Haut lieu de la mémoire nationale minorée par la République

Vers une valorisation du Mur des Fusillés ?

par Jacques Kmieciak
Publié le 16 octobre 2020 à 12:01

Interpellées à de multiples reprises par le PCF de l’Arrageois, la communauté urbaine d’Arras (CUA) et la municipalité envisageraient une valorisation du Mur des Fusillés. Ici, au cœur de la citadelle, est entretenu le souvenir des 218 résistants de toutes nationalités qui y furent fusillés d’août 1941 à juillet 1944 par l’occupant allemand.

Il s’agissait, pour une majorité d’entre eux, de prolétaires. Car comme l’a soutenu François Mauriac, « seule la classe ouvrière est restée dans sa masse fidèle à la patrie profanée ». Lors du colloque « Arras pour la Paix » de novembre 2019, l’historien Yves Le Maner avait rappelé à ses hôtes que le Mur des Fusillés constituait un haut lieu de la mémoire nationale de la Seconde Guerre mondiale au même titre que le Mont Valérien ou Châteaubriant. Et donc « un atout » pour la commune. Il demeure cependant quasiment ignoré par l’Office de tourisme du

L’accès à la totalité de cet article est protégé

Il vous reste à lire 80% de cet article.
Pour avoir accès à ce contenu et pour soutenir notre journal, abonnez-vous à Liberté Hebdo.
Je m'abonne pour 1 mois A partir de 3 € Je m'abonne pour 12 mois A partir de 35 €

Déjà abonné ?

Identifiez-vous