Moselle. La cokerie d’ArcelorMittal condamnée à court terme

Publié le 14 février 2020

Lors de la réunion de son Comité social et économique (CSE) à Saint-Denis (93), lundi 10 février, le groupe ArcelorMittal France a confirmé qu’il fermerait sa cokerie de Serémange-Erzange, attenante à l’usine de Florange (Moselle), d’ici 2022 ou 2023, soit avec une dizaine d’années d’avance sur le calendrier initial. Cette décision est essentiellement motivée par l’objectif de réduire l’empreinte carbone de 30 % en Europe et pour 2030. L’unité, qui emploie 170 salariés (sur les 2 200 du site de Florange) et une cinquantaine d’intérimaires et de sous- traitants, est vieillissante et le coke qu’elle produit est le plus cher d’Europe. Selon le groupe, les investissements nécessaires pour réduire les émissions de CO2 la rendraient encore moins compétitive. Il préfère investir sur les lignes de galvanisation pour l’automobile sur lesquelles mise Florange. La cokerie alimente ArcelorMittal Dunkerque. Mais d’ici l’an prochain, cette dernière devrait être auto-suffisante. Les 170 salariés de Serémange-Erzange devraient bénéficier d’un « projet professionnel » en interne.

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