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	<title>Libert&#233; Hebdo</title>
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	<description>Libert&#233; Hebdo est un hebdomadaire fran&#231;ais couvrant l'actualit&#233; des Hauts-de-France.</description>
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		<title>Libert&#233; Hebdo</title>
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		<title>Alerte s&#233;cheresse , vers un &#233;t&#233; infernal</title>
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		<dc:date>2023-06-16T12:28:19Z</dc:date>
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		<dc:creator>Virginie Menvielle</dc:creator>



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&lt;p&gt;Apr&#232;s les &#233;pisodes caniculaires de l'an dernier et avec les faibles pr&#233;cipitations de cet hiver, les risques de manque d'eau se g&#233;n&#233;ralisent dans la r&#233;gion. Les pr&#233;fets de l'Oise et de l'Aisne ont d&#233;j&#224; mis en place des interdictions, tandis que dans le Nord, on surveille attentivement les consommations. Il y a un mois, aucun d&#233;partement des Hauts-de-France n'&#233;tait en &#233;tat de s&#233;cheresse. Il pleuvait et les temp&#233;ratures restaient fra&#238;ches. Cependant, l'absence de pluies significatives entre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/environnement/" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s les &#233;pisodes caniculaires de l'an dernier et avec les faibles pr&#233;cipitations de cet hiver, les risques de manque d'eau se g&#233;n&#233;ralisent dans la r&#233;gion. Les pr&#233;fets de l'Oise et de l'Aisne ont d&#233;j&#224; mis en place des interdictions, tandis que dans le Nord, on surveille attentivement les consommations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a un mois, aucun d&#233;partement des Hauts-de-France n'&#233;tait en &#233;tat de s&#233;cheresse. Il pleuvait et les temp&#233;ratures restaient fra&#238;ches. Cependant, l'absence de pluies significatives entre le 20 janvier et le 20 f&#233;vrier n'a pas permis aux nappes phr&#233;atiques de se recharger.
R&#233;sultat, l'Avesnois (sud-est du d&#233;partement du Nord) mais aussi la Thi&#233;rache (entre Nord, Aisne et Ardennes) sont dans l'&#171; orange &#187; selon les donn&#233;es analys&#233;es par le Bureau de recherches g&#233;ologiques et mini&#232;res (BRGM, voir carte ci-dessous). L'&#233;tat des nappes d'eau souterraine dans le d&#233;partement de l'Aisne au 15 avril &#233;tait particuli&#232;rement alarmant. Malgr&#233; une pluviom&#233;trie favorable en mars et d&#233;but avril, &#171; &lt;i&gt;les cumuls de pr&#233;cipitations pour la p&#233;riode de recharge 2022-2023 sont en d&#233;ficit de 8 % par rapport &#224; la normale sur le d&#233;partement de l'Aisne&lt;/i&gt; &#187;, indique la Pr&#233;fecture. Ce territoire, tout comme l'Avesnois, &#233;taient dans le rouge, le seuil critique, il y a encore un mois.&lt;/p&gt;
&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;Premi&#232;re restrictions&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, gr&#226;ce aux pluies d'avril et d&#233;but mai, la situation des nappes est un peu moins alarmante, mais les risques de s&#233;cheresse demeurent. Tout le d&#233;partement de l'Aisne est dans le rouge. Le pr&#233;fet, Thomas Campeaux a mis en place un arr&#234;t&#233; le 8 juin restreignant les usages d'eau sur une partie du territoire. Une d&#233;cision prise en cons&#233;quence du &#171; &lt;i&gt;d&#233;bit particuli&#232;rement faible de la rivi&#232;re l'Escaut et [du] niveau tr&#232;s bas des nappes phr&#233;atiques lors d'une p&#233;riode de rechargement des nappes&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise la pr&#233;fecture ; 26 communes sont concern&#233;es.
Des restrictions ont &#233;t&#233; mises en place sur l'ensemble de ces zones. Dans les deux secteurs en alerte, il est d&#233;sormais interdit d'arroser les pelouses, les massifs fleuris, les jardins potagers et les terrains de foot entre 10 heures et 18 heures. Quant aux terrains de golf, il est interdit de les arroser entre 8 heures et 20 heures. Il est aussi prohib&#233; de remplir les plans d'eau et les piscines priv&#233;es. Il n'est plus possible de laver les v&#233;hicules particuliers, (sauf avec du mat&#233;riel haute pression recyclant l'eau), tout comme les fa&#231;ades, toitures et trottoirs. Du c&#244;t&#233; agricole, l'irrigation est restreinte. Elle est interdite entre 10 et 18 heures si elle a lieu par forage ou par pr&#233;l&#232;vements dans les eaux superficielles. Dans l'industrie, la consommation d'eau est r&#233;duite. Enfin, l'alimentation des fontaines publiques d'ornement est proscrite. Il faut &#233;galement r&#233;duire l'alimentation des canaux et pr&#233;venir avant toute man&#339;uvre sur les barrages. Dans le Nord, aucune mesure &#233;quivalente n'a encore &#233;t&#233; prise. Mais les risques de s&#233;cheresse y demeurent inqui&#233;tants. La pr&#233;fecture du Nord a donc d&#233;cid&#233; de placer l'ensemble du d&#233;partement en vigilance s&#233;cheresse. Par cons&#233;quent, le pr&#233;fet, Georges-Fran&#231;ois Leclerc demande &#224; &#171; &lt;i&gt;tous les usagers&lt;/i&gt; (particuliers, agriculteurs, industriels et collectivit&#233;s) &lt;i&gt;de diminuer leurs consommations d'eau potable ainsi que leurs pr&#233;l&#232;vements dans le milieu naturel pour ne pas porter atteinte &#224; la ressource.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3713 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3713/38a163947c91e0964538b5010ffb9e5cb278b4eee53469b3d6a30dab59c90259/png/risque_se_cheresse_nappes_a_e_njeux_mai_2023_cre_dit_brgm_.png&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH525/risque_se_cheres-2da0f077-f7bd0.png?1789232129' width='500' height='525' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;P&#233;ril en la demeure pour 30 communes&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_3714 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3714/1169317bd491e26e30017d38c07fb233110eb82d6ebfa7294c7a19ef47fee588/jpg/adobestock_17276037_preview.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/adobestock_17276-76014563-78764.jpg?1789232129' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au fil des mois, l'ass&#232;chement prolong&#233; des sols entra&#238;ne des mouvements souterrains qui fragilisent durablement les constructions et creusent de profondes fissures dans le b&#226;ti. C'est pourquoi plusieurs communes ont &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;es en &#233;tat de catastrophe naturelle (cons&#233;cutive &#224; la p&#233;riode de s&#233;cheresse entre le 1er avril et 30 septembre 2022) pour ac&#233;cl&#233;rer l'intervention des assureurs. C'est le cas de Merville, dans le Nord, qui vient de se voir d&#233;cerner ce &#171; label &#187;, tout comme 29 communes de l'Aisne auparavant : Bernoy-le-Ch&#226;teau, Bichancourt, Bohain-en-Vermandois, Ch&#226;teau-Thierry, Chauny, Corcy, Courboin, Epaux-Bezu, Favy-le-Martel, Folembray, Gandelu, Goussancourt, Guny, Leuilly-sous-Coucy, Longpont, Luzoir, Maizy, Malzy, Montdrepuis, Montaigu, Noyales, Pontavert, Saint-Gobain, Sinceny, Tergnier, Vendeuil, Viels-Maisons, Villequier-Aumont et Villers-Saint-Christophe.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un village sans eau potable depuis sept mois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cembre 2022 : les habitants de Merlieux-et-Fouquerolles dans l'Aisne n'ont plus d'eau potable. En cause, la pr&#233;sence de r&#233;sidus du fongicide chlorothalonil, le pesticide plus connu sous le nom de chloridazone. Depuis cette date, les 250 habitants ne peuvent plus boire l'eau du robinet, ni m&#234;me l'utiliser pour se laver les dents ou cuisiner. Pour y rem&#233;dier, la mairie a mis en place une distribution de bouteilles d'eau, puis une fontaine publique &#224; 4 kilom&#232;tres du village. Tr&#232;s insuffisant pour Nicolas Richard, directeur du Centre permanent d'initiatives pour l'environnement (CPIE) et conseiller r&#233;gional &#233;cologiste : &#171; &lt;i&gt;Pour le CPIE qui compte une centaine de personnes, avec l'accueil des scolaires etc, ce n'&#233;tait pas une solution. Nous avons donc mis en place des bidons de 4 litres pour alimenter huit fontaines &#224; eau.&lt;/i&gt; &#187; Cette solution interm&#233;diaire dure depuis sept mois et a un prix... multipli&#233; par mille ! &#171; &lt;i&gt;Nous sommes pass&#233;s d'une facture de 45 &#8364; &#224; 45 000 &#8364; &lt;/i&gt; &#187;, soupire Nicolas Richard. Pis, depuis le 1er juin le prix de l'eau a augment&#233; alors qu'elle n'est toujours pas potable. Invraisemblable pour le conseiller r&#233;gional : &#171; &lt;i&gt;La mairie explique que c'est pour lisser la facture, pour que celle-ci augmente moins fortement quand on retrouvera de l'eau potable.&lt;/i&gt; &#187; R&#233;sultat, l'eau qui co&#251;tait auparavant moins de 1 euro HT du m&#232;tre cube, est pass&#233; &#224; 1,50 pour les particuliers et &#224; 1,75 pour les &#171; gros consommateurs &#187;, comme le CPIE. Et celle-ci va encore grimper comme le pr&#233;cise Nicolas Richard : &#171; &lt;i&gt;Pour pouvoir b&#233;n&#233;ficier d'aides, on est oblig&#233; de faire monter les prix &#224; 2,35 du m&#232;tre cube. Si ce n'est pas assez cher, on ne vous aide pas.&lt;/i&gt; &#187; Et, toutes ces augmentations ne sont pas pour r&#233;parer le r&#233;seau existant, pour ce bassin, le mal est fait, ce sera pour s'alimenter ailleurs. &#171; &lt;i&gt;En attendant qu'avec le manque d'eau, celui-ci soit pollu&#233; aussi&lt;/i&gt; &#187;, conclut, acerbe, le conseiller r&#233;gional.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour les agriculteurs de l'Aisne, le changement des cultures s'impose&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;t&#233; 2022 a &#233;t&#233; particuli&#232;rement rude pour le monde paysan et le changement radical de temp&#233;rature corr&#233;l&#233; aux vents du Nord place les exploitants dans une situation difficile. Entre inqui&#233;tudes et r&#233;signation, ils tentent de s'adapter.&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les plantes de printemps, les betteraves et les pommes de terre, n'ont pas eu le temps de faire de syst&#232;me racinaire et avec la chaleur elles s'ass&#232;chent&lt;/i&gt; &#187; , explique Olivier Dauger. L'ancien pr&#233;sident de la Chambre de l'agriculture de l'Aisne et administrateur du syndicat agricole FNSEA, &#233;voque une certaine inqui&#233;tude du monde paysan quant aux temp&#233;ratures actuelles et celles &#224; venir. La s&#233;cheresse, d&#233;j&#224; bien pr&#233;sente dans l'Aisne, fait craindre le pire aux agriculteurs du territoire. R&#233;gis Tricoteaux, &#233;leveur laitier &#224; Clairfontaine, en Thi&#233;rache (nord-est de l'Aisne) et &#233;lu de l'Union des syndicats agricoles de l'aisne (UNSAA) partage les craintes d'Olivier Dauger. &#171; &lt;i&gt;On essaye d'anticiper en faisant des stocks de fourrage, mais avec l'&#233;t&#233; 2022, on a tout utilis&#233; et l&#224;, avec la chaleur, l'herbe va s&#233;cher et on va se retrouver rapidement au moment o&#249; les b&#234;tes n'ont plus rien &#224; manger &lt;/i&gt; &#187;, souligne l'&#233;leveur. R&#233;sultat, il va sans doute falloir utiliser les stocks de fourrage bien plus t&#244;t que pr&#233;vu. Olivier Dauger abonde, un brin fataliste : &#171; &lt;i&gt;On peut produire des plantes qui consomment moins d'eau comme, justement, la betterave et la pomme de terre, on peut aussi travailler sur des couverts v&#233;g&#233;taux mais ce sont des amortisseurs, &#231;a ne fait pas de miracle. Quand il n'y a plus d'eau, il n'y a plus d'eau.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;Des pratiques &#224; faire &#233;voluer dans l'urgence&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Sophie Tabary, mara&#238;ch&#232;re &#224; Lerzy, toujours en Thi&#233;rache, appr&#233;hende la situation, elle aussi, mais pas seulement l'&#233;t&#233; &#224; venir, elle voit plus loin. &#171; &lt;i&gt;Il va falloir discuter de la rar&#233;faction des ressources. L'agriculture est la premi&#232;re activit&#233; qui va souffrir du r&#233;chauffement climatique et cela arrive bien plus vite qu'on ne le pensait&lt;/i&gt; &#187;, s'inqui&#232;te-t-elle. Elle et son mari ont repris la ferme il y a dix ans, elle raconte : &#171; &lt;i&gt;On a des haies centenaires, &#224; Lerzy. Nous avons plant&#233; de nouvelles mais il faut dix ans pour qu'elles puissent prendre. Celles qu'on a plant&#233; survivront-elles au changement climatique ?&lt;/i&gt; &#187; Malgr&#233; ses craintes, l'agricultrice refuse de baisser les bras : &#171; Il faut qu'on revoit toute la mani&#232;re dont on implante les cultures, et avoir une vision compl&#232;tement diff&#233;rente de ce qu'on faisait il y a 50 ans. &#187; Elle ajoute avec conviction : &#171; &lt;i&gt;Des solutions, il y en a plein. Je suis persuad&#233;e que si on arrive &#224; avoir quelques victoires et prouver qu'il y a des moyens d'actions, on peut acter la transition.&lt;/i&gt; &#187; Elle donne comme exemple l'adaptation des cultures au climat.
R&#233;gis Tricoteaux met aussi en avant la n&#233;cessit&#233; de changer les pratiques : &#171; &lt;i&gt;Nous allons devoir r&#233;fl&#233;chir &#224; l'adaptation du nombre d'animaux par rapport &#224; la surface disponible.&lt;/i&gt; &#187; Autrement dit, avoir un nombre de g&#233;nisses adapt&#233;es au renouvellement du cheptel et non le double. L'&#233;leveur a du mal &#224; adopter une position aussi tranch&#233;e. Il commente : &#171; &lt;i&gt;Autrement, si on n'adapte pas la taille du troupeau, il faudra trouver d'autres parcelles pour nourrir le b&#233;tail.&lt;/i&gt; &#187; Pas si facile que &#231;a de changer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;La parole &#224;...&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sophie Tabary, Pr&#233;sidente de l'association Bio en Hauts-de-France&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_3717 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L431xH459/sophietabary-98f77eac-7cdda.jpg?1789232130' width='431' height='459' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a plein de solutions, l'adaptation des vari&#233;t&#233;s, donc moins rendements, l'agroforesterie... On peut, par exemple pour les pommiers, planter des hautes tiges ; ils sont moins productifs mais apportent plus d'ombre, ont des racines plus profondes et sont donc plus durables&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Olivier Dauger, Administrateur FNSEA&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_3715 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH506/olivierdauger-85534319-5ce9a.jpg?1789232130' width='500' height='506' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Toute la question de l'&#233;volution porte autour des vari&#233;t&#233;s, de la recherche g&#233;n&#233;tique et de la question de l'eau. Les rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'&#233;volution du climat (Giec) sont tr&#232;s clairs, les plantations vont migrer vers le nord. Avec le r&#233;chauffement climatique, on va retrouver chez nous des productions qu'on voyait auparavant 300 ou 400 kilom&#232;tres plus au sud.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Nicolas Richard, Conseiller r&#233;gional membre de la commission agriculture&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_3716 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3716/547efa41b3553e6fda0d66845f77eb526297095982e8d632bcb9c6f37840152d/jpg/nicolasrichard.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH667/nicolasrichard-6b33f90e-4a915.jpg?1789232130' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il faut changer le mod&#232;le agricole mais aussi le mod&#232;le de consommation. Si on produit moins, il faut aussi qu'on consomme moins. La politique agricole commune est un tr&#232;s bon outil si on s'en sert vraiment &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne, fran&#231;aise et r&#233;gionale. Dans notre r&#233;gion, on soutient aussi bien le bio que le conventionnel, a un moment il faut faire de vrais choix.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des for&#234;ts urbaines contre le r&#233;chauffement climatique</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/environnement/article/des-forets-urbaines-contre-le-rechauffement-climatique</link>
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		<dc:date>2023-06-09T12:37:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Virginie Menvielle</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pendant des d&#233;cennies, les municipalit&#233;s ont coup&#233; des arbres &#224; tour de bras et annihil&#233; la nature en ville. Et puis, un jour, on a compris qu'on courait &#224; notre perte, en risquant l'&#233;radication des insectes pollinisateurs et en se privant des puits de carbone. Pour inverser la tendance, un botaniste japonais promeut une m&#233;thode radicale. Faire revenir la nature en ville, un v&#339;u pieux en Europe depuis la fin du XXe si&#232;cle. Sauf qu'avant d'&#234;tre entour&#233;s d'arbres suffisamment grands pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/environnement/" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5993-1f22f.png?1789232130' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant des d&#233;cennies, les municipalit&#233;s ont coup&#233; des arbres &#224; tour de bras et annihil&#233; la nature en ville. Et puis, un jour, on a compris qu'on courait &#224; notre perte, en risquant l'&#233;radication des insectes pollinisateurs et en se privant des puits de carbone. Pour inverser la tendance, un botaniste japonais promeut une m&#233;thode radicale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Faire revenir la nature en ville, un v&#339;u pieux en Europe depuis la fin du XXe si&#232;cle. Sauf qu'avant d'&#234;tre entour&#233;s d'arbres suffisamment grands pour nous apporter ombre, fra&#238;cheur et calme, il faut du temps. Et ce temps on ne l'a plus. Aussi, ces trois derni&#232;res ann&#233;es, de tr&#232;s nombreuses communes fran&#231;aises ont adopt&#233; la m&#233;thode Miyawaki pour faire pousser des for&#234;ts urbaines ou micro-for&#234;ts, comprenez des &#171; ensembles forestiers &#187; plus ou moins grands (les projets vont en g&#233;n&#233;ral de quelques centaines de m&#232;tres carr&#233;s &#224; 5 000 m2) en c&#339;ur ou en p&#233;riph&#233;rie de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;Cette nouvelle m&#233;thode produirait 30 fois plus d'oxyg&#232;ne&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 70, Akira Miyawaki, un botaniste japonais a travaill&#233; &#224; un plan de restauration des for&#234;ts indig&#232;nes au Japon, &#224; travers une banque de graines de plus de 10 millions de vari&#233;t&#233;s diff&#233;rentes ! Sa m&#233;thode a tellement s&#233;duit qu'elle s'est propag&#233;e en Tha&#239;lande, Indon&#233;sie, Malaisie... pour ensuite arriver jusqu'&#224; nous. Son syst&#232;me de plantations d'essences d'arbres tr&#232;s resserr&#233;es permettrait de les faire pousser dix fois plus vite. Cette nouvelle for&#234;t absorberait m&#234;me 30 fois plus de dioxyde de carbone, tout en produisant 30 fois plus d'oxyg&#232;ne. Elle offrirait en prime une barri&#232;re sonore 30 fois plus efficace (tr&#232;s utile en bordure des rocades urbaines) et accueillerait 100 fois plus de biodiversit&#233;. Le tout en n'utilisant que des essences locales. Ainsi, dans les Hauts-de-France, on utilise de l'aub&#233;pine, du merisier, du ch&#234;ne sessile (ou rouvre), du sureau... et on &#233;vite le ch&#234;ne p&#233;doncule et le h&#234;tre qui sont bien moins r&#233;silients au changement climatique. Selon les d&#233;fenseurs de la m&#233;thode, le r&#233;sultat en 30 ans au Japon est &#233;quivalent &#224; une pousse naturelle de 200 ans. Avec des arguments pareils, les &#171; for&#234;ts Miyawaki &#187; &#233;mergent partout. Dans les Hauts-de-France, la soci&#233;t&#233; Beeforest fond&#233;e &#224; Merlimont, sur la C&#244;te d'Opale en 2020, a d&#233;j&#224; fait pousser 75 000 arbres avec cette m&#233;thode, &#224; Abbeville, Lille, Wattrelos, Wambrechies, Marcq-en-Baroeul, Violaines, Templemars pour ne citer qu'elles.
Pourtant, malgr&#233; la tr&#232;s longue liste d'exemples, la m&#233;thode ne rencontre pas l'unanimit&#233;. Les chercheurs sont nombreux &#224; contester des r&#233;sultats qui manqueraient d'expertise scientifique. Alors unique solution au reboisement de la ville ou solution parmi tant d'autres ? &lt;i&gt;Libert&#233; Hebdo&lt;/i&gt; vous propose un tour d'horizon de ce qui se fait dans la r&#233;gion pour tenter de r&#233;pondre &#224; cette question.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un &#238;lot (presque) sauvage perch&#233; &#224; 7 m&#232;tres de haut en pleine zone urbaine&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; Lille, le parc de la Citadelle Vauban est la parfaite illustration de la place faite au v&#233;g&#233;tal au c&#339;ur de la ville. Il y a un autre exemple bien moins connu qui m&#233;rite aussi toute notre attention : c'est l'&#238;le Derborence, une mini-for&#234;t cr&#233;&#233;e par le paysagiste Gilles Cl&#233;ment dans les ann&#233;es 90.&lt;/h4&gt;&lt;div class='spip_document_3697 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3697/97147edf4c9a4617ef6f2cad9e041187aace0ed2edfca33730492ffd226aa13a/jpg/lh1588_p13_derborence_lille_parc_matisse_ile_derborence.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH211/lh1588_p13_derbo-31718a1c-7c114.jpg?1789232131' width='500' height='211' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un bloc de b&#233;ton de 2 000 m 2 , haut de 7 m&#232;tres et sur lequel poussent des arbres, cette description digne d'un film de science-fiction, c'est celle de l'&#238;le Derborence. Elle doit son nom &#224; son cr&#233;ateur Gilles Cl&#233;ment, un paysagiste avant-gardiste qui a souhait&#233; cr&#233;er une for&#234;t primaire, un espace prot&#233;g&#233; en plein c&#339;ur de la ville, juste &#224; c&#244;t&#233; de la gare Lille-Europe. Le tout &#224; une &#233;poque o&#249; les termes d'&#233;cosyst&#232;me, biodiversit&#233;, for&#234;t urbaine ne faisaient pas partie de notre vocabulaire courant. Pour y parvenir, Gilles Cl&#233;ment et son &#233;quipe ont plant&#233; quelques essences : du fr&#234;ne indig&#232;ne, un &#233;rable champ&#234;tre, une grosse aub&#233;pine, un saule marceau, des lianes ch&#232;vrefeuilles, une glycine, un orme de Chine... et c'est &#224; peu pr&#232;s tout. Le concept de Gilles Cl&#233;ment n'a rien &#224; voir avec celui du botaniste Akira Miyawaki. &#171; &lt;i&gt;On a plant&#233; quelques arbres et on s'est tr&#232;s vite arr&#234;t&#233; parce qu'il n'y avait plus de sous. Mais moi, &#231;a m'allait, qu'on plante peu. Je voulais voir ce que la nature allait faire toute seule&lt;/i&gt; &#187;, indique le fondateur du lieu.&lt;/p&gt;
&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;Sur cette implantation, la nature a totalement repris ses droits&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Depuis la naissance de Derborence en 1995, rares sont ceux qui y ont mis les pieds, le lieu est jalousement gard&#233; secret. L'&#233;cologue de la ville de Lille, Yohan Tison n'est venu que quatre fois sur site, Gilles Cl&#233;ment lui m&#234;me ne s'y est pas rendu &#224; plus de cinq reprises. La derni&#232;re fois, c'&#233;tait en novembre 2022, &#224; la demande de notre confr&#232;re de Mediacit&#233;s. L'occasion de d&#233;couvrir, apr&#232;s une petite dizaine d'ann&#233;es sans que personne n'ait p&#233;n&#233;tr&#233; cette for&#234;t, &#224; quoi elle ressemblait aujourd'hui. Ils ont remarqu&#233; un petit h&#234;tre, une essence qu'on ne plante plus dans les for&#234;ts types Miyawaki parce qu'elle n'est pas assez robuste, celui-l&#224; est venu seul. Il c&#244;toie des ifs jadis en grande forme mais qui &#224; pr&#233;sent font grise mine. &#192; l'inverse, le prunus cerasus, un arbre fruitier, y est en pleine expansion. Les oiseaux sont particuli&#232;rement nombreux, des esp&#232;ces introuvables &#224; Lille, comme le pouillot fitis ou la fauvette des jardins. L'&#233;crin de biodiversit&#233; souhait&#233; par Gilles Cl&#233;ment a fonctionn&#233;. Les for&#234;ts plant&#233;es ses derni&#232;res ann&#233;es avec une toute autre m&#233;thode auront-elles autant de succ&#232;s ? L'avenir nous le dira.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La n&#233;cessit&#233; de la v&#233;g&#233;talisation est partag&#233;e, mais les avis sur les m&#233;thodes diff&#232;rent&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Depuis l'annonce du projet &#8220;1 Million d'arbres&#8221; port&#233; par Xavier Bertrand, les micro-for&#234;ts poussent comme des champignons. On plante dans les cours d'&#233;cole, dans les friches et sur les places des villes et des villages... Pourtant, certains chercheurs se montrent particuli&#232;rement circonspects, d&#233;non&#231;ant un effet de mode.&lt;/h4&gt;&lt;div class='spip_document_3698 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3698/16b3e1d686e7ed199b8039207eb17787ff38cf72257cdb4559c7fbb9ce7ff1e5/png/montage3-page1.png&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH331/montage3-page1-7a7f33d3-04191.png?1789232131' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A voir un coin d'ombre, jouer sur des aires sans se br&#251;ler les cuisses sur les toboggans bouillants, ne plus avoir l'impression d'&#234;tre &#233;cras&#233; par la chaleur ambiante... Des &#233;crins de verdure en ville, on en r&#234;ve tous. En particulier, depuis les temp&#233;ratures caniculaires des derniers &#233;t&#233;s. Face &#224; ce besoin urgent de rafraichir la ville, la m&#233;thode du botaniste Akira Miyawaki a tout pour nous s&#233;duire.&lt;/p&gt;
&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;Ne pas croire que les micro-for&#234;ts vont tout changer pour rapporter fra&#238;cheur et nature en ville&lt;/h5&gt;&lt;div class='spip_document_3699 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3699/820ff01ef1293d1b7c5a5b5fd3ad8a6dc5da8f31cf2a45ee38579700389ae98f/png/montagepage1.png&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH250/montagepage1-d400bd71-bcb02.png?1789232132' width='500' height='250' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mathieu Verspieren, fondateur de la soci&#233;t&#233; Beeforest en est convaincu : &#171; &lt;i&gt;Nous avons r&#233;alis&#233; notre premi&#232;re micro-for&#234;t &#224; Wasquehal, c'&#233;tait 100 m2 dans une &#233;cole. On n'a pas seulement emmen&#233; les enfants planter, on a aussi r&#233;alis&#233; des ateliers p&#233;dagogiques autour de la for&#234;t, du cycle de l'eau, de la taille des arbres.&lt;/i&gt; &#187; Que du positif, donc ? La chercheuse en &#233;cologie foresti&#232;re Annabel Port&#233; &#233;met des r&#233;serves sur la pertinence de ses for&#234;ts. &#171; &lt;i&gt;Pour faire baisser la temp&#233;rature, il me semble plus judicieux de r&#233;partir 400 arbres dans toute la ville, plut&#244;t que de les concentrer &#224; un m&#234;me endroit, d'autant plus si les arbres y sont en rude comp&#233;tition, au moins la moiti&#233; risque de mourir&lt;/i&gt; &#187;, indiquait-elle en mars dernier au magazine toulousain Boudu. Elle n'est pas la seule chercheuse &#224; se montrer sceptique.
Stanislas Dendeviel, adjoint &#224; l'urbanisme et &#224; la nature de la ville de Lille d&#233;fend une position interm&#233;diaire. Il souhaite accroitre la pr&#233;sence de la nature en ville, en s'appuyant sur les micro-for&#234;ts qu'il pr&#233;f&#232;re appeler &#171; &lt;i&gt;ensembles forestiers&lt;/i&gt; &#187; mais aussi sur les plantations d'arbres en c&#339;ur de ville, comme c'est le cas, rue Pierre-Mauroy ou boulevard Carnot. Quand il n'est pas possible de planter, il met en avant la d&#233;simperm&#233;abilisation, c'est le cas pour les cours d'&#233;coles ou avec la mise en place d'arbres en pots, pour apporter de l'ombre sur les grandes places bitum&#233;es, comme en ce moment sur la Grand'Place. L'ensemble des r&#233;alisations permet de gagner en biodiversit&#233;, nature et fra&#238;cheur en ville, les ma&#238;tres mots des projets des for&#234;ts de Miyawaki.Alors, pari r&#233;ussi ? Stanislas Dendeviel se garde bien de le dire et rappelle qu'&#171; &lt;i&gt; il s'agit d'ep&#233;rimentations.&lt;/i&gt; &#187; L'adjoint au maire, conclut : &#171; &lt;i&gt;On ne peut donc pas dire si cela fonctionnera ou non et aura l'effet escompt&#233;, mais on sait d&#233;j&#224; que toutes les villes qui se lancent dans les plantations d'arbres contribuent &#224; rafra&#238;chir leur espace.&lt;/i&gt; &#187;
Les for&#234;ts urbaines jouent bien donc un r&#244;le dans la lutte contre le r&#233;chauffement climatique mais ne sont clairement pas le seul atout sur lequel s'appuyer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Pourquoi vouloir planter un million d'arbres ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jean-Michel Taccoen, pr&#233;sident de la commission Environnement de la r&#233;gion revient sur le projet Un million d'arbres en Hauts-de-France lanc&#233; par Xavier Bertrand en avril 2020 : &#8220;&lt;i&gt;Replanter est indispensable. Nous en avons notamment besoin pour recr&#233;er des &#238;lots de fraicheur, les temp&#233;ratures qu'on a connu l'&#233;t&#233; dernier vont se reproduire. Il nous faut des arbres pour lutter contre le r&#233;chauffement climatique.&lt;/i&gt;&#8221; Or, certains de nos d&#233;partements en manquent &#233;norm&#233;ment. Le Pas-de-Calais est le d&#233;partement le moins bois&#233; de France par exemple. Le Nord &#224; l'urbanisme tr&#232;s dense est &#233;galement largement concern&#233;. Aussi, pour Jean-Michel Taccoen, il y a urgence &#224; inverser la cadence, pour offrir un autre monde &#224; nos enfants. Et m&#234;me s'il reconna&#238;t que les projets ont &#233;t&#233; moins nombreux ces derniers temps, il l'assure, le projet 1 million d'arbres est &#8220;&lt;i&gt;tout sauf un effet de mode&lt;/i&gt;&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3700 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3700/128459c6185bc9b6f4b20a81e9adb02b7b4a2067e7642c8b026c279c46f3df16/png/capture_d_e_cran_2023-06-09_a_14.31_25.png&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/capture_d_e_cran-20e728bd-50a35.png?1789232132' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand l'&#201;tat freine les avanc&#233;es des chercheurs</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/environnement/article/quand-l-etat-freine-les-avancees-des-chercheurs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/environnement/article/quand-l-etat-freine-les-avancees-des-chercheurs</guid>
		<dc:date>2023-05-26T15:44:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Virginie Menvielle</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La crise sanitaire mondiale li&#233;e au Covid a mis en lumi&#232;re le manque flagrant de d&#233;tection pr&#233;coce des &#233;pid&#233;mies. L'une des solutions r&#233;side dans l'analyse de nos eaux us&#233;es, gr&#226;ce au travail d'Ob&#233;pine, un r&#233;seau de scientifique. Le gouvernement veut reprendre la main, mais a tout bloqu&#233;. L'eau a de la m&#233;moire. La preuve avec nos eaux us&#233;es qui sont de v&#233;ritables manuels d'&#233;pid&#233;miologie. En effet, le virus de la COVID-19 est pr&#233;sent dans les voies respiratoires mais aussi en quantit&#233; dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/environnement/" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5965-56c0e.jpg?1789232133' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise sanitaire mondiale li&#233;e au Covid a mis en lumi&#232;re le manque flagrant de d&#233;tection pr&#233;coce des &#233;pid&#233;mies. L'une des solutions r&#233;side dans l'analyse de nos eaux us&#233;es, gr&#226;ce au travail d'Ob&#233;pine, un r&#233;seau de scientifique. Le gouvernement veut reprendre la main, mais a tout bloqu&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'eau a de la m&#233;moire. La preuve avec nos eaux us&#233;es qui sont de v&#233;ritables manuels d'&#233;pid&#233;miologie. En effet, le virus de la COVID-19 est pr&#233;sent dans les voies respiratoires mais aussi en quantit&#233; dans les selles, tant chez des personnes symptomatiques qu'asymptomatiques. Analyser nos eaux us&#233;es nous permet donc d'obtenir des informations extr&#234;mement importantes sur sa propagation.
Pourtant, jusqu'&#224; la crise de la pand&#233;mie en 2020, personne en France n'avait conscience de l'importance, en termes de sant&#233; publique, d'analyser de mani&#232;re r&#233;guli&#232;re nos eaux us&#233;es. Mais &#231;a, c'&#233;tait avant. Avant qu'un consortium de chercheurs ne cr&#233;e le r&#233;seau Ob&#233;pine (Observatoire d'&#233;pid&#233;miologie dans les eaux us&#233;es). Vincent Mar&#233;chal, son directeur et professeur de virologie &#224; la Sorbonne explique : &#171; &lt;i&gt;On a commenc&#233; avec un groupe de sept chercheurs, issus de disciplines diff&#233;rentes. Le dispositif national a &#233;t&#233; soutenu au d&#233;but par le soutien du minist&#232;re de la Recherche. On a fait des &#233;chantillonnages deux fois par semaine sur 200 stations d'&#233;puration pour avoir des courbes assez pr&#233;cises, pendant deux ans.&lt;/i&gt; &#187; Un dispositif totalement novateur en France et qui avait permis de faire notre pays un leader europ&#233;en en la mati&#232;re. Pourtant, tout s'est brutalement arr&#234;t&#233; en avril 2022 en raison d'une transition difficile entre Ob&#233;pine et le r&#233;seau propos&#233; par l'&#201;tat, qui a d&#233;cid&#233; de reprendre la gestion du syst&#232;me de surveillance en juin 2021 en cr&#233;ant Sum'eau.
Ce nouvel outil a pour mission de faire de la surveillance de la propagation du Covid sur un temps long. Une bonne id&#233;e, mais qui malheureusement ne fonctionne pour le moment pas aussi bien qu'il le faudrait. Vincent Mar&#233;chal d&#233;plore un manque de coop&#233;ration avec Ob&#233;pine : &#171; &lt;i&gt;C'est flatteur que l'&#201;tat ait repris notre id&#233;e mais c'est dommage de ne pas avoir cr&#233;&#233; de liens entre les deux structures et qu'il n'y ait aucune coordination entre les deux. &lt;/i&gt; &#187; Encore plus dommageable, Sum'eau n'a encore produit aucune donn&#233;e. Selon nos informations, les premi&#232;res paraitront &#224; l'&#233;t&#233; prochain, soit deux ans apr&#232;s le lancement du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3674 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3674/458079bfe713b0c433c97fa15d273ca43242a844733a03c3ceb5749320cf8b78/jpg/adobestock_563617541_preview.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/adobestock_56361-be297559-b096c.jpg?1789232133' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;&#201;t&#233; 2023&lt;/strong&gt;
C'est la date de mise en service officielle de Sum'eau, soit plus d'un an apr&#232;s son lancement.
&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;5 000 fois moins cher&lt;/strong&gt;
Les tests effectu&#233;s dans les eaux us&#233;es co&#251;tent 5 000 fois moins cher que ceux pratiqu&#233;s sur des personnes individuelles.
&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Vingtaine&lt;/strong&gt;
C'est le nombre de membres de l'&#233;quipe Ob&#233;pine aujourd'hui. Ils &#233;taient une demi-douzaine &#224; son d&#233;marrage, &#224; l'&#233;t&#233; 2020.&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un outil indispensable pour la surveillance des &#233;pid&#233;mies&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau Ob&#233;pine a-t-il alors &#233;t&#233; mis en sommeil forc&#233; ? Pas du tout, le groupement d'int&#233;r&#234;t scientifique (GIS) a d&#233;cid&#233; de r&#233;orienter ses projets de recherche et s'int&#233;resse &#224; la d&#233;tection de futures maladies &#233;mergentes. Ob&#233;pine travaille en priorit&#233; sur des territoires sp&#233;cifiques, en particulier en outre-mer mais aussi &#224; l'&#233;tranger o&#249; il y a peu ou pas de raccordements aux eaux us&#233;es. Le r&#233;seau travaille ainsi avec l'Institut Pasteur en Guyane, mais aussi en Nouvelle-Cal&#233;donie, en Tunisie et en Guin&#233;e. Ils recherchent dans les eaux us&#233;es les agents pathog&#232;nes : d'autres virus respiratoires (grippe, rougeole...) et des arboviroses (transmissions par des arthropodes, comme les moustiques), le meilleur exemple reste le virus de la Dengue. Le GIS analyse d&#233;sormais en plus des pathog&#232;nes, la pr&#233;sence de mol&#233;cules m&#233;dicamenteuses. Une augmentation de m&#233;dicaments (anti-inflammatoires, analg&#233;siques..), si elle est en plus corr&#233;l&#233;e &#224; la pr&#233;sence de virus, laisse supposer qu'une maladie infectieuse est train de se propager.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;Ob&#233;pine, un r&#233;seau pr&#233;curseur pour un laboratoire europ&#233;en&lt;/h5&gt;&lt;div class='spip_document_3675 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH554/lh1586_p12_vince-252127f5-b3e17.jpg?1789232133' width='500' height='554' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Il y a un volet protection des futures maladies &#233;mergentes dans le cadre de France 2030. Cinq plateformes en France sont l&#224; pour aider &#224; mieux pr&#233;parer le projet. Ob&#233;pine serait l'une des cinq plateformes, pr&#233;cise Vincent Mar&#233;chal (photo). C'est dans ce cadre que le r&#233;seau travaille avec la Guyane, la Nouvelle-Cal&#233;donie, la Tunisie et la Guin&#233;e. Et cela ne s'arr&#234;te pas l&#224;. Nous sommes en train de construire un laboratoire d'experts europ&#233;ens pour r&#233;aliser un suivi des eaux us&#233;es &#224; plus grande &#233;chelle.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;)]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sourires d'abeilles apporte la joie dans les ruches</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/environnement/article/sourires-d-abeilles-apporte-la-joie-dans-les-ruches</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/environnement/article/sourires-d-abeilles-apporte-la-joie-dans-les-ruches</guid>
		<dc:date>2023-05-12T15:34:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mack Salman </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis plusieurs d&#233;cennies, le ph&#233;nom&#232;ne inqui&#232;te : les abeilles sont menac&#233;es d'extinction. Les cons&#233;quences de ce d&#233;clin se font ressentir au quotidien ou leur pr&#233;sence se fait de plus en plus rare. Entre pollution, usage de pesticides ou prolif&#233;ration de ses pr&#233;dateurs naturels, comme les frelons asiatique, les causes de cette &#233;radication sont multiples. Les essaims sont, par ailleurs, de plus en plus fragiles. &#192; Lille, l'association Sourires d'abeilles tente de replacer l'insecte au c&#339;ur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/environnement/" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH68/arton5926-32453.jpg?1789232133' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='68' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plusieurs d&#233;cennies, le ph&#233;nom&#232;ne inqui&#232;te : les abeilles sont menac&#233;es d'extinction. Les cons&#233;quences de ce d&#233;clin se font ressentir au quotidien ou leur pr&#233;sence se fait de plus en plus rare. Entre pollution, usage de pesticides ou prolif&#233;ration de ses pr&#233;dateurs naturels, comme les frelons asiatique, les causes de cette &#233;radication sont multiples. Les essaims sont, par ailleurs, de plus en plus fragiles.
&#192; Lille, l'association Sourires d'abeilles tente de replacer l'insecte au c&#339;ur du paysage urbain tout en s'assurant que les essaims aient acc&#232;s &#224; suffisamment de ressources pour ne pas entrer en concurrence. L'association a &#233;t&#233; fond&#233;e en mars 2021 par deux anciens &#233;l&#232;ves de la formation Rucher-&#233;cole de Lille, Alexia Ortiz, aujourd'hui pr&#233;sidente de la structure, et Said Essir, tr&#233;sorier.
L'esp&#232;ce s&#233;lectionn&#233;e n'est pas le fruit du hasard. &#171; Nous avons fait le choix de l'abeille noire, ou Apis mellifera mellifera, explique Alexia Ortiz. C'est une esp&#232;ce locale adapt&#233;e au climat et qu'il faut sauvegarder, car elle est en danger. Elle pollinise &#233;norm&#233;ment, mais produit peu de miel. D'ailleurs, l'objectif n'est pas celui ci, m&#234;me si une r&#233;colte est envisag&#233;e &#224; la fin de cette ann&#233;e. &#187; La collecte qui, si elle se concr&#233;tise, devrait donner lieu &#224; une animation p&#233;dagogique autour de l'extraction du miel, fin ao&#251;t ou d&#233;but septembre.
Les trois ruches dont s'occupe aujourd'hui l'association, contenant tout au plus 60000 abeilles chacune, sont install&#233;es dans le parc Matisse et le Jardin des plantes de Lille Sud. Elles sont dispos&#233;es de fa&#231;on &#224; g&#234;ner le moins possible les visiteurs du parc, &#224; la fois visuellement et physiquement. Les entr&#233;es des ruches sont donc install&#233;es &#224; plus de 2 m&#232;tres de hauteur pour ne pas atteindre les promeneurs. L'apparence des ruches est elle, con&#231;ue pour se fondre dans le paysage, voire l'embellir au travers d'une cr&#233;ation originale. Les designs des structures du jardin ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s par le truchement d'un concours organis&#233; par le Centre d'Architecture et d'urbanisme de Lille, le WAAO.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des ruches au cimeti&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'autres projets ont &#233;galement vu le jour. &#192; Lomme, l'association a &#233;t&#233; sollicit&#233;e pour former &#224; l'apiculture les employ&#233;s de deux cimeti&#232;res de la ville. Un programme similaire devrait voir le jour dans trois autres n&#233;cropoles situ&#233;es dans les environs de Lille Sud. &#192; la demande du conseil municipal des enfants de Lille, la gestion des ruches sera assur&#233;e par les membres de l'association et des ateliers devraient &#234;tre organis&#233;s autour de son entretien ainsi que de l'utilit&#233; de nos pr&#233;cieux insectes de la famille des apo&#239;des.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Une journ&#233;e mondiale&lt;/strong&gt;
Sourires d'abeilles vous invite &#224; une rencontre &#224; la Citadelle de Lille, le dimanche 21 mai, &#224; la p&#233;niche Le Bus magique pour la Journ&#233;e mondiale de l'abeille, qui est c&#233;l&#233;br&#233;e chaque 20 mai.
Au programme : des animations p&#233;dagogiques sur l'apiculture, des jeux pour enfants ou encore une distribution de graines de plantes &#224; nectar. Ces plantes, aussi dites &#8220;mellif&#232;res&#8221;, s&#233;cr&#232;tent des substances &#224; partir desquelles les abeilles font leur miel.
Cette date est d&#233;sign&#233;e en tant que telle par les Nations Unies, en hommage au Slov&#232;ne Anton Jan&#353;a, p&#232;re de l'apiculture moderne, dont c'est la date anniversaire de naissance.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les fabuleux et tr&#232;s inspir&#233;s &#8220;G&#233;o Trouvetout&#8221; de la r&#233;gion</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/environnement/article/les-fabuleux-et-tres-inspires-geo-trouvetout-de-la-region</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/environnement/article/les-fabuleux-et-tres-inspires-geo-trouvetout-de-la-region</guid>
		<dc:date>2023-05-09T00:24:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thomas Messaoudine</dc:creator>


		<dc:subject>Hauts-de-France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;dition 2023 de la Foire de Paris se tient jusqu'au 8 mai prochain. De nombreux exposants du monde entier s'y retrouvent pour promouvoir leurs inventions. Une comp&#233;tition leur est d&#233;di&#233;e : le fameux Concours L&#233;pine. Plusieurs entreprises des Hauts-de-France y participent avec l'espoir de d&#233;crocher le prix tant convoit&#233; et la reconnaissance du grand public. La comp&#233;tition historique a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par l'ancien pr&#233;fet de police de Paris, Louis L&#233;pine, en 1901. depuis, il r&#233;compense la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH111/arton5912-8ad71.png?1789232133' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;dition 2023 de la Foire de Paris se tient jusqu'au 8 mai prochain. De nombreux exposants du monde entier s'y retrouvent pour promouvoir leurs inventions. Une comp&#233;tition leur est d&#233;di&#233;e : le fameux Concours L&#233;pine. Plusieurs entreprises des Hauts-de-France y participent avec l'espoir de d&#233;crocher le prix tant convoit&#233; et la reconnaissance du grand public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La comp&#233;tition historique a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par l'ancien pr&#233;fet de police de Paris, Louis L&#233;pine, en 1901. depuis, il r&#233;compense la meilleure invention pr&#233;sent&#233;e pendant l'exposition. Au cours de son histoire, le concours a consacr&#233; de nombreux objets que l'on utilise aujourd'hui encore. Parmi eux, on trouve le stylo &#224; bille, le fer &#224; repasser &#224; vapeur, l'aspirateur ou encore les lentilles de contact.
Plusieurs prix sont distribu&#233;s lors de cet &#233;v&#233;nement, le plus prestigieux est celui remis par le pr&#233;sident de la R&#233;publique. En 2022, c'est le G&#233;oc&#339;ur, un d&#233;fibrillateur connect&#233; qui permet d'intervenir plus rapidement que les secours, qui a &#233;t&#233; r&#233;compens&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Huit inventions r&#233;gionales dans les starting-blocks&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs entreprises des Hauts-de-France se sont pr&#233;sent&#233;es avec des objets plus ou moins originaux. Pour cette nouvelle &#233;dition, ils sont au nombre de huit. On y rep&#232;re un v&#233;lo &#233;lectrique et un casque tous deux faits de bambou, issus de l'esprit de Sophie Sarantellis. &#171; J'ai eu cette id&#233;e lors de mon passage d'une vingtaine d'ann&#233;es en Asie. Le bambou est un mat&#233;riau solide qui absorbe les chocs &#187;, explique l'inventeure. Le v&#233;lo poss&#232;de une autonomie de 60 &#224; 100 kilom&#232;tres et le casque, gr&#226;ce &#224; sa mati&#232;re premi&#232;re, est 100 % recyclable. L'entreprise emploie des personnes en situation de handicap pour assembler les diff&#233;rentes parties du v&#233;lo. &#171; Nous voulons donner une chance &#224; ces personnes discrimin&#233;es. Nous les prenons dans un premier temps en formation et nous leur apprenons toutes les bases du m&#233;tier, bases qui pourront leur servir pour un futur emploi &#187;, explique Sophie. Le v&#233;lo est d'ores et d&#233;j&#224; en vente, mais uniquement en ligne sur les sites de Decathlon ou de Boulanger.
Autre invention en lice pour le prix L&#233;pine, la &#171; Waterdam &#187;. Ce module se compose d'une structure &#233;tanche &#224; poser sur les fen&#234;tres ou sur les portes afin d'&#233;viter toute inondation. Il serait tr&#232;s efficace pour des pr&#233;cipitations pouvant atteindre les 2 m&#232;tres. &#171; Cela me paraissait primordial d'avoir ce genre d'objets pour emp&#234;cher l'eau de s'infiltrer dans les maisons. D'ici 2050, on devrait conna&#238;tre cinquante fois plus d'inondations. Et elles seront bien plus puissantes que celles que l'on conna&#238;t d&#233;j&#224; &#187;, assure Antoine Bevilacqua, le concepteur. &#171; On y a pens&#233; lors des inondations pr&#233;-Covid qui ont touch&#233; la France, l'Allemagne et la Belgique. Voir les personnes retrouver leurs maisons dans des &#233;tats d&#233;sastreux &#233;tait tr&#232;s dou- loureux pour nous &#187;, rapporte-t-il. Cet &#233;tudiant se dit &#233;galement tr&#232;s pr&#233;occup&#233; par les questions environnementales. &#171; Il existe bien des volets et des portes contre les temp&#234;tes, mais cela co&#251;te cher et la mise en place est longue et compliqu&#233;e. Tandis que notre Waterdam se pose en deux ou trois heures &#187;, indique Antoine Bevilacqua. Parmi les autres inventions en comp&#233;tition originaires des Hauts-de-France, on trouve un v&#233;lo-caravane, des roues qui am&#233;liorent le freinage des fauteuils roulants ou encore une cellule de voyage autonome en eau et en &#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Farfelues ou visionnaires, les inventions les plus insolites&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis son lancement en 1901, le concours a vu d&#233;filer des objets plus ou moins aboutis et parfois assez loufoques. Certains ne sont pas pass&#233;s inaper&#231;us, &#224; l'image de la &#8220;maison accord&#233;on&#8221;. Il s'agit d'une habitation pliable pour &#234;tre d&#233;m&#233;nag&#233;e. Elle peut &#233;galement &#234;tre transport&#233;e sur le toit d'un v&#233;hicule.
Autre invention, la bicyclette-avion. L'inventeur a install&#233; des ailes &#224; son v&#233;lo pour pouvoir d&#233;coller lorsqu'il p&#233;dale. Dans cet inventaire &#224; la Pr&#233;vert, on d&#233;niche une cravate magn&#233;tique, une fourchette &#224; spaghetti qui enroule les p&#226;tes, des cils-ombrelle ou, plus r&#233;cemment, les chaussettes &#224; poche. Des inventions qui auraient pu &#234;tre utiles, mais qui n'ont jamais r&#233;ussi &#224; trouver leur place. Dans les all&#233;es de la Foire de Paris, les cr&#233;ateurs pr&#233;sentent leurs b&#233;b&#233;s. Ici, un Tshirt anti-noyade pour les enfants. Conna&#238;tra-t-il le succ&#232;s plan&#233;taire du stylo &#224; bille ou l'oubli total de la bicyclette-avion, chacun prim&#233; en son temps.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un milliard d'arbres plant&#233;s d'ici 2030... la fausse bonne solution d'Emmanuel Macron ?</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/environnement/article/un-milliard-d-arbres-plantes-d-ici-2030-la-fausse-bonne-solution-d-emmanuel</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/environnement/article/un-milliard-d-arbres-plantes-d-ici-2030-la-fausse-bonne-solution-d-emmanuel</guid>
		<dc:date>2023-04-21T15:12:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Virginie Menvielle</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;forestation se poursuit dans le monde. Face au danger que repr&#233;sente la perte de nos for&#234;ts, les pouvoirs publics tentent de trouver des solutions. La proposition d'Emmanuel Macron de planter un milliard d'arbres suscite des interrogations de la part des experts. Replanter des arbres, bonne ou mauvaise id&#233;e ? Depuis le 1 er janvier 2023, 8 436 185 hectares de for&#234;ts ont &#233;t&#233; d&#233;truits dans le monde. En cause : les catastrophes climatiques de plus en plus fr&#233;quentes. On a tous en t&#234;te (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/environnement/" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5868-71eb1.jpg?1789232134' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;forestation se poursuit dans le monde. Face au danger que repr&#233;sente la perte de nos for&#234;ts, les pouvoirs publics tentent de trouver des solutions. La proposition d'Emmanuel Macron de planter un milliard d'arbres suscite des interrogations de la part des experts. Replanter des arbres, bonne ou mauvaise id&#233;e ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le 1 er janvier 2023, 8 436 185 hectares de for&#234;ts ont &#233;t&#233; d&#233;truits dans le monde. En cause : les catastrophes climatiques de plus en plus fr&#233;quentes. On a tous en t&#234;te les incendies qui ont ravag&#233; le sud-ouest de la France l'&#233;t&#233; dernier, mais aussi la Californie. Mais aussi les feux de brousses qui ont d&#233;truit 186 000 kilom&#232;tres carr&#233;s de terres. Trois milliards d'animaux ont &#233;t&#233; tu&#233;s ou forc&#233;s de se d&#233;placer suite &#224; ces m&#233;gafeux. Catastrophe &#233;cologique majeure, ces incendies dus au r&#233;chauffement climatique ne sont pas les seules raisons de cette d&#233;forestation majeure. L'hyperconsommation est &#233;galement largement responsable. Il n'y a qu'&#224; prendre le cas de l'Amazonie o&#249; la for&#234;t se r&#233;duit comme peau de chagrin pour pouvoir faire pousser des palmiers &#224; profusion.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les effets d'annonce&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi le cas dans d'autres r&#233;gions du monde, en Asie notamment, o&#249; on plante des tonnes de soja. Depuis les ann&#233;es 90, on estime avoir perdu 420 millions d'hectares de for&#234;ts. Tout n'est pas noir pour autant. Les pouvoirs publics semblent prendre conscience de l'importance de nos for&#234;ts. Sans elles et l'oxyg&#232;ne qu'elles apportent nous ne pouvons tout simplement pas respirer. Aussi, les politiques sont de plus en plus nombreux &#224; afficher la volont&#233; de faire revivre nos for&#234;ts. Emmanuel Macron et sa Premi&#232;re ministre &#201;lisabeth Borne ont annonc&#233; la plantation d'un milliard d'arbres d'ici 2030. Cette annonce ne serait pourtant pas la solution miracle tant attendue, si on en croit le botaniste &#233;m&#233;rite Francis Hall&#233;. Ce dernier s'est exprim&#233; chez nos confr&#232;res de Reporterre. &#171; On prend trop souvent les plantations d'arbres pour de v&#233;ritables for&#234;ts. &#187; Il poursuit dans une tribune publi&#233;e dans Le Monde : &#171; Les plantations sont des syst&#232;mes artificiels qui n&#233;cessitent des investissements lourds, un suivi sur le long terme et des travaux forestiers. Ce sont des champs d'arbres rectilignes, trac&#233;s au cordeau o&#249; la biodiversit&#233; est tr&#232;s limit&#233;e. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Planter l'&#233;quivalent d'un dixi&#232;me de nos f&#244;rets&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes pousses sont &#233;galement particuli&#232;rement sensibles aux parasites et pathog&#232;nes et bien plus sensibles en cas de temp&#234;te que les for&#234;ts diversifi&#233;es. Aussi, les scientifiques restent circonspects face &#224; cette proposition et craignent qu'elles ne servent surtout qu'aux acteurs de la fili&#232;re bois. Un milliard d'arbres, c'est un dixi&#232;me de nos for&#234;ts actuelles, et &#231;a repr&#233;sente un paquet de graines, de plants, et donc de travail pour les p&#233;pini&#233;ristes et les coop&#233;ratives foresti&#232;res industrielles. Alors cette annonce : fausse ou bonne solution ? L'avenir nous le dira.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'explosion des constructions bois</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/environnement/article/l-explosion-des-constructions-bois</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/environnement/article/l-explosion-des-constructions-bois</guid>
		<dc:date>2023-04-21T15:11:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Virginie Menvielle</dc:creator>


		<dc:subject>Hauts-de-France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Collectivit&#233;s et entreprises sont de plus en plus nombreuses &#224; se tourner vers le bois pour la construction ou r&#233;novation de leurs b&#226;timents. Tour d'horizon des plus belles r&#233;alisations en chantier dans la r&#233;gion. Architecture durable, rapidit&#233; d'ex&#233;cution, modularit&#233;... les arguments utilis&#233;s par les acteurs de la fili&#232;re bois pour montrer aux ma&#238;tres d'ouvrage qu'ils peuvent construire autrement sont l&#233;gion. Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, ces arguments portent r&#233;ellement leurs fruits. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5866-446b0.jpg?1789232134' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Collectivit&#233;s et entreprises sont de plus en plus nombreuses &#224; se tourner vers le bois pour la construction ou r&#233;novation de leurs b&#226;timents. Tour d'horizon des plus belles r&#233;alisations en chantier dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Architecture durable, rapidit&#233; d'ex&#233;cution, modularit&#233;... les arguments utilis&#233;s par les acteurs de la fili&#232;re bois pour montrer aux ma&#238;tres d'ouvrage qu'ils peuvent construire autrement sont l&#233;gion. Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, ces arguments portent r&#233;ellement leurs fruits. L'association Adivbois, cr&#233;&#233;e en 2014, a permis d'avancer sur la r&#233;glementation et la technique. Le projet de village d'athl&#232;tes pour les JO 2024, donne ind&#233;niablement un coup de projecteur et donc d'acc&#233;l&#233;rateur &#224; l'&#233;co-construction. La r&#233;gion Hauts-de-France n'est pas en reste non plus. Dans le tertiaire, le secteur public conna&#238;t une hausse de 53 %, nettement sup&#233;rieure &#224; la moyenne fran&#231;aise. C'est la m&#234;me chose dans le secteur industriel et artisanal, o&#249; les constructions bois augmentent de 20 % (contre 2 % sur le reste du territoire, ndlr).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La premi&#232;re cantine &#224; &#233;nergie passive construite &#224; Loos&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aussi, face &#224; une telle expansion, les Hauts-de-France peuvent se gargariser de compter de tr&#232;s belles r&#233;alisations dans leurs rangs. Impossible de toutes les citer, mais arr&#234;tons-nous sur les plus spectaculaires. On peut citer le palais Rameau &#224; Lille qui fait l'objet d'une r&#233;habilitation compl&#232;te. La structure des am&#233;nagements int&#233;rieurs est 100 % r&#233;alis&#233;e &#224; partir d'essences de bois local. Elle est en prime enti&#232;re modulable et d&#233;montable. Tous les mat&#233;riaux utilis&#233;s ont pour vocation d'&#234;tre r&#233;utilis&#233;s ou r&#233;employ&#233;s.
Autre exemple assez embl&#233;matique : le projet Hope &#224; Villeneuve d'Ascq. Situ&#233; dans un parc de plus de 10 hectares, ce chantier a pour but de requalifier le quartier pour en faire une entr&#233;e de ville plus attractive. Sur une surface de plus de 17 000 m&#232;tres carr&#233;s, 10 000 sont construits avec une ossature bois et &#224; partir de mat&#233;riaux biosourc&#233;s. Des terrasses v&#233;g&#233;talis&#233;es et un &#238;lot paysager favoriseront le c&#244;t&#233; chaleureux et d&#233;tente de ce lieu.
D'autres chantiers aux proportions plus r&#233;duites essaiment de part et d'autre. On peut citer la cr&#233;ation de la r&#233;sidence les C&#232;dres de Paul Claudel, &#224; Amiens. Il s'agit d'un ensemble de treize logements enti&#232;rement construits en ossature bois. La r&#233;alisation compl&#232;te s'est faite en peuplier, essence de pr&#233;dilection de la r&#233;gion.
Une r&#233;habilitation m&#233;rite &#233;galement qu'on s'y attarde, celle du restaurant scolaire &#224; Loos. Ses fa&#231;ades ont &#233;t&#233; orient&#233;es c&#244;t&#233; sud et sud-est pour capter au maximum l'&#233;nergie solaire. Une partie de sa toiture est v&#233;g&#233;talis&#233;e, des panneaux photovolta&#239;ques ont &#233;t&#233; install&#233;s sur son toit et tout son bardage a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; en m&#233;l&#232;ze. Il s'agit de la premi&#232;re cantine a &#233;nergie &#171; passive &#187; du monde, rien que &#231;a. Impossible apr&#232;s autant d'exemples de ne pas reconna&#238;tre le savoir-faire made in Hauts-de-France dans l'&#233;co-construction.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;L'engagement pour le d&#233;veloppement de l'&#233;co-construction&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Audrey Linkenheld, 1re adjointe &#224; la mairie de Lille&lt;/h4&gt;&lt;div class='spip_document_3545 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3545/5ccedb52e192c04ab6dd295fc932db4a729879e27bb76a5262af6733ae7f4537/jpg/audrey_linkenheld_dr-2.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/audrey_linkenhel-fce39f4a-1ee43.jpg?1789232134' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Lille est engag&#233;e, elle a sign&#233; le pacte Lille bas carbone, avec les bailleurs, promoteurs, am&#233;nageurs, on peut dire que nous avons &#233;t&#233; un peu pr&#233;curseurs sur le sujet. Aujourd'hui, la collectivit&#233; a une double responsabilit&#233; : entra&#238;ner le territoire et &#234;tre exemplaire. Dans le pacte bois et biosourc&#233;es, la Ville de Lille s'engage &#224; construire (et r&#233;habiliter) son parc immobilier &#224; hauteur de 20 % des surfaces planchers. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Patrick Geenens, Vice-pr&#233;sident de Lille M&#233;tropole&lt;/h4&gt;&lt;div class='spip_document_3546 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3546/ccff0792916d30cc0b98a930b5838fb9a30cd6c07b984cf8aa7085442d69d4f1/jpg/patrickgeenens-2.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH667/patrickgeenens-2-6a087ad9-5cb4d.jpg?1789232135' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je vais citer trois exemples qui illustrent notre action &#224; la MEL. Le premier : Biotope 2, la construction &#224; Ronchin. &#187; Il s'agit d'un nouveau b&#226;timent abritant une partie des services de la MEL pr&#233;sent&#233; comme une construction exemplaire en mati&#232;re de performance &#233;nerg&#233;tique et de construction bas carbone. Deuxi&#232;me exemple : &#171; La r&#233;novation de Blanche Marais &#224; Roubaix ou encore, troisi&#232;me exemple, la r&#233;habilitation &#233;nerg&#233;tique du cr&#233;matorium d'Herbes avec de la paille et du bois. &#187; Concernant le pacte, la collectivit&#233; s'engage &#224; hauteur de 10 % de sa surface plancher.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Christophe Michaut, Linkcity&lt;/h4&gt;&lt;div class='spip_document_3544 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3544/2e10dd17729c2c7fe193a27b0bbba013c35e9f4ca197ddf6326a38e8236d7e1a/jpg/thomas_michaut_de_linkcity_1_c_cd2e.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/thomas_michaut_d-647ea45c-f6676.jpg?1789232135' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; On a une neutralit&#233; carbone &#224; atteindre d'ici 2030. On doit donc s'interroger. Qu'est-ce qui nous manque en termes de techniques pour y arriver ? Pourquoi cela fait quarante ans qu'on ne fait plus que du b&#233;ton ? Qu'est-ce qu'on a perdu ? En 2020, Linkcity a r&#233;alis&#233; 19 projets bois dont un casino &#224; Nation (Paris). En 2022, on est pass&#233; &#224; 43 projets dont une tour de 15 &#233;tages, au Quai 22 pour Dalkia, en plein c&#339;ur de la m&#233;tropole lilloise. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Olivier Foss, Pr&#233;sident de Fibois Hauts-de-France&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce pacte est un engagement fort. Le but : d&#233;carboner les constructions neuves. Cette dynamique a d&#233;marr&#233; en 2021 dans les Hauts-de-France, on a r&#233;ussi &#224; cr&#233;er un d&#233;veloppement &#233;conomique des fili&#232;res bois et biosourc&#233;es et ainsi donner confiance aux acteurs &#233;conomiques. Aujourd'hui, Faiblis et le CD2E vous accompagnent dans vos projets qui seront id&#233;alement tourn&#233;s vers des fili&#232;res locales. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La toute petite for&#234;t des Hauts-de-France</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/environnement/article/la-toute-petite-foret-des-hauts-de-france</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/environnement/article/la-toute-petite-foret-des-hauts-de-france</guid>
		<dc:date>2023-04-21T15:09:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Virginie Menvielle</dc:creator>


		<dc:subject>Hauts-de-France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les Hauts-de-France ont deux particularit&#233;s : celle d'avoir un territoire tr&#232;s peu bois&#233; mais aussi celle d'&#234;tre un des territoires o&#249; on a le plus replant&#233; d'arbres ces derni&#232;res ann&#233;es. Explications. Aujourd'hui, la for&#234;t des Hauts-de-France est l'une des moins d&#233;velopp&#233;es des Hauts-de-France. Avec seulement 16 % de surface bois&#233;e, elle ne repr&#233;sente que 3 % de la surface fran&#231;aise. Le Centre national de la propri&#233;t&#233; foresti&#232;re explique que &#171; cette situation tient aux conditions de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH112/arton5863-9aa47.jpg?1789232135' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les Hauts-de-France ont deux particularit&#233;s : celle d'avoir un territoire tr&#232;s peu bois&#233; mais aussi celle d'&#234;tre un des territoires o&#249; on a le plus replant&#233; d'arbres ces derni&#232;res ann&#233;es. Explications.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, la for&#234;t des Hauts-de-France est l'une des moins d&#233;velopp&#233;es des Hauts-de-France. Avec seulement 16 % de surface bois&#233;e, elle ne repr&#233;sente que 3 % de la surface fran&#231;aise. Le Centre national de la propri&#233;t&#233; foresti&#232;re explique que &#171; cette situation tient aux conditions de milieu sp&#233;cifiques (sols g&#233;n&#233;ralement riches) et &#224; son histoire (d&#233;frichement pour l'agriculture et deux guerres) &#187;. Si l'ensemble des cinq d&#233;partements est peu bois&#233;, les raisons ne sont pas les m&#234;mes. Dans le Nord-Pas-de-Calais, c'est la densit&#233; de population et les infrastructures associ&#233;es qui ont limit&#233; la place de la for&#234;t. &#192; l'&#233;poque romaine, au moins la moiti&#233; du territoire &#233;tait couverte d'immenses for&#234;ts. On estime &#224; 600 000 hectares la surface bois&#233;e de la r&#233;gion. Elle a depuis &#233;t&#233; r&#233;duite &#224;
481 000 hectares.
La raison : d'importants d&#233;frichements au profit des surfaces agricoles et urbanis&#233;es ont eu lieu entre le 11e et le 20e si&#232;cle. Ceux-ci ont r&#233;duit la surface bois&#233;e &#224; un niveau tr&#232;s faible. De plus, dans notre r&#233;gion, le d&#233;veloppement d'une culture comme celle de la betterave a accentu&#233; les d&#233;frichements alors que le reste de la France m&#233;tropolitaine se reboisait.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La for&#234;t revient dans les Hauts-de-France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs d&#233;cennies, la tendance s'inverse. La surface foresti&#232;re r&#233;gionale a fortement progress&#233;, depuis le d&#233;but du 20e si&#232;cle. Ce qui s'explique par l'abandon de certains espaces par l'agriculture : coteaux, secteurs pentus et m&#234;me la vigne ne sont plus autant pris&#233;s par les agriculteurs que pr&#233;c&#233;demment. Ainsi, on note une augmentation de la surface foresti&#232;re de 8 % en 15 ans en Picardie et de 16 % dans le Nord-Pas-de-Calais sur la m&#234;me p&#233;riode. Cela s'accompagne d'une volont&#233; forte de replanter des arbres en milieu urbain. Les for&#234;ts urbaines se multiplient comme des petits pains dans la m&#233;tropole lilloise. Lille est d'ailleurs la seule ville fran&#231;aise &#224; compter une for&#234;t perch&#233;e &#224; 7 m&#232;tres de haut juste &#224; c&#244;t&#233; de la gare Lille-Europe. Cette toute petite for&#234;t de 2 500 m&#232;tres carr&#233;s est n&#233;e en 1995 de l'imagination du paysagiste Gilles Cl&#233;ment. Il a racont&#233; son histoire chez nos confr&#232;res de Mediacit&#233;s, en d&#233;cembre dernier. Dans cette for&#234;t, on trouve des esp&#232;ces d'oiseaux normalement introuvables en ville. Des fauvettes des jardins, des fauvettes &#224; t&#234;te noire, des pouillots fitis... Ce retour d'esp&#232;ces sauvages en ville permet d'ouvrir une nouvelle page dans la grande histoire de la for&#234;t des Hauts-de-France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Signature du pacte construction bois et biosourc&#233;s entre notre r&#233;gion et deux minist&#232;res</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/environnement/article/signature-du-pacte-construction-bois-et-biosources-entre-notre-region-et-deux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/environnement/article/signature-du-pacte-construction-bois-et-biosources-entre-notre-region-et-deux</guid>
		<dc:date>2023-04-21T15:09:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Virginie Menvielle</dc:creator>


		<dc:subject>Hauts-de-France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Deux ministres sinon rien. Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture, et Olivier Klein, ministre d&#233;l&#233;gu&#233; charg&#233; de la Ville et du Logement, ont assist&#233; &#224; la signature du pacte construction bois et biosourc&#233;s, sign&#233; au Grand Palais &#224; Lille, le 12 avril dernier. Une longue liste de mat&#233;riaux organiques peut pr&#233;tendre au label &#171; biosourc&#233;s &#187;, on y trouve : le lin, le chanvre, la paille, la fibre de bois, le li&#232;ge, la laine de coton, la ouate de cellulose. Or, si les Hauts-de-France manquent de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/arton5862-8aa0c.png?1789232136' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux ministres sinon rien. Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture, et Olivier Klein, ministre d&#233;l&#233;gu&#233; charg&#233; de la Ville et du Logement, ont assist&#233; &#224; la signature du pacte construction bois et biosourc&#233;s, sign&#233; au Grand Palais &#224; Lille, le 12 avril dernier. Une longue liste de mat&#233;riaux organiques peut pr&#233;tendre au label &#171; biosourc&#233;s &#187;, on y trouve : le lin, le chanvre, la paille, la fibre de bois, le li&#232;ge, la laine de coton, la ouate de cellulose. Or, si les Hauts-de-France manquent de bois par rapport &#224; d'autres r&#233;gions, elles ont pl&#233;thore de lin, chanvre et paille. La r&#233;gion est m&#234;me la deuxi&#232;me productrice de lin de France, apr&#232;s la Normandie. Pas &#233;tonnant donc que les Hauts-de-France soient le premier territoire &#224; signer ce pacte comprenant un volet bois mais aussi biosourc&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des constructions bois m&#234;me dans les quartiers populaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re cette signature, il y a une volont&#233; clairement affich&#233;e. Le pacte doit &#171; &lt;i&gt;d&#233;montrer que les fili&#232;res for&#234;ts-bois et biosourc&#233;s, ainsi que leurs produits sont des solutions efficaces pour r&#233;pondre aux d&#233;fis environnementaux, &#233;conomiques et soci&#233;taux d'aujourd'hui&lt;/i&gt; &#187;, explique- t-on en pr&#233;ambule de la signature. 28 structures dont 21 bailleurs sociaux se sont engag&#233;es &#224; construire autrement. Entre 10 et 40 % des surfaces planchers (en constructions neuves et/ou r&#233;habilitations) devront &#234;tre r&#233;alis&#233;s en bois. Les signataires doivent &#233;galement s'engager sur la tra&#231;abilit&#233; et la qualit&#233; des mat&#233;riaux utilis&#233;s. Les bois devront &#234;tre certifi&#233;s PEFC (Programme de reconnaissance des certifications foresti&#232;res), FSC (Forest stewardship council), et 30 % de bois fran&#231;ais ou situ&#233; dans un rayon de 150 kilom&#232;tres devront &#234;tre utilis&#233;s.
Fibois et le CD2E (p&#244;le d'excellence r&#233;gionale de l'&#233;co-transition), qui portent ce pacte, seront l&#224; pour accompagner les signataires dans la d&#233;marche en leur fournissant un accompagnement individualis&#233;. C'&#233;tait d'ailleurs une des demandes de Jean-Louis Cottigny, pr&#233;sident de l'URH (Union r&#233;gionale pour l'habitat), repr&#233;sentant les bailleurs sociaux. &#171; &lt;i&gt;Il va maintenant falloir lever les freins juridiques, administratifs, techniques et financiers&lt;/i&gt; &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233; lors de la signature du pacte. En clair, les bailleurs s'engagent, mais il va maintenant falloir les aider pour transformer l'essai. Olivier Klein, le ministre d&#233;l&#233;gu&#233; au Logement, a sembl&#233; aller dans ce sens en d&#233;clarant qu'&#171; &lt;i&gt;il y avait la volont&#233; de faire vivre cette fili&#232;re bois et que les &#233;quipements bois doivent aussi &#234;tre pr&#233;sents dans les quartiers populaires&lt;/i&gt; &#187;. Pas question donc de ne laisser le champ de l'&#233;co-construction qu'&#224; ceux qui ont les moyens du vivre durable. Nouveau rendez-vous dans cinq ans pour savoir si les engagements ont r&#233;ellement &#233;t&#233; suivis d'effets.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le bois, une solution pour r&#233;-apprendre &#224; construire</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/environnement/article/le-bois-une-solution-pour-re-apprendre-a-construire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.fr/environnement/article/le-bois-une-solution-pour-re-apprendre-a-construire</guid>
		<dc:date>2023-04-21T15:08:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Virginie Menvielle</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le r&#233;chauffement climatique nous impose &#224; tous de changer notre mani&#232;re de consommer, de nous d&#233;placer mais aussi de construire. Dans ce domaine, le bois fait son grand retour et devient le mat&#233;riau de pr&#233;dilection de l'&#233;co-construction. Le b&#226;timent est un des secteurs les plus &#233;nergivores en France. Il repr&#233;sente plus de 43 % des consommations &#233;nerg&#233;tiques annuelles fran&#231;aises et g&#233;n&#232;re 23 % des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre du territoire. Une fatalit&#233; ? Non, un autre mod&#232;le est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/environnement/" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5861-3769b.jpg?1789232136' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le r&#233;chauffement climatique nous impose &#224; tous de changer notre mani&#232;re de consommer, de nous d&#233;placer mais aussi de construire. Dans ce domaine, le bois fait son grand retour et devient le mat&#233;riau de pr&#233;dilection de l'&#233;co-construction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le b&#226;timent est un des secteurs les plus &#233;nergivores en France. Il repr&#233;sente plus de 43 % des consommations &#233;nerg&#233;tiques annuelles fran&#231;aises et g&#233;n&#232;re 23 % des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre du territoire. Une fatalit&#233; ? Non, un autre mod&#232;le est possible. Laiss&#233; de c&#244;t&#233; depuis l'apr&#232;s-guerre avec la b&#233;tonisation &#224; foison, le bois s'impose comme le mat&#233;riau &#233;coresponsable et durable. Cette omnipr&#233;sence du b&#233;ton dans la construction s'explique en partie par la pr&#233;sence des plus grands leaders du BTP dans l'hexagone. On compte Vinci, Bouygues, Eiffage... dans nos rangs. Depuis les ann&#233;es 2000, le bois fait son grand retour. &#171; On a commenc&#233; &#224; d&#233;carboner la construction &#224; cette &#233;poque et il y a eu un coup d'acc&#233;l&#233;rateur en 2015 &#187;, explique-t-on du c&#244;t&#233; de Fibois, association interprofessionnelle repr&#233;sentant la fili&#232;re bois. Cl&#233;ment Messias, de Fibois Hauts-de-France, &#233;voque : &#171; Une part de march&#233; de 4,3 % pour les constructions bois dans les Hauts-de-France, soit environ 890 logements (collectifs, et habitations individuelles, ndlr). &#187; Il note toutefois que &#171; le secteur est un peu moins d&#233;velopp&#233; dans les Hauts-de-France que dans le reste du territoire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;62% de nouvelles constructions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;62% de nouvelles constructions Selon l'Observabois Hauts-de-France, la part de construction en bois a globalement baiss&#233; entre 2018 et 2020. C'est particuli&#232;rement vrai dans les constructions d'immeubles et de lotissements, en passant de 600 &#224; 530 constructions pour les logements collectifs et de 200 &#224; 70 pour les autres. Il y a donc urgence &#224; ce que cela change. Lors du forum de la construction bois qui s'est d&#233;roul&#233; du 12 au 14 avril &#224; Lille, &#201;ric Vidalenc, directeur de l'Ademe Hauts-de-France, annonce une augmentation d'utilisation de mat&#233;riaux diff&#233;rents de 50 % d'ici 2050. Autrement dit, il n'y a pas le choix. Et forc&#233;ment cela explique l'int&#233;r&#234;t retrouv&#233; des acteurs de la construction pour le bois. Il a d'ailleurs le vent en poupe chez les particuliers. En trois ans, elle est pass&#233;e de 240 &#224; 280 constructions. Les pr&#233;visions 2021 annoncent plus de 62 % de nouvelles constructions. Bien plus que dans le reste de la France qui annonce une hausse de 35 %. Les Hauts-de-France jusque-l&#224; &#224; la tra&#238;ne en mati&#232;re d'&#233;co-constructions sont donc en train de rattraper leur retard. Et ce, malgr&#233; une for&#234;t moins pr&#233;sente que dans le reste du territoire. La r&#233;gion compte en effet 481 000 hectares de for&#234;ts, soit environ 16 % de son territoire contre 30 % sur le reste de la France. La typologie de sa for&#234;t est &#233;galement diff&#233;rente. Elle ne compte presque pas de conif&#232;res et donc pas d'&#233;pic&#233;a, l'essence de pr&#233;dilection dans l'&#233;co-construction. Notre for&#234;t se compose &#224; 96 % de feuillus. Du bois moins rapide &#224; transformer mais bien plus durable. Les entreprises ne s'y trompent pas. La soci&#233;t&#233; immobili&#232;re Aventim se f&#233;licite de construire gr&#226;ce au bois de la for&#234;t de Chantilly. Et ce n'est pas pr&#232;s de s'arr&#234;ter, un pacte pour d&#233;velopper les constructions bois et biosourc&#233;es a &#233;t&#233; sign&#233; mercredi 12 avril par 28 structures. Le premier fran&#231;ais ! De quoi prouver l'int&#233;r&#234;t, s'il fallait, de la r&#233;gion pour le bois.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;quipements collectifs&lt;/h4&gt;&lt;div class='spip_document_3536 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3536/5869fb24291f4bd9aa51925321baaff7549f388e8511cab8a16fa32760845542/jpg/photop.1-givenchy_en_gohelle_c_studio_vdm.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH749/photop1-givenchy-a7173c41-0a5ad.jpg?1789232137' width='500' height='749' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;coles&lt;/h4&gt;&lt;div class='spip_document_3538 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3538/11fa75c09fa61a280613c4e73553b1456f594f4df9c122a13f79fe434a88376d/jpg/p1-30_ecole_cambronne_le_s_clermonts_c_studio_vdm-2.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/p1-30_ecole_camb-ef301ebd-fca83.jpg?1789232137' width='333' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;La for&#234;t, une ressource renouvelable&lt;/h4&gt;&lt;div class='spip_document_3537 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3537/85b7b7c2586c9e8ef74a9020e27769ea78be82fe8e6186a7fa78e4a5398ce65a/jpg/adobestock_221390426_preview-2.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L500xH324/adobestock_22139-b05a990b-923cd.jpg?1789232137' width='500' height='324' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;L'&#233;co-construction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;co-construction consiste &#224; construire un logement avec des mati&#232;res premi&#232;res locales permettant de respecter au mieux l'environnement dans lequel le b&#226;timent est situ&#233;. Parmi les mati&#232;res de pr&#233;dilection, on trouve : pierre, chanvre, bois, plumes d'oie, li&#232;ge, paille, laine de coton, ouate de cellulose... Les m&#233;thodes de construction d'&#233;co-construction les plus en vogue sont les briques monomur ou encore les maisons en ossature bois. Voir page 12&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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