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Vertbaudet

3 questions à... Manon Ovion

par Mourad Guichard
Publié le 7 avril 2023 à 16:16 Mise à jour le 9 mai 2023

Manon Ovion, déléguée CGT à Vertbaudet (Marquette-lez-Lille) où une centaine d’ouvriers entrent dans leur quatrième semaine de grève.

Liberté Hebdo : qu’est-ce qui a déclenché ce mouvement de grève unique dans l’histoire de Vertbaudet ?
Manon Ovion : depuis 60 ans que l’entreprise existe, les femmes qui sont majoritaires, ont toujours hésité à faire grève du fait des pertes de salaire. Mais quand le patron est venu nous dire que Vertbaudet se portait bien financièrement alors que nous n’avons pas été augmentés, ça a été la goutte d’eau. En pleine inflation, nous continuons de survivre avec un Smic quelle que soit notre ancienneté. Ce n’est plus tenable. De fait, c’est l’attitude de la direction qui a fait sortir les filles.

L.H. : Que réclamez-vous précisément ?
M.O. : Nous demandons que le brut devienne du net, tout simplement. Soit une augmentation salariale de 20% et non pas des primes, comme celle de déménagement qui n’a aucun sens. N’oublions pas que si nos actionnaires (un fonds de pension, ndlr) empochent des millions d’euros, c’est grâce à notre travail.

L.H.  : Quelle va être la prochaine étape ?
M.O. : En l’absence de réaction de la direction, nous avons saisi la commission de conciliation qui doit nous recevoir ce vendredi. Au-delà des augmentations, nous souhaitons trouver un accord de sortie de grève.

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