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	<title>Libert&#233; Hebdo</title>
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	<description>Libert&#233; Hebdo est un hebdomadaire fran&#231;ais couvrant l'actualit&#233; des Hauts-de-France.</description>
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		<title>Libert&#233; Hebdo</title>
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		<title>L'artiste Blanche Gardin refuse l'or du milliardaire Jeff Bezos (Amazon)...</title>
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		<dc:date>2023-05-02T12:52:47Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Extraits de la lettre adress&#233;e par l'artiste au PDG d'Amazon Jeff Bezos apr&#232;s son invitation moyennant 200 000 euros jour pour l'&#233;mission &#8220;LOL : qui rit sort !&#8221; produite par la multinationale. &#171; Tr&#232;s tr&#232;s cher Monsieur Bezos, Je suis au regret de devoir refuser votre invitation &#224; participer &#224; la prochaine saison du jeu &#8220;LOL : qui rit sort !&#8221; diffus&#233; sur votre plateforme d'Amazon. J'ai bien compris qu'il ne s'agissait que d'une seule journ&#233;e de tournage, seulement voil&#224;, ce jour-l&#224;, j'ai (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/" rel="directory"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5897-acda7.jpg?1777490508' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Extraits de la lettre adress&#233;e par l'artiste au PDG d'Amazon Jeff Bezos apr&#232;s son invitation moyennant 200 000 euros jour pour l'&#233;mission &#8220;LOL : qui rit sort !&#8221; produite par la multinationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Tr&#232;s tr&#232;s cher Monsieur Bezos, Je suis au regret de devoir refuser votre invitation &#224; participer &#224; la prochaine saison du jeu &#8220;LOL : qui rit sort !&#8221; diffus&#233; sur votre plateforme d'Amazon. J'ai bien compris qu'il ne s'agissait que d'une seule journ&#233;e de tournage, seulement voil&#224;, ce jour-l&#224;, j'ai dentiste. Et, en tant que troisi&#232;me fortune mondiale, vous le savez, il faut de bonnes dents bien longues pour r&#233;ussir dans ce monde. Il se trouve aussi que je serais g&#234;n&#233;e aux entournures (pour ne pas dire que &#231;a me ferait carr&#233;ment mal au cul) d'&#234;tre pay&#233;e 200 000 euros pour une journ&#233;e de travail m&#234;me si je perds &#224; votre jeu, quand l'association caritative de mon choix remporterait, elle, 50 000 euros, c'est-&#224;-dire quatre fois moins, et encore, seulement si je gagne. Oui, &#231;a me g&#234;ne de toucher, pour huit heures de travail, cette somme affolante de la part d'une entreprise qui :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; ne paie pas ses imp&#244;ts en France et b&#233;n&#233;ficie m&#234;me d'1 milliard d'euros de cr&#233;dit d'imp&#244;ts alors qu'elle fait 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#233;met 55,8 millions de tonnes de gaz &#224; effet de serre par an (soit l'&#233;quivalent des &#233;missions du Portugal) seulement avec ses data centers, sans parler des milliers de camions, d'avions...&lt;/li&gt;&lt;li&gt; utilise la main-d'&#339;uvre des camps de concentration ou&#239;ghours,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; d&#233;truit les emplois du petit commerce et toute la vie sociale qui va avec,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les emplois qu'elle cr&#233;e en en d&#233;truisant d'autres sont des emplois &#233;reintant dans des entrep&#244;ts d&#233;shumanis&#233;s, o&#249; on traite les employ&#233;s comme des robots qu'on essore en leur mettant une pression folle avec des cadences infernales et qu'on emp&#234;che de se syndiquer... [...]
Si toutefois, me lisant, vous tombiez des nues, ou de l'espace (je connais pas votre emploi du temps ces jours-ci) en d&#233;couvrant des choses dont vous n'&#233;tiez pas au courant et qui vous peinent, et que &#231;a vous donne envie de repenser enti&#232;rement votre entreprise, alors peut-&#234;tre que vous pourriez me r&#233;inviter ult&#233;rieurement. Et que je pourrais accepter. Lol. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une charte pour un &#171; journalisme &#224; la hauteur de l'urgence &#233;cologique &#187;</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/article/une-charte-pour-un-journalisme-a-la-hauteur-de-l-urgence-ecologique</link>
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		<dc:date>2022-09-16T18:51:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Les m&#233;dias r&#233;fl&#233;chissent &#224; leur mani&#232;re de travailler et d'aborder les questions d'environnement apr&#232;s les m&#233;ga feux de cet &#233;t&#233;, les orages meurtriers, la s&#233;cheresse, les temp&#233;ratures record, etc. Une cinquantaine de journaux, cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision, radios, &#233;coles de journalisme ont sign&#233; la &#171; Charte pour un journalisme &#224;, la hauteur de l'urgence &#233;cologique &#187;. De tr&#232;s nombreux journalistes l'ont &#233;galement sign&#233;e &#224; titre individuel. Ce texte porte sur 13 points et pr&#233;cise que, dans son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/" rel="directory"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les m&#233;dias r&#233;fl&#233;chissent &#224; leur mani&#232;re de travailler et d'aborder les questions d'environnement apr&#232;s les m&#233;ga feux de cet &#233;t&#233;, les orages meurtriers, la s&#233;cheresse, les temp&#233;ratures record, etc. Une cinquantaine de journaux, cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision, radios, &#233;coles de journalisme ont sign&#233; la &#171; &lt;i&gt;Charte pour un journalisme &#224;, la hauteur de l'urgence &#233;cologique &lt;/i&gt; &#187;. De tr&#232;s nombreux journalistes l'ont &#233;galement sign&#233;e &#224; titre individuel. Ce texte porte sur 13 points et pr&#233;cise que, dans son sixi&#232;me rapport, le Groupe d'experts inter-gouvernemental sur l'&#233;volution du climat (GIEC) insiste sur le r&#244;le crucial des m&#233;dias pour &#171; &lt;i&gt; cadrer et transmettre les informations sur le changement climatique&lt;/i&gt;. &#187; Il pr&#233;cise ainsi l'objet de la charte : &#171; &lt;i&gt;Il appartient &#224; l'ensemble des journalistes d'&#234;tre &#224; la hauteur du d&#233;fi que repr&#233;sente l'emballement du climat pour les g&#233;n&#233;rations actuelles et &#224; venir. Face &#224; l'urgence absolue de la situation, nous, journalistes, devons modifier notre fa&#231;on de travailler pour int&#233;grer pleinement cet enjeu dans le traitement de l'information&lt;/i&gt;. &#187; Les signataires s'engagent ainsi &#224; int&#233;grer davantage les enjeux climatiques, &#224; former les journalistes et &#224; faire &#233;voluer leurs modes de fonctionnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une authentique cha&#238;ne de territoire</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/article/une-authentique-chaine-de-territoire</link>
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		<dc:date>2022-09-16T11:59:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrice VERMEERSCH</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;De la cr&#233;ation de la structure au sein du syndicat intercommunal de la Gohelle pour le d&#233;veloppement de la communication en septembre 1991 &#224; la premi&#232;re diffusion en d&#233;cembre, c'est moins de 3 mois que Raymond Destouches - une sorte de professeur Tournesol de la vid&#233;o &#8211; et sa petite &#233;quipe auront consacr&#233; au lancement de l'une des premi&#232;res TV locales de la R&#233;gion Nord-Pas-de-Calais. &#192; cette &#233;poque, Avion, M&#233;ricourt, Sallaumines, Billy-Montigny, Harnes et Annay-sous-Lens ont &#233;t&#233; les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/" rel="directory"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L113xH150/arton5057-f782f.jpg?1777490508' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De la cr&#233;ation de la structure au sein du syndicat intercommunal de la Gohelle pour le d&#233;veloppement de la communication en septembre 1991 &#224; la premi&#232;re diffusion en d&#233;cembre, c'est moins de 3 mois que Raymond Destouches - une sorte de professeur Tournesol de la vid&#233;o &#8211; et sa petite &#233;quipe auront consacr&#233; au lancement de l'une des premi&#232;res TV locales de la R&#233;gion Nord-Pas-de-Calais. &#192; cette &#233;poque, Avion, M&#233;ricourt, Sallaumines, Billy-Montigny, Harnes et Annay-sous-Lens ont &#233;t&#233; les premi&#232;res villes &#224; pouvoir capter la cha&#238;ne sur les r&#233;seaux de l'op&#233;rateur R&#233;gion C&#226;ble&#8230; Harnes puis Fouqui&#232;res-les-Lens (malgr&#233; quelques r&#233;ticences &#171; politiques &#187; &#224; l'&#233;poque), ont rapidement compris l'int&#233;r&#234;t que repr&#233;sentait ce nouveau m&#233;dia pour la valorisation de la vie locale. Comme d'autres TV locales en France, la volont&#233; de se centrer sur un r&#244;le de &#171; cha&#238;ne de territoire &#187; a rapidement contribu&#233; &#224; faire de la petite derni&#232;re le vecteur contribuant &#224; d&#233;velopper un sentiment d'appartenance &#224; un territoire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &#171; Une t&#233;l&#233;vision des gens avec les gens &#187;. Yves Bocquet, premier pr&#233;sident de T&#233;l&#233; Gohelle.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine, la collaboration avec l'op&#233;rateur R&#233;gion C&#226;ble&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Devenu Num&#233;ric&#226;ble, puis SFR.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ne se limitait pas uniquement &#224; la gestion technique de la diffusion sur le territoire. L'op&#233;rateur r&#233;gional apportait en effet des programmes locaux et r&#233;gionaux produits par la r&#233;daction de C9 T&#233;l&#233;vision, en plus d'une contribution financi&#232;re de 500.000 Francs de l'&#233;poque&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;76000&#8364; actuels&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour son fonctionnement. Une contribution contractuelle que l'op&#233;rateur finira par d&#233;noncer quelques ann&#233;es plus tard. La cha&#238;ne propose au d&#233;part une diffusion les vendredis, samedis et dimanches en boucle avec au programme un agenda accompagn&#233; de reportages. La programmation &#233;volue &#224; partir de 1992 avec de nouveaux formats.
Tout d'abord, les informations avec &#171; l'Hebdo actu &#187; (br&#232;ves, interviews) et &#171; &#199;a vous concerne &#187; avec de plus gros formats de reportages.
Des captations de concerts et &#233;v&#233;nements viennent enrichir la grille comme le &#171; Sam Blues Festival &#187;. De nouvelles &#233;missions &#233;toffent alors la programmation de T&#233;l&#233; Gohelle.
Information, divertissement, culture, sports&#8230; tous les publics sont concern&#233;s par une programmation et une production r&#233;alis&#233;e par les permanents et les b&#233;n&#233;voles sans qui la cha&#238;ne locale ne pouvait se d&#233;velopper.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Proximit&#233; et r&#233;gion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;T&#233;l&#233; Gohelle officialise aussi un partenariat avec C9 T&#233;l&#233;vision, bas&#233;e en m&#233;tropole lilloise, afin de diffuser plus de programmes comme du sport, des magazines de soci&#233;t&#233; comme &#171; Gens qui rient, Gens qui pleurent &#187;, &#171; puissance 9 &#187; etc. La cha&#238;ne travaille aussi avec des radios locales aujourd'hui disparues comme Radio 13.
T&#233;l&#233; Gohelle d&#233;m&#233;nage en 1997 et investit ses locaux &#224; M&#233;ricourt, son si&#232;ge actuel. La cha&#238;ne continue d'&#233;toffer ses programmes avec ses nombreux b&#233;n&#233;voles et partenaires, et de nouvelles captations comme &#171; Go&#251;ter chantant &#187;, pr&#233;sent&#233; par Mauricette, &#171; je chante &#187;, ou bien de l'accord&#233;on. Plus &#171; terroir &#187; que jamais. Et &#231;a marche ! On est loin, avec l'exemple de T&#233;l&#233; Gohelle, des d&#233;clarations d'un &#171; grand reporter &#187; d'une cha&#238;ne nationale dans le JT de 13 heures qui annon&#231;ait de mani&#232;re p&#233;remptoire que &#171; l'info du bout de la rue n'int&#233;resserait jamais personne ! &#187;
En 2000, de nouvelles t&#234;tes et de nouvelles &#233;missions arrivent, Roger et Val&#233;rie pour la cuisine, Jean-Marie pour l'actu DVD, rien que de l'accord&#233;on avec Alexandra Paris, des &#233;missions beaut&#233; bien &#234;tre, loisirs passion, p&#234;che, musique, des captations de concerts (Kubiak) des veill&#233;es de No&#235;l et toujours des repas dansants., des &#233;missions de vari&#233;t&#233;s avec &#171; bienvenue chez vous &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#232;re du num&#233;rique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Puis vient entre 2000 et 2008, l'&#232;re du num&#233;rique et les diffusions se d&#233;roulent du lundi au vendredi de 17h &#224; 8h le matin avec rediffusion le week-end.
&#192; partir de 2008, les captations sont mises de c&#244;t&#233; pour laisser place &#224; de nouvelles &#233;missions consacr&#233;es &#224; l'actualit&#233; du territoire, avec notamment la cr&#233;ation d'un v&#233;ritable journal t&#233;l&#233;vis&#233; et des &#233;missions citoyennes. Gr&#226;ce &#224; des fonds r&#233;gionaux, T&#233;l&#233; Gohelle r&#233;alise une &#233;mission appel&#233;e &#171; Teen Mag &#187;, en collaboration avec des jeunes de CAJ et d'associations. Ce qui a permis l'embauche d'un nouveau technicien.
Avec l'arriv&#233;e d'internet, T&#233;l&#233; Gohelle cr&#233;e un site internet gratuit ainsi qu'un blog.
La couverture m&#233;diatique est plus importante avec l'arriv&#233;e du Louvre-Lens et la cha&#238;ne m&#232;ne des partenariats avec les cha&#238;nes locales du territoire pour un partage de programmes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; T&#233;l&#233; Gohelle &#224; l'assaut du Bassin Minier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2013, T&#233;l&#233; Gohelle est repris par l'Agglom&#233;ration de Lens-Li&#233;vin, dans le cadre de sa nouvelle comp&#233;tence num&#233;rique.
En 2014, David Fr&#233;my quitte T&#233;l&#233; Gohelle et c'est Val&#233;rie Lannoy, journaliste depuis 2000 &#224; T&#233;l&#233; Gohelle qui reprend les r&#234;nes de la cha&#238;ne. L'&#233;quipe embauche de nouveaux journalistes pour la cr&#233;ation de nouveaux contenus.
La grille prend un nouveau tournant et fait &#224; nouveau &#233;voluer ses programmes. De nouvelles &#233;missions voient le jour comme &#171; Si on sortait &#187; (culture), &#171; Hors Zone &#187; (sport), &#171; Geek me Five &#187; (pop culture), &#171; C'est quoi qu'on go&#251;te ? &#187; (Cuisine), &#171; histoires d'&#339;uvres &#187; (Art), &#171; On vous &#233;coute &#187; (Interview Talk), &#171; Sors de ton terrier &#187; (enfant)&#8230; Ainsi que des documentaires&#8230; Et de plus en plus de grands &#233;v&#233;nements sont couverts par T&#233;l&#233; Gohelle.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#192; partir de janvier 2023, T&#233;l&#233; Gohelle se renouvellera : un nouveau plateau est en cours de construction pour un nouveau format magazine (JT, chroniques et invit&#233;) hebdomadaire.
Aujourd'hui, la cha&#238;ne diffuse le vendredi &#224; partir de 17h en boucle jusqu'au mardi 12h : Le JT, Hors Zone (Sport), &#171; Histoires d'&#339;uvres &#187;, &#171; Si on sortait &#187;, Un documentaire local ou r&#233;gional et L'&#233;mission Cin&#233;ma&#8230; &lt;a href=&#034;https://telegohelle.agglo-lenslievin.fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://telegohelle.agglo-lenslievin.fr/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;
PLUS LOCAL, TU MEURS !
Raymond Destouches, le regrett&#233; ma&#238;tre d'&#339;uvre de la cha&#238;ne, se plaisait &#224; raconter l'anecdote : &#171; un jour un important incendie s'est d&#233;clar&#233; dans une grande entreprise du secteur&#8230; eh bien notre TV est tellement bien implant&#233;e localement que nous avons pu filmer&#8230; l'arriv&#233;e des pompiers ! &#187;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Devenu Num&#233;ric&#226;ble, puis SFR.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;76000&#8364; actuels&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cinq jours &#224; regarder le monde en face</title>
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		<dc:date>2022-06-09T21:40:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc DE LANGIE</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est sur un triple prix attribu&#233; au documentaire Wagner, l'arm&#233;e de l'ombre de Poutine que la 29e &#233;dition du Figra s'est referm&#233;e, &#224; Douai. Retour sur cinq jours de festival. Le programme &#233;tait important avec 70 reportages et documentaires projet&#233;s, dont 65 en comp&#233;tition. &#192; la cl&#233; : 13 prix, 4 mentions et un coup de c&#339;ur. Et c'est Wagner, l'arm&#233;e de l'ombre de Poutine, d'Alexandra Jousset et Ksenia Bolchakova, qui remporte pas moins de trois prix, dont le &#171; Grand Prix du Figra &#187; (lire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/" rel="directory"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton4700-b0e5d.jpg?1777490509' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est sur un triple prix attribu&#233; au documentaire &lt;i&gt;Wagner, l'arm&#233;e de l'ombre de Poutine&lt;/i&gt; que la 29e &#233;dition du Figra s'est referm&#233;e, &#224; Douai. Retour sur cinq jours de festival.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le programme &#233;tait important avec 70 reportages et documentaires projet&#233;s, dont 65 en comp&#233;tition. &#192; la cl&#233; : 13 prix, 4 mentions et un coup de c&#339;ur. Et c'est &lt;i&gt;Wagner, l'arm&#233;e de l'ombre de Poutine&lt;/i&gt;, d'Alexandra Jousset et Ksenia Bolchakova, qui remporte pas moins de trois prix, dont le &#171; Grand Prix du Figra &#187; (lire le palmar&#232;s ci-contre). Un documentaire sur les traces de la soci&#233;t&#233; militaire priv&#233;e russe, tourn&#233; au Mali, au moment o&#249; la France retire ses troupes de ce pays. Lui ont &#233;t&#233; attribu&#233;s : le Grand Prix du Figra (comp&#233;tition internationale, plus de 40 minutes), le prix Arnaud Hamelin (Satev-Figra) et le prix du jury jeunes (parrain&#233; par la R&#233;gion Hauts-de-France).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le vrai journalisme pur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Anim&#233;e par Tristan Waleckx (journaliste et pr&#233;sentateur du magazine d'information Compl&#233;ment d'enqu&#234;te sur France 2), la c&#233;r&#233;monie de remise des prix de cette 29e &#233;dition a eu lieu au Conservatoire de Douai, le 4 juin, apr&#232;s cinq jours de comp&#233;tition. Du 31 mai au 4 juin, le cin&#233;ma Majestic de Douai a pr&#233;sent&#233; les grands reportages d'actualit&#233; et des documentaires de soci&#233;t&#233; : de l'Irak &#224; la Syrie, en passant par Malte, la Russie, la Libye ou des th&#232;mes sur la sant&#233;, les soins, l'agrochimie ou encore les coursiers&#8230; &#171; &lt;i&gt;Cinq jours pour regarder le monde en face&lt;/i&gt; &#187; d&#233;clarait Georges Marque-Bouaret, d&#233;l&#233;gu&#233; g&#233;n&#233;ral du Figra lors du lancement du festival. Une actualit&#233; &#171; &lt;i&gt;br&#251;lante&lt;/i&gt; &#187; faisait remarquer le maire de Douai Fr&#233;d&#233;ric Ch&#233;reau, tandis que pour Tristan Waleckx, &#171; &lt;i&gt;c'est la d&#233;fense du vrai journalisme pur&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;fense du service public&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette c&#233;r&#233;monie a &#233;galement &#233;t&#233; l'occasion de &#171; &lt;i&gt;d&#233;fendre&lt;/i&gt; &#187; le service public, lequel soutient la diffusion de grands reportages et documentaires. La prochaine disparition de la taxe sur l'audiovisuel suscite de nombreuses inqui&#233;tudes de la part des r&#233;alisateurs, des producteurs, des journalistes et autres intervenants, sur l'avenir de la diffusion. D'ailleurs, neuf documentaires et reportages prim&#233;s ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s gr&#226;ce au soutien de France T&#233;l&#233;visions. Preuve s'il en est du r&#244;le majeur du service public pour soutenir et renforcer la vitalit&#233;, l'utilit&#233; et l'impact des grands reportages et des documentaires de soci&#233;t&#233;. Le Figra a encore cette ann&#233;e offert au public et aux professionnels un panorama de l'actualit&#233; internationale, permettant de mettre en lumi&#232;re le travail et l'engagement des grands reporters, r&#233;alisatrices, r&#233;alisateurs et documentaristes sur le terrain. Ils sont essentiels et irrempla&#231;ables pour d&#233;crypter, raconter, comprendre l'actualit&#233;, la soci&#233;t&#233;. Ils permettent de s'ouvrir au monde dans toute sa complexit&#233;, saisir les grands enjeux et d&#233;fis autour de nous et devant nous. Et comme le disait Albert Londres, &#171; &lt;i&gt;le r&#244;le du journaliste est de refl&#233;ter la v&#233;rit&#233;, de commenter l'actualit&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le palmar&#232;s&lt;/strong&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;S&#233;lection officielle - comp&#233;tition internationale, plus de 40 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Grand Prix du Figra : &lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Wagner, l'arm&#233;e de l'ombre de Poutine&lt;/i&gt; d'Alexandra Jousset et Ksenia Bolchakova &lt;strong&gt;Prix sp&#233;cial du jury (parrain&#233; par le conseil r&#233;gional des Hauts-de-France)&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Insecticide - Comment l'agrochimie a tu&#233; les insectes&lt;/i&gt; de Miyuki Droz Aramaki, Sylvain Lepetit et S&#233;bastien S&#233;ga
&lt;strong&gt;Prix Scam de l'investigation :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Chine : le drame ou&#239;ghour&lt;/i&gt; de Fran&#231;ois Reinhardt / Auteur : Romain Franklin
&lt;strong&gt;Prix Reporters sans fronti&#232;res (pour les droits humains en hommage &#224; Olivier Quemener) :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Malte, au nom de Daphn&#233;&lt;/i&gt; de Jules Giraudat
&lt;strong&gt;Prix Arnaud Hamelin Satev-Figra :&lt;/strong&gt; La production CAPA avec le film &lt;i&gt;Wagner, l'arm&#233;e de l'ombre de Poutine&lt;/i&gt; d'Alexandra Jousset et Ksenia Bolchakova
&lt;strong&gt;Mention sp&#233;ciale du jury :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;La loi du plus faible&lt;/i&gt; de Joseph Gordillo &lt;strong&gt;Prix du jury jeunes (parrain&#233; par le conseil r&#233;gional des Hauts-de-France) :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Wagner, l'arm&#233;e de l'ombre de Poutine&lt;/i&gt; d'Alexandra Jousset et Ksenia Bolchakova &lt;strong&gt;Prix du public :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Enfants de Daech, les damn&#233;s de la guerre&lt;/i&gt; d'Anne Poiret&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;S&#233;lection officielle - Comp&#233;tition internationale, moins de 40 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Grand Prix du Figra :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;La m&#233;moire de mon p&#232;re&lt;/i&gt; de Vincent Nguyen &lt;strong&gt;Mention sp&#233;ciale du jury :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Irak, la r&#233;volution assassin&#233;e&lt;/i&gt; d'Amar Al Hameedawi et Jonathan Walsh&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;S&#233;lection officielle - Terre(s) d'histoire&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prix Terre(s) d'histoire :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Des femmes face aux missiles&lt;/i&gt; de Sonia Gonzalez
&lt;strong&gt;Mention sp&#233;ciales Terre(s) d'histoire :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Ren&#233; Carmille, un hacker sous l'occupation&lt;/i&gt; de Youssr Youssef&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;S&#233;lection officielle - Autrement vu&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prix des activit&#233;s sociales de l'&#233;nergie :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;La fabrique du soin&lt;/i&gt; de Marion Angelosanto &lt;strong&gt;Prix du public Autrement vu :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;La tuerie d'Utoya : les survivants se racontent&lt;/i&gt; de Maud Vazquez&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;S&#233;lection officielle - Coup de pouce&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prix coup de pouce (parrain&#233; par le CCAS et France 24) :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Puzzle women, les confettis de la m&#233;moire&lt;/i&gt;, un projet de Niagara Tonolli
&lt;strong&gt;Mention sp&#233;ciale du jury :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Fa'a'amu, les enfants de la discorde&lt;/i&gt;, un projet de Florie Castaingts&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Autres prix&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prix A&#239;na Roger ESJ Lille - Figra (jury compos&#233; d'&#233;tudiants de l'&#201;cole sup&#233;rieure de journalisme de Lille)&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;SHIFT&lt;/i&gt; de Pauline Beugnies
&lt;strong&gt;Coup de c&#339;ur des enfants du conseil municipal de Douai :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Les r&#234;ves bris&#233;s des Afghanes&lt;/i&gt; de Pierre Mon&#233;gier et Sandra Calligaro&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des &#233;l&#232;ves de la r&#233;gion partent &#224; la d&#233;couverte des reportages et documentaires</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/article/des-eleves-de-la-region-partent-a-la-decouverte-des-reportages-et-documentaires</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/article/des-eleves-de-la-region-partent-a-la-decouverte-des-reportages-et-documentaires</guid>
		<dc:date>2022-06-09T21:40:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc DE LANGIE</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ils &#233;taient nombreux, pr&#232;s de 1 400, &#224; se d&#233;placer dans les diff&#233;rentes salles du cin&#233;ma Majestic de Douai pour voir les reportages et documentaires du festival. Ce sont les &#233;l&#232;ves des &#233;tablissements scolaires des acad&#233;mies de Lille et d'Amiens. Un public jeune et tr&#232;s int&#233;ress&#233; par les projections. D&#233;j&#224; l'an dernier, le partenariat mis en place avec le Clemi (Centre de liaison de l'enseignement et des m&#233;dias d'information) avait permis &#224; un grand nombre de scolaires de participer &#224; ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton4699-ba927.jpg?1777490509' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils &#233;taient nombreux, pr&#232;s de 1 400, &#224; se d&#233;placer dans les diff&#233;rentes salles du cin&#233;ma Majestic de Douai pour voir les reportages et documentaires du festival. Ce sont les &#233;l&#232;ves des &#233;tablissements scolaires des acad&#233;mies de Lille et d'Amiens. Un public jeune et tr&#232;s int&#233;ress&#233; par les projections. D&#233;j&#224; l'an dernier, le partenariat mis en place avec le Clemi (Centre de liaison de l'enseignement et des m&#233;dias d'information) avait permis &#224; un grand nombre de scolaires de participer &#224; ce festival. Une tradition, car chaque ann&#233;e depuis 14 ans, dix lyc&#233;ens et apprentis de la r&#233;gion font partie d'un jury qui d&#233;cerne le &#171; prix jeunes &#187;. Le mercredi reste une journ&#233;e o&#249; les jeunes sont les plus nombreux mais cette ann&#233;e, le samedi a &#233;galement vu ce public venir en nombre. &#171; &lt;i&gt;Un engouement et pour nous un signe de motivation de la part des jeunes pour des sujets d'actualit&#233;&lt;/i&gt; &#187; pr&#233;cise Marie, enseignante dans un lyc&#233;e de Lille. Le Figra a accueilli les &#233;l&#232;ves et enseignants avec un parcours adapt&#233; qui prend en compte les projets et centres d'int&#233;r&#234;t de chaque &#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Nous comprenons mieux ce qui se passe dans le monde &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'an dernier d&#233;j&#224;, Th&#233;o avait particip&#233; au festival &#171; &lt;i&gt;et cela m'avait beaucoup plu&lt;/i&gt; &#187; dit-il. Sujets vari&#233;s mais surtout &#171; &lt;i&gt;les regarder sur grand &#233;cran, c'est autre chose qu'&#224; la t&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt; &#187; explique cet &#233;l&#232;ve du lyc&#233;e La Salle Deforest de Lewarde (&#224; Douai). &#171; &lt;i&gt;C'est un salon int&#233;ressant abordant des th&#232;mes de soci&#233;t&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Son int&#233;r&#234;t : les films de moins de 40 minutes, et surtout la possibilit&#233; d'&#233;changer avec le r&#233;alisateur apr&#232;s la pr&#233;sentation. &#171; &lt;i&gt;Cette rencontre apporte un &#233;clairage sur le documentaire, mieux comprendre le d&#233;roul&#233; et les difficult&#233;s de tournage&lt;/i&gt; &#187; explique-t-il.
La pr&#233;sentation sur grand &#233;cran est aussi une motivation pour Stanislas, &#233;l&#232;ve du m&#234;me &#233;tablissement &#171; &lt;i&gt;on est plus attentif, plus concentr&#233; et plus captiv&#233; par l'image&lt;/i&gt; &#187;. Le sujet devient plus int&#233;ressant. Ce qu'il pr&#233;f&#232;re, ce sont les films &#233;trangers &#171; &lt;i&gt;sur des pays que l'on ne conna&#238;t pas ou si peu. Ce sont des reportages que l'on ne voit pas toujours facilement &#224; la t&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt; &#187;. Pour d'autres &#233;l&#232;ves, comme Chlo&#233; &#171; &lt;i&gt;ces projections nous expliquent beaucoup de choses. Nous sommes plong&#233;s dans le sujet et nous comprenons mieux ce qui se passe dans le monde&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les femmes manquent-elles d'audace ?</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/article/les-femmes-manquent-elles-d-audace</link>
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		<dc:date>2022-06-09T21:39:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc DE LANGIE</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les chiffres le prouvent : les documentaires et grands reportages r&#233;alis&#233;s par des femmes repr&#233;sentent 25 % des &#339;uvres t&#233;l&#233;visuelles, contre 59 % pour les hommes. Et si l'on regarde par tranches horaires, les &#339;uvres f&#233;minines ne repr&#233;sentent que 40 % avec des disparit&#233;s tr&#232;s importantes selon les cha&#238;nes. Les r&#233;alisatrices de documentaires et de reportages se demandent &#224; quand la parit&#233;. Une rencontre sur ce th&#232;me a &#233;t&#233; organis&#233;e lors du Figra, d'autant que la Garrd s'est &#233;galement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/" rel="directory"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton4698-ead4a.jpg?1777490509' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les chiffres le prouvent : les documentaires et grands reportages r&#233;alis&#233;s par des femmes repr&#233;sentent 25 % des &#339;uvres t&#233;l&#233;visuelles, contre 59 % pour les hommes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon une &#233;tude de la Scam (Soci&#233;t&#233; civile des auteurs multim&#233;dia) r&#233;alis&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et si l'on regarde par tranches horaires, les &#339;uvres f&#233;minines ne repr&#233;sentent que 40 % avec des disparit&#233;s tr&#232;s importantes selon les cha&#238;nes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;alisatrices de documentaires et de reportages se demandent &#224; quand la parit&#233;. Une rencontre sur ce th&#232;me a &#233;t&#233; organis&#233;e lors du Figra, d'autant que la Garrd&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Garrd : Guilde des auteurs-r&#233;alisateurs de reportages et documentaires.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'est &#233;galement pench&#233;e sur cette question. Selon son &#233;tude men&#233;e entre septembre 2020 et 2021, 32 % des reportages diffus&#233;s sur les cha&#238;nes publiques ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s par des femmes. Elles sont minoritaires et pire : en &#171; histoire &#187;, seulement 16 % de documentaires diffus&#233;s sur France T&#233;l&#233;visions ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s par des femmes et 10 % pour Arte. En &#171; science et d&#233;couverte &#187;, les chiffres sont encore plus parlants : 8,7 % de femmes ont r&#233;alis&#233; des documentaires sur France T&#233;l&#233;visions et 7 % sur Arte. &#171; &lt;i&gt;Nous sommes bien au XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle&lt;/i&gt; &#187; insiste Myriam Elhadad, administratrice au Garrd, pr&#233;sidente de la commission &#171; droit des femmes &#187; et r&#233;alisatrice. De telles statistiques interrogent sur la place des femmes dans la profession. Nombreuses sont celles qui, lors de propositions de documentaires, se sont vu refuser leurs projets ou encore proposer de faire une co-r&#233;alisation avec un homologue masculin. Et curieusement, les femmes ont plus de facilit&#233; pour des documentaires diffus&#233;s sur les cha&#238;nes &#171; low cost &#187; o&#249; les salaires sont &#233;galement plus faibles. Au fur et &#224; mesure des &#233;changes, le mot &#171; &lt;i&gt;audace&lt;/i&gt; &#187; a souvent &#233;t&#233; utilis&#233;, comme si la gente f&#233;minine en manquait ! Derri&#232;re, s'agit-il d'un manque de confiance ? D'un manque d'affirmation, d'un manque d'assurance ou d'insistance ? &#171; &lt;i&gt;Elles doivent sans cesse se prouver&lt;/i&gt; &#187; font observer les participantes. Comme si les &#171; &lt;i&gt;d&#233;cideurs&lt;/i&gt; &#187; masculins des cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision ne voulaient prendre aucun risque. Et finalement, comme l'explique Elodie Polo Ackermann, r&#233;alisatrice, &#171; &lt;i&gt;ce sont plut&#244;t les hommes qui manquent d'audace pour ouvrir et s'ouvrir aux productrices et r&#233;alisatrices f&#233;minines&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon une &#233;tude de la Scam (Soci&#233;t&#233; civile des auteurs multim&#233;dia) r&#233;alis&#233;e en 2020.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Garrd : Guilde des auteurs-r&#233;alisateurs de reportages et documentaires.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La perp&#233;tuelle recherche entre &#171; images et v&#233;rit&#233;s &#187;</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/article/la-perpetuelle-recherche-entre-images-et-verites</link>
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		<dc:date>2022-06-09T21:39:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc DE LANGIE</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'enjeu est de taille et lors de chaque conflit, il reste le m&#234;me : v&#233;rifier les sources et chercher la v&#233;rit&#233;. D&#233;j&#224;, le journaliste Albert Londres avait &#233;crit que le m&#233;tier &#171; n'est pas de faire plaisir, non plus que de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie &#187;. Il s'agit de d&#233;crire la r&#233;alit&#233;, et d&#233;j&#224;, en 1918, le journaliste britannique Edmund Dene Morel avait &#233;crit l'ouvrage Truth and the war dans lequel il th&#233;orise les rapports entre la guerre et la v&#233;rit&#233;. Cet enjeu, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L100xH150/arton4697-a6e2c.jpg?1777490509' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'enjeu est de taille et lors de chaque conflit, il reste le m&#234;me : v&#233;rifier les sources et chercher la v&#233;rit&#233;. D&#233;j&#224;, le journaliste Albert Londres avait &#233;crit que le m&#233;tier &#171; &lt;i&gt;n'est pas de faire plaisir, non plus que de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie&lt;/i&gt; &#187;. Il s'agit de d&#233;crire la r&#233;alit&#233;, et d&#233;j&#224;, en 1918, le journaliste britannique Edmund Dene Morel avait &#233;crit l'ouvrage &lt;i&gt;Truth and the war&lt;/i&gt; dans lequel il th&#233;orise les rapports entre la guerre et la v&#233;rit&#233;. Cet enjeu, cette qu&#234;te de v&#233;rit&#233;, reste toujours d'actualit&#233;. Pour preuve : le conflit en Ukraine. C'est d'ailleurs l'objet d'une rencontre organis&#233;e dans le cadre du Figra et anim&#233;e par Herv&#233; Brusini, pr&#233;sident du prix Albert Londres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un mur de d&#233;sinformation &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le journaliste doit-il constamment v&#233;rifier ses sources, &#234;tre au plus pr&#232;s de la v&#233;rit&#233; pour informer. Le t&#233;moignage, en direct, de Patrick Chauvel, journaliste photographe, sur place en Ukraine, a permis d'expliquer que la qu&#234;te de la v&#233;rit&#233; demeure un enjeu. &#171; &lt;i&gt;Le journaliste est au centre d'une guerre d'information, o&#249; la d&#233;sinformation est pr&#233;sente partout&lt;/i&gt; &#187; explique le photographe. &#171; &lt;i&gt;Il faut trouver la v&#233;rit&#233;, et la publier. Il y a un mur de d&#233;sinformation, un obscurantisme absolu.&lt;/i&gt; &#187; D'ailleurs le r&#233;cent d&#233;c&#232;s de Fr&#233;d&#233;ric Leclerc-Imhoff est une preuve : de journaliste pour la France, il &#233;tait devenu un trafiquant d'armes, un mercenaire pour les autorit&#233;s russes. Les mensonges sont fr&#233;quents et visibles &#171; &lt;i&gt;et le syst&#232;me russe les utilise sans complexe&lt;/i&gt; &#187; et d'ajouter que la premi&#232;re victime de la guerre, &#171; &lt;i&gt;c'est la v&#233;rit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Sur le terrain, la m&#233;fiance est partout de la part de la population qui a &#171; &lt;i&gt;une grande peur des images. Notre travail est difficile&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Interventions de la politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Or, si les nouvelles technologies permettent de suivre les hostilit&#233;s pratiquement en &#171; &lt;i&gt;temps r&#233;el&lt;/i&gt; &#187;, le fond est le m&#234;me : &#171; &lt;i&gt;Un conflit entre deux puissants blocs, &#224; savoir les &#201;tats-Unis et la Russie.&lt;/i&gt; &#187; Et tout comme les conflits en Cor&#233;e ou au Vietnam ou dans le Golfe : ces puissances ne s'affrontent pas face &#224; face, &#171; &lt;i&gt;c'est un affrontement indirect dans un territoire interm&#233;diaire&lt;/i&gt; &#187; termine Patrick Chauvel.
Et ce t&#233;moignage en direct rappelle les ressemblances entre les guerres au fil des si&#232;cles. Il aura suffi de quelques extraits lus par Herv&#233; Brusini sur les &#233;crits d'H&#233;rodote (guerres m&#233;diques) ou Thucydide (la guerre du P&#233;loponn&#232;se) pour s'en rendre compte. Avec Albert Londres, la photo fait sa premi&#232;re apparition lors de la guerre de 1914-1918. Quelques clich&#233;s montrent comment ce nouvel outil en temps de conflit &#171; &lt;i&gt;sert&lt;/i&gt; &#187; de preuve aux puissances pour affirmer une v&#233;rit&#233;. Et bien entendu, les interventions de la politique sur l'image sont fr&#233;quentes, rappelle le pr&#233;sident du prix Albert Londres. Et de conclure que plus que jamais &#171; &lt;i&gt;mots&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;images&lt;/i&gt; &#187; sont un enjeu de v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Figra revient &#224; Douai </title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/article/le-figra-revient-a-douai</link>
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		<dc:date>2022-04-29T09:53:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Allienne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis l'an dernier, le Festival international de grand reportage d'actualit&#233; et du documentaire de soci&#233;t&#233; (Figra) s'est install&#233; &#224; Douai. La ville n'est pas peu fi&#232;re d'accueillir le mythique Figra dont s'est d&#233;tourn&#233;e la municipalit&#233; du Touquet. Rendez-vous du 31 mai au 5 juin autour de plus de 60 films, de deux expositions photographiques et de nombreuses rencontres. &#192; la man&#339;uvre : Auriane Ait Lasri. Fra&#238;chement &#233;lue et nomm&#233;e adjointe &#224; la culture, elle a tout de suite compris (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton4553-58d82.jpg?1777490510' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'an dernier, le Festival international de grand reportage d'actualit&#233; et du documentaire de soci&#233;t&#233; (Figra) s'est install&#233; &#224; Douai. La ville n'est pas peu fi&#232;re d'accueillir le mythique Figra dont s'est d&#233;tourn&#233;e la municipalit&#233; du Touquet. Rendez-vous du 31 mai au 5 juin autour de plus de 60 films, de deux expositions photographiques et de nombreuses rencontres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la man&#339;uvre : Auriane Ait Lasri. Fra&#238;chement &#233;lue et nomm&#233;e adjointe &#224; la culture, elle a tout de suite compris l'int&#233;r&#234;t d'une telle implantation. Alors que l'on savait que le Figra ne se d&#233;roulerait plus au Touquet, la ville de Douai n'avait pas &#233;t&#233; contact&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Je me suis dit qu'il y avait quelque chose &#224; faire autour de ce festival qui comporte, outre les documentaires, du th&#233;&#226;tre, des expositions photo, l'&#233;ducation aux m&#233;dias avec l'accueil de 1 200 &#233;l&#232;ves. C'est d'autant plus int&#233;ressant que la ville de Douai travaillait d&#233;j&#224; &#224; l'&#233;poque pour obtenir le label de cit&#233; &#233;ducative, donc cela avait du sens.&lt;/i&gt; &#187; L'&#233;lue a multipli&#233; les efforts pour convaincre et faire venir le festival que dirige Georges Marque-Bouaret, son d&#233;l&#233;gu&#233; g&#233;n&#233;ral. &#171; &lt;i&gt;Apr&#232;s avoir v&#233;cu la premi&#232;re &#233;dition, l'an pass&#233;, je peux dire que le Figra est arriv&#233; dans la bonne ville&lt;/i&gt; &#187;, dit-elle. Toutes les structures culturelles sont mises &#224; contribution. &#192; commencer par les cinq salles du cin&#233;ma Majestic (150 &#224; 500 places) et le th&#233;&#226;tre. &#171; &lt;i&gt;Avec 1 200 &#233;l&#232;ves qui viennent au festival sur cinq jours, qui font des master class, qui d&#233;battent avec des journalistes, et pour qui on concocte des parcours adapt&#233;s selon leur &#226;ge, c'est formidable. En termes d'&#233;clairage sur le monde et en termes de citoyennet&#233; et des valeurs humaines, le festival reprend absolument tout. C'est vraiment&lt;/i&gt; &#8220;les &#233;crans de la r&#233;alit&#233;&#8221; [le titre de l'&#233;dition 2022, ndlr]. &lt;i&gt;On nous montre ce qu'il se passe dans la rue, &#224; l'autre bout du monde, en M&#233;diterran&#233;e, dans la mer du Nord. C'est l'actualit&#233; d'un moment sur grand &#233;cran.&lt;/i&gt; &#187; Cette ann&#233;e, la s&#233;lection officielle porte sur 16 films de 41 &#224; 90 minutes. Parmi ceux-ci : &lt;i&gt;Chine : le drame Ou&#239;ghour&lt;/i&gt;, de Fran&#231;ois Reinhardt ; &lt;i&gt;Enfants de Daech, les damn&#233;s de la terre&lt;/i&gt; d'Anne Poiret ; &lt;i&gt;Il &#233;tait une fois, moi Daniel Blake&lt;/i&gt; de R&#233;mi Lain&#233; ; &lt;i&gt;Insecticide, comment l'agrochimie a tu&#233; les insectes&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;Julian Assange, le prix de la v&#233;rit&#233;&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;Poutine, le retour de l'ours dans la danse&lt;/i&gt;&#8230;
Le jury international attribuera le Grand Prix du Figra, le prix sp&#233;cial du jury, parrain&#233; par la r&#233;gion Hauts-de-France, le prix Scam de l'investigation, le prix Reporters sans fronti&#232;res pour les droits humains et le prix Arnaud-Hamelin Satev-Figra qui r&#233;compense un producteur. Le jury jeunes attribuera le prix jury jeunes parrain&#233; par le conseil r&#233;gional des Hauts-de-France. Les spectateurs d&#233;cerneront par leurs votes le prix du public. Deux films de cette cat&#233;gorie concourent pour le prix A&#239;na-Roger ESJ-Figra.
&#192; signaler aussi la cat&#233;gorie &#171; Terre(s) d'Histoire &#187; dans laquelle seront pr&#233;sent&#233;s 15 films dont l'in&#233;dit Sauvons les enfants de Catherine Bernstein. Ce film raconte l'histoire de cheminots qui, &#224; Lille durant la Seconde Guerre mondiale, ont su &#233;viter la d&#233;portation d'enfants vers l'Allemagne. &#171; &lt;i&gt;Dans cette cat&#233;gorie,&lt;/i&gt; nous apprend le dossier de presse du festival, &lt;i&gt;les archives prennent toute leur valeur, poursuivent le questionnement sur l'histoire du monde, tout en s'attachant &#224; d&#233;crypter la soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui. Les films s&#233;lectionn&#233;s remontent le temps et nous d&#233;livrent des pans entiers de notre histoire o&#249; les souvenirs de chacun se m&#234;lent et &#233;clairent notre pr&#233;sent avec le pass&#233; du monde. Cr&#233;&#233; en 2009, le prix Terre(s) d'Histoire r&#233;compense un r&#233;alisateur qui entend partager avec le public sa passion de l'Histoire.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>T&#233;moigner sur la guerre en r&#233;alisant des reportages &#224; hauteur d'homme</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/article/temoigner-sur-la-guerre-en-realisant-des-reportages-a-hauteur-d-homme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/article/temoigner-sur-la-guerre-en-realisant-des-reportages-a-hauteur-d-homme</guid>
		<dc:date>2022-04-29T09:47:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Grand reporter et journaliste reporter d'images (JRI) pour M6, au bureau de Lille, Emmanuel Michel &#233;tait en Russie juste avant le d&#233;clenchement de la guerre en Ukraine. Il est all&#233; dans le Donbass puis &#224; Kiev. Interrog&#233; par le Club de la presse des Hauts-de-France, il raconte ce qu'il a vu et comment il con&#231;oit son m&#233;tier sur des zones de guerre et, plus g&#233;n&#233;ralement, sur les terrains difficiles. En rappelant l'importance du t&#233;moignage journalistique. -Dix jours avant l'invasion de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L68xH150/arton4552-a157c.jpg?1777490510' class='spip_logo spip_logo_right' width='68' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Grand reporter et journaliste reporter d'images (JRI) pour M6, au bureau de Lille, Emmanuel Michel &#233;tait en Russie juste avant le d&#233;clenchement de la guerre en Ukraine. Il est all&#233; dans le Donbass puis &#224; Kiev. Interrog&#233; par le Club de la presse des Hauts-de-France, il raconte ce qu'il a vu et comment il con&#231;oit son m&#233;tier sur des zones de guerre et, plus g&#233;n&#233;ralement, sur les terrains difficiles. En rappelant l'importance du t&#233;moignage journalistique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Dix jours avant l'invasion de l'Ukraine, vous &#233;tiez en Russie, puis vous vous &#234;tes rendu &#224; Donetsk, dans le Donbass. Racontez-nous. &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'objet de ce voyage &#233;tait de couvrir l'actualit&#233; en Ukraine &#224; ce moment pr&#233;cis. Cela faisait d&#233;j&#224; plusieurs mois que les troupes russes &#233;taient rassembl&#233;es autour de l'Ukraine et une attaque imminente &#233;tait annonc&#233;e par les renseignements am&#233;ricains. Il y a une guerre dans le Donbass depuis 2014, dans la zone s&#233;paratiste o&#249; il y a, depuis huit ans, deux r&#233;publiques s&#233;paratistes auto-proclam&#233;es, Donetsk et Lougansk. J'&#233;tais pr&#233;sent en 2014 et 2015. C'&#233;taient les d&#233;buts du groupe Wagner. Quand je suis parti cette ann&#233;e, il y avait une &#233;quipe de RTL qui se trouvait dans le Donbass ukrainien, et nous, l'&#233;quipe de M6 (avec Cyrielle Stadler) voulions nous rendre dans le Donbass s&#233;paratiste. Nous voulions jouer &#224; l'antenne ces deux c&#244;t&#233;s pour informer autour de ce qui se passait l&#224;-bas. Mais c'&#233;tait avant la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Dans quel &#233;tat d'esprit partez-vous dans un pays qui se pr&#233;pare &#224; envahir son voisin ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Notre objectif &#233;tait de nous rendre chez les s&#233;paratistes &#224; Donetsk. &#192; ce moment, nous avons toutes les autorisations. Mais en fait, les s&#233;paratistes ne nous laissent pas entrer et on ne comprend pas pourquoi. On est cinq jours avant la guerre mais on ne sait pas encore qu'il va y avoir la guerre. Du coup, nous sommes bloqu&#233;s en Russie. Nous d&#233;cidons alors de faire un reportage sur le fait que les habitants de Donetsk peuvent venir en Russie. Ils y viennent notamment pour retirer de l'argent parce que dans le Donbass c'est compliqu&#233;. Ils viennent aussi pour toucher des aides russes. Nous commen&#231;ons &#224; raconter que les Russes distribuent des passeports aux habitants du Donbass s&#233;paratiste, ce qui est une mani&#232;re de coloniser. Et l&#224;, nous nous faisons arr&#234;ter par la police russe. Nous sommes plac&#233;s en garde &#224; vue par des hommes en arme. On nous explique que nous n'avons pas le droit de filmer. En m&#234;me temps, nous commencions &#224; &#234;tre surveill&#233;s par la police. Nous sommes jug&#233;s et condamn&#233;s &#224; une amende symbolique de 1 000 roubles. Cela montre que nous sommes emp&#234;ch&#233;s de travailler. Quand on est en Russie, il n'y a pas plein d'histoires &#224; raconter. Il y a une histoire officielle.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;De quelle fa&#231;on, concr&#232;tement, vous emp&#234;che-t-on de travailler ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous voyons les convois militaires arriver dans la zone, dans la r&#233;gion de Rostov o&#249; nous sommes alors. Ces convois passent les fronti&#232;res s&#233;paratistes. Nous voyons les h&#233;licopt&#232;res de combat. Nous comprenons qu'il se pr&#233;pare quelque chose, mais nous sommes surveill&#233;s par la police et interdits de travailler. Quand on va en Russie, on a cette notion de se dire : vais-je pouvoir exercer librement mon m&#233;tier ou pas ? On essaye mais c'est risqu&#233;. En l'occurrence, nous avons &#233;t&#233; musel&#233;s sur place jusqu'au d&#233;but de la guerre. Mais &#224; partir du d&#233;but de l'attaque contre l'Ukraine, d&#232;s le lendemain de l'invasion, nous avons d'un coup obtenu l'autorisation de nous rendre en zone s&#233;paratiste.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Sur place, vous travaillez avec des fixeurs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le fixeur, dans une zone &#224; risque, accompagne le journaliste pour des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Comment choisir la bonne personne ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Je suis parti avec une journaliste de M6, Cyrielle Stadler. Cela faisait un mois que nous pr&#233;parions ce reportage. Comme j'y &#233;tais d&#233;j&#224; all&#233; en 2014 et en 2015, j'avais des contacts sur place. En 2014, j'avais travaill&#233; avec une professeure de fran&#231;ais ukrainienne qui n'avait jamais fait de fixing. Le probl&#232;me est qu'il n'y avait pas de fixeurs dans la zone. Cela ne s'improvise pas. Cette fois, mon contact ne pouvait plus travailler, mais par ricochet, j'ai rencontr&#233; un autre prof de fran&#231;ais. Il avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; fixeur mais ce n'&#233;tait pas son m&#233;tier. Nous avons discut&#233; au t&#233;l&#233;phone. Tr&#232;s vite, nous avons su poser les bonnes questions pour savoir jusqu'o&#249; on peut aller, si la personne a peur ou non, o&#249; elle peut nous emmener, etc. Et on tisse rapidement des liens de confiance.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Une fois sur place, quel accueil les habitants vous r&#233;servent-ils ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Quand nous passons dans la zone s&#233;paratiste, le lendemain des premi&#232;res attaques, nous comprenons que si nous n'avions pas pu entrer jusque-l&#224; c'est parce qu'il se pr&#233;parait quelque chose. La presse qui &#233;tait d&#233;j&#224; sur place pouvait rester, mais personne ne pouvait entrer. Quand nous arrivons &#224; Donetsk, nous sommes bien accueillis par les habitants. Bien s&#251;r, les s&#233;paratistes nous posent au pr&#233;alable de nombreuses questions. Il nous faut montrer patte blanche. Ils essaient de nous faire comprendre qu'il faut raconter la &#171; &lt;i&gt;vraie&lt;/i&gt; &#187; histoire, c'est-&#224;-dire leur version. Mais une fois sur place, nous travaillons librement. Concernant les habitants, il faut comprendre que ce sont des civils qui aspirent &#224; la paix. Ils ont envie de nous dire &#231;a. Donetsk est une ville qui est bombard&#233;e depuis huit ans. Elle n'est pas loin de la ligne de front et ce sont des bombes ukrainiennes qui tombent sur elle. Les habitants voient plut&#244;t l'invasion russe comme, peut-&#234;tre, une solution pour eux d'obtenir la paix. Mais cela ne veut pas dire : &#171; &lt;i&gt;On est pour les Russes.&lt;/i&gt; &#187; Ils sont bombard&#233;s depuis huit ans et leur ville s'est vid&#233;e de la moiti&#233; de sa population, les familles sont s&#233;par&#233;es parce qu'elles sont des deux c&#244;t&#233;s de la ligne de front. Il nous ouvrent donc leur porte tr&#232;s facilement et ils veulent qu'on raconte leur vie et leur quotidien...&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Comment r&#233;agissent les autorit&#233;s russes et ukrainiennes ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;S'agissant des autorit&#233;s s&#233;paratistes, elles nous laissent passer et nous laissent travailler. Avec les militaires, c'est diff&#233;rent. Ils contr&#244;lent. Je ne dis pas qu'ils censurent, mais ils veulent avoir un &#339;il sur le travail qui est fait parce que, encore une fois, ils veulent qu'on raconte leur version. Leur version consiste &#224; dire que dans le Donbass s&#233;paratiste, c'est l'Ukraine qui agresse la population. L'arm&#233;e russe, et les pro-russes, sont l&#224; pour d&#233;fendre cette population de l'invasion ukrainienne. Les choses sont compl&#232;tement invers&#233;es. Il faut donc avoir conscience que l'on est dans cette double narration de deux visions qui s'affrontent. Et nous, journalistes, nous devons raconter la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Comment faites-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour moi la solution est simple. On est avec les civils, &#224; hauteur d'homme, avec les gens qui vivent l&#224; au quotidien. Quand on fait un reportage comme &#231;a, on ne fait pas de g&#233;opolitique. On raconte simplement, on est t&#233;moin de ce qui se passe.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Face au danger de se faire tirer dessus, &#234;tes-vous parfois tent&#233; d'abandonner, ou d'attendre ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Abandonner, il n'en a jamais &#233;t&#233; question. Avec Cyrielle, on s'entend bien, on a la m&#234;me vision de comment on peut &#234;tre sur le terrain. Nous avons tous les deux une famille, des enfants, nous partons sur des zones de conflit mais nous sommes l&#224; pour revenir, pour ramener des images. On jauge le risque en permanence. Il faut savoir que quand on va dans un endroit qui est chaud, dangereux, on y va pour quelque chose et pour un temps donn&#233;. Il ne faut pas que ce temps soit long. On s'approche un peu, on va dans un quartier qui est particuli&#232;rement touch&#233; parce qu'il est proche de la zone de front. On pr&#233;pare, on sait o&#249; on veut aller, on sait qui on veut aller voir. On y va et en trente minutes on fait ce qu'il faut et on repart. Pour ce qui nous concerne, nous n'avons pas &#233;t&#233; menac&#233;s, nous n'avons pas &#233;t&#233; mis en joue. Cela m'est arriv&#233; dans d'autres situations, dans d'autres reportages. Mais la notion de peur est tr&#232;s subjective. Les bombes tombent tous les jours. Tout ce qu'on peut ma&#238;triser, nous le ma&#238;trisons. Mais on ne sait pas o&#249; vont tomber les bombes.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Peu apr&#232;s ce reportage dans le Donbass, vous repartez en Ukraine. Comment &#231;a se passe ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Quand nous partons &#224; Kiev avec ma coll&#232;gue Cyrielle Sadler et un autre confr&#232;re de M6, Guillaume Brunero, nous retrouvons le son des bombes et des tirs sauf que l&#224;, on est dans une ville qui ne vit &#231;a que depuis quelques jours. Pour nous y rendre, il n'y avait plus d'avions. Nous nous sommes rendus &#224; la fronti&#232;re polonaise o&#249; nous avons r&#233;cup&#233;r&#233; notre fixeur et nous avons pris la route. Cela nous a demand&#233; trois jours au lieu d'une journ&#233;e en temps normal.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Et alors, une fois sur place ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous arrivons &#224; Kiev deux semaines et demie apr&#232;s le d&#233;but de la guerre. Les Russes sont au nord de la ville et essaient de l'encercler. Mais ils sont en difficult&#233;. Kiev se pr&#233;pare &#224; un si&#232;ge. Le son des bombes est quotidien, r&#233;gulier. Le soir il y a un couvre-feu et on entend le son des bombes, des tirs et des combats de rue. C'est une ambiance tr&#232;s particuli&#232;re et en m&#234;me temps, une partie des gens qui sont rest&#233;s &#224; Kiev ont un esprit de r&#233;sistance. Du coup, quand on est journaliste, on va les voir, on raconte leur histoire et on est aussi port&#233; par ceux qui restent et ce pourquoi ils sont rest&#233;s. Il faut avoir conscience de &#231;a : on peut &#234;tre port&#233; par eux. Cette violence extr&#234;me a p&#233;n&#233;tr&#233; leur quotidien, l'intime de leur vie, mais ils continuent &#224; vivre l&#224; et ont envie de se d&#233;fendre. Il y a l&#224;-dedans quelque chose de galvanisant et qui donne pleinement sens &#224; notre pr&#233;sence sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les morts de Boutcha, dont on a vu les images, ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s par les autorit&#233;s russes comme une manipulation. Vous-m&#234;me avez &#233;t&#233; t&#233;moins d'exactions ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ces images qu'on a vues de Boutcha, les journalistes ont pu les faire parce que les Russes s'&#233;taient retir&#233;s de la ville ou d'autres villes comme Hostomel. Les journalistes, accompagn&#233;s des forces territoriales ukrainiennes et de l'arm&#233;e, ont d&#233;couvert ces massacres, ces exactions. Au moment o&#249; nous sommes &#224; Kiev, ces zones sont des zones de la ligne de front, on ne peut pas y aller. Mais nous avons vu des morts &#224; Kiev dans des bombardements. Nous sommes notamment all&#233;s sur le bombardement du supermarch&#233; dont on a beaucoup parl&#233;. Forc&#233;ment quand on va sur ces terrains, on est confront&#233; &#224; la mort. Une guerre c'est violent, &#231;a tue, ce sont les civils qui en paient le premier prix. Sur tous les terrains de guerre o&#249; je suis all&#233;, des civils sont touch&#233;s. Pour moi, tout ce qui se passe, ce n'est pas une surprise. On sait que l'arm&#233;e russe, dans diff&#233;rentes op&#233;rations militaires et guerres qu'elle a faites auparavant, a agi de la sorte. Les ex&#233;cutions sommaires, les viols, les agressions sont utilis&#233;s comme armes de guerre pour terroriser la population. C'est un fait. Mes coll&#232;gues, qui sont arriv&#233;s &#224; Kiev apr&#232;s mon d&#233;part, ont ramen&#233; des images terrifiantes. En fait, le journaliste est sur le terrain et r&#233;pertorie ce qui va s&#251;rement &#234;tre d&#233;sign&#233;, m&#234;me juridiquement, comme des crimes de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La presse russe montre-t-elle ces images et comment parle-t-elle de ces sc&#232;nes ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour ce que j'en sais, elle montre ces images, mais elle les d&#233;signe comme de la manipulation en cherchant des preuves montrant que ce sont des fake news. Combien de temps vont-ils pouvoir mentir ? On verra. Pour avoir fait des sessions de reportage en Russie, je peux dire que la propagande russe existe bien ! Quand la presse est libre, elle est libre de raconter les histoires qu'elle veut raconter. Dans un &#201;tat de propagande, il n'y a qu'une histoire que l'on peut raconter.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Comment revient-on d'un pays en guerre ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Notre &#233;quipe a de l'exp&#233;rience. Pour ce qui me concerne, je pars r&#233;guli&#232;rement sur des terrains difficiles, qu'ils soient ou non des zones de guerre. Je n'ai pas la pr&#233;tention de faire autre chose que des reportages &#224; hauteur d'homme. On est avec des personnes qui sont l&#224;, qui vivent avec le quotidien. Il nous arrive de tourner un peu avec l'arm&#233;e, mais on est surtout avec les personnes sur le terrain. C'est du reportage. J'accepte d'&#234;tre touch&#233; et boulevers&#233; par ce qui se passe, je sais qu'en partant dans ces endroits je vais &#234;tre marqu&#233;, je sais que je m'en souviendrai toute ma vie et je ne cherche pas &#224; le cacher, &#224; le nier. Je sais que &#231;a va changer ma vie, m&#234;me si ma posture de journaliste me prot&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;De quelle fa&#231;on ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le journaliste n'est pas spectateur, il est t&#233;moin, ce n'est pas la m&#234;me chose. &#202;tre t&#233;moin, c'est choisir o&#249; on se place sur une sc&#232;ne quand on la filme, c'est se poser la question du comment je vais filmer. Vous parliez des cadavres par exemple : comment je les filme, comment je dois raconter &#231;a apr&#232;s, comment je dois montrer les choses, comment je dois sugg&#233;rer l'horreur etc. ? J'accepte compl&#232;tement de revenir transform&#233;. Mais il est indispensable d'aller sur place. Encore une fois, faire du reportage, ce n'est pas faire de la g&#233;opolitique. On est l&#224; pour raconter. En reportage, nous ne pouvons pas prendre la hauteur n&#233;cessaire pour, par exemple, &#233;tudier le mouvement des troupes. Mais il faut des journalistes qui soient t&#233;moins.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par Faouzia ALLIENNE-ABDOUH Pour le Club de la presse Hauts-de-France&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retrouvez l'entretien complet sur &lt;a href=&#034;https://clubdelapressehdf.fr/emmanuel-michel-livre-son.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;clubdelapressehdf.fr&lt;/a&gt;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le fixeur, dans une zone &#224; risque, accompagne le journaliste pour des traductions, indiquer les lieux sensibles et lui faire profiter de sa connaissance du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La concentration des m&#233;dias en question</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/article/la-concentration-des-medias-en-question</link>
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		<dc:date>2021-10-08T11:17:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe FORESTIER</dc:creator>


		<dc:subject>Figra</dc:subject>
		<dc:subject>Scam</dc:subject>

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&lt;p&gt;Depuis plus de dix ans, on observe une tendance au regroupement des m&#233;dias. Un ph&#233;nom&#232;ne qui s'est particuli&#232;rement acc&#233;l&#233;r&#233; l'ann&#233;e derni&#232;re et qui pose des probl&#232;mes de ligne &#233;ditoriale ne garantissant pas la pluralit&#233; des opinions, voire de confiance envers l'information et les journalistes. Mais des solutions existent. La concentration des m&#233;dias pose-t-elle probl&#232;me ? Existe-t-il un risque pour la qualit&#233; de l'information d&#233;livr&#233;e ? C'est sur ces questions que s'est pench&#233;e la Scam, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/medias/" rel="directory"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/mot/figra" rel="tag"&gt;Figra&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://libertehebdo.fr/mot/scam" rel="tag"&gt;Scam&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3792-83a18.jpg?1777490510' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de dix ans, on observe une tendance au regroupement des m&#233;dias. Un ph&#233;nom&#232;ne qui s'est particuli&#232;rement acc&#233;l&#233;r&#233; l'ann&#233;e derni&#232;re et qui pose des probl&#232;mes de ligne &#233;ditoriale ne garantissant pas la pluralit&#233; des opinions, voire de confiance envers l'information et les journalistes. Mais des solutions existent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La concentration des m&#233;dias pose-t-elle probl&#232;me ? Existe-t-il un risque pour la qualit&#233; de l'information d&#233;livr&#233;e ? C'est sur ces questions que s'est pench&#233;e la Scam, soci&#233;t&#233; civile des auteurs multim&#233;dias, au cours de son traditionnel d&#233;bat programm&#233; au Figra (Festival international du grand reportage d'actualit&#233;), qui s'est d&#233;roul&#233; samedi 2 octobre. Apr&#232;s une rapide introduction de Jean-Pierre Canet, animateur du d&#233;bat et documentariste, une question sous-jacente a vite &#233;merg&#233;, celle du mod&#232;le &#233;conomique et des ressources de fonctionnement des m&#233;dias, qui assurent in fine au public un acc&#232;s &#224; une information de qualit&#233;. Xavier Couture, producteur de t&#233;l&#233;vision, rappelle que pour les m&#233;dias de service public en France, ce financement vient de la redevance, ce qui permet une forme d'ind&#233;pendance sans intervention politique avec des lignes &#233;ditoriales autonomes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une acc&#233;l&#233;ration des regroupements&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais pour les m&#233;dias priv&#233;s, la question de la concentration, et de ses risques, se pose depuis 2010, avec l'arriv&#233;e des g&#233;ants des t&#233;l&#233;com dans le monde des m&#233;dias, tel Xavier Niel, le patron de Free, qui a investi dans le &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;. Un ph&#233;nom&#232;ne qui s'acc&#233;l&#232;re depuis environ un an. Julia Cag&#233;, &#233;conomiste sp&#233;cialiste des m&#233;dias, base son raisonnement sur deux cas r&#233;cents : le projet de fusion entre TF1 et M6 et l'offre d'achat du groupe Lagard&#232;re par Vivendi, ces deux rapprochements devant encore &#234;tre soumis &#224; l'avis de l'autorit&#233; de la concurrence. Dans le cas TF1-M6, l'entit&#233; qui en d&#233;coulerait pourrait alors repr&#233;senter 75 % de part de march&#233; publicitaire, chose qui n'existe pas &#224; l'&#233;tranger. L'existence d'un tel &#171; &lt;i&gt;monstre&lt;/i&gt; &#187;, explique-t-elle, poserait un probl&#232;me de pluralisme car il constituerait un tiers de l'audience t&#233;l&#233;visuelle. Car la concentration des m&#233;dias priv&#233;s est aussi une question d'influence. Investir dans un m&#233;dia, pour un homme d'affaires ou un homme politique, c'est esp&#233;rer peser sur la ligne &#233;ditoriale du titre et sur ses contenus en instaurant une forme de censure. Julia Cag&#233; abonde ce propos en s'appuyant sur l'actualit&#233; r&#233;cente et la condamnation de Nicolas Sarkozy, une information qui a &#233;t&#233; trait&#233;e diff&#233;remment selon le m&#233;dia. Le cas de Vincent Bollor&#233; est alors &#233;voqu&#233;. La cr&#233;ation de CNews, sur les cendres d'iT&#233;l&#233; a permis de fusionner business et id&#233;ologie &#224; en croire Isabelle Roberts, pr&#233;sidente du site ind&#233;pendant Les Jours, qui affirme que cet exemple montre que l'on peut se d&#233;barrasser d'une r&#233;daction.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Droit d'agr&#233;ment&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans la salle, certains font part de leur &#171; &lt;i&gt;peur d'aller chercher l'information&lt;/i&gt; &#187; comme cette dame qui redoute un manque d'honn&#234;tet&#233; de l'information. Des solutions existent pourtant, lui assure Julia Cag&#233;. Il faudrait commencer par redonner du pouvoir aux journalistes en mettant &#224; jour le droit d'agr&#233;ment, principe qui leur permet de valider, ou de refuser, le nom des actionnaires, et donc d'avoir un r&#244;le sur la ligne &#233;ditoriale. Pour Isabelle Roberts le journalisme a surtout besoin du public qui doit se battre pour la qualit&#233; de l'information qu'il consomme en soutenant, via un abonnement, les m&#233;dias ind&#233;pendants, ces derniers ne touchant que tr&#232;s peu d'aides publiques en comparaison des grands groupes qui concentrent de nombreux m&#233;dias.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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