouvez-vous nous expliquer (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L103xH150/arton2087-e0fba.jpg?1777490532' class='spip_logo spip_logo_right' width='103' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Celui qui poss&#232;de le plus beau palmar&#232;s de l'Histoire du cyclisme vient de f&#234;ter ses 75 ans. Chez nos voisins belges, le Cannibale &#8211; surnom qui lui avait &#233;t&#233; attribu&#233; en raison de son app&#233;tit de victoires jamais rassasi&#233; &#8211; jouit toujours d'une c&#244;te de popularit&#233; sans faille. Pour comprendre ce ph&#233;nom&#232;ne, nous avons rencontr&#233; Johny Vansevenant, journaliste &#224; la VRT (Radio TV publique d'expression flamande), auteur de plusieurs ouvrages consacr&#233;s au champion*.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous nous expliquer d'o&#249; vient votre passion pour Eddy Merckx ?&lt;/strong&gt;
Johny Vansevenant : Je suis n&#233; en 1958 et donc j'&#233;tais tr&#232;s content de sa victoire dans le Tour de France 1969 qu'Eddy a gagn&#233; avec pr&#232;s de 18 minutes d'avance, et en particulier la grande &#233;tape des Pyr&#233;n&#233;es vers Mourenx o&#249; il s'impose avec pr&#232;s de huit minutes d'avance. Je suis si heureux d'avoir v&#233;cu le cyclisme des ann&#233;es 60/70. C'&#233;tait formidable pour les coureurs belges. Le cyclisme &#233;tait un peu &#224; nous ! Dans les classiques, nous avions d&#233;j&#224; de bons coureurs mais apr&#232;s, avec Merckx, on avait aussi le meilleur dans les tours. Avant, au d&#233;but des ann&#233;es 60, c'&#233;taient les Fran&#231;ais qui dominaient, Anquetil, Aimar, Poulidor, Pingeon ou les Italiens avec Gimondi ou Motta. Les Belges n'&#233;taient pas vraiment forts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a un an, dans le cadre du Grand D&#233;part du Tour de France &#224; Bruxelles, les Belges ont fait la f&#234;te &#224; Eddy Merckx ! Comment expliquez-vous que, plus de 40 ans apr&#232;s la fin de sa carri&#232;re, l'engouement reste aussi fort ?&lt;/strong&gt;
Avec Eddy, c'&#233;tait le panache qui &#233;tait formidable ! Il ne se contentait pas de gagner. Il gagnait avec des avances &#233;normes, surtout lors de sa meilleure ann&#233;e, 1969. Il gagne le Tour des Flandres avec plus de cinq minutes sur le deuxi&#232;me, Felice Gimondi et plus de huit minutes sur les suivants, Basso, Bitossi, Dancelli. M&#234;me chose trois semaines plus tard lors de Li&#232;ge-Bastogne-Li&#232;ge o&#249;, apr&#232;s une &#233;chapp&#233;e de pr&#232;s de 100 km avec son &#233;quipier Victor Van Schil, il s'impose avec plus de huit minutes d'avance sur Barry Hoban, troisi&#232;me, Leman, Gimondi et consorts. C'&#233;tait impressionnant ! Arrive ensuite le Tour de France qu'il remporte avec pr&#232;s de 18 minutes d'avance. D'un autre c&#244;t&#233;, il est modeste. &#199;a m'a toujours attir&#233; et je pense que beaucoup de Belges sont comme &#231;a ! Eddy n'a jamais dit d'avance : &#171; Moi, je vais faire &#231;a comme &#231;a, je vais gagner ainsi. &#187; Non, il ne disait rien, il ne m&#233;prisait jamais ses adversaires. C'est pour cela qu'il est aussi aim&#233; par les autres coureurs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1887 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;165&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/1887/6b82eeb0415f7ecd77614c3b8ea09f3b82677373665fa2d7ece333342af59544/jpg/page_11_-_photo_2_c_dutch_national_archives_the_hague_fotocollectie_algemeen_nederlands_persbureau_anefo_1945-1989.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/1887/6b82eeb0415f7ecd77614c3b8ea09f3b82677373665fa2d7ece333342af59544/jpg/page_11_-_photo_2_c_dutch_national_archives_the_hague_fotocollectie_algemeen_nederlands_persbureau_anefo_1945-1989.jpg' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-1887 '&gt;Eddy Merckx lors de sa victoire &#224; l'Amstel Gold Race en 1973 ;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits crayon document-credits-1887 '&gt;&#169; Dutch National Archives, The Hague, Fotocollectie Algemeen Nederlands Persbureau (Anefo), 1945-198
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parlez-nous de l'homme.&lt;/strong&gt;
Pour mon livre, j'ai interview&#233; Raymond Poulidor, Felice Gimondi, Bernard Th&#233;venet et Bernard Hinault. Ils parlent d'Eddy avec un &#233;norme respect. L'homme est formidable. Ce n'&#233;tait pas seulement ses prestations mais aussi sa fa&#231;on d'&#234;tre. Quand j'&#233;tais encore un enfant, en 1967, il commen&#231;ait &#224; gagner beaucoup de courses : Milan-San Remo, Gand-Wevelgem, la Fl&#232;che wallonne et le Championnat du Monde en fin de saison. Il a alors &#233;t&#233; interview&#233; par Fred De Bruyne [ancien grand Champion des ann&#233;es 50 et commentateur pour le t&#233;l&#233;vision flamande, ndlr] et je me souviens qu'il disait &#224; chaque fois que &#231;'avait &#233;t&#233; difficile. Cela m'avait alors impressionn&#233;. L'autre force d'Eddy chez nous, c'est qu'il n'est pas seulement flamand, pas seulement francophone, il est les deux. Ses parents &#233;taient flamands et sont venus s'installer apr&#232;s la guerre (1939-1945) &#224; Woluwe Saint-Pierre, dans la banlieue de Bruxelles. Eddy a fait ses &#233;tudes en fran&#231;ais et il est bilingue. Il est donc aim&#233; des Flamands, des Wallons et des Bruxellois ! Un autre atout, Eddy a toujours &#233;t&#233; pr&#233;sent dans les m&#233;dias !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'a-t-il fait apr&#232;s sa carri&#232;re de cycliste professionnel ?&lt;/strong&gt;
Apr&#232;s sa carri&#232;re sportive, il a ouvert une usine de fabrication de cycles au nord de Bruxelles. Il &#233;tait souvent consult&#233; pour discuter sur les courses, sur les coureurs, il a toujours suivi ce qui se passait dans le monde du cyclisme. Il a aussi &#233;t&#233; coach national dans les ann&#233;es 90 pour les championnats du Monde avec deux titres &#224; la cl&#233; &#8211; Dhaenens en 1990 et Museeuw en 1996. Il a bien entendu &#233;t&#233; un p&#232;re attentif &#224; la carri&#232;re de son fils Axel &#8211; professionnel de 1994 &#224; 2007 &#8211; qui, s'il n'a pas atteint le niveau de son p&#232;re, a &#233;t&#233; un tr&#232;s bon coureur avec, entre autres, un titre de champion de Belgique, une &#233;tape du Giro d'Italie et la m&#233;daille de bronze aux Jeux Olympiques d'Ath&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et aujourd'hui ? &lt;/strong&gt; Eddy a toujours &#233;t&#233; pr&#233;sent dans la vie des Belges et il est encore tr&#232;s populaire. Il y a un an, sur la Grand Place de Bruxelles, lors du d&#233;part du Tour de France, il est mont&#233; sur le podium et a &#233;t&#233; tr&#232;s fortement applaudi ! Oui, Eddy est encore tr&#232;s populaire chez nous ! Il est, je pense, le Belge le plus connu au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parmi ses 625 victoires [525 sur route, 98 sur piste et 2 cyclo-cross, ndlr], lesquelles sont les plus importantes pour Eddy Merckx ?&lt;/strong&gt;
Eddy parle surtout de prestations. Le Tour de France est tout pour lui, il dit toujours que c'est la plus belle course. La fa&#231;on dont il l'a gagn&#233; la premi&#232;re fois en 1969 reste et restera dans l'histoire. Et dans ce Tour, l'&#233;tape qui m&#232;ne &#224; Mourenx dans les Pyr&#233;n&#233;es, o&#249; il gagne avec huit minutes d'avance, est vraiment la prestation la plus aboutie. Une autre de ses prestations reste pour lui de ce niveau, c'est sa victoire lors du Tour d'Italie, le Giro 1968, de l'&#233;tape menant au sommet des Tre Cime di Lavaredo. Il avait, ce jour-l&#224;, plus de dix minutes de retard sur un groupe d'&#233;chapp&#233;s. Sous des bourrasques de neige, il les a repris un par un pour remporter l'&#233;tape, son grand rival Felice Gimondi terminant &#224; six minutes.
Mais des grandes prestations, il y en a beaucoup dans la carri&#232;re d'Eddy : le Li&#232;ge-Bastogne-Li&#232;ge de 1969, les Tours des Flandres de 1969 et de 1975. Il y a aussi le Record de l'Heure qu'Eddy a battu en 1972 et dont il est tr&#232;s fier.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1889 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/1889/f4a8717a1e4afd5b049b22b98e4582429cf182ee25cacf810454d4f70e6d0f5b/jpg/eddy_merckx_and_barry_hoban_1966__17188798795_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/1889/f4a8717a1e4afd5b049b22b98e4582429cf182ee25cacf810454d4f70e6d0f5b/jpg/eddy_merckx_and_barry_hoban_1966__17188798795_.jpg' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si le Tour de France lui a apport&#233; de tr&#232;s grandes joies, c'est peut-&#234;tre l&#224; aussi qu'il a subi ses deux &#233;checs les plus marquants : face &#224; Luis Oca&#241;a en 1971 lors de l'&#233;tape arrivant &#224; Orci&#232;res-Merlette et en 1975 contre Bernard Th&#233;venet ?&lt;/strong&gt;
Les probl&#232;mes d'Eddy ont commenc&#233; apr&#232;s le Tour de France 1969. Lors d'une &#233;preuve derri&#232;re dernys [sorte de v&#233;lo motoris&#233; utilis&#233; lors de comp&#233;titions sur piste ou sur route pour des &#233;preuves telles que Bordeaux-Paris, ndlr] en septembre sur la piste de Blois, il chute tr&#232;s lourdement. Son entra&#238;neur, Georges Wambst, d&#233;c&#232;de quelques heures plus tard. Eddy est victime d'un traumatisme cr&#226;nien et il est &#233;galement fortement touch&#233; au bassin. &#192; partir de cette date, il aura toujours des probl&#232;mes de dos et moins de forces dans sa jambe gauche. Eddy le dit lui-m&#234;me : &#171; Apr&#232;s Blois, le Merckx du Giro 68 ou du Tour 69 n'a plus jamais couru. &#187; Pour illustrer son propos, Eddy explique qu'un coureur devient le plus fort autour de 27 ans et donc qu'il aurait d&#251; gagner les tours de France suivants avec une avance encore plus importante que la premi&#232;re fois. Or, c'est le contraire qui va se passer, puisqu'il gagne le Tour de France 1970 avec &#171; seulement &#187; 12 minutes d'avance. Eddy sera moins bien dans la montagne &#224; cause de cette chute. Alors en 1971, avec un super Luis Oca&#241;a, cela a &#233;t&#233; tr&#232;s difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et en 1975 ? &lt;/strong&gt; Le Tour de France 1975, c'est aussi beaucoup de malchance ! Eddy est malade apr&#232;s les classiques et ne peut disputer le Giro. Pendant le Tour, il y a deux &#233;v&#232;nements : le coup de poing qu'Eddy re&#231;oit au foie dans la mont&#233;e du Puy-de-D&#244;me et dont il souffrira pendant plusieurs jours et puis sa chute au d&#233;part de l'&#233;tape Valloire-Avoriaz o&#249; Eddy se fracture la m&#226;choire.
Sur le Giro aussi, il est devenu moins bon en montagne apr&#232;s Blois. L&#224;, pendant plusieurs ann&#233;es, en plus des grands champions transalpins, il a d&#251; batailler ferme contre le grimpeur espagnol Fuente. Eddy souffrait beaucoup du dos et c'est encore le cas aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment Eddy Merckx proc&#233;dait-il pour choisir ses &#233;quipiers ?&lt;/strong&gt;
Comme Eddy voulait gagner des tours [de France, ndlr], il lui fallait des &#233;quipiers suffisamment bons en montagne ou sur des parcours accident&#233;s. Ce qui comptait aussi, pour la notion de groupe, c'&#233;tait d'avoir des &#233;quipiers avec un bon caract&#232;re et en qui Eddy savait pouvoir avoir confiance. C'est notamment Guido Reybrouck, &#233;quipier en 1968 et 1969 et trois fois vainqueur de Paris-Tours, qui l'a aid&#233; &#224; choisir sa &#171; garde rapproch&#233;e &#187;. Ses &#233;quipiers sont encore ses amis aujourd'hui. Deux fois par semaine, ils se retrouvent pour une sortie &#224; v&#233;lo. Parmi eux, on trouve Jos De Schoenmacker, excellent grimpeur, Jos Spruyt, Frans Mintjens, Herman Van Springel, Karel Rottiers, sans oublier ceux qui sont maintenant d&#233;c&#233;d&#233;s comme Victor Van Schil ou Jos Huysmans.
Eddy a toujours eu besoin d'avoir ce groupe autour de lui. S'il &#233;tait de prime abord m&#233;fiant, une fois la confiance install&#233;e, c'&#233;tait parti ! Les coureurs nomm&#233;s ont fait toute leur carri&#232;re ou presque au service d'Eddy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette amiti&#233; avec ses anciens &#233;quipiers est &#233;galement tr&#232;s pr&#233;sente avec ses adversaires de l'&#233;poque. Comment Eddy Merckx a-t-il v&#233;cu les disparitions successives de Felice Gimondi et de Raymond Poulidor l'an dernier ?&lt;/strong&gt;
Forc&#233;ment Eddy &#233;tait tr&#232;s triste car il est vrai que beaucoup de ses adversaires sont devenus ses amis. Par exemple Luis Oca&#241;a, qui &#233;tait devenu producteur d'Armagnac dans le sud de la France, a b&#233;n&#233;fici&#233; des r&#233;seaux d'Eddy pour commercialiser ses produits en Belgique. Il est venu souvent chez Eddy &#224; Bruxelles.
Frans Verbeeck &#8211; grand rival du Cannibale sur les Classiques &#8211; &#233;tait, lui, devenu vendeur des maillots qu'Eddy proposait en m&#234;me temps que ses v&#233;los. Autre symbole de cette amiti&#233;, Roger De Vlaeminck, Monsieur Paris-Roubaix, a appel&#233; son fils Eddy. C'est un signe de respect. Idem avec Lucien Van Impe ou Freddy Maertens.
Il n'y a qu'un seul adversaire avec qui il a longtemps eu des probl&#232;mes, c'est Rik Van Looy. Ce dernier &#233;tait la grande vedette quand Eddy a commenc&#233; sa carri&#232;re. On avait l'impression que Van Looy &#233;tait jaloux de l'&#233;closion de ce nouveau champion. Cette animosit&#233; a dur&#233; longtemps mais elle a aujourd'hui disparu. Ils se t&#233;l&#233;phonent souvent. Eddy a toujours respect&#233; ses adversaires et c'&#233;tait r&#233;ciproque, comme en attestent les t&#233;moignages de ses adversaires de l'&#233;poque dans mon ouvrage &lt;i&gt;Dans l'ombre d'Eddy Merckx&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1888 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/1888/0c155e154e71f06284613349b962e09329819794fe3dcb083ddb895adbfc3013/jpg/page_11_couverture_69_l_anne_e_eddy_merckx_copie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/1888/0c155e154e71f06284613349b962e09329819794fe3dcb083ddb895adbfc3013/jpg/page_11_couverture_69_l_anne_e_eddy_merckx_copie.jpg' width='500' height='397' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour l'instant, aucun coureur ne l'a jamais &#233;gal&#233;, mais cela va peut-&#234;tre changer avec l'arriv&#233;e de Remco Evenepoel, un des jeunes espoirs du cyclisme belge. Qu'en pense Eddy Merckx ?&lt;/strong&gt;
Tout le monde est impressionn&#233; par Remco Evenepoel. Il a deux atouts : il est bien dans la montagne [il a remport&#233; un titre mondial sur un parcours tr&#232;s accident&#233;, ndlr] et il est formidable contre la montre avec d&#233;j&#224; &#224; son actif des titres chez les juniors et ceux de champion d'Europe et de vice-champion du Monde chez les professionnels. Il faut avoir ces deux atouts pour pouvoir gagner des tours [de France, ndlr]. &#171; &lt;i&gt; Il peut &#234;tre mieux que moi !&lt;/i&gt; &#187; observe Eddy. Mais il dit aussi, comme il n'a que 20 ans, qu'&#171; &lt;i&gt;il doit manger encore beaucoup de tartines !&lt;/i&gt; &#187; En r&#233;sum&#233;, il faut donner le temps au temps ! Mais il est clair que parmi tous ceux qui, apr&#232;s Eddy &#8211; Freddy Maertens, Fons De Wolf, Daniel Willems, Eric Vanderaerden &#8211;, ont &#233;t&#233; identifi&#233;s comme de futurs Merckx, Remco Evenepoel est celui qui a le plus de talent. La mani&#232;re avec laquelle il a gagn&#233; la Classique de Saint-S&#233;bastien en ao&#251;t dernier montre qu'il est fort sur les courses d'un jour mais aussi pr&#234;t pour les courses par &#233;tapes. C'est vraiment le grand espoir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;*Johny Vansevenant, journaliste &#224; la VRT, est passionn&#233; par le cyclisme des ann&#233;es 60/70 et plus particuli&#232;rement par la carri&#232;re d'Eddy Merckx. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages bibliographiques sur le champion belge, consid&#233;r&#233;s comme des r&#233;f&#233;rences :
&gt; &lt;i&gt;69, l'ann&#233;e d'Eddy Merckx&lt;/i&gt;, &#233;ditions Racine Lannoo
&gt; &lt;i&gt;Eddy Merckx, La Biographie&lt;/i&gt;, &#233;ditions Racine
&gt; &lt;i&gt;Dans l'ombre d'Eddy Merckx&lt;/i&gt;, &#233;ditions Renaissance du livre
&gt; &lt;i&gt;Les hommes de Merckx&lt;/i&gt;, avec Patrice Cornille, &#233;ditions De Eecloonaar.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Raymond Poulidor, l'&#233;chapp&#233;e &#233;ternelle</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/article/raymond-poulidor-l-echappee-eternelle</link>
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		<dc:date>2019-11-18T10:57:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ousmane Mbaye</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Mercredi 13 novembre, l'un des plus grands monuments du cyclisme fran&#231;ais s'est &#233;teint. Il avait 73 ans.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/sport/cyclisme/" rel="directory"&gt;Cyclisme&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L124xH150/arton1102-6bb76.jpg?1777490532' class='spip_logo spip_logo_right' width='124' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; quatre-vingt trois printemps, Raymond Poulidor s'est envol&#233; pour ne plus jamais revenir. Mercredi 13 novembre, la nouvelle est tomb&#233;e telle une feuille d'automne. Surnomm&#233; affectueusement &lt;i&gt;&#171; Poupou &#187;,&lt;/i&gt; l'&#233;ternel second fait partie de ceux qui ont marqu&#233; &#224; jamais l'histoire du cyclisme en France et &#224; l'internationale. Courageux et homme du peuple,&lt;i&gt; &#171; Pouli &#187;&lt;/i&gt; gagne la sympathie des fran&#231;ais. Nombre d'entre eux se reconnaissent dans les valeurs de travail et pers&#233;v&#233;rance qu'il incarnait &#224; la perfection. Ce creusois et fils de m&#233;tayers est dot&#233; d'un mental d'acier. Avec l'&#233;quipe Mercier qu'il ne quittera jamais il obtient ses premiers succ&#232;s. Tour &#224; tour, il remportera le Championnat de France sur route, Milan-San Remo, le Tour d'Espagne ou encore la Fl&#232;che wallonne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1014 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;97&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/1014/ffcce75bf929e00f68eeb36433bc1f8a09e1e5a554ae5aef1b897607b15cf796/jpg/images.jpg' width='266' height='190' alt='' /&gt; &lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-1014 '&gt;Raymond Poulidor lors du prologue du Tour de France 1973 &#224; Scheveningue
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits crayon document-credits-1014 '&gt;&#169; Bert Verhoeff (ANEFO)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'avenir s'annonce alors radieux pour ce puncheur qui devient rapidement l'un des plus grands coureurs du Tour de France de la d&#233;cennie 60-70. C'est sur ce m&#234;me Tour de France, que Raymond Poulidor fera grise mine. &#192; huit reprises, il terminera sur la deuxi&#232;me marche du podium de la Grande Boucle. Trop souvent victime du sort, le limousin ne parviendra jamais &#224; remporter le maillot jaune. La faute sans doute &#224; une g&#233;n&#233;ration dor&#233;e compos&#233;e de Jacques Anquetil, son grand rival devenu ami par la suite et Eddy Merckx.On dit qu'on emporte ses secrets dans la tombe... Raymond Poulidor doit certainement regretter ce Tour de France 1964 perdu au finish. Lors du &lt;i&gt;&#171; Tour du Si&#232;cle &#187;&lt;/i&gt; et apr&#232;s sa mythique ascension du Puy D&#244;me,&lt;i&gt;&#171; Poupou &#187; &lt;/i&gt; se voit enfin en haut de l'affiche mais Anquetil lui chipera la vedette pour 55 secondes. De cette cruaut&#233; &lt;i&gt;&#171; Pouli &#187; &lt;/i&gt; a construit sa l&#233;gende. Il demeurera pour toujours un v&#233;ritable champion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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