© Daniel Villafruela/Wikicommons
Les doléances du 1er mai

Une pratique qui tombe en désuétude

par JACQUES KMIECIAK
Publié le 30 avril 2021 à 11:43 Mise à jour le 4 mai 2021

Maire PCF de Burbure, René Hocq se souvient de la remise de cahiers de doléances par les syndicats de mineurs de la CGT et de FO : « Cela remonte à quelques années. Leur disparition a entraîné la fin de cette pratique. J’envoyais les revendications en préfecture avec un mot d’accompagnement. Le représentant de l’État se contentait de prendre note. C’était un moment fort de convivialité en présence de représentants du monde associatif. L’occasion pour les syndicalistes de prendre la parole avant le défilé qui se terminait au pied du monument aux morts par un dépôt de gerbe. Je prononçais alors un discours plus politique. » Élu pour la première fois maire d’Houdain en 1997, le communiste Daniel Dewalle n’a pas connu ce type de cérémonie. « Elle existait du temps de mon prédécesseur Victor Fleuret qui accueillait en mairie la CGT mineurs. À mon époque, on se contentait d’une manifestation symbolique en présence de l’Harmonie municipale », précise-t-il.

Revendication, pas commémoration

Secrétaire départemental de SUD Collectivités territoriales du Pas-de-Calais, Gilles Rembotte croit toujours en la pertinence de cette pratique « quand il y a un élu à l’écoute des revendications ouvrières. Il est aussi important de maintenir un lien entre le mouvement ouvrier et le monde politique d’autant que, dans les grandes villes notamment, les élus ont des contacts avec les parlementaires. Et puis concernant la Territoriale, les édiles sont également des décideurs ».
Secrétaire général de l’UL CGT de Lens,

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