Surveillance numérique

Aborder le numérique comme une question de civilisation

Publié le 20 avril 2020 à 15:50

À l’heure où le gouvernement travaille à mettre au point une surveillance numérique pour tracer les personnes atteintes du Covid-19, et quelles que soient les précautions dont il nous assure, il est légitime de s’interroger sur les conséquences de ce « tracking  ». La question s’était posée avec acuité lors de l’avènement de la vidéo-surveillance, dans les années quatre-vingt dix. Elle se pose avec encore plus de vigueur aujourd’hui.

Responsable de la commission « Révolution numérique » au Parti communiste français, Yann Le Pollotec porte un regard averti sur le sujet. Dès 2015, il prévenait : « En 2020, nous interagirons en permanence avec 30 milliards d’objet connectés. » La sécurité et les libertés individuelles sont bien-sûr des enjeux essentiels. Mais pas que... Nos emplois en sont un autre. Ces objets « seront eux aussi de potentiels destructeurs et transformateurs de nombreux emplois et métiers  », écrivait-il il y a cinq ans.

Si l’on considère le Big Data (98 % des informations numérisées), ce sont tous les secteurs qui sont concernés par le traitement massif des données : recherche médicale, climatologie, juridique, sécurité, urbanisme, économie, transport, traitement des déchets et des pannes, marketing, politique, finance, énergie, presse, linguistique...

À lire, ci-après, l’intégrale de la contribution de Yann Le Pollotec, datée du 31 décembre 2015, devant la commission « Révolution numérique » du PCF :

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