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	<title>Libert&#233; Hebdo</title>
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	<description>Libert&#233; Hebdo est un hebdomadaire fran&#231;ais couvrant l'actualit&#233; des Hauts-de-France.</description>
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		<title>Libert&#233; Hebdo</title>
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		<title>Un roman d'ob&#233;dience humaine</title>
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		<dc:creator>ALPHONSE CUGIER</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avers est le titre de la premi&#232;re des huit nouvelles qui composent ce recueil. C'est aussi la face d'une pi&#232;ce de monnaie en or, symbole de protection, qu'a l&#233;gu&#233;e &#224; Maureez son p&#232;re, un p&#234;cheur qui a disparu en mer dans l'oc&#233;an Indien. Rudoy&#233;e par sa belle-m&#232;re, &#233;chappant aux tentatives de viol du compagnon de celle-ci, elle s'enfuit, s'invente une amie Bella, la prend pour confidente dans une langue qu'elle seule conna&#238;t et chante pour &#233;loigner la peur. Voix merveilleuse, incroyable, qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton5652-b2348.jpg?1777108940' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Avers&lt;/i&gt; est le titre de la premi&#232;re des huit nouvelles qui composent ce recueil. C'est aussi la face d'une pi&#232;ce de monnaie en or, symbole de protection, qu'a l&#233;gu&#233;e &#224; Maureez son p&#232;re, un p&#234;cheur qui a disparu en mer dans l'oc&#233;an Indien. Rudoy&#233;e par sa belle-m&#232;re, &#233;chappant aux tentatives de viol du compagnon de celle-ci, elle s'enfuit, s'invente une amie Bella, la prend pour confidente dans une langue qu'elle seule conna&#238;t et chante pour &#233;loigner la peur. Voix merveilleuse, incroyable, qui la conduit au succ&#232;s sans pour autant perdre sa libert&#233; : complaintes des esclaves, chants de la r&#233;volte, des fugitifs, litanies et hymnes. &lt;i&gt;Chemin lumineux&lt;/i&gt; : Chuche, une jeune fille enceinte qui vient de perdre son compagnon, rencontre un jeune Indien muet, tortur&#233; par des militaires. Tous deux parviennent &#224; s'&#233;vader d'un camp d'enfants esclaves. Dans &lt;i&gt;La Pichancha&lt;/i&gt;, une ribambelle de gamins des rues passent r&#233;guli&#232;rement la fronti&#232;re entre le Mexique et les &#201;tats-Unis. Ils empruntent le r&#233;seau d'&#233;gouts, cherchent &#224; &#233;viter les policiers de la Migra et vont chaparder de la nourriture et&#8230; une paire de baskets roses hors de prix... &lt;i&gt;La rivi&#232;re Taniers&lt;/i&gt;, chanson douce et am&#232;re des temps margoze (temps de mis&#232;re), berceuse que la grand-m&#232;re de Le Cl&#233;zio lui chantait quand, enfant, il se r&#233;fugiait dans la cave &#224; Nice lors des bombardements. Transmise par Yaya la nourrice cr&#233;ole, elle parlait des esclaves &#233;chapp&#233;s, pourchass&#233;s qui, arriv&#233;s au bord d'un vide, ouvrant les bras, &#171; &lt;i&gt;s'envolaient dans l'azur&lt;/i&gt; &#187;. &lt;i&gt;Fant&#244;mes dans la rue&lt;/i&gt; : l'un d'eux est un SDF, ancien conseiller aux ressources humaines chez Renault, entreprise qu'il a quitt&#233;e, les ouvriers maghr&#233;bins, hommes et femmes, &#233;tant tous appel&#233;s &#171; Mohamed &#187; ou &#171; Fatima &#187; ou encore &#171; Couscous-tapis &#187;. Ce r&#233;cit insolite plonge au c&#339;ur du r&#233;el : le narrateur est une cam&#233;ra de surveillance mue par un d&#233;sir insatiable d'affection. Enfants livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes qui fuient les s&#233;vices, la guerre, la police des fronti&#232;res, les marchands d'esclaves, le fanatisme religieux, enfants magnifiquement insoumis qui refusent de se r&#233;soudre &#224; un seul destin. R&#233;fugi&#233;s, clandestins, SDF&#8230; ceux qui les croisent les ignorent ou s'en &#233;loignent&#8230; Le Cl&#233;zio, bousculant notre indiff&#233;rence, s'attache &#224; les extraire de la marge o&#249; la soci&#233;t&#233; les rel&#232;gue, &#224; leur rendre une pr&#233;sence dans ce monde. On s'aper&#231;oit d&#232;s lors que chaque &#234;tre, exclu ou invisible, est infini. Il nous plonge dans le vif aigu des d&#233;chirures de l'exil, de la pr&#233;carit&#233; et du d&#233;nuement qui voit de temps en temps une main accueillante : r&#233;alit&#233; parsem&#233;e d'&#233;piphanies de gr&#226;ce, de musiques m&#233;tiss&#233;es, entre &#233;go&#239;sme et g&#233;n&#233;rosit&#233;, irritation et altruisme. Quelles peurs ces crispations identitaires cachent-elles ? &#192; toi lecteur, sang m&#234;l&#233; comme nous le sommes tous dans une Europe qui a connu le frottement des corps et des cultures, de r&#233;aliser que ta vie se construit autant que tu la construis dans le regard et le miroir des autres.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3343 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3343/23f4554fd8ed1724b6c73da377de206ec9e822d909e25865e8f51ae6798751ca/jpg/page_18_avers_jmglc.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3343/23f4554fd8ed1724b6c73da377de206ec9e822d909e25865e8f51ae6798751ca/jpg/page_18_avers_jmglc.jpg' width='500' height='342' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3343 '&gt;&#201;ditions Gallimard, 224 pages, 19,50 &#8364;.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des livres pour les petits mais pas des petits livres</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/article/des-livres-pour-les-petits-mais-pas-des-petits-livres</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ALPHONSE CUGIER</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quatre albums : Paix universelle, &#234;tre d&#233;tendu chez soi, mise en effervescence de nos facult&#233;s de r&#233;flexion, petit n'est pas synonyme de peureux. &gt; Comment faire la paix ? Un r&#234;ve &#233;tonnant et merveilleux : un pied de nez &#224; la guerre. Un char sommeille dans la cour de la caserne, des enfants agrippent son canon, allongent ce tube de ferraille comme de la p&#226;te &#224; modeler pour qu'il rivalise avec le nez de Pinocchio, lui font un double n&#339;ud et offrent cette cocarde &#224; ses confr&#232;res belliqueux. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH127/arton5618-5ec34.jpg?1777108940' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='127' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quatre albums : Paix universelle, &#234;tre d&#233;tendu chez soi, mise en effervescence de nos facult&#233;s de r&#233;flexion, petit n'est pas synonyme de peureux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&gt; &lt;i&gt;Comment faire la paix ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;
Un r&#234;ve &#233;tonnant et merveilleux : un pied de nez &#224; la guerre. Un char sommeille dans la cour de la caserne, des enfants agrippent son canon, allongent ce tube de ferraille comme de la p&#226;te &#224; modeler pour qu'il rivalise avec le nez de Pinocchio, lui font un double n&#339;ud et offrent cette cocarde &#224; ses confr&#232;res belliqueux. Amener l'un d'eux sur la place publique, le transformer en arbre de vie avec balan&#231;oire, toboggan et hamac. Le po&#232;me-r&#233;cit de Francis Combes, traduit en 24 langues, permet &#224; l'illustrateur Bruno Heitz de faire valser les figurines, des soldats de plomb de tous pays et de toutes &#233;poques. Les enfants s'en donnent &#224; c&#339;ur joie, ils jonglent, les renversent pour qu'ils retombent dans une poubelle, font pousser des fleurs sur le chapeau d'un mousquetaire ou laissent une colombe se percher sur un casque. R&#234;ve magique o&#249; r&#232;gne un comique v&#233;loce et tonique, un vrai r&#233;gal de fra&#238;cheur. Et au bout du &#171; conte &#187;, r&#234;ver la fin des r&#234;ves, c'est-&#224;-dire leur incarnation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Rue du monde, &#224; partir de 6 ans, 48 pages, 19,5 x 16, 5 cm, 14 &#8364;.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&gt; &lt;i&gt;Herbes folles&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; Entrer dans le rang ou l&#226;cher prise ? En poussant la grille d'une demeure, on d&#233;couvre que toute la famille veille sur son jardin domestiqu&#233; : tout est tir&#233; au cordeau, chaque arbuste taill&#233; doit correspondre &#224; la forme initiale. Dans les parterres de fleurs, la couleur de chacune d'elles, inspect&#233;e, compar&#233;e &#224; un nuancier, doit &#234;tre &#224; sa place. On ne transige pas avec l'ordre &#233;tabli. Mais un jour, les plantes, refusant les coercitions, s'insurgent, poussent &#224; vue d'&#339;il, couleurs entrem&#234;l&#233;es, franchissent la porte de la maison. M et Mme, affol&#233;s, s'acharnent &#224; contenir cette croissance profuse et bariol&#233;e mais sont oblig&#233;s de jeter bas les armes&#8230; d&#232;s lors, les chants des oiseaux &#233;gayent le jardin. Parents et enfants voient la vie d'un autre &#339;il. Un &#171; ailleurs &#187; chez soi plein de charme. Tout l'album repose sur le contraste que Marie Dorl&#233;ans a &#233;tabli entre les v&#234;tements en noir et blanc, &#224; carreaux, &#224; damier et hachures, g&#233;om&#233;trie froide et l'exub&#233;rance chamarr&#233;e de la v&#233;g&#233;tation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3328 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3328/c41062b218a18f2829eed9ac7faf8e0a7d8b7da14cbba89fbbdd02586c3b897d/jpg/page_18_-_2_herbes_folles_seuil.jpg' width='500' height='286' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Seuil Jeunesse, d&#232;s 4 ans, 48 pages, 20,5 x 35,5 cm, 15,90 &#8364;.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&gt; &lt;i&gt;Monsieur Nourse et la vie (mode d'emploi)&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; Qui suis-je ? Comment vais-je r&#233;agir aux al&#233;as de la vie ? Ai-je des certitudes ou suis-je en proie aux doutes ? Comment je me comporte au contact des autres ? Quelles r&#233;actions provoque ce que je dis ? Toutes ces questions propos&#233;es par Christian Demilly, Monsieur Nourse et une abeille se les posent. Un dialogue permanent sous forme de petites BD, soixante strips de trois cases&#8230; Une foultitude de petits bijoux de pertinence, de sagacit&#233;, de fantaisie et de malice, en apparence l&#233;gers mais d'un s&#233;rieux qui n'est pas triste. Des pens&#233;es vagabondes propices &#224; mettre en route les m&#233;canismes de la bo&#238;te &#224; r&#233;fl&#233;chir, &#224; stimuler les &#171; petites cervelles &#187;. Monsieur Nourse pose de face, Alice de Nussy le campe sur ses pattes arri&#232;re, tandis que l'abeille, de profil, la t&#234;te tourn&#233;e vers le lecteur, lui susurre &#224; l'oreille, commente, questionne, affirme&#8230; Une initiation &#224; la vie, au monde aussi intelligente qu'audacieuse sur la forme.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3329 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3329/3bab31348f74c63f5fc887fc6e4d4816e959dd1de1b7952ad93e263f4dd110a2/jpg/page_18_-_3_monsieur_nourse_grasset.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3329/3bab31348f74c63f5fc887fc6e4d4816e959dd1de1b7952ad93e263f4dd110a2/jpg/page_18_-_3_monsieur_nourse_grasset.jpg' width='500' height='392' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Grasset Jeunesse, d&#232;s 5 ans, 32 pages, 24,2 x 31,2 cm, 18,90 &#8364;.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&gt; &lt;i&gt;Silex&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; Au temps des cavernes, sur la plan&#232;te Homo-Dino, la taille et la force importent. Alors comment devenir chasseur quand on est haut comme trois pommes. Silex, sans cesse humili&#233; par les railleries des hommes du clan, parie qu'il va ma&#238;triser les trois dinosaures les plus dangereux : un Casse-Tout, une Queue-qui-pique et un Mange-Tout. Aventure insens&#233;e. Silex est brave mais il est surtout patient et ing&#233;nieux et, comble d'humour, sa strat&#233;gie repose sur les maximes, &#233;crites des si&#232;cles plus tard, du po&#232;te latin Horace, du philosophe Plutarque et d'&#201;sope le fabuliste grec ! Les combats contre les trois monstres (dessins des vrais tric&#233;ratops, st&#233;gosaure et tyrannosaure) empruntent leur d&#233;roul&#233; au montage cin&#233;matographique. Les six cases par page couleur ocre gris - celle des parois dessin&#233;es des cavernes - sont accroch&#233;es &#224; des cadres compos&#233;s d'os de ces &#171; bestioles &#187; qui b&#233;n&#233;ficient aussi de doubles pleines pages. Histoire merveilleusement rocambolesque d'un gringalet qui n'a pas froid aux yeux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3330 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3330/5d1f1608feea6c8072032fe501507b2de09e862b7b69700b5c6b6b9e020f57eb/png/page_18_-_4_silex.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3330/5d1f1608feea6c8072032fe501507b2de09e862b7b69700b5c6b6b9e020f57eb/png/page_18_-_4_silex.png' width='500' height='338' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Kal&#233;idoscope, d&#232;s 6 ans, 44 pages, 20,7 x 30,5 cm, 13,50 &#8364;.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dissection en toute am&#233;nit&#233; apparente du management </title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/article/dissection-en-toute-amenite-apparente-du-management</link>
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		<dc:date>2023-02-15T11:18:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ALPHONSE CUGIER</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un quartier de tours, si&#232;ges de multinationales&#8230; Trois cadres de la soci&#233;t&#233; Maxa sont convoqu&#233;s pour un entretien concernant leur licenciement, alors que, z&#233;l&#233;s, &#171; lessiv&#233;s, essor&#233;s &#187;, ils ont tout donn&#233; &#224; l'entreprise. Elisa &#233;l&#232;ve seule sa fille adolescente, Josh n'a obtenu aucun avancement au cours des dix derni&#232;res ann&#233;es et Salim est un prodige en mati&#232;re de d&#233;veloppements techniques et financiers. Ils sont accompagn&#233;s par MAT (Michael Aaron), un g&#233;nie en mod&#232;les de gestion qui a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L102xH150/arton5617-b9f6b.jpg?1777108940' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un quartier de tours, si&#232;ges de multinationales&#8230; Trois cadres de la soci&#233;t&#233; Maxa sont convoqu&#233;s pour un entretien concernant leur licenciement, alors que, z&#233;l&#233;s, &#171; &lt;i&gt;lessiv&#233;s, essor&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, ils ont tout donn&#233; &#224; l'entreprise. Elisa &#233;l&#232;ve seule sa fille adolescente, Josh n'a obtenu aucun avancement au cours des dix derni&#232;res ann&#233;es et Salim est un prodige en mati&#232;re de d&#233;veloppements techniques et financiers. Ils sont accompagn&#233;s par MAT (Michael Aaron), un g&#233;nie en mod&#232;les de gestion qui a programm&#233; leur renvoi sans qu'ils le sachent. Ils se rendent au 37e &#233;tage, soudain l'ascenseur s'arr&#234;te, les portes s'ouvrent face &#224; un &#233;tage inconnu, une anomalie, un espace immense recouvert de sable. Incursion dans un monde parall&#232;le &#233;trange, au vide quelque peu inqui&#233;tant mais qui va s'av&#233;rer un &#171; &lt;i&gt;havre de paix&lt;/i&gt; &#187;, une &#233;chapp&#233;e belle aux dogmes de l'&#233;conomie de march&#233;, &#224; la loi du couperet sans &#233;tat d'&#226;me, antidote &#224; l'&#226;pret&#233; et au cynisme des temps d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une po&#233;tique de la libert&#233; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment ces &#171; &lt;i&gt;exil&#233;s de l'int&#233;rieur&lt;/i&gt; &#187;, ne pouvant repartir, peuvent-ils retrouver le c&#339;ur battant d'un r&#233;el v&#233;ritablement humain ? Ils s'inventent un autre monde : celui des bureaux qui se r&#233;p&#232;tent &#224; l'infini est &#233;vinc&#233;, remplac&#233; par des fleurs et du bl&#233;&#8230; Paysage mental ? Une mani&#232;re de s'extraire d'une servitude que les m&#233;thodes de management ont distill&#233;e imperceptiblement avant de l'ancrer fortement. Ces personnes lib&#233;r&#233;es d'une m&#233;canique qui les isolait se mettent &#224; parler, &#224; rem&#233;morer leurs souvenirs : chaque parcours provoque un &#233;cho chez les autres. Une br&#232;che s'est ouverte dans leur avenir menac&#233;. L'auteur J&#233;r&#244;me Baccelli a toute l&#233;gitimit&#233; pour d&#233;crire le monde de l'entreprise, consultant en t&#233;l&#233;communications aux quatre coins de la plan&#232;te, il est au fait des strat&#233;gies et des pratiques, il a particip&#233; au succ&#232;s et au fiasco de quelques start-up. Son exp&#233;rience l'a amen&#233; &#224; imaginer des pas de c&#244;t&#233; et &#224; frayer avec le fantastique, &#171; &lt;i&gt;parabole qui fait vaciller les certitudes les mieux &#233;tablies&lt;/i&gt; &#187;. Il recourt &#224; une &#233;criture visuelle pleine d'agr&#233;ment qu'il met au service d'une inventivit&#233; romanesque incontestable, conjugue plusieurs talents en mati&#232;re de basculement de registres, du r&#233;alisme &#224; la fable tout en faisant de cette noire et d&#233;licieusement corrosive description des m&#233;thodes manag&#233;riales un magnifique et subtil pr&#233;cis de r&#233;sistance et un roman de la reconqu&#234;te et d'une nouvelle naissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;&#201;ditions du Seuil, 192 pages, 18 &#8364;.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Visite au cimeti&#232;re, ce lieu plein de vie</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Violaine Vanoyeke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;J'ai ador&#233; le livre illustr&#233; La vie secr&#232;te d'un cimeti&#232;re de Beno&#238;t Gallot, conservateur du cimeti&#232;re du P&#232;re-Lachaise, qu'il arpente, d&#233;couvre chaque jour avec d&#233;lice et curiosit&#233; et dont il conna&#238;t la faune &#233;tonnante. Il aime manifestement son m&#233;tier et le lieu o&#249; il travaille pourtant si singulier. Un vrai passionn&#233; qui sait faire passer sa passion de l'histoire et de l'observation pointue. Le cimeti&#232;re le plus c&#233;l&#232;bre et le plus visit&#233; au monde est le refuge de renards, de fouines, de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L104xH150/arton5616-a7cfa.jpg?1777108941' class='spip_logo spip_logo_right' width='104' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai ador&#233; le livre illustr&#233; &lt;i&gt;La vie secr&#232;te d'un cimeti&#232;re&lt;/i&gt; de Beno&#238;t Gallot, conservateur du cimeti&#232;re du P&#232;re-Lachaise, qu'il arpente, d&#233;couvre chaque jour avec d&#233;lice et curiosit&#233; et dont il conna&#238;t la faune &#233;tonnante. Il aime manifestement son m&#233;tier et le lieu o&#249; il travaille pourtant si singulier. Un vrai passionn&#233; qui sait faire passer sa passion de l'histoire et de l'observation pointue. Le cimeti&#232;re le plus c&#233;l&#232;bre et le plus visit&#233; au monde est le refuge de renards, de fouines, de h&#233;rissons et de multiples esp&#232;ces d'oiseaux. Je vous invite a aller voir la faune et la flore du cimeti&#232;re sur le &lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/la_vie_au_cimetiere/?hl=fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;compte instagram de Beno&#238;t Gallot&lt;/a&gt;, enrichi r&#233;guli&#232;rement de magnifiques photos de la biodiversit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;instagram-media&#034; data-instgrm-captioned data-instgrm-permalink=&#034;https://www.instagram.com/p/Cmuar-bLEKg/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading&#034; data-instgrm-version=&#034;14&#034; style=&#034; background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);&#034;&gt;&lt;div style=&#034;padding:16px;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/p/Cmuar-bLEKg/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading&#034; style=&#034; background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;&lt;div style=&#034; display: flex; flex-direction: row; align-items: center;&#034;&gt; &lt;div style=&#034;background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 40px; margin-right: 14px; width: 40px;&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&#034;display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center;&#034;&gt; &lt;div style=&#034; background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; margin-bottom: 6px; width: 100px;&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&#034; background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; width: 60px;&#034;&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;padding: 19% 0;&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&#034;display:block; height:50px; margin:0 auto 12px; width:50px;&#034;&gt;&lt;svg width=&#034;50px&#034; height=&#034;50px&#034; viewBox=&#034;0 0 60 60&#034; version=&#034;1.1&#034; xmlns=&#034;https://www.w3.org/2000/svg&#034; xmlns:xlink=&#034;https://www.w3.org/1999/xlink&#034;&gt;&lt;g stroke=&#034;none&#034; stroke-width=&#034;1&#034; fill=&#034;none&#034; fill-rule=&#034;evenodd&#034;&gt;&lt;g transform=&#034;translate(-511.000000, -20.000000)&#034; fill=&#034;#000000&#034;&gt;&lt;g&gt;&lt;path d=&#034;M556.869,30.41 C554.814,30.41 553.148,32.076 553.148,34.131 C553.148,36.186 554.814,37.852 556.869,37.852 C558.924,37.852 560.59,36.186 560.59,34.131 C560.59,32.076 558.924,30.41 556.869,30.41 M541,60.657 C535.114,60.657 530.342,55.887 530.342,50 C530.342,44.114 535.114,39.342 541,39.342 C546.887,39.342 551.658,44.114 551.658,50 C551.658,55.887 546.887,60.657 541,60.657 M541,33.886 C532.1,33.886 524.886,41.1 524.886,50 C524.886,58.899 532.1,66.113 541,66.113 C549.9,66.113 557.115,58.899 557.115,50 C557.115,41.1 549.9,33.886 541,33.886 M565.378,62.101 C565.244,65.022 564.756,66.606 564.346,67.663 C563.803,69.06 563.154,70.057 562.106,71.106 C561.058,72.155 560.06,72.803 558.662,73.347 C557.607,73.757 556.021,74.244 553.102,74.378 C549.944,74.521 548.997,74.552 541,74.552 C533.003,74.552 532.056,74.521 528.898,74.378 C525.979,74.244 524.393,73.757 523.338,73.347 C521.94,72.803 520.942,72.155 519.894,71.106 C518.846,70.057 518.197,69.06 517.654,67.663 C517.244,66.606 516.755,65.022 516.623,62.101 C516.479,58.943 516.448,57.996 516.448,50 C516.448,42.003 516.479,41.056 516.623,37.899 C516.755,34.978 517.244,33.391 517.654,32.338 C518.197,30.938 518.846,29.942 519.894,28.894 C520.942,27.846 521.94,27.196 523.338,26.654 C524.393,26.244 525.979,25.756 528.898,25.623 C532.057,25.479 533.004,25.448 541,25.448 C548.997,25.448 549.943,25.479 553.102,25.623 C556.021,25.756 557.607,26.244 558.662,26.654 C560.06,27.196 561.058,27.846 562.106,28.894 C563.154,29.942 563.803,30.938 564.346,32.338 C564.756,33.391 565.244,34.978 565.378,37.899 C565.522,41.056 565.552,42.003 565.552,50 C565.552,57.996 565.522,58.943 565.378,62.101 M570.82,37.631 C570.674,34.438 570.167,32.258 569.425,30.349 C568.659,28.377 567.633,26.702 565.965,25.035 C564.297,23.368 562.623,22.342 560.652,21.575 C558.743,20.834 556.562,20.326 553.369,20.18 C550.169,20.033 549.148,20 541,20 C532.853,20 531.831,20.033 528.631,20.18 C525.438,20.326 523.257,20.834 521.349,21.575 C519.376,22.342 517.703,23.368 516.035,25.035 C514.368,26.702 513.342,28.377 512.574,30.349 C511.834,32.258 511.326,34.438 511.181,37.631 C511.035,40.831 511,41.851 511,50 C511,58.147 511.035,59.17 511.181,62.369 C511.326,65.562 511.834,67.743 512.574,69.651 C513.342,71.625 514.368,73.296 516.035,74.965 C517.703,76.634 519.376,77.658 521.349,78.425 C523.257,79.167 525.438,79.673 528.631,79.82 C531.831,79.965 532.853,80.001 541,80.001 C549.148,80.001 550.169,79.965 553.369,79.82 C556.562,79.673 558.743,79.167 560.652,78.425 C562.623,77.658 564.297,76.634 565.965,74.965 C567.633,73.296 568.659,71.625 569.425,69.651 C570.167,67.743 570.674,65.562 570.82,62.369 C570.966,59.17 571,58.147 571,50 C571,41.851 570.966,40.831 570.82,37.631&#034;&gt;&lt;/path&gt;&lt;/g&gt;&lt;/g&gt;&lt;/g&gt;&lt;/svg&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;padding-top: 8px;&#034;&gt; &lt;div style=&#034; color:#3897f0; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:550; line-height:18px;&#034;&gt;Voir cette publication sur Instagram&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;padding: 12.5% 0;&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&#034;display: flex; flex-direction: row; margin-bottom: 14px; align-items: center;&#034;&gt;&lt;div&gt; &lt;div style=&#034;background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; height: 12.5px; width: 12.5px; transform: translateX(0px) translateY(7px);&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&#034;background-color: #F4F4F4; height: 12.5px; transform: rotate(-45deg) translateX(3px) translateY(1px); width: 12.5px; flex-grow: 0; margin-right: 14px; margin-left: 2px;&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&#034;background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; height: 12.5px; width: 12.5px; transform: translateX(9px) translateY(-18px);&#034;&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;margin-left: 8px;&#034;&gt; &lt;div style=&#034; background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 20px; width: 20px;&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&#034; width: 0; height: 0; border-top: 2px solid transparent; border-left: 6px solid #f4f4f4; border-bottom: 2px solid transparent; transform: translateX(16px) translateY(-4px) rotate(30deg)&#034;&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;margin-left: auto;&#034;&gt; &lt;div style=&#034; width: 0px; border-top: 8px solid #F4F4F4; border-right: 8px solid transparent; transform: translateY(16px);&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&#034; background-color: #F4F4F4; flex-grow: 0; height: 12px; width: 16px; transform: translateY(-4px);&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&#034; width: 0; height: 0; border-top: 8px solid #F4F4F4; border-left: 8px solid transparent; transform: translateY(-4px) translateX(8px);&#034;&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&#034;display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center; margin-bottom: 24px;&#034;&gt; &lt;div style=&#034; background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; margin-bottom: 6px; width: 224px;&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&#034; background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; width: 144px;&#034;&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p style=&#034; color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px; margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;&#034;&gt;&lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/p/Cmuar-bLEKg/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading&#034; style=&#034; color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;Une publication partag&#233;e par Benoi&#770;t Gallot (@la_vie_au_cimetiere)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;script async src=&#034;//www.instagram.com/embed.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Fils et petit-fils de marbriers fun&#233;raires, juriste puis conservateur de cimeti&#232;re d&#232;s 2010, Beno&#238;t Gallot a v&#233;cu le confinement au P&#232;re-Lachaise, des mois extr&#234;mement p&#233;nibles pour les &#233;quipes r&#233;duites alors que l'activit&#233; &#233;tait en hausse de 40 %. Le manque de passage et l'absence d'&#233;clairage incitent les animaux &#224; s'installer tranquillement dans les all&#233;es. D'o&#249; ces clich&#233;s pris sur le vif d'une faune &#224; l'aise et en libert&#233;. Mais, dans son ouvrage, l'auteur parle &#233;galement de ses dizaines d'&#233;quipes, des gardiens, des fossoyeurs, de tous ceux qui &#339;uvrent chaque jour pour garder le cimeti&#232;re intact. L'occasion de d&#233;couvrir des m&#233;tiers m&#233;connus. On sent, en lisant le livre, que le cimeti&#232;re du P&#232;re-Lachaise enrichit quotidiennement son conservateur comme il fait r&#234;ver des milliers de curieux et de fl&#226;neurs du monde entier. Une belle r&#233;ussite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La vie secr&#232;te d'un cimeti&#232;re&lt;/i&gt; de Beno&#238;t Gallot, &#233;ditions Les Ar&#232;nes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Insignes honneurs plein d'&#233;pices</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ALPHONSE CUGIER</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Je m'voyais d&#233;j&#224; en haut de l'affiche/en dix fois plus gros que n'importe qui/mon nom s'&#233;talait &#187;, chantait Aznavour en 1960. Il y fut, il le m&#233;rita. Par contre, d'autres y acc&#233;d&#232;rent, tr&#232;s loin d'en &#234;tre dignes. Lydie Salvayre passe en revue leurs strat&#233;gies pour parvenir &#224; la c&#233;l&#233;brit&#233; et &#234;tre l'objet de louanges, de flatteries, certaines serviles. Elle commence par donner une d&#233;finition du mot succ&#232;s, rel&#233;guant les dictionnaires et encyclop&#233;dies homologu&#233;s au magasin des accessoires (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L102xH150/arton5583-3fc59.jpg?1777108941' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je m'voyais d&#233;j&#224; en haut de l'affiche/en dix fois plus gros que n'importe qui/mon nom s'&#233;talait&lt;/i&gt; &#187;, chantait Aznavour en 1960. Il y fut, il le m&#233;rita. Par contre, d'autres y acc&#233;d&#232;rent, tr&#232;s loin d'en &#234;tre dignes. Lydie Salvayre passe en revue leurs strat&#233;gies pour parvenir &#224; la c&#233;l&#233;brit&#233; et &#234;tre l'objet de louanges, de flatteries, certaines serviles. Elle commence par donner une d&#233;finition du mot succ&#232;s, rel&#233;guant les dictionnaires et encyclop&#233;dies homologu&#233;s au magasin des accessoires pour continuer avec un &#171; &lt;i&gt;d&#238;ner de t&#234;tes&lt;/i&gt; &#187; &#224; la Pr&#233;vert, &#171; &lt;i&gt;ceux qui brossent &#224; reluire&lt;/i&gt; &#187;. La premi&#232;re victime de ce jeu de massacre m&#233;chamment et sympathiquement jubilatoire est une h&#233;ro&#239;ne, une bookstagrameuse dont la b&#234;tise, ayant atteint des sommets, grimpe encore, entra&#238;nant dans son vertige &#224; la hausse une tap&#233;e de suiveurs. Elle poursuit avec &#171; &lt;i&gt;l'homme influent&lt;/i&gt; &#187;, fait &#233;talage d'un &#233;chantillon d'&#233;crivains (du confirm&#233; au pamphl&#233;taire), croque l'homme politique qui se pique de litt&#233;rature et offre &#224; sa joyeuse vindicte les critiques litt&#233;raires (le consciencieux, le tueur en s&#233;rie&#8230;). Puis, g&#233;n&#233;reuse, elle prodigue, en toute am&#233;nit&#233;, des conseils et rappelle les r&#232;gles pour d&#233;crocher le succ&#232;s : le para&#238;tre &#233;clipse le talent, l'esbroufe est pr&#233;f&#233;rable au savoir et la logorrh&#233;e &#224; la r&#233;serve et &#224; la mod&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le g&#233;nie d'un parti pris de bon aloi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toujours en train de s'&#233;brouer, de caracoler, Lydie Salvayre r&#233;ussit &#224; &#234;tre excessive sans provoquer de rejet, elle ne pantoufle pas ses piques. C'est une rafle, h&#244;te satisfaite du bon tour qu'elle joue, elle ratisse large, met &#224; jour les coulisses et toutes les tares sous les politesses extr&#234;mes de cette soci&#233;t&#233; qui se targue d'&#234;tre mondaine. Au pamphlet, elle ajoute sans honte, ni remords, la d&#233;lation syst&#233;matique des fourberies, des petites et grandes manigances, ce prurit qui contamine nombre d'individus qui croient penser et devenir des sommit&#233;s. Pour cet essai, aux alambics de la distillation proustienne qu'elle appr&#233;cie, elle pr&#233;f&#232;re les alcools vitriol&#233;s, faisant ainsi s'exhaler les frelat&#233;s. La force d'impact de ces portraits &#224; charge ne s'abolit pas. C'est dans un exc&#232;s permanent au second degr&#233; que r&#233;side le principe de coh&#233;rence. Arm&#233;e d'une lame ac&#233;r&#233;e, d'un style &#224; cran d'arr&#234;t, elle s'adonne &#171; &lt;i&gt;gaillardement&lt;/i&gt; &#187; aux plaisirs que procurent ces h&#233;catombes tous azimuts. C'est &#233;gal, il y a l&#224;, dans ces diatribes, jouissifs &#233;reintements des repr&#233;sentations de l'obs&#233;quiosit&#233; et de l'arrivisme, une mani&#232;re de chef-d'&#339;uvre qui touche &#224; la perfection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;&#201;ditions du Seuil, 176 pages, 17,50 &#8364;.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Dire que les choses sont plus nuanc&#233;es, ce n'est pas faire l'apologie du crime &#187;</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/article/dire-que-les-choses-sont-plus-nuancees-ce-n-est-pas-faire-l-apologie-du-crime</link>
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		<dc:date>2023-01-27T14:58:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;En d&#233;dicace ce samedi &#224; la librairie Place Ronde &#224; Lille, Plana Radenovic, journaliste sp&#233;cialis&#233;e en police-justice depuis douze ans, &#224; La Voix du Nord d'abord puis au Journal du dimanche, porte une collection originale sur les faits divers, lanc&#233;e en novembre dernier. La parole est donn&#233;e &#224; ceux qu'on entend moins, la famille des criminels ou les criminels eux-m&#234;mes. -Qu'est-ce qui vous attire dans les faits divers ? J'aime le c&#244;t&#233; &#224; la fois humain et psychologique. Lors des proc&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton5543-2ccf2.jpg?1777108941' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;dicace ce samedi &#224; la librairie Place Ronde &#224; Lille, Plana Radenovic, journaliste sp&#233;cialis&#233;e en police-justice depuis douze ans, &#224; &lt;i&gt;La Voix du Nord&lt;/i&gt; d'abord puis au&lt;i&gt; Journal du dimanche&lt;/i&gt;, porte une collection originale sur les faits divers, lanc&#233;e en novembre dernier. La parole est donn&#233;e &#224; ceux qu'on entend moins, la famille des criminels ou les criminels eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Qu'est-ce qui vous attire dans les faits divers ?&lt;/strong&gt;
J'aime le c&#244;t&#233; &#224; la fois humain et psychologique. Lors des proc&#232;s d'assises, mon moment pr&#233;f&#233;r&#233; est la prise de parole des experts psychiatriques. Cela me passionne. J'aime particuli&#232;rement les histoires de gens normaux qui un jour basculent et pas tellement celle des tueurs en s&#233;rie par exemple. J'ai l'impression que les faits divers concentrent tous les enjeux de la soci&#233;t&#233;. Essayer de comprendre ce moment de bascule me passionne.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Comment est n&#233;e l'id&#233;e de cette collection ?&lt;/strong&gt;
Elle est n&#233;e il y a longtemps d'un &#233;change avec Yves Michalon (le fondateur des &#233;ditions Michalon d&#233;c&#233;d&#233; r&#233;cemment, ndlr). Anne Leclercq, qui lui a succ&#233;d&#233;, a ressorti cette id&#233;e et c'&#233;tait le bon moment, je me sentais pr&#234;te.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Quels types de r&#233;cits va-t-on trouver dans cette collection ?&lt;/strong&gt;
La collection est consacr&#233;e aux affaires criminelles racont&#233;es par un des acteurs de l'affaire, qu'il soit du c&#244;t&#233; civil ou de celui de l'accus&#233;. On assume parfaitement un point de vue suggestif sur l'affaire car il s'agit de t&#233;moignages et non pas d'un travail journalistique. L'auteur peut &#234;tre un policier, un avocat, un parent. Ce sera diff&#233;rent &#224; chaque fois. Ce n'est pas l'&#233;motion qui nous int&#233;resse mais bien les questions que ces t&#233;moignages soul&#232;vent et la r&#233;flexion qui en d&#233;coule. Ce ne sont donc pas des livres de journalistes qui ont tendance &#224; se mettre trop en avant dans le r&#233;cit. Par exemple le premier livre, &lt;i&gt;Moi, maman de Jonathann&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jonathann Daval a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; 25 ans de r&#233;clusion criminelle pour le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, a &#233;t&#233; &#233;crit par sa m&#232;re Martine Henry. On a effac&#233; mes questions pour mettre en valeur sa parole. Et pour le second livre, &lt;i&gt;Depuis l'enfer gris&lt;/i&gt;, je ne publie pas les lettres que j'ai &#233;crites &#224; R&#233;doine Fa&#239;d&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R&#233;doine Fa&#239;d est un braqueur, auteur de nombreux vols &#224; main arm&#233;e. Il est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; car ce sont les siennes qui sont int&#233;ressantes. L'objet de ma collection est de donner la parole &#224; ceux qui sont habituellement les sources des journalistes dans les affaires judiciaires. Tous ceux qui pourraient nous raconter l'histoire &#8211; le dossier d'instruction envisag&#233; comme un polar r&#233;el - avec leur point de vue.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Que r&#233;pondez-vous &#224; ceux qui qualifient cette parole de g&#234;nante ?&lt;/strong&gt;
Le t&#233;moignage rel&#232;ve du v&#233;cu et permet l'identification. Il y a une certaine zone grise concernant les criminels et leurs paroles. Ils sont du mauvais c&#244;t&#233;. Mais dans une soci&#233;t&#233;, tout n'est pas binaire. Dire que les choses sont plus nuanc&#233;es, ce n'est pas faire l'apologie du crime. Je con&#231;ois parfaitement que ce soit difficile pour les victimes ou leurs proches d'entendre parler par exemple de Jonathann Daval ou de R&#233;doine Fa&#239;d. Je partage ce point de vue. Cela dit, les condamn&#233;s ont toujours, pour la grande majorit&#233; d'entre eux, des droits civiques. Ils votent et certains vont un jour sortir de prison et r&#233;int&#233;grer la soci&#233;t&#233;. Et c'est en cela que leurs t&#233;moignages deviennent int&#233;ressants. Ceux qui disent qu'ils n'ont pas &#224; s'exprimer surfent sur le terrain de l'id&#233;ologie et des grands principes. Les trois ans de correspondance que j'ai entretenus avec R&#233;doine Fa&#239;d ont permis la compilation d'une quinzaine de ses lettres. Lui donner la parole, c'est en savoir plus sur ses conditions de d&#233;tention et le monde de la prison. Je suis &#224; l'aise avec cela car, dans mon travail de journaliste, je donne beaucoup la parole &#224; l'administration p&#233;nitentiaire, qui d'ailleurs d&#233;fend aussi de meilleures conditions de d&#233;tention. Cette collection a pour but de cr&#233;er des ponts dans la soci&#233;t&#233;, de d&#233;couvrir une parole avec laquelle on n'est pas forc&#233;ment d'accord, contrairement aux r&#233;seaux sociaux o&#249; l'on ne c&#244;toie que ses semblables. En tant qu'&#234;tre humain, on a tous un minimum de points communs les uns avec les autres, sauf avec les psychopathes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;A-t-il fallu convaincre Martine Henry ou R&#233;doine Fa&#239;d de t&#233;moigner ?&lt;/strong&gt;
Pour Martine Henry, la demande venait d'elle. C'est une femme discr&#232;te et, en tant que m&#232;re de meurtrier, elle ne se sentait pas l&#233;gitime. Pourtant, elle avait le souhait de s'exprimer et en a fait part &#224; son avocat qui nous a mises en relation. Elle n'est pas habitu&#233;e &#224; parler de ses &#233;motions et ce n'&#233;tait pas facile pour elle de voir son r&#233;cit publi&#233;. Au moment de la relecture avant parution, elle avait peur qu'on se moque d'elle, notamment parce qu'elle &#233;voque son accouchement difficile de Jonathann. Pour R&#233;doine Fa&#239;d, c'est totalement diff&#233;rent. D&#232;s le d&#233;but de nos correspondances, j'en ai l'id&#233;e d'en faire un livre car c'&#233;tait int&#233;ressant d'avoir acc&#232;s &#224; la prison par quelqu'un qui la vit depuis l'int&#233;rieur. Je l'informe assez vite de mon intention d'en faire un livre. La seule difficult&#233; que nous avons rencontr&#233;e est la concordance avec le fait qu'il &#233;crit en parall&#232;le son autobiographie avec une autre maison d'&#233;dition et que les droits ont &#233;t&#233; achet&#233;s pour l'adapter une s&#233;rie.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Avez-vous d&#251; proc&#233;der &#224; des demandes de modifications avant parution ?&lt;/strong&gt;
R&#233;doine Fa&#239;d est quelqu'un de tr&#232;s perfectionniste. Il a bien &#233;videmment relu avant validation. Il veut tout contr&#244;ler. Jusqu'au dernier moment et juste avant le d&#233;part pour l'imprimeur, il se posait des questions. Il t&#233;l&#233;phonait &#224; sa ni&#232;ce qui m'appelait pour me transmettre ses points de doute. Il &#233;crit tr&#232;s bien, c'est quelqu'un de tr&#232;s cultiv&#233; qui lit beaucoup. Il a fait quelques changements &#224; la marge. D'ailleurs, on sent tr&#232;s bien qu'il se questionne et qu'il cultive une image de lui-m&#234;me. Par exemple, il a chang&#233; le mot &#171; commissariat &#187; en &#171; comico &#187;, sans doute pour se donner un c&#244;t&#233; un peu plus ca&#239;d.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Nadia DAKI&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_3288 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3288/085501195e4d143ad0b3a94f96d215c16cc9c1f28285cc3f2af616cb8d36b05c/jpg/couv_livre_plana_radenovic.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3288/085501195e4d143ad0b3a94f96d215c16cc9c1f28285cc3f2af616cb8d36b05c/jpg/couv_livre_plana_radenovic.jpg' width='500' height='338' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;S&#233;ance d&#233;dicace samedi 28 janvier &#224; 15 heures, librairie Place Ronde, 8, place de Strasbourg &#224; Lille.
&lt;sup&gt;&lt;i&gt;Moi, maman de Jonathann&lt;/i&gt;, de Martine Henry, sorti le 17 novembre 2022.
&lt;i&gt;Depuis l'enfer gris, lettres de R&#233;doine Fa&#239;d &#224; Plana Radenovic&lt;/i&gt;, sorti ce 26 janvier.&lt;/sup&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jonathann Daval a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; 25 ans de r&#233;clusion criminelle pour le meurtre de sa femme Alexia.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#233;doine Fa&#239;d est un braqueur, auteur de nombreux vols &#224; main arm&#233;e. Il est connu pour s'&#234;tre &#233;vad&#233; &#224; deux reprises de prison. Il y a dix ans de celle de Sequedin et en 2018 de celle de R&#233;au. Il est aujourd'hui &#224; Fleury-M&#233;rogis o&#249; il purge une peine de 28 ans d'emprisonnement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>La multiplicit&#233; d'&#234;tre au monde</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/article/la-multiplicite-d-etre-au-monde-5524</link>
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		<dc:date>2023-01-20T14:37:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ALPHONSE CUGIER</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#201;tude de la notion de personne en Afrique noire, engagement f&#233;ministe et prises de position soci&#233;tales et politiques. Masculin/F&#233;minin 1 : la pens&#233;e de la diff&#233;rence, Masculin/F&#233;minin II : dissoudre la diff&#233;rence&#8230; &#192; la lecture des titres de ces ouvrages de Fran&#231;oise H&#233;ritier (1933-2017), on voit que Laure Adler, qui a r&#233;alis&#233; les biographies de Marguerite Duras, Hannah Arendt, Simone Weil, ne pouvait que faire celle de son amie de longue date dont elle a suivi les cours, assist&#233; aux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L97xH150/arton5524-dfd87.jpg?1777108941' class='spip_logo spip_logo_right' width='97' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;tude de la notion de personne en Afrique noire, engagement f&#233;ministe et prises de position soci&#233;tales et politiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Masculin/F&#233;minin 1 : la pens&#233;e de la diff&#233;rence&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Masculin/F&#233;minin II : dissoudre la diff&#233;rence&lt;/i&gt;&#8230; &#192; la lecture des titres de ces ouvrages de Fran&#231;oise H&#233;ritier (1933-2017), on voit que Laure Adler, qui a r&#233;alis&#233; les biographies de Marguerite Duras, Hannah Arendt, Simone Weil, ne pouvait que faire celle de son amie de longue date dont elle a suivi les cours, assist&#233; aux conf&#233;rences et s&#233;minaires. Disciple de Claude L&#233;vi-Stauss, elle lui succ&#233;da au Coll&#232;ge de France (Chaire d'&#201;tude compar&#233;e des soci&#233;t&#233;s africaines), seconde femme &#233;lue apr&#232;s Jacqueline de Romilly (Chaire de la Gr&#232;ce antique). Elle part en Afrique, en Haute-Volta devenue le Burkina Faso, effectue des relev&#233;s sur le terrain, enregistre les chants, collectionne les contes, proverbes et tout ce qui rel&#232;ve de la litt&#233;rature orale, s'int&#233;resse aux migrations &#233;ventuelles, aux r&#232;gles d'alliance, &#224; l'organisation sociale des peuples Samo et Dogon. Voulant &#171; arracher l'Afrique au racisme &#187;, Fran&#231;oise H&#233;ritier dynamite tous les clich&#233;s et dresse un &#233;tat des connaissances. Anthropologue autant qu'historienne, elle suit la mont&#233;e du terrorisme et de sa violence aveugle au Mali, Niger et Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Marcher ensemble : le sel de la vie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Laure Adler assume son &#233;motion en repensant &#224; son amie dont elle appr&#233;ciait &#171; la petite voix fluette et douce &#187;, une battante pragmatique et enthousiaste, fid&#232;le aux personnes et &#224; ses id&#233;es, &#339;uvrant pour l'&#233;galit&#233; des sexes et pr&#233;sidente du Conseil national du sida. Elle &#233;voque l'amoureuse, mari&#233;e &#224; deux ethnologues Michel Izard et Marc Aug&#233;. Avec un luxe de d&#233;tails, elle construit pi&#232;ce par pi&#232;ce le portrait d'une femme en perp&#233;tuel mouvement dont le regard chaleureux sur les choses, le monde et les &#234;tres qui l'habitent, a transform&#233; ceux qui l'ont c&#244;toy&#233;e, &#233;cout&#233;e ou lue. C'est le contact par les mains qui est au c&#339;ur de toute approche et compr&#233;hension de l'autre, le sentiment d'intimit&#233; qu'il suscite fait que quelque chose se lie d'embl&#233;e. Cette attitude explique aussi son cheminement politique, sa volont&#233; de l'instauration d'un monde meilleur, fond&#233; sur les forces d'humanit&#233; qui subsistent et pers&#233;v&#232;rent, en lieu et place de celui-ci, fractur&#233;, in&#233;gal, auquel elle refuse de s'y r&#233;soudre.
Le s&#233;rieux de ses &#233;tudes et recherches ne l'emp&#234;che pas de fr&#233;quenter les caf&#233;s et les bo&#238;tes de jazz de Saint-Germain-des-Pr&#232;s. Elle y rencontre les &#233;crivains Chester Himes et Richard Wright avec lesquels elle noue une amiti&#233; f&#233;conde et qui l'&#233;veillent aux luttes anticoloniales. Suivra une v&#233;ritable addiction pour les romans noirs. Au total, une vie qui marie un riche travail scientifique, une pr&#233;sence au monde qui cultive l'altruisme et une dimension romanesque patente que Laure Adler d&#233;ploie avec une &#233;criture fluide, &#233;l&#233;gante de simplicit&#233;. Un livre lumineux, sensible, combl&#233; de libert&#233; enjou&#233;e et &#233;panouie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Albin Michel, 272 pages, 18 photos, 21,90 &#8364;.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>L'amour par-del&#224; l'apocalypse</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/article/l-amour-par-dela-l-apocalypse</link>
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		<dc:creator>ALPHONSE CUGIER</dc:creator>



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&lt;p&gt;Un pays inconnu d&#233;vast&#233; par une guerre myst&#233;rieuse : un jeune homme et sa m&#232;re ne veulent pas quitter leur vall&#233;e. Le narrateur &#233;crit des lettres &#224; Boris qui r&#233;side dans une ville situ&#233;e au-del&#224; des montagnes. Il rapporte l'ob&#233;issance aveugle qu'exigent les hommes au cr&#226;ne ras&#233; et la terreur qu'ils imposent. Sa m&#232;re parle la langue des militaires : originaire de leur pays, elle est &#224; la fronti&#232;re entre les victimes et les oppresseurs. Un monde pr&#233;cipit&#233; dans un &#233;tat de confusion extr&#234;me, de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L92xH150/arton5520-1a2bc.jpg?1777108941' class='spip_logo spip_logo_right' width='92' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un pays inconnu d&#233;vast&#233; par une guerre myst&#233;rieuse : un jeune homme et sa m&#232;re ne veulent pas quitter leur vall&#233;e. Le narrateur &#233;crit des lettres &#224; Boris qui r&#233;side dans une ville situ&#233;e au-del&#224; des montagnes. Il rapporte l'ob&#233;issance aveugle qu'exigent les hommes au cr&#226;ne ras&#233; et la terreur qu'ils imposent. Sa m&#232;re parle la langue des militaires : originaire de leur pays, elle est &#224; la fronti&#232;re entre les victimes et les oppresseurs.
Un monde pr&#233;cipit&#233; dans un &#233;tat de confusion extr&#234;me, de violences et de mort g&#233;n&#233;ralis&#233;e (maisons pill&#233;es, poissons crev&#233;s flottant, nu&#233;es d'oiseaux au sol). Boris lui envoie des photographies o&#249; il &#171; &lt;i&gt;tente d'aller vers une autre r&#233;alit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Comment survivre au chaos, r&#233;sister &#224; cet arbitraire fasciste qui rappelle dictatures et occupations r&#233;centes. Dans ce territoire de d&#233;solation, na&#238;t &#171; &lt;i&gt;un amour interdit, romantique, enfi&#233;vr&#233;&lt;/i&gt; &#187; (Napalm en guerre mais aussi br&#251;lure au c&#339;ur et au corps). Il ne reste &#224; Boris et au narrateur que la fuite vers un ailleurs, dur d&#233;sir de durer.
Antagonismes, langues ennemies&#8230; l'opposition binaire implacable concerne aussi le r&#233;cit que r&#233;v&#232;lent les titres de chapitres : aux &#171; &lt;i&gt;invasion, fl&#233;au, tombes&lt;/i&gt; &#187; r&#233;pondent &#171; &lt;i&gt;murmure, promesse, infini&lt;/i&gt; &#187;, mais qu'advient-il en cas de changement d'attitude ? Cette r&#233;alit&#233; cauchemardesque est saisie par un r&#233;cit qui s'invente continuellement : pl&#233;iade d'images en cascades, effusion et torsage des sentiments. Un r&#233;cit fragment&#233;, aux chapitres tr&#232;s contract&#233;s, entrecoup&#233; de souvenirs d'enfance, de lettres, de photos, de visions oniriques et parsem&#233; d'&#233;clats de po&#233;sie qui r&#233;verb&#232;rent alentour. Une voix rare &#224; la fois soyeuse et enflamm&#233;e affermit cette dystopie inqui&#233;tante, aux allures d'actualit&#233;. Avec cette premi&#232;re &#339;uvre, assur&#233;ment politique, l'auteur a compos&#233; un objet br&#251;lant, articulation d'espaces vari&#233;s o&#249; le roman ne s'aventure gu&#232;re. Le lecteur d&#233;couvre du neuf, de l'inattendu et voit s'affirmer l'&#233;toffe d'un &#233;crivain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;&#201;ditions La Crois&#233;e, 232 pages, 19 &#8364;.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le militantisme au quotidien</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/article/le-militantisme-au-quotidien</link>
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		<dc:date>2023-01-06T15:05:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ALPHONSE CUGIER</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une m&#233;moire collective retrouv&#233;e. Des quatre coins de la France, chroniquer &#171; la vie comme elle est : triste et gaie, p&#233;nible et exaltante &#187;. D&#233;fil&#233; des mineurs en gr&#232;ve sur l'esplanade des Invalides le 13 mars 1963, manifestation des habitants de Saint-Rapha&#235;l pour un libre acc&#232;s &#224; la mer le 17 ao&#251;t 1965, manifestation contre les r&#233;formes Jospin &#224; Paris en 1992, sur un quai de la Seine en juillet 1956 une inscription &#171; Paix en Alg&#233;rie &#187;, les mal-log&#233;s de l'&#238;lot R&#233;beval &#224; Paris en juin (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L147xH150/arton5473-637a5.jpg?1777108941' class='spip_logo spip_logo_right' width='147' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une m&#233;moire collective retrouv&#233;e. Des quatre coins de la France, chroniquer &#171; &lt;i&gt;la vie comme elle est : triste et gaie, p&#233;nible et exaltante&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;fil&#233; des mineurs en gr&#232;ve sur l'esplanade des Invalides le 13 mars 1963, manifestation des habitants de Saint-Rapha&#235;l pour un libre acc&#232;s &#224; la mer le 17 ao&#251;t 1965, manifestation contre les r&#233;formes Jospin &#224; Paris en 1992, sur un quai de la Seine en juillet 1956 une inscription &#171; &lt;i&gt;Paix en Alg&#233;rie&lt;/i&gt; &#187;, les mal-log&#233;s de l'&#238;lot R&#233;beval &#224; Paris en juin 1971, marche des facteurs &#224; Paris en avril 1970, manifestation pour le droit de vote &#224; 18 ans, grands d&#233;parts familiaux en vacances &#224; la gare Saint-Lazare d&#233;but juillet 1970&#8230; Toutes ces photos comme les centaines que comporte l'ouvrage ont &#233;t&#233; prises par les correspondants du journal &lt;i&gt;l'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, la plupart anonymes. Au d&#233;but des ann&#233;es 1950, le Parti communiste, premier parti politique, cr&#233;e un service in&#233;dit &#171; &lt;i&gt;d'agence de presse unique en France&lt;/i&gt; &#187;. Pr&#232;s de 4 000 reporters &#224; son apog&#233;e (2 700 en 1955) ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une formation avec des photographes professionnels (30 &#233;coles par an) et d'un bulletin de liaison dont des pages sont pr&#233;sent&#233;es. Maillage original, premier r&#233;seau social implant&#233; en France reposant sur une culture commune : adresser au journal m&#234;me les plus petits faits et actions qui en feront le miroir fid&#232;le du quotidien des Fran&#231;ais et de leurs combats pour vivre dignement et en paix. &#171; &lt;i&gt;Nous n'allons pas &#224; la recherche du sensationnel, de l'in&#233;dit, du jamais vu. Pour nous, la rue, la vie, l'usine sont des spectacles toujours renouvel&#233;s, &#224; condition de voir, de prendre le temps de voir ou de r&#233;apprendre &#224; voir.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des clich&#233;s et des hommes, traces d'une m&#233;moire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces correspondants composent un autoportrait collectif de la classe ouvri&#232;re &#224; laquelle ils sont visc&#233;ralement attach&#233;s, documentent la vie sociale et politique, principalement lorsque le sujet fait partie des combats du PCF : conditions de travail, manifestations et gr&#232;ves, mal logement, pauvret&#233;, mobilisations pour la paix (Alg&#233;rie, Vietnam, d&#233;sarmement), Premier Mai&#8230; L'image fixe au service des mouvements sociaux qu'elle transcende et auxquels elle &#233;vite l'oubli : les 1 001 faits qui forgent le visage de la France des ann&#233;es 1950 &#224; l'an 2000 et marquent durablement la r&#233;tine. Les happer avec nettet&#233; pour en saisir l'&#233;lan, l'&#233;nergie, la volont&#233;, la joie, l'&#233;motion&#8230; r&#233;sultat exceptionnel d&#251; &#224; la ferveur qui animait ces militants. Publi&#233;es on non dans &lt;i&gt;l'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, ces photos constituent un fonds d'archives qui, plus qu'un album du PCF, est une plong&#233;e dans la culture populaire, une manne infinie qui int&#233;resse les historiens. Trois d'entre eux (Vincent Lemire, Yann Potin, Danielle Tartakowsky) et une photographe, Laetitia R&#233;al-Moretto, commentent ce travail qui, mis en lumi&#232;re, est plus qu'une d&#233;couverte, une r&#233;v&#233;lation, regard d'une revigorante humanit&#233; de la classe populaire sur elle-m&#234;me. Ce r&#233;el de proximit&#233; est aussi int&#233;ressant sur le plan esth&#233;tique : mani&#232;re d'inscrire l'individu dans le collectif et dans le d&#233;cor (attention particuli&#232;re aux banderoles, affiches avec leurs slogans), contrastes entre le noir et le blanc, cadrage : du gros plan au plan d'ensemble (voir en double page &lt;i&gt;Rencontre des 10 000 enfants&lt;/i&gt; &#224; Malakoff le 2 juin 1969 : des milliers de confettis tombent et recouvrent gar&#231;ons, filles et parents, comme en plein hiver, de flocons de neige). &#171; &lt;i&gt;Des regards se singularisent et par l&#224; se diversifient&lt;/i&gt; &#187; comme celui sur la manifestation place de la Nation en 1997 : les deux manifestants grimp&#233;s sur la statue en bronze de Dalou se confondent, ombres d'un noir dense avec les figures all&#233;goriques de la &lt;i&gt;R&#233;publique&lt;/i&gt; au bonnet phrygien et de l'&lt;i&gt;Abondance&lt;/i&gt;, l'ensemble magnifi&#233; par une prise &#224; contre-jour et en contre plong&#233;e, se d&#233;gageant de la fum&#233;e des gaz lacrymog&#232;nes.
Ce r&#233;seau l&#233;gendaire de correspondants, &#171; &lt;i&gt;v&#233;ritable pr&#233;histoire du journalisme citoyen&lt;/i&gt; &#187;, m&#233;ritait un ouvrage rec&#233;lant &#224; chacune de ses pages un tr&#233;sor oubli&#233; ou m&#233;connu. Des planches contact &#233;clairent le travail des photographes, huit d'entre eux sont interview&#233;s sur leurs motivations et leur parcours. Le monde ouvrier et la photographie : confrontation du r&#233;el et du regard port&#233; sur ce r&#233;el, de la m&#233;moire ouvri&#232;re et de celle des photos.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3261 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3261/6728daf4b2167f86823be80235ee2bbde63cd216eb0d7afed40390fd079fe7cc/jpg/page_19_couverture_crespondants_humanite_seuil.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.fr/docrestreint.api/3261/6728daf4b2167f86823be80235ee2bbde63cd216eb0d7afed40390fd079fe7cc/jpg/page_19_couverture_crespondants_humanite_seuil.jpg' width='500' height='390' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;&#201;ditions du Seuil, 256 pages, 220 x 285 mm, 39 &#8364;.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vies immobiles, certaines trop longtemps</title>
		<link>https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/article/vies-immobiles-certaines-trop-longtemps</link>
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		<dc:date>2023-01-06T15:02:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ALPHONSE CUGIER</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Juin 1967, une ferme isol&#233;e dans la vall&#233;e de la Santoire en plein Cantal, achet&#233;e par un couple en 1963 qui s'est mari&#233; en d&#233;cembre 1959. Trois enfants, Isabelle d&#232;s novembre 1960 suivie par Claire et Gilles ; trois enfants en trois ans, trois c&#233;sariennes&#8230; Depuis la m&#232;re grossit, elle est lourde et, du matin au soir, riv&#233;e aux t&#226;ches domestiques. De plus, les employ&#233;s, un vacher, un commis, une bonne ainsi nomm&#233;e, doivent avoir ce qu'il faut &#224; table. Un quotidien sans aucune marque de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://libertehebdo.fr/arts-et-culture/litterature/" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.fr/local/cache-vignettes/L103xH150/arton5472-4b311.jpg?1777108941' class='spip_logo spip_logo_right' width='103' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Juin 1967, une ferme isol&#233;e dans la vall&#233;e de la Santoire en plein Cantal, achet&#233;e par un couple en 1963 qui s'est mari&#233; en d&#233;cembre 1959. Trois enfants, Isabelle d&#232;s novembre 1960 suivie par Claire et Gilles ; trois enfants en trois ans, trois c&#233;sariennes&#8230; Depuis la m&#232;re grossit, elle est lourde et, du matin au soir, riv&#233;e aux t&#226;ches domestiques. De plus, les employ&#233;s, un vacher, un commis, une bonne ainsi nomm&#233;e, doivent avoir ce qu'il faut &#224; table. Un quotidien sans aucune marque de consid&#233;ration de la part du mari.
Un couple qui n'a rien de conjugal, qui ne conna&#238;t pas le mot affection. Lui, il est l'homme qui d&#233;cide, qui seul conduit la voiture et qui cogne. Elle, cache sous sa jupe, les bleus, les traces des roustes, des d&#233;rouill&#233;es comme il les appelle ; violence persistante, latente puis explosive. Elle se tait car &#171; &lt;i&gt;les gens savent tout dans ces petits pays&lt;/i&gt; &#187;. Jours ordinaires ! Ce qui l'enserre, la mine, elle semble avoir r&#233;sign&#233; son existence jusqu'au jour o&#249; elle r&#233;alise qu'il n'y a plus rien et un matin, part avant le funeste coup de trop.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Soldes de tout compte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lui, la voit toujours enceinte, &#171; &lt;i&gt;de plus en plus &#233;norme et molle&lt;/i&gt; &#187;, un poids mort, un boulet : elle n'est pas &#224; la hauteur de ce qu'il attend de l'&#233;pouse d'un agriculteur dot&#233; d'une riche ferme qu'il veut voir grandir. Un couple en &#233;tat d'implosion, une cellule rong&#233;e de l'int&#233;rieur&#8230; Comme elle a quitt&#233; le foyer, emmenant ses enfants, le divorce prononc&#233; en 1970 ne lui accorde que la pension alimentaire pour ses enfants. Lui, le p&#232;re, l'&#233;poux, l'homme, reste &#171; &lt;i&gt;seul en son fief&lt;/i&gt; &#187;. Les personnages de Marie-H&#233;l&#232;ne Lafon reproduisent inconsciemment, et parce que c'est ainsi, le comportement de couples des g&#233;n&#233;rations pr&#233;c&#233;dentes, ressassant &#224; sati&#233;t&#233; la m&#234;me implacable usure, la m&#234;me d&#233;faite : pratiques patriarcales d'un c&#244;t&#233; et silence contraint de l'autre. Le long cri muet de la m&#232;re &#224; l'extr&#234;me de la douleur et de l'angoisse ne sort pas. Seules quelques br&#232;ves plages de bien-&#234;tre entre les trois enfants et leur m&#232;re qui les regarde, interrompent le vide qui se creuse. Cet espace lourd de ressentiments prend corps par moments au creuset d'une &#233;criture qui, en lieu et place d'un flux tour &#224; tour doux et sombre, &#233;pouse le mouvement d'ext&#233;nuation de l'air se rar&#233;fiant jusqu'&#224; l'insoutenable.
Octobre 2021, Claire, &#226;g&#233;e de 59 ans, revient l&#224; o&#249; elle a pass&#233; les cinq premi&#232;res ann&#233;es de sa vie et les deux semaines par an entre six et dix-sept ans. &#171; &lt;i&gt;Elle pr&#233;f&#232;re le mot source au mot racine&lt;/i&gt; &#187; : la cour, l'&#233;rable dans lequel grimpait Isabelle, la balan&#231;oire o&#249; elle rivalisait avec son fr&#232;re&#8230; Elle &#233;coute la Santoire&#8230; Elle a rendez-vous avec le notaire, la maison est vendue.
&lt;sup&gt;
&#201;ditions Buchet-Chastel, 128 pages, 16 &#8364;.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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