©Lydie LYMER

Le bassin d’Artois-Picardie révèle les enjeux et les objectifs de son SDAGE 2022-2027

par Bernadette N’KPEDJI
Publié le 19 août 2022 à 19:30 Mise à jour le 22 août 2022

Atteindre les 50% de masses d’eau en bon état d’ici les 6 prochaines années, tel est l’ambitieux objectif du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux, SDAGE 2022-2027, du bassin d’Artois-Picardie.

L’eau est une ressource limitée qu’il convient de manager stratégiquement et de protéger, sans quoi la région s’exposerait à long terme à une sécheresse voir à une famine. Malheureusement cette réalité est méconnue de la majorité de le population, ce qui représente un défi majeure pour les acteurs de l’eau. À cet effet, l’Agence de l’Eau d’Artois-Picardie a présenté le lundi 4 juillet face au club de la presse, le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux du bassin d’Artois-Picardie (sdage) 2022-2027. Celui-ci permettra de relever ce défi et de préserver les ressources en eau de la région.

Tous les six ans, le Sdage définit les actions concrètes pour la gestion équilibrée et durable des ressources en eau du territoire, ainsi que les mesures d’adaptation au changement climatique. Il s’agit d’un document qui répond à l’obligation de résultat de la Directive Cadre Européenne sur l’eau, à savoir : ne pas dégrader la ressource en eau, restaurer la qualité de l’eau, respecter les zones protégées etc...
Le prochain Sdage du bassin d’Artois-Picardie se donne pour objectif d’acquérir une ressource en eau de qualité suffisante pour tous les usages. Cela correspond à tripler le rythme d’amélioration de l’état des cours d’eau dans les Hauts de France selon l’Agence de l’Eau d’Artois-Picardie.
Pour l’heure, le bassin n’affiche que 22% de masse d’eau en bon état écologique. 13% du bassin est artificialisé ce qui ne concourt pas à la réduction de la pollution et rend la tâche difficile aux acteurs de l’eau.

Adopter des gestes éco-responsables pour l’eau

Les enjeux du Sdage du bassin d’Artois-Picardie 2022-2027 sont multiples. Notamment la préservation et la protection des zones humides, la réduction des pollutions dues aux substances dangereuses, ainsi que la garantie de l’approvisionnement en eau potable. Selon Thierry Vatin, Directeur Général de l’Agence de l’Eau, il convient de protéger en priorité les nappes souterraines qui baissent en moyenne de niveau de 1,5 mètre par an car elles produisent 94% de l’eau potable du bassin. Outre la protection des nappes souterraines, le Sdage prévoit des actions d’accompagnement pour pouvoir économiser de l’eau dans le milieu agricole. Les acteurs de l’eau se donnent également pour défi d’amener la population à agir pleinement pour l’eau. À cet effet, plusieurs outils de sensibilisation et d’éducation ont été mis en place pour sensibiliser la population à la thématique de l’eau et à la prise de conscience de l’importance d’un comportement éthique et responsable vis-à-vis de l’environnement.

L’agence de l’eau compte ainsi travailler de près avec la population pour répondre aux enjeux qu’ils ont ensemble identifiés suite à la consultation organisée entre novembre 2018 et avril 2019 sur les questions importantes qui se posent dans le bassin en matière de gestion de l’eau.

par Bernadette N’KPEDJI