© Mars Dubois

Au-delà de la question de l’« apartheid », peut-on critiquer Israël ?

par Philippe Allienne
Publié le 29 juillet 2022 à 15:33

Les réactions, souvent violentes, suscitées par le projet de résolution porté par 35 députés communistes, insoumis, verts, socialistes, ramènent une fois de plus à cette question : est-il permis de critiquer Israël ? Pourtant, le texte enregistré à la présidence de l’Assemblée nationale le 13 juillet ne manque pas d’argumentation.

En 2003, dans un livre précisément intitulé Est-il permis de critiquer Israël ? (Robert Laffont), le directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), Pascal Boniface, soulevait la question. « Soutenir un État n’est pas forcément lui donner raison en toutes circonstances, on peut même penser que la critique fait partie du devoir de loyauté. » Il expliquait qu’il n’y a pas de sujet qui engendre plus de passions que le conflit israélo-palestinien. Et de constater que « si l’opposition israélienne et les partisans de la paix ne ménagent pas leurs critiques à l’égard de leurs gouvernants, malheur à ceux qui se risquent, en-dehors d’Israël, à exprimer de pareilles opinions ».

Les critiques de Jérôme Guedj et Christian Piquet

Sur quoi repose la proposition de résolution présenté par les 35 députés ? En condamnant « l’institutionnalisation par Israël d’un régime d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien », le texte

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