Photo d'illustration/Pixabay
La chronique de Recherches internationales

Kaboul, le chaos annoncé

par Michel ROGALSKI
Publié le 1er juillet 2021 à 18:39 Mise à jour le 8 juillet 2021

C’est officiel, les États-Unis et leurs alliés engagés dans une coalition militaire en Afghanistan vont quitter le pays. La plus longue intervention à l’étranger qui a duré une vingtaine d’années va ainsi prendre fin dans des conditions d’un enlisement peu glorieux et sans que ses objectifs ne soient atteints.

Cette guerre commencée en 2001 au lendemain des attentats du 11 septembre ouvrit la stratégie de l’anti-terrorisme pour renverser les Talibans alors au pouvoir à Kaboul et réduire leurs protégés d’Al-Qaïda et va se conclure par un échec cinglant puisque les Talibans sont de retour et déjà aux portes du pouvoir.

La guerre ingagnable de l’Otan et de ses alliés

L’Otan, bien vite adoubée par l’ONU et renforcée de quelques pays alliés, aura été le vecteur d’une intervention hors de l’espace euro-atlantique, dans l’esprit des nouvelles orientations définies lors de son Sommet du cinquantenaire de 1999. C’est cette prétention à jouer le rôle de gendarme du monde qui s’effondre aujourd’hui. En réalité cette issue était attendue depuis déjà dix ans puisqu’Obama avait décidé, après dix ans de guerre, d’un retrait non-

L’accès à la totalité de cet article est protégé

Il vous reste à lire 80% de cet article.
Pour avoir accès à ce contenu et pour soutenir notre journal, abonnez-vous à Liberté Hebdo.
Je m'abonne pour 1 mois A partir de 3 € Je m'abonne pour 12 mois A partir de 35 €

Déjà abonné ?

Identifiez-vous