Pénurie de vaccins

« À peine commencée, la campagne de vaccination à l’arrêt ! »

Publié le 22 janvier 2021 à 16:10

De nombreux centres de vaccination doivent déprogrammer les rendez-vous et les repousser à une date inconnue ! Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, n’hésite pas à parler de « scandale d’État ». On lira par ailleurs sa réaction face à l’annonce par le groupe Sanofi de supprimer 400 à 600 emplois.

Le responsable communiste est furieux et il le dit : « Alors que le gouvernement demandait aux communes et aux hôpitaux publics d’accélérer la cadence après avoir vanté la stratégie de la lenteur, alors que le laboratoire Pfizer assurait qu’il honorerait ses livraisons et rattraperait son léger retard de cette semaine, alors que le gouvernement assurait encore hier qu’il y aurait bien en France les 2,5 millions de doses prévues dans notre pays à la fin du mois, voilà maintenant que les centres de vaccination doivent déprogrammer les personnes de plus de 75 ans qui avaient, parfois péniblement, réussi à prendre rendez-vous pour se faire vacciner ! »
Rappelant que la France a vacciné 479 000 personnes quand les autres pays européens en ont fait le double, il y voit un « nouveau scandale d’État ». Pour lui, tout cela « dénote d’un grand bricolage à l’échelle du pays ! C’est pourtant grâce aux vaccins qu’il sera possible de sauver des vies et éradiquer ce virus à l’échelle de la planète ».
Il appelle à la transparence du gouvernement dans sa gestion de la campagne de vaccination, dire où sont les doses, comment elles sont distribuées et en quelles quantités. Il faut, dit-il, « accélérer la campagne de vaccination pour protéger les Français du virus, en s’appuyant sur les maires, les préfets et les hôpitaux du pays ».

Sanofi : « Un carnage social »

> Fabien ROUSSEL, secrétaire national du PCF et député du Nord

Le carnage social orchestré par les actionnaires, dans le dossier Sanofi, pèse lourdement sur la souveraineté sanitaire de la France.

Les logiques de rentabilité des grands groupes font marcher le monde sur la tête...
Alors que nous traversons une pandémie mondiale, le groupe pharmaceutique Sanofi prend la décision de supprimer entre 400 et 600 emplois dans le secteur de la recherche et développement.
5 000 postes ont déjà été supprimés en France par le groupe en l’espace de 10 ans, sur un total d’environ 25 000 salariés. Et 3 000 postes ont été supprimés sur les 6 000 postes dans la recherche et développement.
Le retard de Sanofi sur le vaccin montre au contraire que le groupe devrait intensifier ses activités de recherche. La multiplication des variants à la Covid-19 doit inciter à une veille pharmaceutique permanente pour avoir une réponse adéquate aux besoins de santé.
Pour la 26e année consécutive, le groupe Sanofi a distribué des dividendes, battant par la même son record atteignant presque la somme astronomique de 4 milliards.
Autant d’argent qui n’a pas été investi dans la recherche, la formation, les salaires. Ni dans la production, alors que les pénuries de médicaments explosent depuis 2016 (2 400 ruptures d’approvisionnement en 2020, soit quatre fois plus qu’en 2016).
C’est une prédation à grande échelle qui s’effectue, au détriment de l’emploi et de l’efficacité même de l’entreprise.
Il est déraisonnable aujourd’hui plus qu’hier encore, de laisser les mains libres aux actionnaires.
Il y urgence à développer des logiques industrielles émancipées de la loi du profit, en donnant de nouveaux droits de gestion aux salariés, afin de développer l’emploi, la recherche et la formation, afin de développer un nouveau cycle vertueux dans un objectif de réponse aux besoins de santé.
Le PCF appelle par ailleurs à la création d’un pôle public du médicament, pour garantir la souveraineté sanitaire de la France.

« Il faut accélérer ! »

> Alain Bruneel, député du Nord

Les vaccins doivent profiter aux peuples, pas aux actionnaires de BIG PHARMA !
En France, il est nécessaire que le gouvernement accélère la machine. 1,6 million de doses dorment dans les frigos pour seulement 500 000 vaccinés. C’est inadmissible !
De plus en plus de citoyens sont bloqués pour obtenir leur rendez-vous de vaccination. Il faut faire sauter les brevets sur les vaccins et réquisitionner toutes les usines capables de les produire, comme celles de Sanofi en France.
Alors que les États ont injecté des millions d’argent public, la logique sanitaire doit s’imposer sur la logique capitaliste.
Faisons confiance à tous les acteurs et aux collectivités.
Vite, il faut accélérer la production, les commandes, la distribution et les vaccinations.

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