À paraître le 23 septembre

Un costard pour Xavier Bertrand

Publié le 3 septembre 2021 à 12:04

Candidat à la présidentielle de 2022, le président du conseil régional des Hauts-de-France vient de céder, dans les pages de Paris-Match, aux sirènes de la peopolisation. Le livre biographique que lui consacre le journaliste Ian Hamel, Xavier Bertrand, l’obstiné, est moins glamour. Quelques extraits croustillants.

Dans le chapitre 5 intitulé « Coups tordus et tract ordurier », on peut lire ceci : « Candidat à l’élection présidentielle, Xavier Bertrand se présente depuis 1998 comme l’adversaire numéro un du Rassemblement national en France. Il oublie que le 26 mars 1998, deux cents manifestants envahissaient la mairie de Saint-Quentin pour protester contre la présence au conseil municipal de Charles Baur. Ce dernier venait de conserver la présidence de la Région Picardie grâce aux voix du Front national. Xavier Bertrand, adjoint au maire de Saint-Quentin, et membre du Grand Orient de France, s’était bien gardé de dénoncer l’alliance de Charles Baur avec les amis de Jean-Marie Le Pen. »
Concernant le tract ordurier : « Chez Xavier Bertrand, la fin justifie les moyens et tous les coups sont permis. Comme de faire recouvrir ses propres affiches électorales, ou de distribuer des tracts mettant en cause sa vie privée à dessein de discréditer ses adversaires politiques. À moins qu’il n’appelle un dirigeant socialiste pour l’encourager à battre un candidat de son propre camp qui ne lui convient pas. »
On apprend aussi (chapitre 8) que « Xavier Bertrand entre dans la Loge des Fils d’Isis, à Tergnier, dans l’Aisne, en 1995. Dès qu’il passe maître, l’adjoint au maire de Saint-Quentin se montre de moins en moins assidu. Son engagement était-il surtout lié à sa profession d’assureur à Flavy-le-Martel, non loin de Tergnier ? Malgré son départ du Grand Orient en 2004, le candidat à l’élection présidentielle entretient toujours de discrètes relations avec des anciens frères. Il a réuni ceux de Saint-Quentin et de Tergnier au siège du conseil régional, à Lille, le 18 octobre 2018. »
L’auteur évoque également l’affaire Bygmalion : « Lorsque le scandale Bygmalion éclate en 2014, le maire de Saint-Quentin répète sur tous les plateaux de télévision qu’il n’a aucune relation avec cette sulfureuse société. Il oublie que Bygmalion est actionnaire à hauteur de 11,2 % de Matélé, la télévision de la municipalité de Saint-Quentin. Et que l’une de ses adjointes est salariée de cette entreprise. »

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