« À tous ceux qui œuvrent à ma libération, s’il vous plait, continuez de le faire. »

Publié le 21 novembre 2022 à 13:29

Voilà, plus de 19 mois que le journaliste français Olivier Dubois, qui travaillait au Mali, a été enlevé par un groupe terroriste, le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Ce mardi 15 décembre, le Club de la presse des Hauts de France a dédié ses Grands prix à notre confrère et a diffusé une vidéo réalisée quelques jours plus tôt par sa sœur et son beau-frère. Nous vous livrons ci-après le verbatim de ce document et la demande adressée par Olivier Dubois lui-même. À compter de ce numéro, nous publierons un appel à sa libération.

«  Je m’appelle Olivier Dubois. J’ai été enlevé le 8 avril 2021 à Gao par le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. À tous ceux qui, de près ou de loin, œuvrent à ma libération, s’il vous plait, continuez de le faire. »
Canèle, sa sœur, nous explique :
« Cette vidéo provient de la deuxième preuve de vie d’Olivier au Mali. Aujourd’hui mon frère est le dernier otage français dans le monde, une victime du djihadisme et du terrorisme.
Nous sommes tous les frères, sœurs et parents de quelqu’un. Olivier est enlisé dans le sable. Il n’est pas en vacances. Il est détenu par des hommes armés, privé de sa liberté, privé de mouvements, sans aucune libération annoncée depuis son enlèvement le 8 avril 2021. Sa mère, son beau-frère et moi-même lançons des actions pour tenter d’inclure et d’inscrire Olivier au cœur du débat public. Une carte postale à Emmanuel Macron cet été en est une.
 »
Son beau-frère, Benjamin, renchérit : «  Notre pétition Libérons Olivier Dubois sur change.org en est une. Celle-ci recueille plus de 115 000 signataires. Relayer sa situation par le biais de notre pétition quotidiennement dans les médias, en radio en TV, dans la presse papier et sur les sites web est essentiel et vital pour ne pas l’oublier et le faire connaître auprès des Françaises et des Français. »
« Cet événement que vous lui dédiez aujourd’hui, c’est un symbole, c’est une aide nous permettant de faire entendre sa voix, lui qui ne peut pas s’exprimer auprès des États concernés, la France et le Mali », insiste Canèle. « Olivier Dubois pourrait être l’un d’entre vous. Il est avant tout un citoyen français comme nous tous. Chacun de nous pourrait se trouver dans sa situation et s’identifier à la nôtre. Parce que c’est lui aujourd’hui et parce que cela nous concerne tous, relayons son sort tous les jours. »