Les « invisibles » des médias

par Philippe Allienne
Publié le 2 décembre 2019 à 22:23

Mis en lumière par le film éponyme de Louis-Julien Petit (2018), les « invisibles », chez nous, sont les petites gens, sans domicile fixe, travailleurs pauvres, salariés laissés sur le carreau par d’abominables plans sociaux (il faut dire aujourd’hui « plans de sauvegarde de l’emploi » !). Bref, les « invisibles », ce sont ceux que l’on ne voit pas, que l’on ne doit pas remarquer parce qu’on les cache, ou parce qu’ils se cachent. Les invisibles, ce sont les pauvres. Ils sont dignes, ils sont pauvres et la société libérale les voudrait invisibles.

À lire l’écrivaine Joyce Carol Oates, dans un article qu’elle publie dans la revue America, les invisibles existent également de l’autre côté de l’Atlantique. Mais là- bas, ils sont milliardaires. Ils règnent sur des océans de dollars, ils n’aiment pas trop les projecteurs, ils adorent le calme, la volupté sans doute, la discrétion certainement.

Certains, à dire vrai, ne fuient pas les caméras. C’est le cas, par exemple, de Michael Bloomberg, ex-maire de New-York, Rép

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